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Full text of "Résultats des campagnes scientifiques accomplies sur son yacht par Albert Ier, prince souverain de Monaco .."

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RÉSULTATS 


CAMPAGNES  SCIENTIFIQUES 


DU 


PRINCE  DE  MONACO 


RESULTATS 


CAMPAGNES  SCIENTIFIQUES 


DU 


PRINCE  DE  MONACO 


Ce  Fascicule  a  été  publié  et  le  dépôt  fait  au  Gouvernement  à  Monaco 

le  i5  Février  igoo 


RÉSULTATS 


DES 


CAMPAGNES  SCIENTIFIQUES 

ACCOMPLIES  SUR  SON  YACHT 

PAR 

ALBERT    Ier 

PRINCE     SOUVERAIN     DE    MONACO 

PUBLIÉS  SOUS  SA  DIRECTION 

AVEC    LE    CONCOURS    DE 

M.    JULES    RICHARD 

Docteur  ès-sciences,  chargé  des  Travaux  zoologiques  à  bord 


Fascicule  XVI 

Amphipodes  provenant  des  campagnes  de  V Hirondelle 

(i885-i888) 
Par   Ed.    CHEVREUX 


AVEC    DIX-HUIT    PLANCHES 


IMPRIMERIE   DE   MONACO 
1900 


AMPHIPODES 


PROVENANT 


DES   CAMPAGNES    DE    VHIRONDELLE   (i885-i888) 


PAR 


Ed.   CHEVREUX 


AMPHIPODES 


PROVENANT 


DES   CAMPAGNES    DE    L'HIRONDELLE  (i885-i888) 


PAR 


Ed.  CHEVREUX 


AVANT-PROPOS 


Les  Amphipodes  provenant  des  campagnes  de  YHlRONDELLE  dans  l'Atlantique 
nord,  et  dont  S.  A.  le  Prince  de  Monaco  a  bien  voulu  me  confier  l'étude,  sont 
représentés  par  cent-soixante-seize  espèces.  Trente-neuf  de  ces  espèces  sont  nou- 
velles pour  la  science,  et  j'ai  été  conduit  à  classer  six  d'entre  elles  dans  des  genres 
nouveaux. 

Parmi  les  divers  modes  de  recherches,  employés  à  bord  de  YHlRONDELLE,  le 
chalut  à  étriers  (S,  p.  i35,  pi.  i,  fig.  1-6),  traîné  par  des  profondeurs  atteignant  jusqu'à 
i85om,  a  fourni  les  résultats  les  plus  fructueux,  au  point  de  vue  du  nombre  des  espèces 
recueillies.  On  peut  citer,  comme  opérations  particulièrement  remarquables,  celle 
de  la  Station  66,  qui  a  ramené  quatorze  espèces,  parmi  lesquelles  huit  sont  nouvelles, 
et  celle  de  la  Station  85,  dans  laquelle  trente-deux  espèces,  comprenant  sept  formes 
nouvelles,  ont  été  obtenues.  Malheureusement,  ce  mode  de  pêche  est  un  peu  brutal 
pour  des  animaux  aussi  fragiles  que  les  Amphipodes,  et  beaucoup  des  exemplaires 
recueillis  étaient  plus  ou  moins  mutilés.  Les  petites  nasses  en  toile  métallique,  placées 
en  divers  points  des  grandes  nasses  (5,  p.  i5i,  fig.  9  du  texte)  destinées  à  la  capture 
des  gros  animaux,  présentent  au  contraire  l'avantage  de  ramener  les  Amphipodes 
absolument  intacts.  Deux  formes  d'un  grand  intérêt,  Hirondellea  trioculata  nov.  gen. 
et  sp.  et  Euryporeia  gryllus  (Mandt),  ont  été  obtenues  par  ce  procédé. 


—   IV   — 


Un  nouvel  engin,  affecté  à  la  recherche  de  la  faune  pélagique,  le  chalut  de 
surface  (5,  p.  1 36,  pi.  i,  fig.  6-10),  construit  sur  les  indications  de  S.  A.  le  Prince  de 
Monaco,  a  donné  des  résultats  remarquables,  au  point  de  vue  de  la  capture  des 
Hypérines.  L'opération  de  la  Station  134,  entre  autres,  a  ramené  cent-quatre-vingt- 
onze  Amphipodes,  appartenant  à  vingt  espèces  différentes.  Enfin,  les  pêches  au  filet 
bathypélagique  (5,  p.  1 38,  fig.  5-7  du  texte),  ont  aussi  ramené  plusieurs  formes  très 
intéressantes,  dont  Tune,  Hyperioides  longipes,  est  le  type  d'un  genre  nouveau. 

Parmi  les  captures  les  plus  remarquables  de  VHirondelle,  il  faut  citer  aussi 
quelques  espèces  commensales  :  Bouvierella  carcinophila  nov.  gen.  et  sp.  a  été 
recueillie  sur  la  carapace  d'un  Crustacé  décapode  d'espèce  nouvelle,  Geryon  affinis 
Milne-Edwards  et  Bouvier  ;  Stenothoides  Perrieri  nov.  gen.  et  sp.  a  été  trouvé  sur 
une  Astérie  des  grandes  profondeurs  ;  Platophium  chelonophilum  Chevreux  et  de 
Guerne  est  commensal  d'une  Tortue  marine  (Thalassochelys  caretta  L.).  Enfin, 
pendant  les  séjours  de  VHirondelle  dans  les  eaux  des  Açores,  en  1887  et  en  1888, 
MM.  de  Guerne  et  Richard  ont  exploré  soigneusement  le  littoral  et  l'intérieur  de 
plusieurs  des  îles  de  l'archipel  ;  deux  Orchestia,  un  Hyale,  un  Gammarus  et  un 
Eusiroides  nouveaux  ont  été  obtenus  au  cours  de  ces  recherches. 


PARTIE    DESCRIPTIVE 


Tribu  des  GAMMARINA 

Famille  des  ORCHESTID^E 

Genre  Talitrus,  Latreille  1802 

Talitrus  locusta,  (Pallas) 

1766.  Oniscus  locusta,  Pallas  (lïï),  p.  476,  pi.  xiv,  fig.  i5'. 

i8o3.  Talitrus  locusta,  Latreille  (141),  vol.  vi,  p.  299. 

1808.  Cancer  Gammarus  saltator,  Montagu  (164),  p.  94,  pi.  iv,  fig.  3. 

i83o.  Talitrus  saltator,  H.  Milne-Edwards  (160),  p.  364. 

1890.  Talitrus  locusta,  G.  O.  Sars  (±99),  p.  23,  pi.  ix. 

Campagne  de  1888  :  Stn.  197,  Fayal  (Açores).  —  Quelques  exemplaires,  dans  le 
sable,  au  nord  de  la  baie  de  Horta. 

Habitat.  —  Talitrus  locusta  habite  les  plages  de  sable  de  toutes  les  côtes  océani- 
ques d'Europe,  à  partir  du  sud  de  la  Norvège  (G.  O.  Sars).  En  Méditerranée,  le 
Professeur  Bolivar  Ta  signalé  à  Valence,  Lucas  sur  la  côte  d'Algérie,  Costa  dans  le 
golfe  de  Naples,  mais  le  Professeur  Délia  Valle  (89,  p.  493)  émet  des  doutes  sur  sa 
présence  dans  cette  dernière  localité.  Il  est  commun  sur  les  plages  de  sable  du  sud 
de  la  France,  de  la  Corse,  de  la  Tunisie,  de  Bizerte  jusqu'à  Gabès.  Son  habitat  le 
plus  méridional  connu  est  aux  îles  Canaries  ;  M.  Alluaud  en  a  rapporté  des  exem- 
plaires provenant  de  Fuerteventura  et  de  l'îlot  de  Lobos,  et  je  l'ai  trouvé  à  Canaria, 
sur  la  plage  de  la  Luz.  Aux  Açores,  le  Dr  Th.  Barrois  (ÎO,  p.  3i)  en  a  recueilli  des 
exemplaires  à  Sâo  Miguel,  dans  la  cour  du  Musée  de  Ponta  Delgada,  à  environ 

*  Les  principaux  synonymes  ont  seuls  été  donnés,  mais  les  ouvrages  dans  lesquels  l'espèce  a  été  le  mieux 
décrite  et  figurée  sont  toujours  cités  dans  la  synonymie.  —  Les  chiffres  imprimés  en  caractères  gras  entre 
parenthèses  renvoient  aux  numéros  de  l'Index  bibliographique  placé  à  la  fin  de  ce  travail. 


200  mètres  de  la  mer,  et  MM.  de  Guerne  et  Richard  l'ont  rencontré  à  Fayal,  sur  la 
plage  de  sable  de  la  baie  de  Horta.  Les  exemplaires  de  Fayal  appartiennent  au  type 
océanique,  dont  le  corps  est  moins  comprimé.,  les  pattes  moins  longues  et  moins 
grêles,  que  chez  la  forme  de  la  Méditerranée  et  des  Canaries. 


Genre  Orchestia,  Leach  1814 

Orchestia  littorea,  (Montagu) 
(PL  xiv,  fig.   1) 

1808.     Cancer  Gammarus  littoreus,  Montagu  (184),  p.  96,  pi.  iv,  fig.  4. 

181 3-14.     Orchestia  littorea,  Leach  (143),  p.  221. 

1848.     Orchestia  Euchore,  F.  Mùller  (188),  p.  53,  pi.  iv. 

1862.     Orchestia  littorea,  Sp.  Bâte  (15),  p.  27,  pi.  iv,  fig.  8. 

1873-76.     Orchestia  gammarellus,  Boeck  (SO),  p.  102. 

1890.     Orchestia  littorea,  G.  O.  Sars  (19S),  p.  24,  pi.  x. 

1893.     Orchestia  gammarellus,  Della  Valle  (89),  p.  499,  pi.  11,  fig.  11,  et  pi.  xv,  fig.  1-12,  et  39-43 

Campagne  de  1888  :  28  juin,  Belle-Ile  (côte  occidentale  de  France).  —  Nombreux 
exemplaires,  trouvés  par  MM.  de  Guerne  et  Richard,  dans  la  terre  humide,  à  peu 
de  distance  du  rivage.  —  Stn.  197,  Fayal  (Açores),  baie  de  Horta.  —  Stn.  236, 
Graciosa  (Açores),  sur  la  plage  de  Praya.  —  Stn.  239,  Graciosa,  dans  la  Caldeira.  — 
23  août,  Fayal,  sur  le  chemin  du  Fort  Greta. 

Les  exemplaires  de  la  Stn.  197,  recueillis  au  voisinage  de  la  mer,  ne  diffèrent 
pas,  comme  couleur,  des  types  européens;  le  corps  est  d'un  brun  jaunâtre,  avec  des 
bandes  transversales  plus  foncées,  les  yeux  sont  noirs. 

Habitat.  —  Orchestia  littorea  habite  toutes  les  côtes  d'Europe,  à  partir  de  la 
Norvège  occidentale,  où  le  Professeur  G.  O.  Sars  l'a  trouvée  dans  leTrondhjemsfjord. 
Elle  est  commune  sur  les  côtes  du  Maroc,  de  l'Algérie  et  de  la  Tunisie  ;  Czerniawski 
la  signale  dans  la  Mer  Noire.  Elle  n'est  pas  rare  aux  îles  Canaries;  M.  Alluaud  l'a 
trouvée  à  Canaria,  Fuerteventura,  Lanzarote  et  Gomera,  au  bord  des  puits  d'eau 
douce  et  des  lagunes.  Elle  semble  très  abondante  aux  Açores;  les  exemplaires  de 
Y Hirondelle  proviennent  de  Fayal  et  de  Graciosa,  et  le  Dr  Th.  Barrois  l'a  trouvée 
à  Sâo  Miguel  et  à  Terceira. 

L'adaptation  de  cette  Orchestie  à  la  vie  terrestre  semble  d'autant  plus  prononcée 
que  son  habitat  est  plus  méridional.  En  Norvège,  elle  n'a  été  observée  que  sur  le 
littoral,  au  niveau  des  pleines  mers,  mais  déjà,  sur  la  côte  occidentale  de  France,  on 
la  trouve  dans  la  terre  humide,  à  plusieurs  centaines  de  mètres  de  la  mer  (44,  p.  292). 
Aux  îles  Baléares,  elle  est  extrêmement  commune  au  bord  des  ruisseaux  d'eau  douce, 
à  plusieurs  kilomètres  du  rivage  (61,  p.  125).  Enfin,  en  Algérie,  le  Dr  Raphaël 
Blanchard  en  a  recueilli  de  nombreux  exemplaires  dans  la  terre  humide,  au  fond 


—  3  — 

d'un  fossé  desséché,  entre  Biskra  et  Tougourt,  à  environ  5oo  kilomètres  de  la  mer 
(51,  p.  352).  * 

Aux  Açores,  Orchestia  littorea  habite  souvent  à  une  assez  grande  distance  de  la 
côte,  et  à  une  altitude  relativement  considérable.  Le  Dr  Th.  Barrois  (1©,  p.  3i)  l'a 
trouvée,  dans  l'île  Sâo  Miguel,  sur  des  falaises  à  pic,  élevées  de  plus  de  8o  mètres 
au  dessus  du  niveau  de  la  mer,  et  nous  savons  par  M.  de  Guerne  (181,  p.  357)  qu'elle 
a  dû  franchir  l'altitude  de  410  mètres  et  la  distance  de  2  kilomètres  au  moins,  pour 
arriver  du  rivage  dans  l'intérieur  de  la  Caldeira  de  Graciosa. 


Orchestia  Chevreuxi,  de  Guerne 

(PI.   r,   fig.   I) 

1887.  Orchestia  Chevreuxi,  de  Guerne  (118),  p.  6. 

1888.  Orchestia  Chevreuxi,  de  Guerne  (ISO),  p.   5gi,  fig.   1-8. 

1888.  Orchestia  Chevreuxi,  Chevreux  (49),  p.  92,  fig.   1-6. 

1889.  Orchestia  Chevreuxi,  de  Guerne  (181),  p.  353. 

Campagne  de  1887  :  16  juillet,  Fayal  (Açores),  dans  la  Caldeira.  Deux 
exemplaires. 

Campagne  de  1888  :  Stn.  192,  Fayal,  dans  la  Caldeira.  Quatorze  exemplaires.  — 
3o  juillet,  Flores  (Açores),  Caldeira  comprida.  Deux  exemplaires.  —  3i  juillet,  Flores, 
hauteurs  de  Fajemzinha.  Six  exemplaires.  —  A  l'est  de  la  Caldeira  comprida.  Un 
exemplaire.  —  ier  août,  Flores,  Caldeira  secca,  six  exemplaires.  —  2  août,  Flores, 
Caldeira  funda  de  Lagens.  Dix  exemplaires.  —  6  août,  Corvo  (Açores),  au  fond  de  la 
Caldeira.  Un  exemplaire.  —  Stn.  23g,  Graciosa  (Açores),  dans  la  Caldeira.  Huit 
exemplaires.  —  25  août,  Fayal,  versant  de  la  Caldeira,  600  à  800  mètres  d'altitude. 
Deux  exemplaires. 

Cette  espèce  est  très  voisine  dCOrchestia  littorea  (Montagu).  Un  examen  superfi- 
ciel suffit  pour  reconnaître  les  mâles  adultes  des  deux  formes,  mais  il  n'en  est  pas 
ainsi  pour  les  femelles,  ni  même  pour  les  jeunes  mâles.  Il  n'y  a  pas  lieu  d'en  être 
surpris  ;  on  sait  que,  chez  les  espèces  européennes  d'Orchesties,  les  femelles  des 
Orchestia  littorea  (Montagu),  Orchestia  mediterranea  Costa,  Orchestia  Montagui 
Audouin,  Orchestia  cavimana  Heller,  ne  peuvent  se  reconnaître  facilement  qu'à 
leur  couleur  et  à  leur  habitat,  tandis  que  les  mâles  adultes  des  mêmes  espèces  sont 
bien  nettement  caractérisés. 


*  Le  Dr  Garbini  (99,  p.  17)  a  signalé  récemment  la  présence,  sur  le  rivage  du  lac  de  Garde,  d'une 
Orchestie  qu'il  nomme  Orchestia  gammarellus  Boeck,  sans  la  décrire  ;  un  peu  plus  loin,  l'auteur  assimile  à 
VO.  gammarellus  les  O.  littorea  (Montagu),  O.  cavimana  Heller,  O.  crassicornis  Costa,  O.  Bottœ  Czerniawski, 
O.  Guernei  Chevreux,  O.  Chevreuxi  de  Guerne,  en  sorte  qu'il  est  bien  difficile  de  se  faire  une  idée  de  l'espèce 
du  lac  de  Garde. 


Chez  le  mâle  adulte  d'Orchestia  Chevreuxi,  le  corps  est  plus  robuste  et  les 
segments  du  mésosome  plus  élevés  que  chez  Orchestia  littorea;  le  pédoncule  des 
antennes  inférieures  est  plus  gros  et  plus  allongé  ;  les  pattes  et  les  uropodes  sont  plus 
longs.  Lepropode  des  gnathopodes  postérieurs  présente  un  bord  palmaire  fortement 
convexe.,  terminé  par  une  profonde  échancrure.  Les  pattes  de  la  dernière  paire, 
robustes  et  allongées,  offrent,  aux  deux  articles  médians,  des  renflements  moins 
accentués  que  chez  l'espèce  voisine,  et  de  forme  assez  différente,  et  leur  propode, 
beaucoup  plus  long  que  le  carpe,  est  distinctement  recourbé. 

Chez  des  mâles  aussi  grands,  mais  ne  possédant  pas  encore  ces  renflements  des 
articles  médians  des  pattes  postérieures,  qui  caractérisent,  selon  M.  Bonnier 
(£5,  p.  988),  l'Orchestie  mâle,  apte  à  la  reproduction,  le  propode  des  gnathopodes 
postérieurs  diffère  très  peu  de  celui  d'Orchestia  littorea,  et  sa  forme  est  insuffisante  à 
caractériser  l'espèce.  Enfin,  chez  un  jeune  mâle,  de  taille  moitié  moindre,  ce  propode 
affecte  une  forme  plus  allongée,  le  bord  palmaire  étant  à  peine  distinct  du  bord 
postérieur. 

Il  existe  cependant  des  caractères  qui  permettent  de  distinguer  les  deux  formes, 
quels  que  soient  l'âge  et  le  sexe  des  exemplaires  examinés.  Les  pattes  des  deux 
dernières  paires  et  les  uropodes  d^Orchestia  Chevreuxi  sont  notablement  plus  allongés 
que  ceux  de  l'espèce  voisine.  La  branche  unique  des  uropodes  de  la  dernière  paire, 
qui  n'atteint  guère  que  la  moitié  de  la  longueur  du  pédoncule,  chez  Orchestia  littorea, 
est  presque  aussi  longue  que  le  pédoncule  chez  Orchestia  Chevreuxi.  L'examen  du 
telson  permet  aussi  de  différencier  les  deux  espèces.  Le  telson  d' Orchestia  littorea,  à 
peine  aussi  long  que  large,  ne  présente,  à  son  extrémité,  qu'une  légère  échancrure 
arrondie  ;  celui  d" Orchestia  Chevreuxi,  beaucoup  plus  long  que  large,  est  assez 
profondément  entaillé. 

La  taille  d'Orchestia  Chevreuxi  est  un  peu  plus  grande  que  celle  de  l'espèce 
voisine;  un  mâle  adulte  atteint  i8mm,  mesurés  du  bord  antérieur  de  la  tête  à  l'extré- 
mité du  telson;  la  longueur  d'une  femelle  ovifère  est  de  i6mm. 

Habitat.  —  En  dehors  des  Açores,  l'archipel  des  Canaries  est  le  seul  habitat 
connu  d' Orchestia  Chevreuxi.  Le  Dr  Nodier,  en  1887,  en  a  trouvé  quelques 
exemplaires  à  Tenerife,  dans  la  forêt  de  Las  Mercedes  (49,  p.  92).  Je  l'ai  recueillie, 
en  1889,  dans  la  même  localité,  par  environ  75om  d'altitude,  et,  en  1890,  à  Canaria, 
dans  le  «  Barranco  de  los  Laureles  »,  par  une  altitude  de  5oom.  Enfin,  M.  Alluaud, 
qui  a  soigneusement  exploré  l'archipel  des  Canaries,  au  point  de  vue  zoologique,  de 
novembre  1889  à  juin  1890,  en  a  obtenu  de  nombreux  exemplaires  dans  quinze 
stations  différentes  des  îles  Canaria,  Fuerteventura,  Palma  et  Tenerife,  par  des 
altitudes  variant  de  200m  (centre  de  Fuerteventura)  à  20oom  (Tenerife,  région  avoisi- 
nant  les  «  Canadas  »,  au-dessus  d'Icod  el  Alto).  Aucune  Orchestie  n'avait  encore  été 
trouvée  à  une  aussi  grande  altitude. 


5  — 


Orchestia  crassicornis,  Costa 

1867.  Orchestia  crassicornis,  Costa  (85),  p.  42. 

1888.     Orchestia  incisimana,  Chevreux  (51),  p.  343,  pi.  vr,  fig.   1-2. 
1893.     Orchestia  crassicornis,  Chevreux  (Ol),  p.  125. 
1895.     Orchestia  crassicornis,  Chevreux  (63),  p.   154. 

Campagne  de  1888  :  Stn.  197,  Fayal  (Açores).  MM.  de  Guerne  et  Richard  ont 
recueilli  un  mâle  et  une  femelle  de  cette  espèce,  au  nord  de  la  baie  de  Horta,  au 
bord  de  la  mer,  et  trois  mâles  et  huit  femelles,  à  l'embouchure  du  torrent  de 
Flamengos,  sous  les  pierres,  à  une  centaine  de  mètres  de  la  mer. 

Habitat.  —  Orchestia  crassicornis,  décrite  par  Costa,  d'après  des  exemplaires 
provenant  du  golfe  de  Naples,  a  été  retrouvée  depuis  aux  environs  de  Marseille, 
dans  l'intérieur  de  l'île  de  Minorque,  au  bord  du  lac  Mariout  (Basse-Egypte),  et,  en 
Algérie,  à  Oran  et  à  Cherchell.  Au  cours  de  son  voyage  en  Syrie,  le  Dr  Th. 
Barrois  l'a  prise  au  bord  du  lac  Tibériade  et  à  Aïn-Tabigah.  Son  habitat  s'étend 
jusqu'à  la  côte  orientale  de  l'Amérique  du  Sud,  où  M.  Carlos  Berg  l'a  recueillie  à 
Montevideo. 

Orchestia  mediterranea,  Costa 

(PI.   XIV,  fig.   2) 

1 853.  Orchestia  mediterranea,  Costa  (Si),  p.  171. 

1862.  Orchestia  mediterranea,  Sp.  Bâte  (15),  p.  24,  pi.  iv,  fig.  5. 

1S66.  Orchestia  mediterranea,  Heller  (188),  p.  4,  pi.  1,  fig.  7. 

1868.  Orchestia  mediterranea,  Czerniawski  (86),  p.   119,  pi.  vm,  fig.  40-41. 

1893.     Orchestia  chilensis,  Della  Valle  (89),  p.  498,  pi.  11,  fig.  8,  et  pi.  xv,  fig.  3i-38. 

Campagne  de  1888  :  Stn.  197,  Fayal,  Açores.  MM.  de  Guerne  et  Richard  ont 
recueilli  deux  mâles  de  cette  espèce  au  nord  de  la  baie  de  Horta,  et  de  nombreux 
exemplaires  à  l'embouchure  du  torrent  de  Flamengos,  sous  les  pierres. 

Les  exemplaires  de  cette  dernière  provenance  étaient  colorés  en  vert  olivâtre  ; 
c'est  la  couleur  des  types  de  la  côte  occidentale  de  France  ;  ceux  de  la  Méditerranée 
sont  généralement  teintés  de  jaune  brun,  plus  ou  moins  nuancé  de  verdâtre. 

Habitat.  —  Orchestia  mediterranea  n'a  jamais  été  rencontrée  sur  le  littoral  de  la 
Scandinavie.  Son  habitat  le  plus  septentrional,  en  l'état  actuel  de  nos  connaissances, 
est  la  côte  occidentale  d'Ecosse,  où  le  Dr  Robertson  l'a  trouvée  à  Cumbray, 
golfe  de  Clyde.  MM.  Walker  et  Hornell  signalent  sa  présence  à  Jersey.  Sur  la  côte 
française  de  la  Manche,  M.  Giard  l'a  trouvée  à  Wimereux,  Grube  à  Saint- Vaast- 
la-Hougue.  Elle  est  assez  commune  sur  la  côte  occidentale  de  France,  et  paraît 
répandue  sur  tout  le  littoral  de  la  Méditerranée.  Heller  la  signale  dans  l'Adriatique, 
Czerniawski  dans  la  Mer  Noire.  Au  cours  de  son  exploration  des  îles  Canaries, 
M.  Alluaud  en  a  recueilli  des  exemplaires  à  Lanzarote  et  à  Fuertaventura. 


—  6  — 
Orchestia  Guemei,  Chevreux 

(PI.    I,    fig.    2) 

1889.     Orchestia  Guemei,  Chevreux  (54),  p.  332. 
1889.     Orchestia  Guemei,  de  Guerne  (1*1),  p.  358. 

Campagne  de  1888  :  Stn.  197,  Fayal  (Açores).  Un  mâle,  trouvé  par  M.  de  Guerne, 
dans  le  sable,  au  nord  de  la  baie  de  Horta. 

L'unique  exemplaire  recueilli  est  malheureusement  incomplet,  et  l'absence  des 
pattes  de  la  dernière  paire  ne  permet  pas  d'affirmer  qu'il  est  adulte. 

Le  corps,  moins  comprimé  et  beaucoup  plus  épais  que  celui  des  espèces  précé- 
dentes, affecte  un  aspect  tout  particulier,  les  cinq  derniers  segments  du  mésosome  et 
le  premier  segment  du  métasome  étant  tous  plus  ou  moins  ondulés  dorsalement.  Ce 
caractère  est  surtout  accentué  dans  les  trois  derniers  de  ces  segments,  creusés,  à  la 
partie  médiane,  d'une  dépression  qui  dépasse  la  moitié  de  leur  hauteur.  Les  plaques 
coxales,  remarquablement  petites,  sont  beaucoup  moins  hautes  que  les  segments 
correspondants  du  mésosome.  Les  yeux,  de  taille  moyenne,  sont  ovales. 

Les  articles  du  pédoncule  des  antennes  supérieures,  à  peine  aussi  longs  que 
larges,  sont  à  peu  près  d'égale  taille  ;  le  flagellum,  qui  comprend  cinq  articles,  dépasse 
à  peine  l'extrémité  de  l'avant-dernier  article  du  pédoncule  des  antennes  inférieures. 
Les  antennes  inférieures  atteignent  à  peu  près  la  moitié  de  la  longueur  du  corps  ; 
leur  pédoncule,  relativement  grêle,  est  suivi  d'un  flagellum,  comprenant  dix-huit 
articles. 

Les  pièces  buccales  ne  présentent  rien  de  particulier,  si  ce  n'est  que  les  mâchoires 
de  la  première  paire  et  les  maxillipèdes  sont  remarquablement  larges  et  courts. 

Les  gnathopodes  antérieurs  affectent  à  peu  près  la  forme  des  pattes  correspon- 
dantes chez  les  mâles  des  espèces  précédentes,  mais  les  renflements  du  carpe  et  du 
propode  sont  encore  plus  accentués.  Le  propode  des  gnathopodes  postérieurs,  de 
forme  orbiculaire,  est  aussi  large  que  long,  et  présente  un  bord  palmaire  régulière- 
ment courbé,  suivi  d'un  bord  postérieur  extrêmement  court  ;  le  dactyle,  épais  et 
robuste,  suit  le  contour  du  bord  palmaire.  Les  pattes  suivantes  sont  modérément 
épineuses.  Dans  toutes  ces  pattes,  le  propode  est  notablement  plus  allongé  que  le 
carpe,  et  le  dactyle  porte  un  petit  cil  raide,  vers  le  milieu  de  son  bord  interne. 
L'article  basai  des  pattes  de  la  dernière  paire,  qui  subsistait  d'un  côté  seulement,  est 
finement  denticulé  au  bord  postérieur. 

Le  telson,  aussi  large  que  long,  légèrement  échancré  à  l'extrémité,  est  remarqua- 
blement armé  ;  il  ne  -porte  pas  moins  de  seize  épines,  dont  quatre  sont  situées  à  la 
partie  médiane. 

La  longueur  du  corps  est  de  ç)mm,  mesurés  du  bord  antérieur  de  la  tête  à  l'extré- 
mité du  telson. 


J'ai  dédié  cette  intéressante  espèce  au  baron  J.  de  Guerne,  dont  les  patientes 
recherches  ont  fait  faire  de  si  grands  progrès  à  nos  connaissances  sur  la  faune 
terrestre  et  d'eau  douce  des  Acores. 


Genre  Hyale,  Rathke  1837 

Hyale  Prevosti,  (H.  Milne-Edwards) 
(PI.  i,  fig.  3) 

i83o.  Amphithoe  Prevosti,  H.  Milne-Edwards  (lfiO),  p.  378. 

1849.  Orchestia  Perieri,  Lucas  (149),  p.  52,  pi.  v,  fig.   1. 

1862.  Nicea  Prevosti,  Sp.  Bâte  (15),  p.  53. 

1887.  Hyale  Nilssoni,  var.,  Chevreux  (44),  p.  293. 

1888.  Hyale  Nilssoni,  var.  major,  Chevreux  (49),  p.  32. 

i8g3.    Hyale  Prevosti,  Della  Valle  (89),  p.  519,  pi.  11,  fig.  6,  et  pi.  xvi,  fig.  23-42. 

Campagne  de  1887  :  Stn.  104,  Fayal  (Açores),  marée  basse,  dans  les  algues. 
Quelques  exemplaires. 

Campagne  de  1888  :  Stn.  216,  Flores  (Açores),  entre  la  pointe  Cabeiro  et  l'em- 
bouchure de  Ribeira  da  Cruz.  Deux  exemplaires.  —  4  août,  Flores,  port  de  Santa- 
Cruz.  —  6  août,  Corvo  (Açores),  débarcadère,  marée  basse.  Nombreux  exemplaires. 

La  synonymie  des  nombreuses  espèces  du  genre  Hyale  est  dans  un  état  de 
confusion  absolue.  A  mon  avis,  la  forme  des  Açores,  dont  il  est  ici  question,  est 
incontestablement  identique  à  Y  Amphithoe  Prevosti  de  Milne-Edwards,  ainsi  qu'à 
Y  Orchestia  Perieri  de  Lucas,  et  c'est  bien  cette  même  forme  qui  a  été  décrite,  à  bon 
droit,  par  le  Professeur  Della  Valle,  sous  le  nom  de  Hyale  Prevosti,  mais  il  m'est 
impossible  de  partager  la  manière  de  voir  de  Fauteur  des  Gammarides  du  golfe  de 
Naples,  lorsqu'il  assimile  à  cette  espèce  un  grand  nombre  de  Hyale  européens  et 
exotiques.  Pour  ne  parler  que  des  formes  européennes,  aucune  des  nombreuses 
espèces  de  Nicea,  décrites  par  Heller  (188,  p.  4  a  i3),  ne  lui  est  assimilable,  sauf 
peut-être  Nicea  macronyx.  Allorchestes  Perieri  Grube  (II©,  p.  382),  et  Nicea 
Perieri  var.  pontica  Czerniawski  (8©,  p.  116)  en  diffèrent  absolument  par  les  propor- 
tions des  antennes  inférieures.  Nicea  Perieri  var.  brevicomis  Czerniawski  s'en 
rapprocherait  par  les  proportions  des  antennes,  mais  sa  taille  est  beaucoup  plus 
petite,  et  la  courte  diagnose  que  l'auteur  en  donne  pourrait  tout  aussi  bien  s'appliquer 
à  d'autres  espèces  du  genre  Hyale. 

Quelques  caractères  bien  nets,  et  qui  n'ont  pas,  pour  la  plupart,  été  signalés 
jusqu'ici,  permettent  de  distinguer  facilement  Hyale  Prevosti  des  formes  voisines. 

Les  antennes,  courtes  et  robustes,  sont  presque  semblables  dans  les  deux  sexes. 
Les  antennes  supérieures  ont  toujours,  chez  les  adultes,  douze  articles  au  flagellum, 
et  atteignent  au  niveau  du  troisième  article  du  flagellum  des  antennes  inférieures.  Ce 


—  8  — 

flagellum  comprend  treize  articles  chez  le  mâle  bien  adulte,  et  douze  articles  chez  la 
femelle.  La  forme  des  yeux  est  très  caractéristique;  au  lieu  d'être  petits  et  circulaires, 
comme  ceux  de  Hyale  Nilssoni  (Rathke)  et  de  Hyale  pontica  Rathke,  ou  petits  et 
ovales,  comme  ceux  de  Hyale  aquilina  (Costa)  et  de  Hyale  camptonyx  (Heller),  ils 
sont  très  grands,  et  réniformes.  Chez  le  mâle,  surtout,  ils  sont  énormes,  et  presque 
tangents  entre  eux  au  sommet  de  la  tête.  Un  autre  caractère  bien  remarquable  existe 
aux  pattes  des  cinq  dernières  paires.  Leur  dactyle  porte,  au  milieu  de  son  bord 
interne,  non  pas  une  soie,  comme  chez  plusieurs  espèces  de  Hyale,  mais  une  véri- 
table épine  rigide.  Il  est  rare  d'examiner  un  certain  nombre  d'exemplaires  de  Hyale 
Prevosti  sans  trouver  quelqu'une  de  ces  épines  brisée  en  son  milieu,  ce  qui  n'arri- 
verait évidemment  pas  s'il  s'agissait  d'une  soie  flexible.  Il  est  probable  que  cette 
épine,  enfoncée  dans  les  algues  habitées  par  l'Amphipode,  et  sur  lesquelles  il  se  cram- 
ponne fortement,  se  rompt  quelquefois  lorsqu'on  le  saisit.  Enfin,  la  première  moitié 
du  bord  interne  du  dactyle  est  distinctement  crénelée. 

Hyale  Prevosti  est  une  des  plus  grandes  espèces  du  genre  Hyale.  Lucas  lui 
assigne  i2mra  de  longueur.  Les  mâles  atteignent  jusqu'à  i5mm  sur  la  côte  méditerra- 
néenne de  France,  et  sur  les  côtes  d'Algérie  et  de  Tunisie.  Aux  Açores,  sa  taille  est 
un  peu  moindre;  les  plus  grands  mâles  ne  dépassent  pas  nmm,  les  plus  grandes 
femelles,  8mm. 

Habitat.  —  L'habitat  le  plus  septentrional  de  Hyale  Prevosti  semble  être  la  côte 
ouest  de  Bretagne,  au  Croisic  et  à  Belle-Ile,  où  elle  est  très  rare.  Elle  devient 
commune  à  Saint-Jean-de-Luz,  Basses-Pyrénées  (5©,  p.  22).  Le  Professeur  Bolivar 
(31 ,  p.  i3)  l'a  trouvée  à  Santander.  En  Méditerranée,  H.  Milne  Edwards  et  le 
Professeur  Délia  Valle  la  signalent  à  Naples  ;  elle  est  très  répandue  sur  les  côtes  de 
Provence  et  de  Corse,  et  sur  celles  d'Algérie  et  de  Tunisie,  depuis  Oran  jusqu'à 
Djerba.  M.  Sovinsky  (£1©,  p.  55)  la  cite  au  nombre  des  Amphipodes  du  Bosphore. 
M.  Alluaud  l'a  trouvée  à  Fuerteventura  (îles  Canaries),  et  j'ai  constaté  sa  présence  à 
Canaria,  et,  au  Sénégal,  à  Dakar  et  à  Rufisque. 


Hyale  Stebbingi,  Chevreux 
(PI.  u,  fig.  1) 

1888.    Hyale  Stebbingi,  Chevreux  (-âï),  p.  32. 
1888.    Hyale  Stebbingi,  Barrois  (ÎO),  p.  32. 

Campagne  de  1887:  Stn.  104.  Fayal  (Açores),  baie  de  Horta,  marée  basse,  sur 
les  algues.  Quinze  exemplaires. 

Campagne  de  1888  :  Stn.  196,  profondeur,  5  à  6  m,  port  de  Horta,  Fayal.  Huit 
exemplaires.  —  Stn.  216,  Flores  (Açores),  entre  la  pointe  de  Cabeiro  et  l'embouchure 
de  Ribeira  da  Cruz.  Nombreux  exemplaires.  —  6  août,  Corvo  (Açores),  débarca- 
dère, marée.  Nombreux  exemplaires.  —  i3  août,  Fayal,  baie  Pim,  marée. 


—  9  — 

Le  corps,  médiocrement  comprimé,  est  lisse.  La  tête,  notablement  plus  longue 
que  le  premier  segment  du  thorax,  offre  des  angles  latéraux  peu  prononcés,  arrondis. 
Les  plaques  coxales  antérieures  sont  un  peu  plus  hautes  que  les  segments  correspon- 
dants du  mésosome.  Les  yeux,  assez  petits,  sont  ovales.  L'extrémité  des  antennes 
supérieures  atteint  le  quatrième  article  du  flagellum  des  antennes  inférieures.  Les 
articles  du  pédoncule  diminuent  progressivement  de  grosseur,  les  deux  derniers, 
d'égale  taille,  étant  beaucoup  plus  courts  que  le  premier.  Le  flagellum  comprend 
neuf  articles,  un  peu  plus  longs  que  larges,  garnis  de  quelques  petites  soies.  Chez  le 
mâle,  les  antennes  inférieures  sont  un  peu  plus  longues  que  l'ensemble  de  la  tête  et 
des  trois  premiers  segments  du  mésosome.  Le  dernier  article  du  pédoncule  est  beau- 
coup plus  grêle  et  plus  allongé  que  l'avant-dernier;  tous  deux  portent  quelques 
touffes  de  soies.  Le  flagellum,  assez  gros,  comprend  seize  articles  ;  les  sept  premiers 
sont  beaucoup  moins  longs  que  larges  ;  la  longueur  des  articles  suivants  est  un  peu 
plus  grande,  et  leur  largeur  décroît  progressivement  jusqu'à  l'extrémité  de  l'antenne; 
tous  ces  articles  sont  garnis  de  soies  longues  et  touffues.  Chez  la  femelle,  les  antennes 
supérieures  sont  semblables  à  celles  du  mâle;  le  flagellum  des  antennes  inférieures 
ne  comprend  que  treize  articles,  garnis  de  quelques  petites  soies.  Les  pièces  buccales 
ne  diffèrent  pas  sensiblement  de  celles  de  Hyale  Nilssoni  (Rathke),  qui  peut  être 
considérée  comme  le  type  du  genre  Hyale.  Les  différences  les  plus  notables  portent 
sur  le  palpe  des  mâchoires  de  la  première  paire,  plus  volumineux  chez  Hyale 
Stebbingi  que  chez  l'espèce  voisine,  et  sur  les  lobes  des  maxillipèdes,  qui  atteignent 
au  même  niveau  chez  Hyale  Stebbingi,  tandis  que  le  lobe  externe  dépasse  notable- 
ment le  lobe  interne,  chez  Hyale  Nilssoni. 

Chez  le  mâle,  l'article  basai  des  gnathopodes  antérieurs  est  extrêmement  dilaté. 
Le  carpe  porte  un  lobe  court  et  largement  arrondi,  ne  dépassant  pas  le  bord  posté- 
rieur de  l'article  précédent.  Le  propode,  très  allongé,  environ  deux  fois  aussi  long 
que  large,  présente  un  bord  antérieur  régulièrement  courbé,  tandis  que  son  bord 
postérieur,  confondu  avec  le  bord  palmaire,  est  légèrement  échancré  en  son  milieu. 
Le  dactyle  est  fort  et  recourbé  à  l'extrémité.  Les  gnathopodes  postérieurs  diffèrent 
peu  de  ceux  du  mâle  de  Hyale  Nilssoni.  Le  propode,  largement  ovale,  porte 
quelques  petites  épines  et  de  longs  cils  raides  au  bord  palmaire.  Le  dactyle,  brusque- 
ment courbé  près  de  la  base,  est  un  peu  plus  long  que  le  bord  palmaire.  Les  gnatho- 
podes de  la  femelle,  semblables  entre  eux,  ne  diffèrent  des  gnathopodes  antérieurs 
du  mâle  que  par  le  moindre  renflement  de  l'article  basai,  et  par  la  forme  du  carpe, 
qui  est  plus  court  et  triangulaire.  L'article  méral  des  pattes  des  troisième  et  quatrième 
paires  est  assez  fortement  dilaté  au  bord  antérieur  ;  le  propode,  légèrement  courbé, 
porte,  à  l'extrémité  du  bord  postérieur,  une  épine  obtuse  et  crochue,  assez  semblable 
aux  épines  caractéristiques  de  Hyale  pontica  Rathke;  le  dactyle  porte  une  petite  soie 
au  bord  interne.  Les  pattes  des  trois  dernières  paires,  courtes  et  très  robustes,  sont 
garnies  de  nombreux  faisceaux  d'épines;  leur  propode,  notablement  recourbé,  porte, 
au  bord  antérieur,   quatre  ou   cinq  épines  crochues,  légèrement  striées  au  bord 

2 


IO 


interne  ;  le  dactyle,  fort  et  recourbé,  porte,  comme  celui  des  pattes  précédentes,  une 
petite  soie  au  bord  interne. 

Le  pédoncule  des  uropodes  de  la  première  paire  est  beaucoup  plus  long  que  les 
branches.  La  branche  externe,  un  peu  plus  courte  que  l'interne,  se  termine  par  une 
énorme  épine,  égalant  en  longueur  les  deux  tiers  de  la  branche  qui  la  porte  ;  la  branche 
interne  porte  une  épine  semblable,  bien  qu'un  peu  plus  courte.  Le  pédoncule  des 
uropodes  de  la  seconde  paire  est  presque  aussi  large  que  long;  la  branche  externe  est 
un  peu  plus  courte  que  la  branche  interne,  et  toutes  deux  se  terminent  par  des  épines 
remarquablement  fortes.  La  branche  unique  des  uropodes  de  la  dernière  paire, 
beaucoup  plus  courte  que  le  pédoncule,  porte,  à  son  extrémité,  une  forte  épine, 
entourée  de  quatre  épines  plus  petites.  Le  telson,  fendu  jusqu'à  la  base,  atteint  au 
niveau  de  l'extrémité  du  pédoncule  des  uropodes  de  la  dernière  paire. 

La  taille  d'un  mâle  adulte,  mesurée  de  la  partie  antérieure  de  la  tête  à  l'extré- 
mité du  telson,  est  de  4"™;  la  femelle,  beaucoup  plus  petite,  n'atteint  pas  tout  à  fait 
3mm  de  longueur. 

Hyale  Stebbingi  est  facile  à  distinguer  de  Hyale  Nilssoni  (Rathke),  et  de  Hyale 
pontica  Rathke,  par  sa  petite  taille,  ses  antennes  relativement  allongées,  la  forme  de 
ses  gnathopodes  antérieurs,  et  surtout  par  les  grandes  épines  terminales  de  ses 
uropodes  des  deux  premières  paires. 

Habitat.  —  Hyale  Stebbingi  est  commune  sur  le  littoral  des  Açores  ;  Y  HIRON- 
DELLE l'a  trouvée  à  Fayal,  à  Flores  et  à  Corvo,  le  Dr  Th.  Barrois,  à  Sâo  Miguel. 
En  1890,  M.  Alluaud  a  rencontré  cette  même  espèce  à  Canaria  et  à  Fuerteventura 
(Canaries).  Enfin,  je  l'ai  retrouvée  récemment,  en  Méditerranée,  à  Antibes  (Alpes- 
Maritimes),  à  l'île  Rousse  (Corse),  et  à  Bône  (Algérie).  Chez  les  exemplaires  d'Algérie, 
le  corps  est  verdâtre,  plus  ou  moins  teinté  de  brun,  le  pigment  des  yeux  est  violet, 
les  œufs  des  femelles  sont  d'un  jaune  orangé. 


Hyale  Grimaldii,  Chevreux 
(PI.  h,  fig.  2) 

1891.    Hyale  Grimaldii,  Chevreux  (69),  p.  258. 

1893.    Hyale  Grimaldii,  Chevreux  et  de  Guerne  (88),  p.  n5. 

Campagne  de  1888  :  Stn.  181,  sur  une  épave.  Deux  mâles. 

Le  corps,  un  peu  renflé  en  son  milieu,  est  lisse  et  arrondi.  La  tête,  plus  longue 
que  le  premier  segment  du  mésosome,  présente  une  légère  projection  rostrale,  et  des 
angles  latéraux  peu  prononcés,  arrondis.  Les  yeux,  assez  grands,  sont  de  forme  ovale. 
Les  plaques  coxales  antérieures  augmentent  progressivement  de  hauteur,  de  la  pre- 
mière à  la  quatrième,  et  sont  beaucoup  plus  hautes  que  les  segments  correspondants 
du  mésosome.  Les  plaques  coxales  de  la  quatrième  paire,  remarquablement  grandes, 
se  prolongent  en  arrière  en  forme  de  lobes  anguleux.   Les  antennes  supérieures 


1 1 


atteignent  le  sixième  article  du  flagellum  des  antennes  inférieures  ;  leur  flagellum 
comprend  dix  articles,  garnis  de  soies  courtes  et  rares.  Les  antennes  inférieures  sont 
un  peu  plus  longues  que  l'ensemble  de  la  tête  et  des  trois  premiers  segments  du 
mésosome  ;  le  pédoncule  est  gros  et  court  ;  le  flagellum,  composé  d'environ  vingt-trois 
articles  peu  allongés,  est  garni  de  soies,  nombreuses  à  la  partie  basale,  plus  rares  et 
plus  courtes  à  l'extrémité.  La  lame  secondaire  des  mandibules  diverge  assez  forte- 
ment de  la  lame  primaire;  le  processus  molaire,  peu  proéminent,  est  précédé  d'une 
petite  dent  aiguë.  Le  lobe  interne  des  mâchoires  de  la  première  paire  est  très  court. 
Les  lobes  des  maxillipèdes  atteignent  à  peu  près  au  niveau  du  milieu  du  second 
article  du  palpe  ;  le  quatrième  article  du  palpe,  à  peine  courbé,  affecte  moins  la 
forme  d'un  dactyle  que  celui  des  espèces  précédentes. 

Le  carpe  des  gnathopodes  antérieurs  présente  un  prolongement  lobiforme  très 
prononcé,  régulièrement  arrondi  ;  le  propode,  quadrangulaire,  beaucoup  plus  long 
que  large,  est  légèrement  échancré  au  bord  postérieur;  le  dactyle,  assez  grêle,  est  un 
peu  plus  long  que  le  bord  palmaire.  Les  gnathopodes  postérieurs  sont  très  robustes; 
leur  article  basai,  gros  et  court,  se  termine  antérieurement  par  un  large  lobe  arrondi; 
l'article  méral,  triangulaire,  est  remarquablement  grand;  le  propode,  très  développé, 
affecte  une  forme  orbiculaire;  son  bord  palmaire,  garni  d'une  double  rangée  d'épines, 
est  séparé  du  bord  postérieur  par  une  petite  dent,  et  porte  une  grosse  dent  obtuse, 
située  près  de  l'articulation  du  dactyle,  et  correspondant  à  une  saillie  du  bord  interne 
de  ce  dernier  article. 

Les  pattes  des  troisième  et  quatrième  paires  sont  armées  d'épines  au  bord 
postérieur  du  carpe  et  du  propode  ;  il  existe  une  très  petite  soie  près  de  l'extrémité 
du  bord  interne  du  dactyle.  Les  pattes  des  trois  dernières  paires,  garnies  de  nom- 
breuses épines,  sont  extrêmement  robustes;  l'article  basai,  régulièrement  arrondi  au 
bord  postérieur  dans  les  pattes  des  cinquième  et  septième  paires,  présente  un  bord 
postérieur  presque  droit  dans  celles  de  la  sixième  paire.  Dans  ces  trois  paires  de 
pattes,  l'article  méral  présente,  au  bord  postérieur,  un  prolongement  lobiforme  très 
accentué,  et  le  dactyle,  fort  et  recourbé,  porte  un  cil  très  court  au  bord  interne. 

Les  uropodes,  remarquablement  grands,  sont  armés  de  fortes  épines.  Les 
branches  des  uropodes  de  la  première  paire,  très  allongées,  dépassent  un  peu  le 
pédoncule  en  longueur.  Le  pédoncule  des  uropodes  de  la  seconde  paire  est  beaucoup 
plus  long  que  large;  la  branche  externe  est  notablement  plus  courte  que  la  branche 
interne.  Le  pédoncule  des  uropodes  de  la  troisième  paire  et  sa  branche  unique  sont 
aussi  relativement  très  allongés.  Le  telson,  très  grand,  fendu  jusqu'à  la  base,  est 
légèrement  renflé  à  l'extrémité. 

Le  plus  grand  des  exemplaires  recueillis  est  un  mâle  adulte,  mesurant  6mm  de 
longueur  ;  l'autre  exemplaire,  un  jeune  mâle,  mesure  4mm. 

La  femelle  de  Hyale  Grimaldii,  dont  de  nombreux  exemplaires  ont  été  trouvés 
en  Méditerranée,  postérieurement  aux  campagnes  de  {'Hirondelle,  est  notable- 
ment plus  petite  que  le  mâle,  et  atteint  à  peine  4mm.  Les  antennes  sont  très  courtes  ; 


1  2 


on  compte  seulement  six  articles  au  flagellum  des  antennes  supérieures,  et  dix  articles 
au  flagellum  des  antennes  inférieures.  Les  gnathopodes  antérieurs  sont  semblables  à 
ceux  du  mâle  ;  les  gnathopodes  postérieurs,  plus  allongés  que  les  précédents,  offrent 
un  propode  un  peu  moins  robuste,  terminé  par  un  dactyle  fortement  renflé  à  la  base, 
légèrement  crochu  à  l'extrémité.  Chez  les  exemplaires  méditerranéens,  le  corps  est 
brun  orangé,  les  antennes  et  les  pattes  d'un  rose  violacé,  les  yeux  noirs. 

Les  différences  qui  séparent  Hyale  Grimaldii  des  espèces  voisines  sont  nom- 
breuses. Parmi  les  plus  importantes,  on  peut  citer  la  grandeur  des  plaques  coxales  de 
la  quatrième  paire,  la  forme  du  propode  des  gnathopodes  postérieurs,  le  contour 
rectangulaire  de  l'article  basai  des  pattes  de  la  sixième  paire.,  et  la  grande  longueur 
des  uropodes. 

Habitat.  —  Hyale  Grimaldii,  recueillie  pour  la  première  fois,  au  cours  de  la 
dernière  campagne  de  ÏHirondelle,  sur  une  épave,  au  nord-est  des  Açores,  a  été 
retrouvée  depuis,  en  Méditerranée,  sur  des  Tortues  marines  (Thalassochelys  caretta 
Linné)  capturées  entre  les  îles  Baléares  et  la  côte  d'Algérie.  J'ai  été  heureux  d'offrir 
à  S.  A.  le  Prince  de  Monaco  la  dédicace  de  cette  intéressante  espèce,  la  seule 
Orchestide  qui  puisse  être  considérée  comme  exclusivement  pélagique,  en  l'état 
actuel  de  la  science. 

Hyale  camptonyx,  (Heller) 
(PI.  ii,  fig.  3) 


i865 
1879 
1888 
1888 
1888 
i893 


Nicea  camptonyx,  Heller  (198),  p.   10,  pi.  1,  fig.   25-3o. 

Hyale  camptonyx,  Wrzesniowski  (S-ftO),  p.   200. 

Hyale  Schmidti,  Chevreux  (49),  p.  32. 

Hyale  camptonyx,  Barrois  (ÎO),  p.   32. 

Hyale  camptonyx,  Chevreux  (50),  p.  21. 

Hyale  pontica,  Della  Valle  (89),  p.  523,  pi.  11,  fig.  3,  et  pi.  xvi,  fig. 


Campagne  de  1887  :  Stn.  104,  Fayal  (Açores),  baie  de  Horta,  marée  basse. 
Quelques  exemplaires. 

Campagne  de  1888  :  Stn.  216,  Flores  (Açores).  Nombreux  exemplaires.  — 
6  août,  Corvo  (Açores).  Nombreux  exemplaires. 

Hyale  camptonyx  a  été  décrite  et  figurée  par  le  Professeur  Della  Valle  sous  le 
nom  de  Hyale  pontica  Rathke.  Cette  dernière  espèce,  caractérisée  par  ses  antennes 
très  courtes,  et  par  l'imbrication  des  segments  du  corps,  est  certainement  bien  diffé- 
rente, et  le  Rév.  Stebbing  l'assimile  avec  raison  à  une  forme  des  mers  d'Angleterre 
et  de  Norvège,  Hyale  lubbockiana  (Sp.  Bâte),  qui  habite  également  les  côtes  de 
Provence  et  d'Algérie. 

Hyale  camptonyx  est  facile  à  distinguer  des  espèces  dont  il  a  été  question 
ci-dessus  par  ses  antennes  grêles  et  allongées.  Dans  les  deux  sexes,  les  antennes 
supérieures  dépassent  en  longueur  l'ensemble  de  la  tête  et  des  trois  premiers  segments 


—  i3  — 

du  mésosome,  et  les  antennes  inférieures  atteignent  les  deux  tiers  de  la  longueur  du 
corps.  Chez  le  mâle,  le  propode  des  gnathopodes  antérieurs,  très  développé,  affecte 
une  forme  à  peu  près  triangulaire  ;  le  propode  des  gnathopodes  postérieurs,  plus 
allongé  que  celui  des  espèces  précédentes,  présente  un  bord  palmaire  très  oblique, 
beaucoup  plus  long  que  le  bord  postérieur.  Les  propodes  des  gnathopodes  de  la 
femelle,  semblables  entre  eux,  sont  très  allongés  ;  les  bords  antérieur  et  postérieur 
sont  parallèles  ;  le  bord  palmaire,  très  oblique,  est  un  peu  plus  court  que  le  dactyle. 
Dans  les  deux  sexes,  les  uropodes  des  deux  premières  paires  sont  encore  plus 
allongés  que  ceux  de  Hyale  Grimaldii. 

L'Amphipode  décrit  par  Heller  sous  le  nom  de  Nicea  Schmidti  n'est  probable- 
ment qu'un  mâle  très  adulte  de  Hyale  camptonyx. 

Habitat.  —  Les  deux  stations  les  plus  septentrionales  connues  de  Hyale  camp- 
tonyx sont  Guéthary  et  Saint-Jean-de-Luz,  sur  la  côte  sud- ouest  de  France. 
M.  Bolivar  (181,  p.  i3)  signale  sa  présence  à  Guetaria,  nord  de  l'Espagne,  et 
M.  Paulino  d'Oliveira  m'en  a  communiqué  de  nombreux  exemplaires  provenant  de 
la  côte  de  Portugal.  En  Méditerranée,  le  Professeur  Délia  Valle  la  signale  à  Naples, 
sous  le  nom  de  Hyale  pontica  Rathke;  elle  est  commune  sur  les  côtes  de  France, 
d'Algérie  et  de  Tunisie,  et  j'en  ai  reçu  des  exemplaires  provenant  d'Alexandrie; 
Heller  l'avait  trouvée  dans  l'Adriatique.  Aux  Açores,  Hyale  camptonyx  a  été 
recueillie  à  Fayal,  Flores  et  Corvo,  au  cours  des  campagnes  de  V HIRONDELLE,  et  le 
Dr  Th.  Barrois  Ta  rencontrée  à  Sâo  Miguel.  Enfin,  M.  Alluaud  a  trouvé  cette 
espèce,  en  1890,  à  Canada  et  à  Tenerife. 

Dans  un  mémoire  récemment  paru,  M.  Sovinsky  (810,  p.  56)  cite,  au  nombre 
des  Amphipodes  du  Bosphore,  Hyale  pontica  Rathke,  en  renvoyant  au  texte  et  aux 
planches  de  l'ouvrage  du  Professeur  Délia  Valle;  on  a  vu,  plus  haut,  que  l'espèce 
décrite  sous  ce  nom  par  M.  Délia  Valle  n'est  autre  que  Hyale  camptonyx  (Heller). 


Famille  des  LYSIANASSIDjE 
Genre  Sophrosyne,  Stebbing  1888 

Sophrosyne  hispana,  (Chevreux) 
(PI.  m,  fig.  1) 
1887.     Opis  hispana,  Chevreux  (45),  p.  567. 

Campagne  de  1886  :  Stn.  66,  profondeur  5iom-363m.  Au  large  du  cap  Finisterre. 
Un  exemplaire. 

Le  corps,  modérément  comprimé,  est  régulièrement  arrondi  à  la  partie  dorsale. 
La  tête,   presque  aussi   longue  que    l'ensemble   des   deux  premiers  segments   du 


—  14  — 

mésosome,  porte  des  lobes  latéraux  peu  prononcés,  arrondis.  Les  plaques  coxales 
des  quatre  premières  paires  sont  beaucoup  plus  hautes  que  les  segments  correspon- 
dants du  mésosome;  celles  de  la  cinquième  paire  sont  un  peu  plus  larges  que  hautes. 
Les  plaques  épimérales  du  premier  segment  du  métasome  sont  arrondies  ;  celles  du 
second  segment  se  terminent  par  un  angle  légèrement  aigu.  Les  plaques  épimérales 
du  troisième  segment  se  prolongent  en  arrière  pour  former  des  lobes  brusquement 
coudés,  terminés  en  pointe  aiguë  ;  cette  pointe  est  séparée  du  bord  dorsal  du  segment 
par  une  profonde  échancrure  arrondie.  Il  n'existe  aucune  trace  d'organes  de  vision. 
Le  premier  article  des  antennes  supérieures,  très  volumineux,  est  un  peu  plus  long 
que  large  ;  le  second  article,  relativement  grand,  atteint  près  de  la  moitié  de  la 
longueur  du  premier  ;  lé  troisième  article  est  beaucoup  plus  large  que  long.  Le 
flagellum  principal,  à  peine  aussi  long  que  le  premier  article  du  pédoncule,  comprend 
quatre  articles,  le  premier  atteignant  la  longueur  de  l'ensemble  des  deux  suivants. 
Le  flagellum  secondaire,  bi-articulé,  est  aussi  long  que  le  premier  article  du  flagellum 
principal.  Les  antennes  inférieures,  très  courtes,  ne  dépassent  pas  l'extrémité  des 
antennes  supérieures  ;  l'avant-dernier  article  de  leur  pédoncule  est  notablement  plus 
gros  et  plus  long  que  le  dernier.  Le  flagellum,  beaucoup  plus  court  que  le  pédoncule, 
ne  comprend  que  cinq  articles. 

Les  mandibules  sont  courtes  et  robustes;  leur  bord  tranchant,  carrément 
tronqué,  est  armé  de  deux  petites  dents  obtuses  et  d'une  épine;  l'angle  interne  de  la 
lame  secondaire  est  aigu;  le  processus  molaire  affecte  la  forme  d'une  dent  aiguë  située 
à  la  même  hauteur  que  le  palpe;  ce  dernier  est  robuste  et  allongé;  son  troisième 
article,  beaucoup  plus  court  que  le  second,  porte  quatre  soies  terminales.  Le  lobe 
interne  des  mâchoires  de  la  première  paire,  court  et  conique,  se  termine  par  deux 
petites  soies;  le  lobe  externe,  étroit  et  allongé,  présente  une  extrémité  fourchue;  le 
palpe,  très  robuste,  beaucoup  plus  large  à  l'extrémité  qu'à  la  base,  est  armé  de  quatre 
petites  dents  et  d'une  courte  soie.  Le  lobe  externe  des  mâchoires  de  la  seconde  paire 
est  plus  large  et  plus  long  que  le  lobe  interne.  Le  lobe  interne  des  maxillipèdes  est 
très  court,  presque  rudimentaire;  le  lobe  externe,  peu  développé,  n'atteint  pas  le 
milieu  du  second  article  du  palpe  ;  ce  dernier  est  extrêmement  robuste,  et  son 
quatrième  article,  nettement  unguiforme,  atteint  presque  la  longueur  du  troisième. 

Les  gnathopodes  antérieurs  sont  gros  et  courts  ;  le  carpe,  assez  grand,  est  trian- 
gulaire; le  propode  présente  un  bord  palmaire  droit,  formant  avec  le  bord  postérieur 
un  angle  très  aigu,  qui  se  croise  avec  l'extrémité  du  dactyle.  Les  gnathopodes 
postérieurs  sont  grêles  et  allongés;  la  longueur  du  carpe  dépasse  beaucoup  celle  du 
propode;  le  bord  palmaire  du  propode,  légèrement  oblique,  est  un  peu  échancré;  le 
dactyle,  droit  et  aigu,  est  aussi  long  que  le  bord  palmaire.  Les  pattes  des  troisième  et 
quatrième  paires  se  terminent  par  un  dactyle  mince  et  presque  droit,  aussi  long 
que  le  propode.  Les  pattes  des  trois  dernières  paires,  assez  courtes,  ne  sont 
pas  très  robustes;  celles  de  la  sixième  paire  sont  les  plus  longues;  dans  chacune  de 
ces  pattes,  l'article  basai  porte  quelques  grosses  épines  au  bord  antérieur,  et  son  bord 


—  i5  — 

postérieur,  lisse  dans  les  pattes  de  la  sixième  paire,  présente  deux  petites  entailles 
dans  les  pattes  de  la  cinquième  paire,  et  trois  dents  obtuses,  à  peine  distinctes,  dans 
celles  de  la  dernière  paire.  Les  dactyles  de  ces  trois  paires  de  pattes  sont  longs, 
minces,  et  presque  droits. 

Dans  les  trois  paires  d'uropodes,  la  branche  interne  est  un  peu  plus  courte  que 
la  branche  externe.  La  branche  externe  des  uropodes  de  la  première  paire  porte  une 
petite  épine  vers  son  milieu;  les  autres  branches  ne  présentent  ni  soies,  ni  épines.  Le 
telson,  un  peu  plus  long  que  large,  est  fortement  échancré  jusqu'à  la  moitié  de  sa 
longueur  ;  chacun  des  lobes  présente  une  extrémité  largement  arrondie,  armée  de 
deux  petites  épines. 

La  longueur  de  l'unique  exemplaire  recueilli  était  de  2mm. 

Le  genre  Sophrosyne  a  été  créé  par  le  Rév.  Th.  Stebbing  pour  une  espèce, 
Sophrosyne  Murrayi  Stebbing  («1  G,  p.  652,  pi.  xv),  draguée  par  le  CHALLENGER 
aux  îles  Kerguelen,  et  qui  diffère  bien  nettement  de  Sophrosyne  hispana  par  la  forme 
du  propode  des  gnathopodes  postérieurs.  Ce  propode,  étroit  et  allongé  chez  notre 
espèce,  est  court,  très  large  et  triangulaire  chez  la  forme  des  îles  Kerguelen.  Une 
autre  espèce,  Sophrosyne  Robertsoni  Stebbing  et  Robertson  («SI ,  p.  3i,  pi.  v),  pro- 
venant du  golfe  de  Clyde  (Ecosse),  semble  très  voisine  de  Sophrosyne  hispana;  elle 
en  diffère  néanmoins  par  plusieurs  caractères  bien  nets.  Chez  Sophrosyne  Robertsoni, 
les  plaques  épimérales  du  troisième  segment  du  métasome  sont  régulièrement 
arrondies  en  arrière,  au  lieu  d'être  brusquement  coudées  ;  les  antennes  portent  un 
plus  grand  nombre  d'articles;  les  mandibules  ne  possèdent  pas  de  processus  molaire, 
et  les  deux  derniers  articles  de  leur  palpe  sont  d'égale  longueur;  les  proportions  et  la 
forme  des  articles  des  gnathopodes  de  la  seconde  paire  sont  un  peu  différentes  ;  le 
bord  postérieur  de  l'article  basai  des  pattes  de  la  sixième  paire  est  denticulé;  enfin, 
le  telson  est  un  peu  moins  profondément  fendu. 

Genre  Ichnopus,  Costa  i853 

Ichnopus  spinicornis,  Boeck 

1860.    Ichnopus  spinicornis,  Boeck  (1S),  p.  645. 
1866.     Ichnopus  calceolatus,  Heller  (188),  p.  20,  pi.  11,  fig.  3. 
1873-76.     Ichnopus  spinicornis,  Boeck  (80l,  p.  124,  pi.  m,  fig.  3. 
1890.     Ichnopus  spinicornis,  G.  O.  Sars  (198),  p.  40,  pi.  xv. 

Campagne  de  1886  :  Stn.  44,  profondeur  i66m.  Golfe  de  Gascogne. 

Campagne  de  1887  :  Stn.  85,  profondeur  i8om.  Golfe  de  Gascogne. 

Habitat.  —  Ichnopus  spinicornis  a  été  signalé,  par  Boeck  et  par  le  Professeur 
G.  O.  Sars,  sur  la  côte  de  Norvège,  et,  par  Heller,  dans  l'Adriatique.  Le  Travailleur 
l'a  dragué,  entre  Marseille  et  la  Corse,  par  environ  25om  de  profondeur  (153).  On  ne 
lui  connaissait  pas  de  station  intermédiaire  entre  la  côte  occidentale  de  Norvège  et  la 
Méditerranée. 


i6 


Genre  Lysianax,  Stebbing  1888 

Lysianax  ceratinus,  Walker 
(PL  v,  fig.  1) 

1887.  Lysianassa  longicornis,  Chevreux  (44),  p.  294. 

1889.  Lysianax  ceratinus,  Walker  (9Z8),  p.  200,  pi.  x,  fig.   1-8  (Ç). 

1893.  Lysianax  longicornis,  Chevreux  et  Bouvier  (Ott),  p.  m. 

1893.  Lysianax  longicornis,  Della  Valle  (89),  p.  790,  pi.  m,  fig.  6,  et  pi.  xxv,  fig.  i-i5. 

1895.  Lysianax  longicornis,  Walker  (933),  p.   291. 

1896.  Lysianax  longicornis,  Walker  et  Hornell  (183*),  p.  52. 

Campagne  de  1886  :  Stn.  38,  profondeur  10  m.  Rade  de  Palais  (Belle-Ile). 

Campagne  de  1888  :  Stn.  167,  même  localité. 

Lysianax  ceratinus  a  été  jusqu'ici  confondu  avec  une  forme  très  voisine  : 
Lysianax  longicornis  (Lucas).  M.  Walker,  après  avoir  décrit  la  première  de  ces  deux 
espèces,  comme  nouvelle,  en  1889,  en  fait,  dans  les  derniers  mémoires  qu'il  a  publiés, 
un  synonyme  de  Lysianax  longicornis.  L'examen  d'un  grand  nombre  d'exemplaires, 
de  diverses  provenances,  des  deux  formes,  m'a  donné  la  certitude  qu'elles  étaient 
spécifiquement  différentes. 

Les  caractères  les  plus  distinctifs  résident  dans  la  forme  des  antennes.  Chez 
Lysianax  ceratinus,  les  antennes  de  la  femelle,  très  courtes,  égalent  à  peine  en  lon- 
gueur l'ensemble  de  la  tête  et  des  deux  premiers  segments  du  mésosome.  Le  premier 
article  du  pédoncule  des  antennes  supérieures  est  très  volumineux  ;  ses  bords 
antérieur  et  postérieur  se  terminent  chacun  par  un  petit  prolongement  aigu  ;  une 
dent  triangulaire,  très  large  à  la  base  est  située  latéralement,  au  bord  interne,  et, 
par  cela  même,  peut  facilement  passer  inaperçue.  Chez  un  exemplaire  bien  adulte, 
cette  dent  atteint  à  peu  près  le  milieu  du  second  article  du  pédoncule.  Le  flagellum 
principal,  un  peu  plus  court  que  le  pédoncule,  se  compose  de  huit  à  neuf  articles, 
garnis  de  soies  nombreuses  et  très  allongées  ;  le  flagellum  accessoire,  plus  court  de 
moitié,  comprend  de  trois  à  cinq  articles.  Les  antennes  inférieures,  courtes  et 
robustes,  un  peu  moins  longues  que  les  antennes  supérieures,  portent  de  huit  à  dix 
articles  au  flagellum.  Les  antennes  supérieures  du  mâle  adulte  sont  semblables  à 
celles  de  la  femelle  ;  les  antennes  inférieures  dépassent  la  longueur  du  corps. 

Chez  la  femelle  de  Lysianax  longicornis  (PI.  v,  fig.  2a),  les  antennes  sont  plus 
grêles  et  beaucoup  plus  allongées.  Le  premier  article  du  pédoncule  des  antennes 
supérieures,  moins  renflé,  n'est  pas  denticulé  au  bord  inférieur,  mais  se  termine 
en  arrière  par  une  dent  longue  et  grêle,  toujours  bien  visible,  et  qui  atteint  à  peu 
près  la  longueur  du  second  article  du  pédoncule.  Le  flagellum  principal,  près  de  deux 
fois  aussi  long  que  le  pédoncule,  se  compose  de  seize  à  dix-huit  articles,  garnis  de 
soies  rares  et  courtes;  le  flagellum  accessoire  comprend  de  quatre  à  six  articles.  Les 


—  17  — 
antennes  inférieures,  très  grêles,  notablement  plus  courtes  que  les  antennes  supé- 
rieures, portent  de  douze  à  seize  articles  au  flagellum.  Les  antennes  supérieures  du 
mâle  diffèrent  peu  de  celles  de  la  femelle,  mais  la  dent  du  premier  article  du  pédon- 
cule, encore  plus  longue,  dépasse  souvent  l'extrémité  du  second  article.  Les  antennes 
inférieures  d'un  mâle  bien  adulte  sont  notablement  plus  longues  que  le  corps. 

La  taille  des  deux  espèces  est  un  peu  différente.  La  femelle  adulte  de  Lysianax 
ceratinus  ne  dépasse  jamais  9mm  de  longueur  ;  la  femelle  adulte  de  Lysianax  longi- 
cornis  atteint  jusqu'à  umm.  Les  deux  formes  diffèrent  aussi  par  leur  coloration  ;  les 
petites  taches  d'un  blanc  mat,  éparses  sur  le  corps  de  Lysianax  ceratinus,  sont  rem- 
placées par  des  taches  d'un  brun  rougeâtre,  chez  Lysianax  longicornis.  Enfin,  tandis 
que  la  première  de  ces  deux  espèces  est  commune  à  l'Océan  et  à  la  Méditerranée,  la 
seconde  semble,  jusqu'ici,  exclusivement  méditerranéenne. 

La  synonymie  de  Lysianax  longicornis  peut  s'établir  comme  il  suit  : 


1849 
i857 
1866 
1866 
1866 


Lysianassa  longicornis,  Lucas  (149),  p.  53,  pi.  v,  fig.  2  (çf). 
Lysianassa  spinicornis,  Costa  (88),  p.   i85,  pi.  1,  fig.  4  (9). 
Lysianassa  spinicornis,  Grube  (il©),  p.  3go,  pi.  ix,  fig.  6  (9). 
Lysianassa  spinicornis,  Heller  (1*8),  p.   i5,  pi.  11,  fig.  3-n   (9)- 
Lysianassa  longicornis,  Heller  (138),  p.  17,  pi.  11,  fig.  i2-i5  {çf). 


Habitat.  —  La  station  la  plus  septentrionale  connue  de  Lysianax  ceratinus  est 
Liverpool,  où  il  a  été  trouvé  par  M.  Walker.  MM.  Walker  et  Hornell  signalent  aussi 
sa  présence  à  Jersey  et  à  Guernesey.  Sur  les  côtes  de  France,  il  a  été  recueilli  à 
Saint-Vaast-la-Hougue,  à  Brest,  aux  îles  Glénans,  au  Croisic.  En  Méditerranée,  il  est 
assez  commun  sur  les  côtes  de  France  et  d'Algérie,  dans  les  algues  du  littoral,  et 
M.  Délia  Valle  l'a  décrit,  sous  le  nom  de  Lysianax  longicornis,  d'après  des  exem- 
plaires provenant  du  golfe  de  Naples.  Dans  l'Atlantique,  son  habitat  s'étend  assez  loin 
au  sud,  et  j'ai  eu  occasion  de  le  recueillir  aux  îles  Canaries,  et  sur  la  côte  du 
Sénégal.  ' 

<  %ysianax  longicornis,  décrit  par  Lucas  d'après  un  exemplaire  mâle,  trouvé  sur  des  Fucus,  au  large  de 
Bône,  a  été  retrouvé  à  Naples  par  Costa,  dans  l'Adriatique  par  Grube  et  par  Heller.  Il  n'est  pas  rare  sur  les 
côtes  de  Provence,  d'Algérie  et  de  Tunisie,  mais  il  habite  généralement  des  profondeurs  un  peu  plus  grandes 
que  l'espèce  voisine.  J'en  ai  trouvé  de  nombreuses  colonies  dans  les  cavités  des  Eponges  du  commerce 
{Hippospongia  equina  Sch.),  draguées  par  25  à  40  mètres,  dans  le  golfe  de  Gabès. 


—  i8  — 

Genre  Aristias,  Boeck  1870 

Aristias  tumidus,  (Krôyer) 

1846.    Anonyx  tumidus,  Kroyer  (14©),  p.  16. 

1887.     Aristias  tumidus,  Hansen  (194),  p.  67,  pi.  11,  fig.   3. 

1890.    Aristias  tumidus,  G.  O.  Sars  (1»S),  p.  49>  P1-  xvm;  fiS-   '■ 

Campagne  de  1887  :  Stn.  162,  profondeur  i55m.  Parages  de  Terre-Neuve. 
Un  exemplaire. 

Habitat.  —  Aristias  tumidus  n'avait  été  rencontré,  jusqu'ici,  que  dans  l'Océan 
glacial  arctique.  Goës  le  signale  au  Spitzberg,  le  Docteur  Hansen,  au  Groenland,  le 
Professeur  G.  O.  Sars,  dans  le  Varangerfjord.  Cette  espèce  a  été  longtemps  confondue 
avec  une  forme  voisine,  Aristias  neglectus  Hansen,  dont  l'habitat,  plus  méridional, 
s'étend  de  la  côte  occidentale  de  Norvège  à  l'Angleterre. 

Aristias  Topsenti,   nov.  sp. 
(PL  m,  fig.  2) 

Campagne  de  1887  :  Stn.  161,  profondeur  1267™.  Parages  de  Terre-Neuve,  dans 
une  Eponge.  Six  exemplaires. 

Le  corps,  court  et  épais,  est  régulièrement  arrondi.  La  tête,  à  peine  aussi  longue, 
à  son  sommet,  que  la  moitié  du  premier  segment  du  mésosome,  présente  des  lobes 
latéraux  très  larges,  arrondis  à  l'extrémité.  Les  plaques  coxales  de  la  première  paire, 
très  petites,  sont  en  partie  recouvertes  par  les  suivantes.  Les  plaques  coxales  des 
seconde  et  troisième  paires  dépassent  un  peu  en  hauteur  les  segments  correspondants 
du  mésosome.  Les  plaques  coxales  de  la  quatrième  paire,  beaucoup  moins  larges  que 
hautes,  sont  modérément  échancrées  au  bord  postérieur.  Les  plaques  coxales  de  la 
cinquième  paire  offrent  un  lobe  postérieur  beaucoup  plus  haut  et  plus  étroit  que  le 
lobe  antérieur.  Les  plaques  épimérales  des  second  et  troisième  segments  du  métasome 
se  terminent  par  des  angles  légèrement  aigus.  Le  premier  segment  de  Turosome 
porte,  au  bord  dorsal,  une  petite  carène  arrondie;  le  second  segment  présente  un 
caractère  très  particulier  :  de  chaque  côté  de  son  bord  postérieur  est  soudée  une 
lamelle  chitineuse  ovale,  qui  se  prolonge  jusqu'au  niveau  du  milieu  du  telson;  le 
troisième  segment  peut  jouer  librement  entre  ces  deux  lamelles. 

Il  n'existe  aucune  trace  d'organes  de  vision.  Les  antennes  supérieures,  très 
courtes,  égalent  en  longueur  l'ensemble  de  la  tête  et  des  deux  premiers  segments  du 
mésosome.  Le  premier  article  du  pédoncule  n'est  guère  plus  long  que  l'ensemble  des 
deux  suivants;  le  troisième  article  porte,  au  bord  inférieur,  quelques  longs  cils  qui 


—  i9  — 

atteignent  le  milieu  du  flagellum.  Le  flagellum  principal  comprend  cinq  articles;  le 
flagellum  accessoire  est  bi-articulé.  Les  antennes  inférieures  dépassent  notablement 
l'extrémité  des  antennes  supérieures  ;  les  deux  derniers  articles  du  pédoncule  sont  à 
peu  près  d'égale  longueur;  le  flagellum,  beaucoup  plus  court  que  le  pédoncule,  se 
compose  de  quatre  articles. 

Les  mandibules  sont  courtes  et  robustes.  Le  bord  tranchant  n'est  pas  denticulé. 
Le  processus  molaire,  très  proéminent,  conique,  est  légèrement  recourbé  à  l'extré- 
mité. Le  palpe,  situé  à  peu  près  au  niveau  du  processus  molaire,  est  robuste  et  peu 
allongé;  son  troisième  article,  un  peu  plus  long,  mais  beaucoup  moins  gros  que  le 
second,  porte  une  épaisse  rangée  de  soies,  et  se  termine  par  deux  longues  épines.  Le 
lobe  interne  des  mâchoires  de  la  première  paire,  beaucoup  plus  développé  que  chez 
les  autres  espèces  du  genre  Aristias,  porte  cinq  grosses  épines  ciliées  ;  le  lobe  externe 
est  armé  de  nombreuses  épines,  à  peu  près  d'égale  taille;  le  palpe,  un  peu  plus  long 
que  le  lobe  externe,  se  termine  par  six  dents  aiguës.  Le  lobe  interne  des  mâchoires 
de  la  seconde  paire  est  un  peu  plus  étroit  que  le  lobe  externe.  Les  maxillipèdes, 
larges  et  courts,  offrent  un  lobe  interne  régulièrement  arrondi  à  l'extrémité  ;  le  lobe 
externe,  légèrement  échancré  à  l'angle  interne,  n'atteint  pas  tout  à  fait  l'extrémité 
du  troisième  article  du  palpe,  dont  le  quatrième  article  affecte  la  forme  d'un  dactyle 
aigu. 

Le  propode  des  gnathopodes  antérieurs,  un  peu  plus  long  que  le  carpe,  est 
finement  denticulé  sur  toute  la  longueur  du  bord  postérieur,  qui  porte  aussi  deux 
fortes  épines.  Le  dactyle,  assez  allongé,  présente  une  petite  dent  vers  le  milieu  de 
son  bord  interne.  Les  gnathopodes  postérieurs,  beaucoup  plus  longs  que  les  précé- 
dents, sont  assez  robustes;  le  carpe  atteint  près  du  double  de  la  longueur  du  propode, 
qui  se  termine  par  un  prolongement  aigu,  avec  lequel  le  dactyle  forme  une  petite 
pince.  Les  pattes  suivantes,  toutes  à  peu  près  d'égale  taille,  portent,  comme  chez 
Arisiias  tumidus,  à  la  partie  inférieure  du  propode,  un  petit  prolongement  aigu, 
opposé  au  dactyle.  Dans  les  pattes  des  trois  dernières  paires,  l'article  basai,  relative- 
ment étroit,  est  à  peine  arrondi  au  bord  postérieur  ;  ce  bord  est  légèrement  échancré 
à  sa  partie  inférieure  dans  les  pattes  de  la  dernière  paire;  l'article  méral  ne 
présente  pas  de  renflement  bien  accentué.  Les  branches  des  uropodes  de  la  première 
paire,  presque  aussi  longues  que  le  pédoncule,  sont  finement  denticulées  au  bord 
supérieur  ;  une  petite  épine  existe  au  bord  inférieur  de  la  branche  interne.  Les 
branches  des  uropodes  de  la  seconde  paire  ne  portent  pas  d'épines,  et  sont,  comme 
les  précédentes,  denticulées  au  bord  supérieur.  Les  uropodes  de  la  troisième  paire 
dépassent  un  peu  le  niveau  de  l'extrémité  des  uropodes  précédents  ;  les  branches  sont 
un  peu  plus  longues  que  le  pédoncule  ;  la  branche  externe  porte  un  petit  article 
terminal  ;  la  branche  interne,  un  peu  plus  courte,  est  finement  denticulée  au  bord 
supérieur.  Le  telson,  aussi  large  que  long,  est  presque  entièrement  fendu  ;  chacune 
de  ses  lamelles,  largement  arrondie  à  l'extrémité,  se  termine  par  une  petite  échan- 
crure,  armée  d'une  épine. 


—    20    — 


La  taille  du  plus  grand  des  exemplaires  recueillis  est  de  3mm. 

Cette  espèce  s'écarte  du  genre  Aristias  par  quelques  légères  différences  dans  la 
forme  des  pièces  buccales,  et  surtout  par  l'aspect  si  spécial  que  lui  donnent  les  deux 
lamelles  chitineuses,  protectrices  du  troisième  segment  de  l'urosome.  Sous  tous 
les  autres  rapports,  elle  est  tellement  voisine  des  deux  formes  récemment  décrites 
par  le  Professeur  G.  O.  Sars,  sous  les  noms  à' Aristias  microps  et  à." Aristias  megalops 
(199,  supplément,  p.  675  et  676,  pi.  1,  fig.  2  et  pi.  11,  fig.  1),  qu'il  ne  saurait  être 
question  de  créer  pour  elle  un  genre  nouveau. 

Je  suis  heureux  de  dédier  cette  nouvelle  espèce,  trouvée  dans  une  Eponge  des 
grands  fonds,  au  Dr   Topsent,   auteur  du  beau  mémoire   sur  les  Spongiaires  de 

YHlRONDELLE. 

Genre  Hirondellea,  Chevreux  1889 

Corps  très  renflé,  muni  d'une  légère  carène  dorsale.  Tête  courte,  lobes  latéraux 
largement  arrondis.  Plaques  coxales  peu  élevées.  Yeux  réunis  au  sommet  de  la  tête; 
deux  yeux  accessoires  existent  sur  les  lobes  latéraux.  Antennes  courtes  et  grêles. 
Mandibules  assez  fortes;  bord  tranchant  peu  armé;  processus  molaire  très  saillant, 
conique;  palpe  grêle,  peu  allongé.  Mâchoires  de  la  première  paire  très  robustes.  Lobe 
externe  des  maxillipèdes  bien  développé,  palpe  grêle.  Propode  des  gnathopodes 
antérieurs  subchéliforme.  Pattes  postérieures  longues  et  grêles.  Uropodes  allongés, 
atteignant  au  même  niveau.  Telson  profondément  fendu. 

La  dénomination  à'Hirondellea  rappelle  aux  zoologistes  le  nom  de  la  goélette 
qui,  sous  le  commandement  de  S.  A.  le  Prince  de  Monaco,  a  effectué  quatre  campa- 
gnes d'un  si  haut  intérêt  pour  la  science. 


Hirondellea  trioculata,  Chevreux 
(PI.  iv,  fig.  1  et  pi.  xiv,  fig.  3) 

1889.    Hirondellea  trioculata,  Chevreux  (59),  p.  286. 

Campagne  de  1888:  Stn.  23o,  profondeur  i236m.  Sud  de  Pico  (Açores).  Quatre 
exemplaires. 

Le  corps  remarquablement  obèse,  porte  une  légère  carène  dorsale  sur  toute  la 
longueur  du  mésosome  et  du  métasome.  La  tête,  beaucoup  moins  longue  que  haute, 
présente  des  lobes  latéraux  peu  saillants,  largement  arrondis.  Les  yeux  supérieurs, 
assez  imparfaitement  développés,  au  point  de  vue  des  éléments  visuels.,  se  réunissent 
au  sommet  de  la  tête,  dont  ils  tiennent  toute  la  longueur,  affectant  l'aspect  d'un  œil 
unique,  transversalement  ovale.  Les  yeux  accessoires,  ou  plutôt  les  taches  oculaires, 
car  ils  ne  sont  indiqués  que  par  un  pigment  jaune  citron,  et  ne  présentent  aucune 


. 2  1     — 


trace  d'ocelles,  affectent  la  forme  de  croissants  bifurques  à  la  partie  inférieure.  Les 
plaques  coxales  de  la  première  paire,  très  petites,  sont  en  partie  cachées  par  les 
suivantes.  Les  plaques  coxales  des  seconde,  troisième  et  quatrième  paires  sont  beau- 
coup moins  hautes  que  les  segments  correspondants  du  mésosome.  Les  plaques 
coxales  de  la  cinquième  paire,  beaucoup  plus  larges  que  hautes,  présentent  des  lobes 
d'égale  taille.  Les  plaques  épimérales  du  troisième  segment  du  métasome  se  termi- 
nent par  un  angle  légèrement  aigu.  Le  premier  segment  de  l'urosome  présente  une 
dépression  dorsale,  suivie  d'une  petite  carène  arrondie. 

Le  premier  article  du  pédoncule  des  antennes  supérieures,  assez  volumineux,  est 
un  peu  plus  long  que  large;  les  deux  articles  suivants  sont  extrêmement  courts.  Le 
flagellum  principal  se  compose  de  douze  articles  peu  allongés,  sauf  le  premier,  qui 
atteint  la  longueur  de  l'ensemble  des  trois  suivants.  Le  premier  article  du  flagellum 
accessoire,  aussi  long  que  celui  du  flagellum  principal,  est  suivi  de  quatre  articles 
très  courts.  Les  antennes  inférieures  dépassent  un  peu  le  niveau  de  l'extrémité  des 
antennes  supérieures.  Le  quatrième  article  du  pédoncule  est  plus  gros,  mais  un  peu 
moins  long,  que  le  cinquième.  Le  flagellum  comprend  douze  articles. 

L'épistome,  très  proéminent,  affecte  la  forme  d'une  lame  arrondie,  à  peine 
séparée  de  la  lèvre  inférieure  par  un  léger  sinus.  Les  mandibules,  larges  et  fortes, 
présentent  un  bord  tranchant  armé  d'une  petite  dent  à  chaque  extrémité  ;  le  pro- 
cessus molaire,  conique  et  très  proéminent,  est  situé  à  peu  près  à  la  même  hauteur 
que  la  base  du  palpe,  qui  est  grêle  et  peu  développé.  Les  mâchoires  de  la  première 
paire  sont  très  robustes.  Le  lobe  interne,  assez  court,  est  surmonté  d'une  énorme 
dent  brusquement  coudée,  ciliée  au  bord  interne,  et  d'une  épine  beaucoup  moins 
longue  que  cette  dent.  Le  lobe  externe,  bien  développé,  porte  trois  rangées  d'épines  ; 
les  épines  médianes,  longues  et  recourbées,  sont  denticulées  au  bord  interne  ;  les 
épines  latérales,  droites  et  beaucoup  plus  courtes,  sont  crénelées  à  l'extrémité.  Le 
palpe,  large  et  allongé,  finement  denticulé  à  l'extrémité,  porte  deux  petites  dents  au 
bord  interne.  Le  lobe  interne  des  mâchoires  de  la  seconde  paire,  large  et  arrondi,  est 
garni  d'une  rangée  de  soies  simples  ;  le  lobe  externe,  à  peu  près  d'égale  taille,  porte 
des  soies  ciliées.  Le  lobe  interne  des  maxillipèdes,  obliquement  tronqué  à  l'extrémité, 
porte  une  rangée  de  soies  au  bord  interne  ;  le  lobe  externe,  très  développé,  est  fine- 
ment denticulé  au  bord  interne;  le  palpe,  remarquablement  grêle,  se  termine  par 
un  article  recourbé.,  offrant  bien  l'aspect  d'un  dactyle. 

Les  gnathopodes  antérieurs  sont  peu  développés;  le  propode,  quadrangulaire, 
est  à  peu  près  aussi  long  que  le  carpe  ;  le  bord  palmaire  forme  un  angle  droit  avec 
le  bord  postérieur;  l'extrémité  du  dactyle  dépasse  notablement  le  bord  palmaire. 
Les  gnathopodes  postérieurs,  beaucoup  plus  allongés  que  ceux  de  la  paire  précé- 
dente, présentent  un  propode  ovale,  atteignant  à  peine  la  moitié  de  la  longueur  du 
carpe,  et  terminé,  au  bord  postérieur,  par  un  petit  prolongement  sur  lequel  l'extré- 
mité du  dactyle  vient  s'appuyer.  Les  pattes  des  deux  paires  suivantes,  courtes  et 
grêles,  ne  présentent  rien  de  particulier.  Les  pattes  des  trois  dernières  paires,  à  peu 


22     — 


près  de  même  forme,  sont  beaucoup  plus  allongées  que  les  pattes  précédentes  ;  leur 
article  basai,  finement  crénelé  au  bord  postérieur,  est  ovale,  et  relativement  peu 
développé  ;  les  articles  suivants  sont  extrêmement  grêles,  le  dactyle,  faible  et  très 
court.  Les  pattes  de  la  dernière  paire  sont  un  peu  moins  longues  que  celles  des  deux 
paires  précédentes. 

Les  uropodes,  assez  allongés,  atteignent  au  même  niveau.  Les  branches  des 
uropodes  de  la  première  paire,  grêles  et  styliformes,  un  peu  plus  courtes  que  le 
pédoncule,  sont  d'égale  taille.  La  branche  interne  des  uropodes  de  la  seconde  paire, 
beaucoup  plus  grosse  et  un  peu  plus  longue  que  la  branche  externe,  affecte  une  forme 
particulière  ;  elle  se  rétrécit  brusquement,  à  peu  de  distance  de  son  extrémité,  pour 
se  terminer  ensuite  en  pointe  aiguë  ;  une  petite  soie  part  de  l'angle  de  ce  rétrécisse- 
ment. Les  branches  des  uropodes  de  la  troisième  paire,  étroitement  lancéolées,  sont 
d'égale  longueur;  la  branche  interne  possède  un  petit  article  terminal.  Le  telson, 
beaucoup  plus  long  que  large,  dépasse  l'extrémité  du  pédoncule  des  uropodes  de  la 
dernière  paire  ;  il  est  fendu  sur  un  peu  plus  de  la  moitié  de  sa  longueur,  et  ses  deux 
lobes,  légèrement  divergents,  se  terminent  chacun  par  une  échancrure  garnie  de  deux 
petites  épines. 

Aucun  mâle  ne  se  trouvait  parmi  les  exemplaires  recueillis.  La  plus  grande 
femelle  mesurait  i3mm  de  longueur.  La  couleur,  notée  d'après  les  animaux  frais,  bien 
que  ramenés  morts  dans  la  nasse,  était  d'un  jaune  ambré,  plus  ou  moins  teinté  de 
rose  violacé.  Les  yeux,  bien  nettement  distincts,  étaient  jaune  citron. 


Genre  Orchomene,  Boeck  1870 

Orchoinene   pectinatus,  G.  O.  Sars 

1882.     Orchomene  pectinatus,  G.  O.  Sars  (19©),  p.  80,  pi.  ni,  fig.  5. 
1890.     Orchomene  pectinatus,  G.  O.  Sars  (193),  p.  64,  pi.  xxiii,  fig.  3. 

Campagne  de  1887:  Stn.  112,  profondeur  1287111.  Entre  Sâo  Jorge  et  Pico 
(Açores).  Vingt-cinq  exemplaires. 

Habitat.  —  Orchomene  pectinatus  a  été  dragué,  au  cours  de  l'Expédition  norvé- 
gienne (191,  vol.  2,  p.  42),  dans  le  nord  de  l'Atlantique  et  dans  l'Océan  glacial 
arctique,  par  des  profondeurs  variant  de  25o  à  658  brasses  (457™  à  i204m).  Le  Profes- 
seur G.  O.  Sars  l'a  dragué  par  120  brasses  (2io,m)  dans  le  Varangerfjord.  La  présence 
de  cette  espèce  dans  les  eaux  des  Açores  est  une  nouvelle  preuve  des  affinités  qui 
existent  entre  la  faune  profonde  des  mers  tempérées  et  celle  des  mers  froides. 


—    23    — 

Genre  Orchomenella,  G.  O.  Sars  1890 

Orchomenella  minuta,  (Krôyer) 

1846.  Anonyx  minutas,  Krôyer  (140),  p.  23. 
1870.  Orchomene  minutas,  Boeck  (10),  p.  36. 
1890.     Orchomenella  minuta,  G.  O.  Sars  (10S),  p.  66,  pi.  xxiv,  fig.  1. 

Campagne  de  1887:  Stn.  164,  Saint-Jean-de-Terre-Neuve.  Une  petite  nasse 
en  toile  métallique,  mouillée  dans  le  port,  a  ramené  une  quantité  de  ces  Amphipodes, 
suffisant  à  remplir  un  bocal  d'une  contenance  de  trois  litres. 

Habitat.  —  Orchomenella  minuta,  très  commune  dans  les  régions  arctiques,  est 
signalée  par  Krôyer  et  par  le  Dr  Hansen,  au  Groenland  ;  par  Goës,  au  Spitzberg. 
Le  Willem-Barents  l'a  recueillie  dans  cinq  localités  différentes  de  l'Océan 
glacial.  Cette  espèce  fait  partie  d'une  importante  collection  d'Amphipodes  de  la  Mer 
Blanche,  appartenant  au  Muséum  de  Saint-Pétersbourg  '.  En  Amérique,  elle  a  été 
draguée  sur  la  côte  du  Labrador  (S.  J.  Smith  805,  p.  221).  C'est  une  forme  assez 
répandue  sur  les  côtes  de  Norvège,  principalement  dans  la  région  arctique 
(G.  O.  Sars),  mais  qui  semble  confinée  dans  les  mers  froides  de  l'hémisphère  nord. 
VAnonyx  minuties  de  Sp.  Bâte  et  Westwood  (16,  p.  108),  provenant  des  côtes 
d'Angleterre  est  probablement  identique  avec .  Orchomene  Batei  G.  O.  Sars,  et 
VAnonyx  minutus  de  Heller  (1*8,  p.  24),  recueilli  dans  l'Adriatique,  n'est  certai- 
nement pas  l'espèce  de  Krôyer. 

Genre  Orchomenopsis,  G.  O.  Sars  1891 
Orchomenopsis  abyssorum,  (Stebbing) 
1888.     Orchomene  abyssorum,  Stebbing  (VIS),  p.  676,  pi.  xxi. 

Campagne  de  1888:  Stn.  256,  filet  gouvernail  entre  deux  eaux,  à  2200™  au- 
dessous  de  la  surface.  Un  exemplaire  mâle. 

Habitat.  —  Orchomenopsis  abyssorum  a  été  dragué  par  le  Challenger  dans 
l'Atlantique  sud,  à  l'est  de  Buenos- Ayres,  par  une  profondeur  de  1900  brasses 
(3477™).  L'unique  exemplaire  recueilli,  un  mâle,  a  peut-être  été  capturé  entre  deux 
eaux,  pendant  que  le  chalut  remontait  à  bord.  On  connaît  d'autres  exemples  de 
Lysianassides  prises  entre  deux  eaux,  ou  même  à  la  surface.  Orchomene  musculosus 
Stebbing,  forme  assez  voisine  à"1  Orchomenopsis  abyssorum,  et  qui  doit  probablement 

1    Ces  Amphipodes  m'ont  été   fort  aimablement   communiqués,  sur  la   demande  de   M.  le  Professeur 
de  Korotneff,  directeur  du  Laboratoire  russe  de  Villefranche. 


—  24  — 

prendre  place  dans  le  même  genre,  bien  que  le  propode  de  ses  gnathopodes  posté- 
rieurs ne  soit  pas  chéliforme,  a  été  capturé  par  le  Challenger,  dans  le  sud  du 
Japon,  à  la  surface,  la  profondeur  en  cet  endroit  étant  de  2425  brasses  (4437™). 

Genre  Tryphosites,  G.  O.  Sars  1891 

Tryphosites  longipes,  (Sp.  Bâte) 

1862.  Anonyx  longipes,  Sp.  Bâte  (15),  p.  79,  pi.  xm,  fig.  4  (Ç). 

1862.  Anonyx  ampulla,  Sp.  Bâte  (15),  p.  79,  pi.  xm,  fig.  5  (o*). 

1870.  Tryphosa  longipes,  Boeck  (•©),  p.  38. 

1891.  Tryphosites  longipes,  G.  O.  Sars  (19*1,  p.  81,  pi.  xxvm,  fig.  3,  et  pi.  xxvix,  hg.   1. 

Campagne  de  1886  :  Stn.  42,  profondeur  i36m.  —  Stn.  44,  protondeur  i66m. 
Golfe  de  Gascogne. 

Campagne  de  1887  :  Stn.  85,  profondeur  i8om.  Golfe  de  Gascogne. 

Habitat.  —  Tryphosites  longipes  est  commune  sur  les  côtes  de  Norvège,  par 
20  à  100  brasses  (36mà  i83m)  de  profondeur  (G.  O.  Sars).  Le  Rév.  Norman  l'a  draguée 
aux  îles  Shetland  ;  Sp.  Bâte  signale  sa  présence  sur  les  côtes  d'Ecosse.  Elle  habite 
aussi  la  côte  occidentale  de  France,  par  des  profondeurs  très  faibles  ;  je  l'ai  draguée 
dans  la  baie  du  Croisic,  par  6m,  et  par  i5m.  En  Méditerranée,  le  Professeur  G.  O. 
Sars  (IO«,  p.  82),  la  trouvée  dans  le  Golfe  de  Naples,  et  la  Princesse -Alice 
l'a  capturée,  sur  la  côte  de  Sicile,  par  i2iom  de  profondeur  (G4,  p.  428). 

Genre  Euryporeia,  G.  O.  Sars  1891' 

Euryporeia  gryllus,  (Mandt) 

(PI.   XIV,   fig.  4) 

1822.  Gammarus  gryllus,  Mandt     151  l  p.   34. 

1848.  Lysianassa  magellanica,  H.  Milne-Edwards  (109),  p.  398. 

i865.  Lysianassa  gryllus,  Goës  (lOft),  p.  5 17,  pi.  xxxvi. 

i865.  Eurytenes  magellanicus,  Lilljeborg  (14»),  p.  11,  pi.  i-m,  fig.  1-22. 

1870.  Eurytenes  gryllus,  Boeck  (19),  p.  25. 

1884.  Eurythenes  gryllus,  S.  I.  Smith  (SÛO),  p.   54. 

1889.  Eurythenes  gryllus,  Chevreux    55,  p.  298. 

1891.  Euryporeia  gryllus,  G.  O.  Sars  (1©*),  p.  86,  pi.  xxx. 

1895.  Euryporeia  gryllus^  Chevreux  (84),  p.  426. 

Campagne  de  1888:  Stn.   188,  profondeur  2ooom.  Parages   des  Açores.  Deux 
jeunes  exemplaires,  le  plus  grand  mesurant  4Ômm. 

1  Le  nom  générique  Eurytenes,  affecté  par  le  Professeur  Lilljeborg,  en  i865,  à  la  Lysianassa  magel- 
lanica de  H.  Milne-Edwards,  ne  pouvait  subsister,  ayant  été  employé  quelques  années  auparavant,  pour 
désigner  un  genre  d'Hyménoptères.  En  1884,  M.  Smith  modifia  légèrement  l'orthographe  de  ce  nom,  sans 


—    25    — 

Habitat.  —  Le  premier  exemplaire  connu  de  cette  espèce  géante  a  été  décrit  par 
Mandt,  d'après  un  individu  long  de  trois  pouces  (76™™),  rejeté  par  un  Pétrel,  Procel- 
laria  glacialis,  pris  au  voisinage  du  Groenland.  En  1848,  H.  Milne  Edwards  décrivit, 
sous  le  nom  de  Lysianassa  mage/lanica,  un  Amphipode  des  mers  australes,  trouvé 
par  d'Orbigny  dans  l'estomac  d'un  grand  Poisson,  capturé  dans  le  détroit  de  Magellan, 
Amphipode  incontestablement  identique  au  Gammarus  gryllus  Mandt.  Plus  récem- 
ment, le  Professeur  Lilljeborg,  le  Docteur  Hansen  et  le  Professeur  G.  O.  Sars  ont 
signalé  la  présence  de  cette  rare  espèce  dans  les  parages  de  l'Islande,  du  Groenland  et 
sur  la  côte  septentrionale  de  Norvège,  où  on  ne  la  trouvait  que  dans  l'estomac  de 
squales,  Scymnus  borealis  et  Samniosus  microcephahts,  habitant  les  grandes  profon- 
deurs. Jusqu'en  i883,  on  ne  connaissait  pas  à  YEuryporeia  de  station  intermédiaire 
entre  l'extrême  nord  de  l'Europe  et  le  Cap  Horn.  C'est  à  cette  époque  qu'il  fut 
capturé  pour  la  première  fois  au  chalut,  pendant  l'Expédition  de  YAlba  TROSS,  sur  la 
côte  est  de  l'Amérique  du  Nord,  par  une  profondeur  de  1700  brasses  (3 1 1 1  mètres), 
et  par  370  56'  20"  de  latitude  Nord  ;  les  exemplaires  recueillis  dans  la  nasse  de 
YHirojsdelle  habitaient,  à  peu  de  chose  près,  sous  la  même  latitude.  J'ajouterai 
que,  en  1894,  les  nasses  de  la  Princesse-Alice  ont  capturé  un  exemplaire  de  cette 
espèce  dans  l'Atlantique,  au  voisinage  du  détroit  de  Gibraltar,  par  une  profondeur 
de  36iom,  et  huit  exemplaires,  dans  le  Golfe  de  Gascogne,  par  2620™  de  profondeur 
(«4,  p.  426). 

Au  moment  de  leur  capture,  les  exemplaires  de  Y  Hirondelle  étaient  colorés 
en  rose  plus  ou  moins  teinté  de  jaune;  le  bord  des  pattes  était  vermillon,  les  yeux, 
d'un  jaune  orangé. 

Genre  Anonyx,  Krôyer  i838 

Anonyx  nugax,  (Phipps) 

1774.  Cancer  nugax,  Phipps  (180),  p.   192,  pi.  xii,  fig.  3. 

i838.  Anonyx  lagena,  Krôyer  (131?),  p.  244,  pi.  1,  fig.  1. 

1840.  Lysianassa  lagena,  H.  Milne- Edwards  (ÎOI),  vol.  3,  p.  21. 

1845.  Anonyx  ampulla,  Krôyer  (139),  p.   578. 

1862.  Lysianassa  nugax,  Sp.  Bâte  (15),  p.  65,  pi.  x,  fig.  3. 

1877.  Anonyx  nugax,  Miers  (158),  p.   1 35. 

1891.  Anonyx  nugax,  G.  O.  Sars  (198),  p.  88,  pi.  xxxi. 

Campagne  de  1887  :  Stn.  i63,  profondeur  i5om.  Parages  de  Terre-Neuve. 
Habitat.  —  Cette  espèce  est  très  répandue  dans  l'Océan  glacial  arctique.  Le 
Professeur  G.  O.  Sars  la  signale  sur  les  côtes  de  Norvège,  où  elle  est  assez  commune, 

en  changer  la  consonnance,  et  j'ai  moi-même  admis,  d'une  façon  toute  provisoire,  la  dénomination  à'Eury* 
thenes,  dans  une  note  préliminaire.  Plus  récemment,  le  Professeur  G.  O.  Sars  a  créé,  avec  raison,  le  nom 
générique  Euryporeia,  qui,  tout  en  conservant  le  même  sens,  ne  prête  plus  à  aucune  confusion. 

4 


—    26   — 

par  des  profondeurs  de  5o  à  3oo  brasses  (gim  à  549™).  Bruzelius  l'a  draguée  sur  les 
côtes  de  Suède,  le  Rév.  Norman,  aux  îles  Shetland.  Le  Muséum  de  Saint-Pétersbourg 
en  possède  des  exemplaires  provenant  de  plusieurs  localités  de  la  Mer  Blanche . 
Anonyx  nugax  n'avait  pas  encore  été  rencontré  sur  les  côtes  américaines; 
V  Hirondelle  l'y  a  dragué,  au  voisinage  de  Terre-Neuve. 


Genre  Hoplonyx,  G.  O.  Sars  1891 
Hoplonyx  cicada,  (Fabricius) 


1780.  Oniscus  cicada,  Fabricius  (94),  p.  258. 

1845  Anonyx  gulosus,  Kroyer  (139),  p.  611. 

i85i.  Anonyx  norvégiens,  Lilljeborg  (145),  p.  22. 

i856.  Anonyx  Holbôlli,  Sp.  Bâte  (11),  p.  58,  pi.  xvn,  fig.  3. 

1888.  Anonyx  cicada,  Stebbing  (816),  p.  47. 

1891.  Hoplonyx  cicada,  G.  O.  Sars  (198),  p.  92,  pi.  xxxn,  fig.  2. 

Campagne  de  1887  :  Fayal  (Açores),  sur  des  Madrépores.  Deux  exemplaires. 

Habitat.  —  Hoplonyx  cicada  est  extrêmement  répandu  dans  les  mers  du  nord 
de  l'Europe,  depuis  le  Groenland  jusqu'au  sud  de  la  Norvège  (G.  O.  Sars),  où  il 
habite  les  profondeurs  de  20  à  200  brasses  (36m  à  365  m).  Lilljeborg  le  signale  sur  les 
côtes  de  Suède,  Sp.  Bâte,  en  Ecosse  et  à  Plymouth.  On  ne  l'avait  jamais  rencontré 
au  sud  de  l'Angleterre.  Les  exemplaires  de  Y  Hirondelle  proviennent  des  Açores, 
et,  plus  récemment,  les  nasses  de  la  Princesse-Alice  ont  capturé  cette  espèce 
dans  les  eaux  profondes  de  l'Atlantique  et  de  la  Méditerranée  (04,  p.  427). 


Genre  Centromedon,  G.  O.  Sars  1891 

Centromedon  crenulatum,  nov.  sp. 

(PI.  v,  fig.  3) 

Campagne  de  1886  :  Stn.  66,  profondeur  5iom-363m.  Au  large  du  Cap  Finisterre. 
Cinq  exemplaires. 

Campagne  de  1887  :  Stn.  85,  profondeur  i8om.  Golfe  de  Gascogne.  Un  exem- 
plaire. 

Le  corps,  assez  comprimé,  est  un  peu  moins  robuste  que  celui  du  type  du  genre: 
Centromedon  pumilus  (Lilljeborg).  La  tête,  notablement  plus  longue  que  le  premier 
segment  du  mésosome,  présente  des  lobes  latéraux  allongés  et  aigus.  Les  plaques 
coxales  antérieures  ne  sont  pas  beaucoup  plus  élevées  que  les  segments  correspon- 
dants du  mésosome,  et  ne  portent  pas  de  dent  à  l'angle  inféro-postérieur.  La  largeur 
des  plaques  coxales  de  la  cinquième  paire  dépasse  notablement  leur  hauteur.  Les 


—  27  — 

plaques  épimérales  du  troisième  segment  du  métasome  se  terminent  par  un  crochet 
aigu  et  recourbé.  Le  premier  segment  de  l'urosome  présente  une  dépression  dorsale 
très  accentuée,  suivie  d'une  petite  carène  arrondie.  Il  n'existe  aucune  trace  d'organes 
de  vision. 

Les  antennes  sont  relativement  longues  et  grêles.  Le  premier  article  du  pédon- 
cule des  antennes  supérieures,  assez  large,  est  suivi  de  deux  articles  beaucoup  plus 
étroits  et  très  courts.  Le  flagellum  se  compose  d'un  premier  article  assez  allongé, 
garni  de  longs  cils  au  bord  inférieur,  et  suivi  de  six  articles  notablement  plus 
longs  que  larges.  Le  flagellum  accessoire,  tri-articulé,  dépasse  un  peu  la  longueur  du 
premier  article  du  flagellum  principal.  Les  antennes  inférieures,  un  peu  plus  longues 
que  les  antennes  supérieures,  présentent  un  pédoncule  assez  court;  leur  flagellum 
comprend  douze  articles. 

Les  pièces  buccales  diffèrent  quelque  peu  de  celles  du  type  du  genre  Centro- 
medon.  L'épistome  est  plus  proéminent;  le  processus  molaire  des  mandibules, 
tronqué  à  l'extrémité,  est  situé  à  peu  près  à  la  même  hauteur  que  le  palpe.  Dans  les 
mâchoires  de  la  première  paire,  le  palpe,  remarquablement  large,  porte  de  nom- 
breuses petites  dents  à  son  extrémité.  Enfin,  le  lobe  externe  des  maxillipèdes  atteint 
presque  l'extrémité  de  l'avant-dernier  article  du  palpe,  qui  se  termine  par  un  dactyle 
bien  caractérisé. 

Le  propode  des  gnathopodes  antérieurs  est  aussi  long  que  le  carpe  ;  son  bord 
palmaire  se  confond  avec  le  bord  postérieur  et  forme  avec  lui  une  courbe  régulière- 
ment arrondie.  Le  propode  des  gnathopodes  postérieurs,  gros  et  court,  largement 
ovale,  est  beaucoup  moins  long  que  le  carpe.  Les  pattes  des  trois  dernières  paires 
sont  presque  d'égale  taille,  celles  de  la  sixième  paire  étant  néanmoins  quelque  peu 
plus  allongées.  L'article  basai  des  pattes  des  cinquième  et  sixième  paires  est  irréguliè- 
rement crénelé  au  bord  postérieur,  qui  est  presque  droit;  les  articles  suivants  sont 
assez  robustes.  L'article  basai  des  pattes  de  la  septième  paire  est  largement  ovale;  son 
bord  postérieur,  régulièrement  arrondi,  porte  des  dents  extrêmement  saillantes  et 
aiguës  ;  les  autres  articles  sont  beaucoup  plus  grêles,  mais  presque  aussi  longs,  que 
ceux  des  pattes  de  la  paire  précédente. 

La  branche  interne  des  uropodes  de  la  dernière  paire  est  beaucoup  plus  grêle  et 
plus  courte  que  la  branche  externe  ;  cette  dernière,  bi-articulée,  porte  quatre  épines 
au  bord  externe.  Le  telson,  large  et  court,  n'est  pas  beaucoup  plus  étroit  à  l'extrémité 
qu'à  la  base  ;  fendu  sur  les  trois  quarts  de  sa  longueur,  carrément  tronqué  à  l'extré- 
mité, chacune  de  ses  lamelles  porte  une  rangée  de  six  petites  épines,  et  deux  épines 
terminales. 

L'exemplaire  décrit  ci-dessus  semble  être  un  jeune  mâle;  il  mesurait  4mm.  Une 
femelle  mutilée,  provenant  de  la  Stn.  66,  atteignait  6mm  de  longueur. 

Cette  nouvelle  espèce  diffère  bien  nettement  de  Centromedon pumilus  (Lilljeborg) 
par  ses  plaques  coxales  antérieures  beaucoup  moins  élevées,  par  les  proportions  des 
pattes  des  trois  dernières  paires,  qui  sont  presque  d'égale  taille  chez  Centromedon 


—    28    — 

cremdatum,  tandis  que  celles  de  la  sixième  paire  sont  beaucoup  plus  longues  que  les 
autres,  chez  l'espèce  norvégienne,  et  par  les  dents  très  accentuées  qui  garnissent  le 
bord  postérieur  de  l'article  basai  des  pattes  de  la  dernière  paire.  Les  pièces  buccales 
sont  aussi  sensiblement  différentes  dans  les  deux  formes.  UAnonyx  calcaratas  G.  O. 
Sars  (I»l,  p.  142,  pi.  xii,  fig.  3),  et  YAnonyx  typhlops  G.  O.  Sars  (f»l,  p.  145, 
pi.  xii,  fig.  4),  que  l'éminent  zoologiste  norvégien  a  compris  récemment  dans  le  genre 
Centromedon  (199,  p.  100),  différent  aussi,  par  de  nombreux  caractères,  de  l'espèce 
décrite  ci-dessus. 

Genre  Onesimus,  Boeck  1870 

Onesimus  plautus,  (Krôyer) 

1845.    Anonyx  plautus,  Krôyer  (13»),  p.  629. 

1870.     Onesimus  plautus,  Boeck  (19),  p.  32. 

1891.     Onesimus  plautus,  G.  O.  Sars  (ISS),  p.   107,  pi.  xxxvn,  fig.   1. 

Campagne  de  1887  :  Stn.  i63,  profondeur  i5om.  Parages  de  Terre-Neuve.  Deux 
femelles,  trouvées  sur  des  Astéries. 

Habitat.  —  Onesimus  plautus  est  assez  répandu  dans  l'Océan  glacial  arctique, 
où  Krôyer  le  signale  au  Groenland,  Goës,  au  Spitzberg,  le  Dr  Stuxberg,  dans  la 
Mer  de  Kara.  Le  Muséum  de  Saint-Pétersbourg  en  possède  des  exemplaires  prove- 
nant de  la  Mer  Blanche.  Il  est  très  rare  sur  la  côte  occidentale  de  Norvège  (G.  O.  Sars), 
et  n'a  jamais  été  rencontré,  dans  les  mers  d'Europe,  au  sud  de  la  Scandinavie.  Les 
listes  d'Amphipodes  de  la  côte  orientale  de  l'Amérique  du  Nord  ne  le  mentionnent 
pas. 

Genre  Lepidepecreum,  Bâte  et  Westwood  1866 
Lepidepecreum  clypeatum,  Chevreux 

(PI.    IV,    fig.    2) 

1888.    Lepidepecreum  clypeatum,  Chevreux  (48),  p.  40. 

Campagne  de  1887:  Stn.  85,  profondeur  i8om.  Golfe  de  Gascogne.  Un  exem- 
plaire. 

Le  mésosome  est  extrêmement  épais  et  robuste;  le  métasome  et  l'urosome  sont 
plus  comprimés.  Une  carène  dorsale  existe  sur  toute  la  longueur  du  corps.  La  tête, 
assez  courte,  présente  une  légère  projection  rostrale;  les  lobes  latéraux,  très  allongés, 
arrondis  à  l'extrémité,  s'avancent  jusqu'au  milieu  du  second  article  du  pédoncule 
des  antennes  supérieures.  Les  plaques  coxales  antérieures  atteignent  plus  du  double 
de  la  hauteur  des  segments  correspondants  du  mésosome.  Les  plaques  coxales  des 
trois  premières  paires  sont  assez  étroites.  Les  plaques  coxales  de  la  quatrième  paire 


—  29  — 

présentent,  à  leur  partie  inférieure,  un  prolongement  lobiforme,  légèrement  arrondi. 
Les  plaques  coxales  de  la  cinquième  paire,  très  développées,  un  peu  moins  larges 
que  hautes,  sont  à  peine  échancrées  au  bord  inférieur.  Les  plaques  épimérales  des 
deux  premiers  segments  du  métasome  sont  arrondies  ;  celles  du  troisième  segment, 
légèrement  prolongées  en  arrière,  se  terminent  en  pointe  aiguë.  Le  troisième  segment, 
du  métasome  et  le  premier  segment  de  l'urosome  se  prolongent  dorsalement  en  une 
pointe  aiguë,  droite  dans  le  premier  de  ces  segments,  légèrement  recourbée  dans  le 
second.  L'exemplaire  semble  dépourvu  d'organes  de  vision;  examiné  quelques  jours 
après  sa  capture,  il  n'en  présentait  aucune  trace. 

Le  premier  article  du  pédoncule  des  antennes  supérieures,  très  large  et  renflé, 
porte,  au  bord  antérieur,  une  forte  carène,  prolongée  en  pointe  obtuse  au  dessus  du 
second  article  ;  ce  dernier,  extrêmement  court,  présente,  au  bord  antérieur,  une 
carène  prolongée  en  pointe  aiguë  au-dessus  du  troisième  article;  son  bord  postérieur 
est  aussi  prolongé  en  pointe.  Le  troisième  article,  beaucoup  plus  long  que  le  second, 
n'est  pas  caréné.  Le  flagellum  se  compose  d'un  premier  article,  un  peu  plus  long  que 
large,  suivi  de  cinq  articles  beaucoup  plus  courts,  garnis  de  longs  cils  au  bord  posté- 
rieur. Il  n'existe  aucune  trace  de  flagellum  accessoire.  Les  antennes  inférieures,  très 
grêles,  sont  à  peine  aussi  longues  que  les  antennes  supérieures.  Le  troisième  article  du 
pédoncule,  remarquablement  grand,  dépasse  de  beaucoup  en  longueur  les  deux 
suivants,  qui  sont  à  peu  près  d'égale  taille.  Le  flagellum,  comprenant  trois  petits 
articles,  se  termine  par  une  touffe  de  longs  cils. 

Les  mandibules,  grosses  et  courtes,  présentent  un  bord  tranchant  lisse,  un 
processus  molaire  assez  proéminent,  un  palpe  très  allongé,  fixé  beaucoup  plus  près  de 
la  base  de  la  mandibule  que  le  processus  molaire.  Le  lobe  interne  des  mâchoires  de 
la  première  paire,  assez  allongé,  affecte  une  forme  à  peu  près  triangulaire;  le  lobe 
externe  est  armé  de  nombreuses  épines  crénelées;  le  palpe,  remarquablement  large, 
est  denticulé  à  l'extrémité.  Les  maxillipèdes  sont  peu  développés  ;  le  lobe  interne, 
assez  court,  se  termine  par  trois  dents  arrondies  ;  le  lobe  externe  atteint  le  milieu 
du  troisième  article  du  palpe,  qui  est  grêle  et  peu  allongé. 

Le  propode  des  gnathopodes  antérieurs,  notablement  plus  long  que  le  carpe,  est 
un  peu  plus  large  à  l'extrémité  qu'à  la  base;  le  bord  palmaire,  légèrement  échancré, 
forme,  avec  le  bord  postérieur,  un  angle  à  peu  près  droit,  armé  d'une  épine  ;  le 
dactyle,  gros  et  recourbé,  porte  une  dent  au  bord  interne.  Les  gnathopodes  posté- 
rieurs sont  très  allongés;  le  propode,  beaucoup  plus  court  que  le  carpe,  et  fortement 
renflé  à  l'extrémité,  présente,  à  sa  partie  inférieure,  un  prolongement  anguleux,  qui 
forme,  avec  le  dactyle,  une  petite  pince  bien  conformée.  Les  pattes  des  deux  paires 
suivantes  sont  longues  et  grêles  ;  l'article  méral  est  assez  fortement  renflé  au  bord 
antérieur;  le  carpe  est  un  peu  plus  court  que  le  propode;  le  dactyle,  mince  et 
allongé,  atteint  la  moitié  de  la  longueur  du  propode.  L'article  basai  des  pattes  de  la 
cinquième  paire,  presque  orbiculaire,  est  aussi  large  que  long  ;  l'article  méral,  forte- 
ment renflé   en  arrière,   se   prolonge   inférieurement   jusqu'au   milieu   de  l'article 


—  3o  — 

suivant.  L'article  basai  des  pattes  de  la  sixième  paire,  irrégulièrement  ovale,  se 
prolonge  inférieurement  au  delà  du  milieu  de  l'article  méral  ;  ce  dernier  présente,  au 
bord  postérieur,  un  renflement  très  accentué.  Les  pattes  de  la  dernière  paire  sont 
remarquables  par  l'énorme  développement  de  leur  article  basai,  qui  atteint  plus  du 
double  de  la  longueur  de  l'ensemble  des  cinq  articles  suivants,  et  se  prolonge  infé- 
rieurement, au  point  de  dépasser  l'extrémité  du  carpe;  l'article  ischial  et  l'article 
méral  portent  une  rangée  de  fortes  épines  au  bord  antérieur;  le  dactyle,  assez  court, 
est  droit. 

Dans  les  trois  paires  d'uropodes,  la  branche  externe  est  notablement  plus  longue 
que  la  branche  interne.  Le  pédoncule  des  uropodes  de  la  troisième  paire  est  gros  et 
court;  la  branche  externe,  presque  styliforme,  ne  porte  ni  soies  ni  épines;  la  branche 
interne,  plus  courte  et  plus  robuste,  se  termine  par  deux  fortes  épines  divergentes. 
Le  telson,  étroit  et  allongé,  atteint  presque  l'extrémité  des  uropodes  de  la  troisième 
paire;  sa  fente,  très  ouverte,  s'étend  jusqu'aux  deux  tiers  de  sa  longueur  ;  il  ne  porte 
ni  soies,  ni  épines. 

L'unique  exemplaire  recueilli,  une  femelle  ovifère,  mesurait  4mm,5  de  longueur. 

Le  genre  Lepidepecreum  comprend  quatre  autres  espèces  :  Lepidepecreum 
carinatum  Sp.  Bâte  et  Westwood  (16.  vol.  2,  p.  509),  dont  l'habitat  s'étend  du  sud 
de  la  Norvège  jusqu'en  Méditerranée;  Lepidepecreum  umbo  Goës  (105,  p.  52o,  fig.  6), 
forme  de  l'extrême  nord  de  l'Europe;  Lepidepecreum  typhlops  Bonnier  (S S,  p.  621, 
pi.  xxxvi,  fig.  2),  dragué  par  le  CAUDAN  dans  le  Golfe  de  Gascogne  ;  Lepidepecreum 
foraminiferum  Stebbing  (SI©,  p.  686,  pi.  xxiv),  dragué  par  le  Challenger  au 
voisinage  de  l'île  Kerguelen.  La  forme  draguée  par  YHirondelle  est  bien  caracté- 
risée par  le  développement  considérable  de  l'article  basai  des  pattes  des  deux  der- 
nières paires. 


Famille    des    PONTOPOREIDiE 
Genre  Urothoe,  Dana  i852 

Urothoe  elegans,  Sp.  Bâte 

i856.  Gammarus  elegans,  Sp.  Bâte  (11),  p.  58,  pi.  xiv,  fig.  5. 

1857.  Urothoe  elegans,  Sp.  Bâte  (1S),  p.   145. 

1891.  Urothoe  elegans,  Stebbing  (1815),  p.   i3,  pi.  i. 

1893.  Urothoe  irrostrata,  Della  Valle  (8S),  p.  664,  pi.  v,  fig.  8,  et  pi.  xxxvi,  fig.  3,  4  et  14  (o*). 

Campagne  de  1886  :  Stn.  66,  profondeur  5iom-363ra.  Au  large  du  Gap  Finisterre. 
Trois  femelles. 

Campagne  de  1887:  Stn.  85,  profondeur  i8om.  Golfe  de  Gascogne.  Deux  femelles. 
Le  Professeur  Della  Valle,  qui  assimile  toutes  les  espèces  du  genre  Urothoe  à 


i  I 


YUrothoe  irrostrata  Dana,  a  décrit  et  figuré,  sous  ce  nom,  la  femelle  &  Urothoe 
pulchella,  et  le  mâle  &  Urothoe  elegans.  Chez  le  mâle  &  Urothoe pulchella,  dont  j'ai  eu 
occasion  d'examiner  de  nombreux  exemplaires,  provenant  de  l'Océan  et  de  la  Médi- 
terranée, les  pattes  de  la  cinquième  paire  sont  semblables  à  celles  de  la  femelle,  et 
leur  quatrième  article,  tout  aussi  renflé  et  épineux,  ne  ressemble  nullement  à  celui 
de  la  figure  14,  pi.  xxxvi,  de  l'ouvrage  de  M.  Délia  Valle.  Un  mâle  d'Urothoe 
elegans,  dragué  par  la  Melita  sur  la  côte  de  Corse,  avait  le  corps  et  les  épimères 
rouge  corail,  les  pattes  roses  et  les  yeux  noirs,  ce  qui  est,  à  peu  de  choses  près,  la 
couleur  de  YUrothoe  mâle  figurée  par  M.  Délia  Valle  (8»,  pi.  v,  fig.  8).  Chez  les 
mâles  d'  Urothoe pulchella,  dragués  sur  la  côte  d'Algérie,  la  couleur  générale  du  corps 
était  jaune;  la  partie  dorsale  du  mésosome  était  teintée  de  rouge  vif,  et  quelques 
taches  de  même  couleur  existaient  sur  les  épimères  et  sur  les  côtés  du  mésosome; 
tous  les  appendices  étaient  blanc  translucide,  les  yeux,  rouge  foncé. 

Habitat.  —  Urothoe  elegans  a  été  décrite  par  Sp.  Bâte,  d'après  un  exemplaire 
mâle,  provenant  des  environs  de  Plymouth.  Cette  espèce  n'est  pas  très  rare  dans  les 
eaux  des  Iles  Britanniques;  Kinahan  l'a  draguée  au  voisinage  de  Dublin,  le  Rév. 
Norman  aux  îles  Shetland,  le  Docteur  Robertson  dans  le  golfe  de  Clyde,  M.  Walker 
aux  environs  de  Liverpool.  Sur  les  côtes  de  France,  sa  présence  n'était  encore 
connue  avec  certitude  qu'à  Saint-Vaast-La-Hougue  (6©,  p.  119).  La  Melita  l'a 
draguée  en  Méditerranée,  sur  la  côte  de  Corse,  et,  au  Sénégal,  à  Dakar,  Gorée  et 
Rufisque. 

Urothoe  Poucheti,  Chevreux 

(PI.  v,  fig.  4) 

1888.     Urothoe  Poucheti,  Chevreux  (49),  p.  34. 

1891.     Urothoe  Poucheti,  Stebbing  (SI*),  p.  9  et  p.  25. 

Campagne  de  1887:  Stn.  121,  surface.  Parages  des  Açores.  Un  exemplaire 
mâle. 

Le  corps  est  remarquablement  grêle  et  élancé.  Les  plaques  épimérales  du  troi- 
sième segment  du  métasome,  légèrement  prolongées  en  arrière,  se  terminent  par  des 
angles  à  peine  arrondis,  presque  droits.  La  tête  se  prolonge  antérieurement  pour 
former  un  rostre  assez  accentué,  obtus  à  l'extrémité.  Les  yeux,  proéminents,  très 
grands,  arrondis,  se  touchent  au  sommet  de  la  tête. 

Le  pédoncule  des  antennes  supérieures  atteint  à  peu  près  la  longueur  de  la  tête; 
son  second  article  est  un  peu  plus  long  que  le  premier;  le  troisième  article  égale  les 
deux  tiers  de  la  longueur  du  second.  Le  flagellum  principal,  un  peu  plus  court  que  le 
pédoncule,  se  compose  de  huit  articles,  beaucoup  plus  longs  que  larges  ;  le  flagellum 
accessoire  comprend  trois  articles  d'égale  taille.  Les  antennes  inférieures  sont  presque 
aussi  longues  que  le  corps;  le  quatrième  article  de  leur  pédoncule  est  armé  de  sept 
grandes  épines;  le  cinquième  article,  notablement  plus  court  que  le  quatrième,  porte 


—    32    — 

quatre  calcéoles  au  bord  antérieur;  presque  tous  les  articles  du  flagellum  sont  égale 
ment  munis  de  calcéoles. 

Les  gnathopodes  diffèrent  à  peine  de  ceux  du  type  du  genre  :  Urothoe  elegans 
Sp.  Bâte.  Le  dactyle  des  gnathopodes  antérieurs  atteint  les  trois  quarts  de  la  lon- 
gueur du  propode  ;  le  dactyle  des  gnathopodes  postérieurs  est  beaucoup  plus  court. 
Dans  les  pattes  des  troisième  et  quatrième  paires,  le  propode,  beaucoup  moins  long 
que  le  carpe,  est  armé  de  sept  épines  d'inégale  taille  ;  le  dactyle  porte  dix  petites 
dents  au  bord  interne.  L'article  basai  des  pattes  de  la  cinquième  paire  est  arrondi  à 
l'angle  inféro-postérieur  ;  le  carpe  n'est  pas  plus  large  que  l'article  qui  le  précède  ;  le 
dactyle,  grêle  et  droit,  presque  aussi  long  que  le  propode,  porte,  au  bord  interne,  six 
ou  sept  petits  nodules,  suivis  de  quatre  petites  dents,  et  d'une  dent  beaucoup  plus 
grande,  située  près  de  son  extrémité.  Le  bord  postérieur  de  l'article  basai  des  pattes 
de  la  sixième  paire  présente  une  courbure  régulière,  la  plus  grande  largeur  de  l'article 
se  trouvant  vers  son  milieu,  tandis  qu'elle  est  située  beaucoup  plus  bas  chez  Urothoe 
elegans;  le  dactyle,  grêle  et  droit,  atteint  presque  la  longueur  du  propode.  Le  bord 
antérieur  de  l'article  basai  des  pattes  de  la  dernière  paire  est  droit,  son  bord  posté- 
rieur présente  une  courbure  régulière  ;  le  propode  est  aussi  long  que  le  carpe  ;  le 
dactyle  atteint  les  trois  quarts  de  la  longueur  du  propode. 

Le  pédoncule  des  uropodes  de  la  première  paire  porte  une  rangée  de  vingt-trois 
épines  au  bord  interne  ;  la  branche  externe,  presque  aussi  longue  que  le  pédoncule, 
est  armée  de  quatre  épines.  Les  uropodes  de  la  seconde  paire,  plus  développés  que 
chez  les  autres  espèces  du  genre  Urothoe,  atteignent  le  niveau  de  l'extrémité  des 
uropodes  précédents,  et  dépassent  de  beaucoup  le  pédoncule  des  uropodes  de  la 
dernière  paire  ;  leurs  branches,  presque  aussi  longues  que  le  pédoncule,  sont  droites; 
la  branche  interne  porte  trois  épines.  Les  branches  des  uropodes  de  la  dernière 
paire,  largement  lancéolées,  sont  bordées  de  longues  soies  ciliées  ;  il  existe  quatre 
petites  épines  sur  la  face  supérieure  de  la  branche  interne.  Le  telson,  assez  allongé, 
presque  entièrement  fendu,  atteint  le  milieu  des  branches  des  uropodes  de  la  dernière 
paire. 

La  longueur  de  l'exemplaire  recueilli  est  de  5mm. 

Urothoe  Poucheti,  très  voisine  d' Urothoe  elegans  Sp.  Bâte,  et  d' Urothoe  norve- 
gica  Boeck,  en  diffère  néanmoins  par  d'assez  nombreux  caractères,  parmi  lesquels 
on  peut  citer  la  forme  plus  élancée  du  corps,  les  nombreuses  épines  dont  le  pédon- 
cule des  uropodes  de  la  première  paire  est  armé,  et  la  grande  longueur  des  uropodes 
de  la  seconde  paire. 

Urothoe  marina,  (Sp.  Bâte) 

1857.  Sulcator  marinus,  Sp.  Bâte  (18),  p.  140. 

1862.  Urothoe  marinus,  Sp.  Bâte  (15),  p.  n5,  pi.  xix,  fig.  2. 

1876.  Urothoe  marinus,  Giard  (iOi),  p.  76. 

1891.  Urothoe  marinus,  Stebbing  (Hf  Ï),  p.   16,  pi.  il. 


—  33  — 

Campagne  de  1887  :  Stn.  85,  profondeur  i8om.  Golfe  de  Gascogne.  Cinq  exem- 
plaires. 

Habitat.  —  Urothoe  marina,  signalée  aux  îles  Shetland  par  le  Rév.  Norman,  et 
dans  le  Cattégat,  par  Meinert,  n'a  jamais  été  rencontrée  sur  les  côtes  de  Norvège. 
Elle  ne  semble  pas  rare  dans  les  eaux  des  Iles  Britanniques;  Sp.  Bâte  la  signale  à 
Banff  (Murray  Firth)  ;  le  Rév.  Stebbing,  dans  le  Firth  of  Clyde  ;  M.  Th.  Scott,  dans 
le  Firth  of  Forth;  M.  Walker,  dans  les  parages  de  Liverpool;  MM.  Walker  et 
Hornell,  à  Jersey.  Sur  les  côtes  de  France,  elle  a  été  trouvée  dans  le  Boulonnais  par 
MM.  Giard  et  Th.  Barrois,  à  Saint-Vaast-la-Hougue  et  à  Roscoff,  par  Grube,  à 
Concarneau,  par  M.  Bonnier.  J'ai  signalé  sa  présence  au  Havre,  à  Saint-Lunaire  et 
au  Croisic.  Elle  n'a  jamais  été  rencontrée  au  sud  de  cette  localité,  et  c'est  par  erreur 
que  je  l'ai  citée  (51,  p.  348)  comme  habitant  la  côte  d'Algérie. 

La  distribution  bathymétrique  d' Urothoe  marina  oscille  entre  la  limite  des  basses 
mers  et  la  profondeur,  relativement  grande,  de  i8om,  à  laquelle  Y  Hirondelle 
l'a  capturée;  le  Rév.  Norman  l'avait  draguée  par  60  brasses  (uom),  dans  les  parages 
des  îles  Shetland. 

Urothoe  pulchella,  (Costa) 

i853.     Egidia  pulchella,  Costa  (81),  p.  172. 

1873-76.     Urothoe  pulchella,  Boeck  (ISO),  p.  225. 

1891.     Urothoe  pulchella,  Stebbing  (315),  p.   n,  pi.  iv,  a. 

1893.     Urothoe    irrostrata,  Della  Valle  (89),  p.  664,  pi.  v,fig.  3,  etpl.  xxxvi,  fig.  1-2,  5-i3,  15-17  ($)- 

Campagne  de  1886  :  Stn.  41,  profondeur  igm.  Côte  occidentale  de  France. 

Habitat.  —  Très  commune  dans  la  Méditerranée,  Urothoe  pulchella  est  aussi 
l'espèce  la  plus  répandue  sur  la  côte  occidentale  de  France.  Sa  station  la  plus  septen- 
trionale, en  l'état  actuel  de  nos  connaissances,  est  le  Firth  of  Forth,  où  sa  présence  a 
été  récemment  signalée  par  M.  Th.  Scott.  MM.  Walker  et  Hornell  la  citent  dans  leur 
liste  des  Amphipodes  de  Jersey.  Au  sud  de  la  Méditerranée,  son  habitat  s'étend 
jusqu'aux  îles  Canaries,  et  à  la  côte  du  Sénégal,  où  la  Melita  l'a  draguée  en  1890. 


Famille  des"  PHOXOCEPHALIDjE 
Genre  Metaphoxus,   Bonnier  1896 

Metaphoxus  pectinatus,  (Walker) 

1896.    Phoxocephalus  pectinatus,  Walker  (835),  p.  343,  pi.  xvi,  fig.  1-6. 
1896.     Phoxocephalus  simplex,  Calman  (41),  p.  748,  pi.  xxxii,  fig.   3. 
1896.    Phoxocephalus  pectinatus,  Walker  (83G),  p.  i56. 

Campagne  de  1886  :  Stn.  41,  profondeur  19™.  Côte  occidentale  de  France. 
Nombreux  exemplaires.  5 


-  34- 

M.  Caïman  (41,  p.  75 1)  a  démontré  que  Phoxocephalus  pectinatus  ne  pouvait 
prendre  place  dans  aucun  des  genres  Phoxocephalus,  Leptophoxus  et  Paraphoxus, 
tels  qu'ils  ont  été  définis  par  le  Professeur  G.  O.  Sars  (193).  La  forme  dont  il  est  ici 
question  présente,  au  contraire,  tous  les  caractères  du  nouveau  genre  Metaphoxus, 
établi  par  M.  Bonnier  (S1?,  p.  63o),  pour  une  espèce  très  voisine,  Metaphoxus 
typicus  Bonnier,  draguée  par  le  Caudan,  dans  le  Golfe  de  Gascogne. 

Dans  une  note  récente,  M.  Walker  (33©,  p.  1 56)  a  mis  en  évidence  les 
caractères  qui  distinguent  Phoxocephalus  pectinatus  du  Phoxus  simplex  décrit  par 
Sp.  Bâte  (15,  p.  97,  pi.  xvi,  fig.  1).  Malheureusement,  on  sait  qu'il  est  impossible 
de  se  fier  aux  descriptions  et  aux  figures  de  l'ouvrage  de  Sp.  Bâte,  et,  la  forme 
décrite  par  cet  auteur  n'ayant  pas  été  retrouvée,  malgré  les  nombreuses  recherches 
effectuées,  au  cours  de  ces  dernières  années,  sur  les  côtes  des  Iles  Britanniques,  il 
semble  tout  au  moins  probable  que  M.  Caïman  est  dans  le  vrai  en  considérant  les 
deux  espèces  comme  identiques.  L'étude  complète  du  type  de  Phoxus  simplex 
Sp.  Bâte,  conservé  au  British  Muséum,  permettra  seule  de  trancher  la  question,  et, 
jusque  là,  le  nom  spécifique  créé  par  M.  Walker  doit,  à  mon  avis,  subsister. 

Habitat.  —  Signalé  à  Guernesey  par  M.  Walker,  et  dans  le  Firth  of  Clyde  par 
M.  Caïman,  Metaphoxus  pectinatus  n'est  pas  rare  sur  la  côte  océanique  de  France,  par 
des  profondeurs  de  i5  à  60  mètres.  Je  puis  citer,  comme  habitats  de  cet  Amphipode, 
Cherbourg,  Brest,  Concarneau,  les  îles  Glénans,  le  Croisic,  et  les  parages  de  l'île 
d'Yeu.  UHiRONDELLE  l'a  dragué  près  de  Belle-Ile.  En  Méditerranée,  il  a  été  dragué 
par  la  Melita  sur  les  côtes  de  Provence,  de  Corse,  et  dans  le  golfe  de  Gabès. 


Genre  Paraphoxus,  G.  O.  Sars  1891 

Paraphoxus  maculatus,  (Chevreux) 
(PI.  v,  fig.  5) 

1888.    Phoxus  maculatus,  Chevreux  (48i,  p.  40. 

Campagne  de  1887  :  Stn.  85,  profondeur  i8om.  Golfe  de  Gascogne.  Un  exem- 
plaire. 

Le  corps,  relativement  court,  est  peu  comprimé.  La  tête,  aussi  longue  que 
l'ensemble  des  quatre  premiers  segments  du  mésosome,  se  prolonge  pour  former 
un  rostre  peu  allongé,  terminé  en  pointe  obtuse,  et  n'atteignant  pas  tout  à  fait  l'extré- 
mité du  premier  article  du  pédoncule  des  antennes  supérieures.  Les  plaques  coxales 
des  trois  premières  paires  portent  chacune  six  grosses  soies  raides  au  bord  inférieur; 
celles  de  la  quatrième  paire  n'en  présentent  que  cinq.  Les  plaques  épimérales  du 
troisième  segment  du  métasome,  notablement  prolongées  en  arrière,  sont  arrondies. 
Les  yeux,  petits  et  ronds,  bien  distincts,  ne  possèdent  qu'un  petit  nombre  d'ocelles. 


—  35  — 

Les  antennes  supérieures,  relativement  allongées,  sont  beaucoup  plus  longues 
que  la  tête.  Le  premier  article  de  leur  pédoncule,  épais  et  renflé,  est  un  peu  plus  long 
que  l'ensemble  des  deux  suivants  ;  le  second  article  porte,  vers  son  milieu,  quatre 
longues  soies  divergentes.  Le  flagellum  principal,  presque  aussi  long  que  le  pédon- 
cule, se  compose  de  sept  articles  ;  le  flagellum  secondaire  en  comprend  cinq.  Les 
antennes  inférieures  atteignent  à  peu  près  au  niveau  de  l'extrémité  des  antennes  supé- 
rieures ;  le  quatrième  article  du  pédoncule,  très  renflé,  porte  une  rangée  de  longs  cils 
raides  au  bord  inférieur  ;  le  flagellum,  comprenant  sept  articles,  est  aussi  long  que 
l'ensemble  des  trois  derniers  articles  du  pédoncule.  Les  pièces  buccales  diffèrent  à 
peine  de  celles  du  type  du  genre  :  Paraphoxus  oculatus  G.  O.  Sars  ;  néanmoins,  le 
petit  processus  molaire  des  mandibules  est  situé  plus  loin  du  bord  tranchant,  et  porte 
trois  petites  épines  latérales,  au  lieu  de  deux  épines  terminales. 

Les  propodes  des  gnathopodes  sont  d'égale  taille  et  de  même  forme.  Les 
gnathopodes  postérieurs  dépassent  un  peu  en  longueur  les  gnathopodes  antérieurs, 
mais  cette  différence  ne  porte  guère  que  sur  les  dimensions  de  l'article  basai.  Les 
propodes  sont  ovales;  une  dent  peu  prononcée,  garnie  d'une  épine,  sépare  le  bord 
palmaire  du  bord  postérieur;  le  dactyle  est  grêle,  aigu,  recourbé  à  l'extrémité.  Les 
pattes  des  troisième  et  quatrième  paires,  très  robustes,  portent  de  longues  soies 
simples  au  bord  postérieur  ;  le  dactyle  gros  et  court,  dépasse  à  peine  la  moitié  de  la 
longueur  du  propode.  Le  bord  postérieur  de  l'article  basai  des  pattes  de  la  cinquième 
paire  est  largement  arrondi,  et  la  longueur  de  cet  article  dépasse  un  peu  sa  largeur; 
les  derniers  articles  de  ces  pattes  manquaient.  Les  pattes  de  la  sixième  paire  étaient 
également  mutilées.  L'article  basai  des  pattes  de  la  dernière  paire,  largement  arrondi, 
se  prolonge  inférieurement  jusqu'au  niveau  de  l'extrémité  de  l'article  méral  ;  son 
bord  postérieur  présente  seulement  quelques  crénelures  peu  distinctes  ;  les  articles 
suivants  sont  garnis  de  longues  et  nombreuses  épines  ;  le  carpe  est  beaucoup  plus  gros 
et  plus  court  que  le  propode  ;  le  dactyle  atteint  les  trois  quarts  de  la  longueur  du 
propode. 

Dans  les  uropodes  des  deux  premières  paires,  les  branches  sont  à  peu  près  de 
même  longueur  que  le  pédoncule.  La  branche  externe  des  uropodes  de  la  dernière 
paire,  très  allongée,  se  termine  par  un  petit  article  spiniforme,  garni  de  deux  soies  à 
son  extrémité  ;  la  branche  interne,  large  et  courte,  n'atteint  que  la  moitié  de  la  lon- 
gueur de  la  branche  externe,  non  compris  l'article  terminal.  Le  telson  est  large- 
ment fendu  sur  plus  des  deux  tiers  de  sa  longueur  ;  ses  lobes  présentent  une  extrémité 
obliquement  tronquée,  garnie  d'une  soie  et  d'une  épine. 

L'unique  exemplaire  recueilli,  une  femelle,  atteignait  trois  millimètres  de  lon- 
gueur. Le  corps  était  d'un  blanc  jaunâtre  légèrement  translucide,  maculé  de  petites 
taches  d'un  rouge  brun,  sur  les  segments  du  mésosome  et  du  métasome  ;  les  yeux 
étaient  noirs. 

Cette  espèce,  très  voisine  du  type  du  genre,  Parophoxus  oculatus  G.  O.  Sars 
(193,  p.  149,  pi.  li),  en  diffère  surtout  par  son  rostre  plus  court,  ses  antennes  plus 


—  36 


allongées,  et  le  petit  nombre  des  soies  qui  garnissent  le  bord  des  plaques  coxales 
antérieures  —  six  au  lieu  de  quatorze,  aux  plaques  coxales  de  la  première  paire  — . 
Le  dactyle  des  pattes  des  troisième  et  quatrième  paires  est  aussi  beaucoup  plus  court 
que  chez  l'espèce  voisine,  et  la  branche  interne  des  uropodes  de  la  dernière  paire 
est  un  peu  moins  allongée.  Enfin,  la  coloration  est  absolument  différente. 


Genre  Harpinia,  Boeck  1876 

Harpinia  neglecta,  G.  O.  Sars 

i863.    Phoxus  plumosus,  Sp.  Bâte  et  Westwood  (t®),  p.  146. 

1891.    Harpinia  neglecta,  G.  O.  Sars  (199),  p.   1 53,  pi.  lui,  fig.  t. 

1893.     Harpinia  neglecta,  Della  Valle  (89),  p.  747,  pi.  v,  fig.  6;  pi.  xxxv,  fig.    1-18;  pi.  lx,  fig.   19. 

Campagne  de  1886  :  Stn.  41,  profondeur  ic)m.  Côte  occidentale  de  France. 
Nombreux  exemplaires. 

Le  Professeur  G.  O.  Sars  a  démontré  que  la  forme  citée,  comme  Harpinia 
plumosa,  dans  la  plupart  des  listes  d'Amphipodes  européens,  appartenait  à  une 
espèce  un  peu  différente  à  laquelle  il  a  donné  le  nom  de  Harpinia  neglecta,  la  véri- 
table Harpinia  plumosa  Krôyer  semblant  confinée  dans  l'Océan  glacial  arctique. 

Habitat.  —  Harpinia  neglecta,  très  commune  sur  les  côtes  de  Norvège  (G.  O.  Sars), 
est  probablement  la  forme  signalée  aux  îles  Shetland  par  le  Rév.  Norman,  sous  le  nom 
de  Phoxus  plumosus  ;  c'est  certainement  celle  que  Sp.  Bâte  et  Westwood  ont  décrite, 
sous  le  même  nom,  d'après  des  exemplaires  dragués  dans  le  détroit  de  Plymouth. 
Meinert  a  signalé  sa  présence  en  plusieurs  points  des  côtes  du  Danemark,  M.  Walker, 
au  voisinage  de  Liverpool,  M.  Th.  Scott,  sur  la  côte  occidentale  de  l'Ecosse.  Sur  la 
côte  océanique  de  France,  Y  Hirondelle  l'a  draguée  près  de  Belle-Ile  ;  elle  n'est 
pas  rare  sur  les  fonds  de  vase  des  baies  de  Concarneau,  de  Quiberon,  du  Croisic  et 
de  Saint-Jean-de-Luz,  par  des  profondeurs  de  10  à  20  mètres.  En  Méditerranée, 
M.  Della  Valle  la  signale  dans  le  golfe  de  Naples. 


Harpinia  crenulata,  Boeck 

1870.    Harpinia  crenulata,  Boeck  (19),  p.  56. 

1873-1876.     Harpinia  crenulata,  Boeck  (90),  p.  221,  pi.  vm,  fig.  2. 

1891.    Harpinia  crenulata,  G.  O.  Sars  '199),  p.   i58,  pi.  lv,  fig.  2. 

Campagne  de  1886  :  Stn.  41,  profondeur  19™.  Côte  occidentale  de  France.  Un 
exemplaire. 

Habitat.  —  Harpinia  crenulata  n'est  pas  rare  sur  les  côtes  de  Norvège,  où  elle 
remonte  au  nord  jusqu'à  Tromsô  (G.  O.  Sars).  M.  Walker  a  signalé  sa  présence  à 


-  37- 

Port  Erin,  île  de  Man,  et  M.  Th.  Scott  Ta  draguée  dans  le  Moray  Firth,  et  dans  le 
Firth  of  Forth.  Sur  la  côte  occidentale  de  France,  Y  Hirondelle  l'a  rencontrée  près 
de  Belle-Ile  ;  elle  habite  aussi  les  fonds  de  vase  de  la  rade  de  Brest  et  de  la  baie  du 
Croisic.  Elle  a  été  draguée  en  Méditerranée,  par  la  Melita,  dans  la  baie  de  Ville- 
franche  et  dans  le  golfe  d'Ajaccio,  par  40  mètres  de  profondeur. 


Harpinia  excavata,  Chevreux 

(PI.    VI,    fig.     1) 

1888.     Harpinia  excavata,  Chevreux  (4&),  p.  568. 

Campagne  de  1886  :  Stn.  66,  profondeur  5iom-363m.  Parages  du  cap  Finisterre. 
Une  femelle. 

Le  corps,  robuste  et  peu  comprimé,  ne  porte  pas  de  soies  à  sa  partie  dorsale. 
La  tête  est  presque  aussi  longue  que  l'ensemble  des  quatre  premiers  segments  du 
mésosome.  Le  rostre,  très  large  et  médiocrement  allongé,  dépasse  à  peine  le  pédon- 
cule des  antennes  supérieures.  Les  plaques  coxales  des  quatre  premières  paires,  peu 
élevées,  portent  chacune  six  grosses  soies  ciliées  au  bord  inférieur  ;  celles  de  la 
quatrième  paire  se  prolongent  en  arrière  pour  former  un  lobe  assez  étroit,  très 
allongé,  régulièrement  arrondi  à  l'extrémité  ;  les  plaques  coxales  de  la  cinquième 
paire  ne  portent  pas  de  soies  au  bord  inférieur.  Les  plaques  épimérales  du  troisième 
segment  du  métasome  se  prolongent  en  arrière,  et  se  terminent  par  un  crochet  aigu. 
Il  n'existe  aucune  trace  d'organes  de  vision. 

Le  premier  article  du  pédoncule  des  antennes  supérieures,  extrêmement  large, 
est  deux  fois  aussi  long  que  l'ensemble  des  deux  articles  suivants  ;  il  porte  trois 
grosses  soies  bi-articulées,  ciliées  à  l'extrémité,  qui  représentent  les  organes  de 
l'audition.  Le  second  article  du  pédoncule,  presque  aussi  large  que  long,  porte,  au 
bord  inférieur,  une  touffe  de  sept  longues  soies  ciliées  ;  le  troisième  article  est  extrê- 
mement court.  Le  flagellum  principal  se  compose  de  cinq  articles  ;  le  fiagellum 
accessoi--\,  presque  aussi  long,  en  compte  quatre.  Le  premier  article  du  pédoncule 
des  antennes  inférieures  se  termine  par  un  crochet  aigu  ;  le  quatrième  article,  extrê- 
mement large,  porte,  au  bord  postérieur,  une  rangée  de  neuf  longues  soies  ciliées, 
entremêlées  de  huit  épines  ;  le  bord  inférieur  de  cet  article  est  garni  de  neuf  soies 
simples.  Le  cinquième  article  du  pédoncule  porte  quatre  soies  simples  au  bord 
postérieur.  Le  flagellum  se  compose  d'un  premier  article,  très  allongé,  suivi  de 
quatre  petits  articles,  d'égale  taille. 

Le  propode  des  gnathopodes  antérieurs,  ovale  allongé,  présente  un  bord  palmaire 
très  oblique,  un  peu  plus  long  que  le  bord  postérieur,  dont  il  est  séparé  par  une  petite 
dent,  garnie  d'une  épine.  Le  propode  des  gnathopodes  postérieurs,  beaucoup  plus 
grand  que  celui  de  la  paire  précédente,  est  de  forme  un  peu  différente;  son  bord 
palmaire,  profondément  échancré,  forme,  avec  le  bord  postérieur,  un  angle  aigu 


—  38  — 

très  saillant,  armé  d'une  longue  épine  ;  le  dactyle  est  grêle,  et  légèrement  courbé. 
Les  pattes  des  deux  paires  suivantes  sont  remarquablement  robustes  ;  leurs  quatre 
premiers  articles,  très  larges,  portent  de  longues  soies  ciliées  au  bord  postérieur  ;  le 
propode  est  grêle  et  presque  glabre.  L'article  basai  des  pattes  de  la  cinquième  paire 
n'est  pas  plus  large  que  les  articles  suivants.  Les  pattes  de  la  sixième  paire,  robustes 
et  très  allongées,  dépassent  de  beaucoup  la  moitié  de  la  longueur  du  corps  ;  le  propode 
atteint  près  du  double  de  la  longueur  du  carpe  ;  le  dactyle  est  relativement  court.  Les 
pattes  de  la  dernière  paire,  très  petites,  n'atteignent  pas  tout  à  fait  l'extrémité  du 
troisième  article  des  pattes  précédentes  ;  le  lobe  de  l'article  basai,  irrégulièrement 
arrondi,  se  prolonge  à  peine  jusqu'à  la  moitié  de  l'article  suivant;  la  partie  infé- 
rieure de  son  bord  postérieur  est  armée  d'une  quarantaine  de  petites  dents  aiguës, 
entremêlées  de  quelques  cils  ;  le  dactyle,  grêle  et  droit,  est  aussi  long  que  l'ensemble 
du  carpe  et  du  propode. 

Les  branches  des  uropodes  de  la  première  paire  sont  à  peu  près  de  la  longueur 
du  pédoncule  ;  la  branche  externe  est  lisse  ;  la  branche  interne  porte  trois  épines 
latérales.  Le  pédoncule  des  uropodes  de  la  seconde  paire,  beaucoup  plus  court  que 
les  branches,  porte  une  rangée  de  cils  raides  au  bord  externe  ;  la  branche  externe 
est  bordée  de  cinq  longues  soies.  Le  pédoncule  des  uropodes  de  la  troisième  paire 
présente,  à  son  extrémité  inférieure,  un  renflement  garni  d'une  série  d'épines;  la 
branche  interne  est  presque  aussi  longue  que  la  branche  externe,  et  chacune  d'elles 
porte  quelques  soies  simples.  Les  lobes  du  telson  affectent  une  forme  à  peu  près 
triangulaire,  et  portent,  chacun,  deux  longues  soies  ciliées  au  bord  externe,  et  une 
soie  ciliée  plus  courte,  accompagnée  d'une  petite  épine,  à  l'extrémité.  La  longueur  de 
l'exemplaire  était  de  6mm. 

Harpinia  excavata  diffère  de  toutes  les  espèces  connues  du  genre  par  la  forme 
et  par  les  fines  denticulations  de  l'article  basai  des  pattes  de  la  dernière  paire.  On  peut 
citer  encore,  entre  autres  caractères  distinctifs,  la  forme  du  propode  des  gnatho- 
podes  postérieurs,  la  grosseur  inusitée  des  pattes  des  troisième  et  quatrième  paires, 
et  les  longueurs  relatives  du  carpe  et  du  propode  des  pattes  de  la  sixième  paire. 


Famille  des  AMPELISCIDiE 
Genre  Ampelisca,  Krôyer  1842 

Ampelisca  tenuicornis,  Lilljeborg 

i855.    Ampelisca  tenuicornis,  Lilljeborg  (148),  p.  123. 

1868.    Ampelisca  lœvigata,  Sp.  Bâte  et  Westwood  (18),  vol.  11,  p.  504. 

1891.     Ampelisca  tenuicornis,  G.  O.  Sars  (19»),  p.  167,  pi.  lviii,  fig.   1. 

Campagne  de  1886  :  Stn.  41,  profondeur    19™.  Côte  occidentale  de  France. 


-39- 

Nombreux  exemplaires. —  Stn.  66,  profondeur  5iom-363m.  Parages  du  cap  Finisterre. 
Un  exemplaire. 

Habitat.  —  Ampelisca  tenuicornis,  très  commune  sur  les  côtes  occidentales  et 
méridionales  de  Norvège  (G.  O.  Sars),  n'a  jamais  été  recueillie  dans  l'Océan  glacial 
arctique.  Bruzelius  a  signalé  sa  présence  sur  la  côte  de  Suède,  Meinert,  sur  celle  du 
Danemark,  Sp.  Bâte  et  Westwood,  sur  la  côte  septentrionale  de  l'Angleterre.  M.  Walker 
l'a  draguée  à  l'île  de  Man,  MM.  Walker  et  Hornell,  à  Jersey  et  à  Guernesey.  Sur  la 
côte  occidentale  de  France  Y  HIRONDELLE  l'a  draguée  près  de  Belle-Ile  ;  elle  habite 
aussi  les  baies  de  Concarneau  et  du  Croisic.  Elle  n'a  pas  été  trouvée,  jusqu'ici,  au 
sud  de  l'embouchure  de  la  Loire  '. 


Ampelisca  diadema,  (Costa) 

1 853.     Araneops  diadema,  Costa  (81),  p.   171. 

1893.     Ampelisca  diadema,  Della  Valle  (89),  p.  479,  pi.  IV,  fig.  2,  pi.  xxxvn,  fig.  19,  20,  22-28,   3o-38, 
et  pi.  xxxvni,  fig.  2,  7,  8,  11,  12,  14  et  i5. 

Campagne  de  1886  :  Stn.  41,  profondeur  iç>m.  Côte  occidentale  de  France.  Un 
exemplaire. 

C'est  une  espèce  assez  voisine  de  la  précédente  ;  elle  s'en  distingue  par  sa  tête 
moins  obliquement  tronquée,  par  ses  antennes  supérieures  plus  allongées,  par  la 
forme  arrondie  des  plaques  épimérales  du  troisième  segment  du  métasome,  et  par  la 
forme  anguleuse  de  la  carène  qui  surmonte  le  premier  segment  de  l'urosome. 

Habitat.  —  En  dehors  de  la  Méditerranée,  où  Costa  et  M.  Della  Valle  la  signalent 
dans  le  golfe  de  Naples,  Ampelisca  diadema  n'a  été  trouvée  que  sur  la  côte  occiden- 
tale de  France.  L'Hirondelle  l'a  draguée  au  voisinage  de  Belle-Ile,  et  j'ai  signalé 
sa  présence  aux  îles  Glénans,  et  dans  la  baie  du  Croisic  ;  elle  sera  probablement 
recueillie,  tôt  ou  tard,  dans  des  stations  intermédiaires  entre  la  Méditerranée  et  la 
côte  de  Bretagne.  Comme  habitats  méditerranéens,  je  citerai  la  baie  de  Villefranche 
et  le  golfe  d'Ajaccio. 

Ampelisca  spinimana,  Chevreux 

(PI.    VI,    fig.    2) 

1887.     Ampelisca  spinimana,  Chevreux  (45),  p.   574. 

Campagne  de  1886  :  Stn.  66,  profondeur  5iom-363m.  Au  large  du  cap  Finisterre. 
Trois  exemplaires. 

4  V Ampelisca  de  la  Mer  d'Azov,  décrite  et  figurée  par  M.  Sovinsky  (Î08,  p.  3i,pl.  m)  sous  le  nom 
à' Ampelisca  tenuicornis  Lillj.  ne  me  semble  pas  pouvoir  être  identifiée  avec  cette  espèce.  L' Ampelisca  de 
Gorée,  Senégambie,  décrite  par  M.  Miers  sous  le  nom  d'Ampelisca  tenuicornis  est,  plus  probablement, 
Ampelisca   typica    Sp.   Bâte,   qui  a   été  draguée  par  la  AÎELITA   dans   les   mêmes    parages. 


—  4o  — 

Femelle.  —  La  tête,  conique  et  allongée,  tronquée  un  peu  obliquement  au  bord 
antérieur,  égale  en  longueur  l'ensemble  des  trois  premiers  segments  du  mésosome. 
Les  plaques  coxales  de  la  première  paire,  beaucoup  plus  larges  à  l'extrémité  qu'à  la 
base,  n'atteignent  pas  tout  à  fait  le  niveau  du  bord  antérieur  de  la  tête;  les  plaques 
coxales  de  la  quatrième  paire  sont  beaucoup  plus  hautes  que  larges.  Les  plaques 
épimérales  du  premier  segment  du  métasome  sont  largement  arrondies  ;  celles  du 
second  segment  se  prolongent  en  pointe  aiguë  ;  celles  du  troisième  segment,  pres- 
que rectangulaires,  s'arrondissent  légèrement  à  leur  extrémité.  Le  premier  segment 
de  l'urosome  présente  une  carène  rectiligne,  coupée  à  angle  droit  au  niveau  du  bord 
postérieur.  Les  yeux  sont  bien  distincts  ;  ceux  de  la  paire  supérieure  se  trouvent 
près  du  sommet  de  la  tête,  à  quelque  distance  de  son  bord  antérieur  ;  les  yeux  de 
la  paire  inférieure  sont  situés  exactement  à  l'angle  des  bords  antérieur  et  inférieur  de 
la  tête.  Le  pigment  des  yeux  est  d'un  rouge  vif,  et  sa  couleur  persiste  sur  des  exem- 
plaires ayant  séjourné  plusieurs  années  dans  l'alcool. 

Les  antennes  supérieures,  extrêmement  courtes,  n'atteignent  pas  tout  à  fait 
la  longueur  de  l'ensemble  de  la  tête  et  du  premier  segment  du  mésosome  ;  le  second 
article  de  leur  pédoncule  est  un  peu  plus  long  et  plus  grêle  que  le  premier  ;  le  fiagel- 
lum,  composé  de  sept  articles,  ne  dépasse  pas  la  longueur  du  pédoncule.  Les 
antennes  inférieures,  également  très  courtes,  atteignent  à  peine  le  quart  de  la  lon- 
gueur du  corps  ;  le  cinquième  article  de  leur  pédoncule  est  un  peu  plus  court  que 
le  quatrième;  le  flagellum,  moins  long  que  le  pédoncule,  ne  comprend  que 
neuf  articles. 

Les  gnathopodes  antérieurs  sont  relativement  robustes  ;  le  propode.,  presque 
aussi  long  que  le  carpe,  largement  ovale,  est  armé,  au  bord  palmaire,  de  quatre  à 
cinq  fortes  épines,  entremêlées  de  longues  soies;  le  dactyle,  gros  et  court, 
est  assez  fortement  recourbé.  Les  gnathopodes  postérieurs  sont  plus  grêles  et 
plus  allongés  que  les  antérieurs;  le  propode,  'étroitement  ovale,  n'atteint  pas 
la  moitié  de  la  longueur  du  carpe  ;  le  dactyle  est  grêle  et  légèrement  courbé.  Les 
dactyles  des  pattes  des  troisième  et  quatrième  paires,  très  grêles,  sont  beaucoup  plus 
longs  que  l'ensemble  du  carpe  et  du  propode.  Les  pattes  de  la  cinquième  paire 
présentent  une  rangée  de  quatre  épines  sur  la  face  externe  du  carpe.  L'article  basai 
des  pattes  de  la  dernière  paire,  beaucoup  plus  long  que  large,  est  peu  prolongé  à  sa 
partie  inférieure,  qui  n'atteint  pas  au  niveau  de  l'extrémité  de  l'article  ischial  ;  ce 
dernier,  relativement  allongé,  porte  une  rangée  transversale  de  petites  épines  sur  sa 
face  externe  ;  le  dactyle,  lancéolé,  est  de  même  longueur  que  le  propode. 

Les  uropodes  des  deux  premières  paires  atteignent  à  peu  près  au  même  niveau  ; 
les  branches  des  uropodes  de  la  dernière  paire,  deux  fois  aussi  longues  que  le 
pédoncule,  sont  bordées  de  soies  rares  et  courtes.  Le  telson,  très  allongé,  est  fendu 
sur  les  trois  quarts  de  sa  longueur;  chacun  de  ses  lobes, se  termine  par  une  petite 
épine,  accompagnée  de  deux  cils  très  courts. 

Mâle.  —  Les  plaques  épimérales  du  second  segment  du  métasome  se  prolongent 


—  41   — 

en  pointe  aiguë,  comme  celles  de  la  femelle  ;  les  plaques  épimérales  du  troisième 
segment  sont  largement  arrondies,  au  lieu  d'être  à  peu  près  rectangulaires.  Le  premier 
segment  de  l'urosome  porte  une  carène,  de  même  forme  que  celle  de  la  femelle, 
mais  plus  prononcée  ;  le  troisième  segment  présente  une  petite  carène  semblable. 
Les  antennes  supérieures,  assez  allongées,  dépassent  l'extrémité  du  pédoncule 
des  antennes  inférieures  ;  leur  flagellum  comprend  environ  dix-huit  articles.  Chez  un 
mâle  bien  adulte,  les  antennes  inférieures  sont  beaucoup  plus  longues  que  le 
corps.  Le  propode  des  gnathopodes  antérieurs  se  rétrécit  brusquement  vers  son 
extrémité  ;  le  bord  palmaire  est  armé  de  longues  et  nombreuses  épines.  Les  branches 
des  uropodes  de  la  dernière  paire  sont  bordées  de  longues  soies  ciliées. 

La  taille  d'une  femelle  adulte  est  de  8mm  ;  le  mâle,  de  forme  beaucoup  plus  grêle 
et  plus  élancée,  atteint  à  peu  près  la  même  longueur. 

Cette  nouvelle  espèce  diffère  de  toutes  les  Ampelisca  connues  par  la  petitesse 
des  antennes  inférieures  de  la  femelle.  Le  mâle,  très  différent  de  la  femelle, 
ressemble  assez  au  mâle  d' 'Ampelisca  typica  Sp.  Bâte.  Entre  autres  caractères  qui 
l'en  distinguent,  on  peut  citer  la  position  des  yeux  inférieurs,  situés  exactement  à 
l'angle  inférieur  de  la  tête,  la  forme  de  l'angle  postérieur  du  second  segment  du 
métasome,  et  l'absence  d'épines  à  la  surface  du  telson. 

Habitat.  —  Ampelisca  spinimana  est  assez  commune  sur  les  fonds  de  vase  de 
la  côte  océanique  de  France  (baie  de  Quiberon,  baie  du  Croisic,  rade  de  Saint-Jean- 
de-Luz),  par  des  profondeurs  de  10  à  20  mètres.  U  Hirondelle  l'a  draguée  au 
large  du  cap  Finisterre,  et  la  Melita  en  a  recueilli  de  nombreux  exemplaires  sur  la 
côte  du  Sénégal,  à  Dakar  et  à  Rufisque.  Cette  espèce  ne  semble  pas  habiter  la 
Méditerranée. 

Ampelisca  abyssicola,  Stebbing 
1888.    Ampelisca  abyssicola,  Stebbing  (*10),  p.  1047,  pi.  civ. 

Campagne  de  1888  :  Stn.  184,  profondeur  i85om.  Parages  des  Açores.  Une 
femelle,  trouvée  dans  la  bouche  d'un  Macrurus  Giïntheri  Vaillant. 

Habitat.  —  Ampelisca  abyssicola  a  été  draguée  par  le  Challenger  dans  les 
parages  des  Antilles,  près  de  l'île  Culebra,  par  3go  brasses  (713  mètres). 


Ampelisca  spinipes,  Boeck 

1870.    Ampelisca  spinipes,  Boeck  (19),  p.  143. 

1891.    Ampelisca  spinipes,  G.  O.  Sars  (1©*),  p.   173,  pi.  ls,  fig.  2. 

Campagne  de  1886  :  Stn.  41,  profondeur  igm.  Côte  occidentale  de  France. — 
Stn.  42,  profondeur  i36ra.  Golfe  de  Gascogne.  —  Stn.  44,  profondeur  i66m.  Golfe  de 
Gascogne. 

6 


—  42  — 

Habitat.  —  Ampelisca  spinipes  est  assez  répandue  dans  les  mers  Scandinaves,  où 
elle  remonte  au  nord  jusqu'aux  îles  Lofoten  (G.  O.  Sars)  ;  le  Dr  Hoek  la  cite  comme 
habitant  la  côte  de  Hollande;  M.  Walker  en  parle  comme  étant  YAmpelisca  la  plus 
commune  aux  environs  de  Liverpool.  Elle  n'est  pas  rare  sur  nos  côtes  de  la  Manche 
et  de  l'Océan,  depuis  Wimereux,  où  sa  présence  a  été  signalée  par  M.  Giard,  jusqu'à 
Saint-Jean-de-Luz.  On  ne  l'a  jamais  trouvée,  jusqu'ici,  au  sud  du  Golfe  de  Gascogne. 

Ampelisca  brevicornis,  (Costa) 

i853.  Araneops  brevicornis,  Costa  (81),  p.  171. 

i855.  Ampelisca  Icevigata,  Lilljeborg  (1-16),  p.  123. 

1862.  Ampelisca  brevicornis,  Sp.  Bâte  (15),  p.  95. 

i863.  Ampelisca  Belliana,  Sp.  Bâte  et  Westwood  (16),  vol.  1,  p.  1 35. 

1891.  Ampelisca  lœvigata,  G.  O.  Sars  (198),  p.  169,  pi.  lis,  fig.  1. 

1893.  Ampelisca  brevicornis,  Della  Valle  (89),  p.  473,  pi.  iv,  fig.  4  ;  pi.  xxxvn,  fig.  29  ;  pi.  xxxvm,  fig.  3,  5  et  6. 

Campagne  de  1886  :  Stn.  41,  profondeur  19™.  Côte  occidentale  de  France.  Plu- 
sieurs exemplaires. 

Campagne  de  1887:  Stn.  85,  profondeur  i8om.  Golfe  de  Gascogne.  Un  exemplaire. 

Habitat.  —  La  répartition  géographique  de  cette  espèce  s'étend  à  toutes  les 
côtes  d'Europe,  depuis  les  îles  Lofoten  (G.  O.  Sars)  jusqu'à  la  Méditerranée.  Elle 
est  citée  dans  presque  tous  les  travaux  publiés  sur  les  Amphipodes  européens  ;  on  l'a 
signalée  sur  les  côtes  de  Norvège,  de  Suède,  de  Hollande,  des  Iles  Britanniques.  Elle 
est  commune  sur  nos  côtes  de  la  Manche  et  de  l'Océan  (Saint-Lunaire,  Saint- Vaast- 
la-Hougue,  le  Croisic,  Arcachon,  Saint-Jean-de-Luz).  Elle  a  été  draguée  par  la 
Melita,  sur  les  côtes  du  Portugal,  du  midi  de  la  France,  de  l'Algérie  et  du  Sénégal. 
Costa  et  M.  Della  Valle  l'ont  trouvée  dans  le  golfe  de  Naples. 


Ampelisca  uncinata,  Chevreux 

(Pi.  vi,  fig.  3) 

1887.    Ampelisca  uncinata,  Chevreux  (45),  p.  573. 

Campagne  de  1886  :  Stn.  66,  profondeur  5iom-363m.  Parages  du  cap  Finisterre. 
Sept  exemplaires. 

La  tête,  notablement  plus  longue  que  l'ensemble  des  trois  premiers  segments  du 
mésosome,  est  à  peu  près  carrément  tronquée;  son  bord  antérieur,  très  étroit, 
excède  à  peine  la  largeur  du  premier  article  du  pédoncule  des  antennes  supérieures. 
Les  plaques  coxales  de  la  première  paire  sont  plus  de  deux  fois  aussi  larges  à  l'extré- 
mité qu'à  la  base  ;  leur  bord  inférieur,  garni  d'une  rangée  de  soies  ciliées  assez 
courtes,  se  termine,  en  arrière,  par  une  petite  dent  recourbée.  Les  plaques  coxales 
de  la  seconde  paire  portent  une  dent  semblablement  située,  mais  beaucoup  plus 


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petite,  et  peu  distincte.  Les  plaques  épimérales  des  deux  premiers  segments  du  méta- 
some  sont  largement  arrondies  ;  celles  du  troisième  segment  se  prolongent  en  pointe 
aiguë.  Le  premier  segment  de  l'urosome  porte  une  petite  carène  dorsale  rectiligne, 
carrément  tronquée  au  bord  postérieur.  Aucun  des  exemplaires  recueillis  ne  présente 
d'organes  apparents  de  vision. 

Les  antennes  supérieures,  très  courtes,  n'atteignent  pas  tout  à  fait  l'extrémité  de 
l'avant-dernier  article  du  pédoncule  des  antennes  inférieures.  Le  pédoncule  est  moins 
long  que  la  tête  ;  le  flagellum,  un  peu  plus  allongé,  comprend  douze  articles  à  peine 
plus  longs  que  larges.  Les  antennes  inférieures  sont  presque  aussi  longues  que  le 
corps.  Le  pédoncule  égale  en  longueur  l'ensemble  de  la  tête  et  du  mésosome;  son 
cinquième  article  est  un  peu  plus  court  que  le  quatrième.  Le  flagellum  se  compose 
d'une  quarantaine  d'articles. 

Les  gnathopodes  antérieurs  sont  assez  grêles.  Le  propode,  ovale  allongé,  n'atteint 
pas  tout  à  fait  la  longueur  du  carpe;  le  dactyle,  long  et  mince,  porte,  au  bord  interne, 
quatre  petits  crochets  barbelés.  Les  gnathopodes  postérieurs,  beaucoup  plus  longs 
que  les  précédents,  sont  de  même  forme,  et  leur  dactyle  porte  aussi  quatre  crochets 
barbelés.  Le  dactyle  des  pattes  de  la  troisième  paire  est  beaucoup  plus  long  que 
l'ensemble  du  carpe  et  du  propode.  Le  dactyle  des  pattes  de  la  quatrième  paire  atteint 
à  peine  la  longueur  du  carpe  et  du  propode  réunis.  L'article  basai  des  pattes  de  la 
septième  paire,  large  et  court,  régulièrement  arrondi  au  bord  postérieur,  ne  dépasse 
pas  le  niveau  de  l'extrémité  de  l'article  ischial.  L'article  méral  présente,  en  arrière, 
un  prolongement  lobiforme  assez  étroit,  atteignant  l'extrémité  du  carpe,  et  garni 
de  sept  longues  soies  ciliées.  Le  propode,  très  grand,  ovale,  est  presque  aussi  long 
que  l'ensemble  des  trois  articles  précédents.  Le  dactyle,  un  peu  plus  court  que 
le  propode,  assez  large  à  la  base,  se  rétrécit  brusquement,  pour  se  terminer  en 
crochet  aigu. 

Le  pédoncule  des  uropodes  de  la  dernière  paire,  court  et  épais,  porte  deux 
épines  et  une  petite  soie  au  bord  supérieur.  Les  branches,  largement  lancéolées,  sont 
d'égale  longueur.  La  branche  externe  est  complètement  nue;  la  branche  interne  porte 
quatre  petites  soies  au  bord  supérieur.  Le  telson,  large  et  court,  est  fortement 
convexe  ;  chacun  de  ses  lobes  porte  une  rangée  de  cinq  épines,  situées  à  quelque 
distance  du  bord  externe. 

La  taille  du  plus  grand  des  exemplaires  recueillis  est  de  8mm;  la  couleur  n'a  pas 
été  notée,  mais  elle  est  probablement  d'un  vert  assez  intense,  la  teinte  verte  étant 
encore  bien  visible  après  un  long  séjour  des  animaux  dans  l'alcool. 

Un  des  exemplaires  recueillis,  mesurant  5mm  de  longueur,  semble  être  un 
jeune  mâle.  Le  flagellum  des  antennes  supérieures  est  malheureusement  incom- 
plet, mais  les  antennes  inférieures  dépassent  de  plus  d'un  tiers  la  longueur  du  corps, 
et  leur  pédoncule,  remarquablement  grand,  est  beaucoup  plus  long  que  l'ensemble 
de  la  tête  et  du  mésosome.  Les  plaques  coxales  et  les  pattes  des  quatre  premières 
paires  sont  garnies  de  soies  ciliées  extrêmement  longues  et  touffues.  Le  telson  est 


—  44  — 

sensiblement  plus  étroit  que  chez  l'exemplaire  décrit  ci-dessus.  Je  n'ai  pu  relever 
aucun  autre  caractère  sexuel.  La  carène  du  premier  segment  de  l'urosome  n'est  pas 
plus  élevée,  le  pédoncule  des  antennes  ne  porte  pas  de  touffes  de  soies,  les  branches 
des  uropodes  de  la  dernière  paire  ne  sont  pas  ciliées,  comme  chez  les  mâles  adultes 
des  Ampelisca. 

Cette  nouvelle  espèce,  très  voisine  à' Ampelisca  gibba  G.  O.  Sars  (19*,  p.  171, 
pi.  lix,  fig.  2),  en  diffère  surtout  par  le  manque  d'organes  apparents  de  vision,  et  par 
la  grande  longueur  des  antennes  inférieures.  On  peut  citer  encore,  entre  autres 
caractères  distinctifs,  la  dent  située  à  l'angle  postérieur  des  plaques  coxales  de  la 
première  paire.  La  forme  de  la  tête  et  celle  de  l'article  basai  des  pattes  de  la  dernière 
paire  sont  aussi  un  peu  différentes. 

Ampelisca  amblyops,  G.  O.  Sars 

1887.  Ampelisca  anomala,  Chevreux  (45),  p.  58o. 

1891.    Ampelisca  amblyops,  G.  O.  Sars  (193),  p.  180,  pi.  lxiii,  fig.  1. 

Campagne  de  1886:  Stn.  66,  profondeur  5iom-363m.  Parages  du  cap  Finisterre. 
Une  femelle. 

Depuis  la  publication  de  ma  note  préliminaire  sur  les  Amphipodes  de  la  Cam- 
pagne de  1886,  le  Professeur  G.  O.  Sars  a  décrit,  sous  le  nom  à' Ampelisca  amblyops, 
une  espèce  qui  diffère  principalement  d' Ampelisca  anomala  G.  O.  Sars,  par  le 
manque  d'yeux  bien  conformés.  C'est  à  la  première  de  ces  deux  espèces  qu'il  faut 
rapporter  la  forme  draguée  par  V Hirondelle. 

Habitat.  —  Ampelisca  amblyops  n'a  encore  été  trouvée  que  sur  la  côte  de 
Norvège,  par  d'assez  grandes  profondeurs:  100  à  i5o  brasses  (i83m  à  274™);  elle 
y  est,  du  reste,  très  rare  (G.  O.  Sars). 

Ampelisca  rubella,  Costa 

1864.    Ampelisca  rubella,  Costa  (83),  p.  1 53,  pi.  n,  fig.  7. 

1888.  Ampelisca  serraticandata,  Chevreux  (51),  p.  349,  pi.  vi,  fig.  3-9. 

1893.    A?npelisca  nibella,DEi.LA  Valle  (89),  p.  482,  pi.  11,  fig.  4;  pl.xxxvn,  fig.  21,  etpl.  xxxvm,fig.  1,4,  10  et  16. 

Campagne  de  1888  :  Stn.  196,  profondeur  5m  à  6m.  Port  de  Horta,  Fayal.  Neuf 
exemplaires. —  Stn.  226,  profondeur  i3om.  Détroit  de  Pico-Fayal.  Deux  exemplaires. 

Le  mâle  d' Ampelisca  rubella  n'est  pas  connu.  Le  Professeur  Délia  Valle  ne  le 
décrit  pas,  et  aucun  des  nombreux  exemplaires,  de  provenances  diverses,  que  j'ai  eu 
occasion  d'examiner,  ne  différait  morphologiquement  d'une  femelle  ovifère.  Les 
caractères  sexuels,  si  importants  chez  la  plupart  des  Ampeliscidœ,  seraient-ils  nuls  ou 
presque  inappréciables  chez  Ampelisca  rubella}  Cette  espèce  offre,  du  reste,  une 


-45  - 
particularité  qui  n'a  jamais  été  signalée  chez  une  Ampelisca  :  le  pigment  des  yeux, 
d'un  rouge  vif  chez  les  exemplaires  adultes,  est  absolument  noir  chez  les  jeunes,  et 
ces  deux  couleurs    sont  encore  bien  visibles  sur  des  exemplaires  ayant  séjourné 
plusieurs  années  dans  l'alcool. 

Habitat.  —  Ampelisca  rubella  a  été  trouvée  dans  le  golfe  de  Naples  par  Costa  et 
par  M.  Délia  Valle.  Elle  est  assez  commune  sur  la  côte  méditerranéenne  de  France 
(Antibes,  Cannes,  Port-Vendres)  et  sur  la  côte  d'Algérie,  dans  les  algues  du  littoral. 
UHlRONDELLE  l'a  capturée,  pour  la  première  fois,  dans  l'Atlantique,  et,  plus 
récemment,,  la  Melita  l'a  draguée  aux  îles  Canaries  et  à  Saint-Jean-de-Luz,  côte 
occidentale  de  France,  par  de  très  petites  profondeurs  (4  à  8  mètres). 


Genre  Byblis,  Boeck  1870 

Byblis  Guernei,  Chevreux 
(PI.  vu,  fig.  1) 

1887.    Byblis  Guernei,  Chevreux  (-45),  p.  576. 

Campagne  de  1886  :  Stn.  66,  profondeur  5iom-363m.  Parages  du  cap  Finisterre. 
Deux  exemplaires. 

Le  corps  est  très  comprimé.  La  tête,  assez  allongée,  carrément  tronquée  au 
bord  antérieur,  dépasse  en  longueur  les  trois  premiers  segments  du  mésosome.  Les 
plaques  coxales  de  la  première  paire,  largement  ovales,  sont  bordées  de  longues  soies 
ciliées.  Les  plaques  coxales  de  la  seconde  paire  sont  beaucoup  plus  étroites  à  l'extré- 
mité qu'à  la  base,  et  leur  bord  antérieur  forme  avec  le  bord  inférieur  un  angle  aigu, 
garni  d'une  petite  soie  simple;  l'angle  postérieur,  largement  arrondi,  porte  une  longue 
soie  ciliée.  Les  plaques  coxales  de  la  troisième  paire  portent  aussi  une  soie  ciliée, 
semblablement  placée.  Les  plaques  épimérales  du  troisième  segment  du  métasome, 
peu  prolongées,  sont  largement  et  régulièrement  arrondies.  Le  premier  segment  de 
l'urosome  porte  une  petite  carène  dorsale,  carrément  tronquée  au  bord  postérieur. 
Il  n'existe  pas  d'organes  de  vision  apparents. 

Les  antennes  supérieures  atteignent  à  peu  près  les  trois  quarts  de  la  longueur  du 
corps;  leur  pédoncule  ne  dépasse  pas  le  niveau  de  l'extrémité  du  quatrième  article 
du  pédoncule  des  antennes  inférieures;  le  fîagellum  comprend  vingt-quatre  articles, 
garnis  de  soies  très  allongées.  Les  antennes  inférieures  sont  aussi  longues  que  le  corps  ; 
le  cinquième  article  du  pédoncule  est  notablement  plus  long  que  le  quatrième  ;  le 
fîagellum  se  compose  de  vingt-deux  articles. 

Les  gnathopodes  antérieurs  sont  assez  robustes.  Le  propode,  relativement  large, 
ovale,  atteint  les  deux  tiers  de  la  longueur  du  carpe;  son  bord  palmaire  porte  trois 
longues  épines  barbelées.  Les  gnathopodes  postérieurs  sont  beaucoup  plus  allongés 
que  les  précédents;  le  propode,  plus  long  et  plus  étroit,  porte  aussi  trois  épines 


-46- 

barbelées  au  bord  palmaire.  Les  pattes  des  troisième  et  quatrième  paires  sont  plus 
robustes  que  celles  des  espèces  voisines,  et  leur  dactyle  est  presque  aussi  long  que 
l'ensemble  du  carpe  et  du  propode.  Le  prolongement  lobiforme  de  l'article  basai  des 
pattes  de  la  septième  paire  atteint  presque  au  niveau  de  l'extrémité  du  carpe;  ses 
bords  antérieur  et  inférieur  sont  garnis  de  longues  soies  ciliées.  Le  carpe,  large  et 
court,  n'atteint  pas  tout  à  fait  la  longueur  de  l'article  méral.  Le  propode,  ovale 
allongé,  est  aussi  long  que  le  carpe;  le  dactyle  est  un  peu  plus  court. 

Les  uropodes  de  la  première  paire  dépassent  un  peu  l'extrémité  des  uropodes  de 
la  paire  suivante.  La  branche  externe  des  uropodes  de  la  troisième  paire,  un  peu  plus 
courte  que  la  branche  interne,  est  armée  de  deux  petites  épines;  la  branche  interne 
ne  porte  qu'une  petite  soie,  située  vers  le  milieu  de  son  bord  interne.  Le  telson, 
moins  long  que  large,  fendu  sur  le  quart  de  sa  longueur,  porte  deux  épines  assez 
allongées. 

L'exemplaire  décrit  ci-dessus  atteignait  4mm  de  longueur;  le  second  exemplaire 
ne  mesure  que  3™". 

Byblis  Guernei  est  très  voisin  de  Byblis  erythrops  G.  O.  Sars  (1»*,  p.  187,  pi. 
lxv,  fig.  3),  et  de  Byblis  intermedius  Stebbing  (SIS,  p.  18).  Il  diffère  de  la  première 
de  ces  deux  espèces  parla  forme  plus  arrondie  des  plaques  épimérales  du  troisième 
segment  du  métasome,  par  ses  gnathopodes  plus  robustes,  par  la  grande  longueur 
du  dactyle  des  pattes  des  troisième  et  quatrième  paires  et  par  les  longueurs  relatives 
des  articles  médians  des  pattes  de  la  septième  paire.  Entre  autres  caractères,  la  lon- 
gueur du  pédoncule  des  antennes  supérieures  distingue  suffisamment  Byblis  Guernei 
de  Byblis  intermedius,  chez  qui  ce  pédoncule  n'est  guère  plus  long  que  le  quatrième 
article  du  pédoncule  des  antennes  inférieures.  Enfin,  le  manque  d'organes  apparents 
de  vision  sépare  encore  bien  nettement  notre  espèce  des  deux  formes  voisines. 

Le  genre  Byblis  n'étant  représenté,  jusqu'ici,  en  Europe,  que  par  des  formes 
boréales  et  arctiques,  la  présence  d'une  espèce  de  ce  genre  dans  les  parages  du  cap 
Finisterre  présente  un  intérêt  tout  particulier. 

Genre  Haploops,  Lilljeborg  i855 

Haploops  tubicola,  Lilljeborg 

i855.     Haploops  tubicola,  Lilljeborg  (146),  p.  134  (Ç). 

i855.     Haploops  carinata,  Lilljeborg  (146),  p.  i36  (a*). 

i863-68.    Haploops  tubicola,  Sp.  Bâte  et  Westwood  (16),  vol.  11,  appendice,  p.  5o5. 

1891.    Haploops  tubicola,  G.  O.  Sars  (16S),  p.  192,  pi.  lxvii. 

Campagne  de  1886  :  Stn.  41,  profondeur  19"".  Côte  occidentale  de  France. 

Habitat.  —  Haploops  tubicola  est  commune  dans  l'Océan  glacial  arctique,  ainsi 
que  sur  les  côtes  delà  Scandinavie  (G.  O.  Sars).  Sp.  Bâte  et  Westwood  la  citent  comme 
habitant  Tynemouth  et  l'île  Holy.  M.  Th.  Scott  a  signalé  récemment  sa  présence 


—  47  — 
dans  le  Firth  of  Forth  et  sur  la  côte  occidentale  d'Ecosse.  M.  Walker  l'a  draguée  aux 
environs  de  Liverpool.  Son  habitat  le  plus  méridional  connu  est  la  côte  ouest  de 
Bretagne  ;  elle  n'est  pas  rare  dans  les  baies  de  Concarneau  et  du  Croisic,  sur  les  fonds 
de  vase  molle,  par  i5m  à  20m  de  profondeur.  L 'HIRONDELLE  l'a  draguée  près 
de  Belle-Ile,  c'est-à-dire  dans  les  mêmes  parages. 

Le  Professeur  Délia  Valle  (89,  p.  486,  pi.  m,  fig.  2,  et  pi.  xxxvn,  fig.  1-18) 
décrit,  sous  le  nom  de  Haploops  tubicola,  un  Amphipode  du  golfe  de  Naples,  qui 
diffère  par  de  nombreux  caractères  de  la  forme  de  l'Océan.  Chez  l'espèce  méditerra- 
néenne, pour  laquelle  je  propose  le  nom  de  Haploops  Délia  Vallei,  les  antennes 
supérieures  et  inférieures  sont  d'égale  taille  et  beaucoup  plus  longues  que  le  corps  ; 
les  yeux  sont  au  nombre  de  quatre,  tandis  que  Haploops  tubicola  n'en  possède  que 
deux;  les  uropodes  delà  première  paire  présentent  un  caractère  tout  particulier, 
leur  branche  interne  n'atteignant  pas  la  moitié  de  la  longueur  de  la  branche  externe  ; 
enfin,  la  forme  du  telson  est  bien  différente. 

On  sait  que  Haploops  tubicola  se  construit  des  tubes  plats,  en  vase  agglutinée, 
dont  elle  ne  doit  sortir  que  bien  rarement;  en  tous  cas,  je  ne  l'ai  jamais  draguée  à 
l'état  libre.  M.  Délia  Valle  ne  mentionne  pas  cette  particularité,  qui  n'aurait  certaine- 
ment pas  échappé  à  son  attention,  mais  il  spécifie  que  la  forme  du  golfe  de  Naples 
habite  des  fonds  de  Corallines.  Ces  fonds  semblent  peu  convenables  à  la  construction 
de  tubes  analogues  à  ceux  de  Haploops  tubicola,  et  les  mœurs  de  la  forme  méditerra- 
néenne sont  probablement  très  différentes  des  mœurs  de  l'espèce  du  nord  de  l'Europe. 


Famille  des  STEGOCEPHALID^ 
Genre  Stegocephaloides,  G.  O.  Sars  1891 

Stegocephaloides  christianiensis,  (Boeck) 

1870.    Stegocephalus  christianiensis,  Boeck  (19),  p.  48. 

1891.    Stegocephaloid.es  christianiensis,  G.  O.  Sars  (198),  p.  202,  pi.  lxx,  fig.  2. 

Campagne  de  1887:  Stn.  85,  profondeur  i8om.  Golfe  de  Gascogne.  Un  exem- 
plaire. 

Habitat.  —  En  dehors  des  mers  de  la  Scandinavie,  où  cette  espèce  est  assez 
commune,  d'après  le  Professeur  G.  O.  Sars,  par  des  profondeurs  de  20  à  100  brasses 
(37™  à  i83m),  on  ne  l'avait  signalée  que  sur  la  côte  d'Ecosse,  où  M.  Robertson 
l'a  trouvée  dans  le  Firth  of  Clyde,  par  40  à  70  brasses  (73™  à  i28m)  de  profon- 
deur. L'exemplaire  de  YHirondelle  provient  du  Golfe  de  Gascogne,  et  un 
exemplaire  de  la  même  espèce  a  été  récemment  dragué  en  Méditerranée  par  la 
Melita,  sur  la  côte  nord  de  Tunisie,  par  une  profondeur  de  170™. 


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Famille  des  AMPHILOCHIDyE 
Genre  Amphilochus,  Sp.  Bâte  1862 

Amphilochus  manudens,  Sp.  Bâte 

1862.     Amphilochus  manudens,  Sp.  Bâte  (t&),  p.  107,  pi.  xvn,  fig.  6. 
1876.    Amphilochus  concinna,  Stebbing  (1814  his),  p.  443,  pi.  xix,  fig.  1. 
1892.    Amphilochus  manudens,  G.  O.  Sars  (±9%),  p.  217,  pi.  lxxiv. 

Campagne  de  1887  :  Stn.  85,  profondeur  i8om.  Golfe  de  Gascogne.  Un 
exemplaire. 

Habitat.  —  Amphilochus  manudens  est  une  forme  du  nord  de  l'Europe,  dont 
l'habitat  s'étend  jusqu'au  Groenland;  M.  Hansen  (134,  p.  89)  le  cite,  de  cette  pro- 
venance, sous  le  nom  d' Amphilochus  concinna  Stebbing.  Commun  sur  les  côtes  de 
Norvège  (G.  O.  Sars)  par  des  profondeurs  de  40  à  100  brasses  (73™  à  i83m), 
signalé  dans  le  Cattégat  par  Meinert,  Amphilochus  manudens  a  été  rencontré  en 
plusieurs  localités  des  Iles  Britanniques.  Sp.  Bâte  Ta  décrit  d'après  un  exemplaire 
provenant  de  Cumbray,  Ecosse;  le  Dr  Robertson  et  M.  Th.  Scott  le  citent  comme 
ayant  été  trouvé  dans  les  mêmes  parages.  Le  Rév.  Stebbing  Ta  dragué  sur  la  côte  du 
Devonshire,  M.  Walker,  aux  environs  de  Liverpool.  MM.  Walker  et  Hornell  le 
mentionnent  au  nombre  des  Amphipodes  de  Jersey.  Il  est  très  rare  sur  les  côtes  de 
France.  M.  Giard  a  signalé  sa  présence  à  Wimereux,  M.  Hallez,  au  Portel,  et  quelques 
exemplaires  ont  été  dragués  dans  la  baie  du  Croisic.  On  ne  l'a  jamais  rencontré, 
jusqu'ici,  au  sud  de  l'embouchure  de  la  Loire. 

Arnphilochus  anomalus,  nov.  sp. 
(PI.  VII,  fig.  2) 

Campagne  de  1887  :  Stn.  85,  profondeur  i8om.  Golfe  de  Gascogne.  Trois  exem- 
plaires. 

Ces  exemplaires  étaient  tous  plus  ou  moins  mutilés.  Les  uropodes,  si  fragiles 
chez  les  Amphilochidœ,  manquaient;  les  derniers  articles  des  pattes  des  cinq  dernières 
paires  étaient  brisés.  Néanmoins,  la  forme  de  la  tête  est  tellement  caractéristique 
qu'elle  suffirait  seule  à  distinguer  cette  espèce  des  Amphilochus  actuellement  connus. 
La  description  qui  suit  se  rapporte  à  l'exemplaire  le  mieux  conservé,  une  femelle 
paraissant  adulte. 

La  forme  générale  du  corps  ne  diffère  pas  de  celle  du  type  du  genre  :  Amphilo- 
chus manudens  Sp.  Bâte.  La  tête  porte  un  rostre  allongé,  légèrement  courbé, 
atteignant  un  peu  au-delà  de  l'extrémité  du  premier  article  du  pédoncule  des 
antennes  supérieures.  Les  lobes  latéraux,  extrêmement  larges,  arrondis  au  bord 


—  49  — 
antérieur,  dépassent  le  niveau  de  l'extrémité  du  rostre.  Les  plaques  coxales  de  la 
première  paire,  relativement  grandes,  présentent  un  contour  arrondi,  au  lieu  d'être 
quadrangulaire.  Les  plaques  coxales  des  seconde  et  troisième  paires  sont  peu  dis- 
tinctement crénelées  au  bord  inférieur.  Les  plaques  coxales  de  la  quatrième  paire 
ont  la  forme  de  celles  d' Amphilochus  manudens,  mais  ne  présentent  que  quelques 
crénelures,  à  peine  visibles  à  l'aide  d'un  fort  grossissement.  Les  plaques  coxales  de 
la  cinquième  paire  sont  régulièrement  arrondies  au  bord  postérieur.  Les  plaques 
épimérales  du  troisième  segment  du  métasome,  fortement  prolongées  en  arrière,  sont 
arrondies  à  leur  extrémité.  Les  yeux,  très  grands,  à  peu  près  circulaires,  sont  situés 
fort  loin  du  bord  antérieur  de  la  tête. 

Les  antennes  supérieures,  très  courtes,  ne  dépassent  pas  l'extrémité  du  pédoncule 
des  antennes  inférieures  ;  le  second  article  de  leur  pédoncule  est  presque  aussi  long 
que  le  premier  ;  le  fiagellum  comprend  sept  articles.  Le  quatrième  article  du  pédon- 
cule des  antennes  inférieures,  court  et  très  large,  n'atteint  pas  tout  à  fait  la  longueur 
du  cinquième  article;  le  fiagellum,  relativement  allongé,  se  compose  de  neuf 
articles.  Une  profonde  incision  sépare  la  lèvre  antérieure  en  deux  lobes  d'inégale 
taille.  Les  mandibules  présentent  un  processus  molaire  dentiforme,  conique  et  assez 
allongé.  Le  palpe,  très  court,  est  situé  au  même  niveau  ;  son  dernier  article,  un  peu 
plus  long  que  le  précédent,  est  absolument  glabre.  Les  maxillipèdes,  un  peu  plus 
courts  et  plus  robustes  que  ceux  d' Amphilochus  manudens,  n'en  diffèrent  pas  d'une 
façon  notable. 

Le  prolongement  lobiforme  du  carpe  des  gnathopodes  de  la  première  paire 
dépasse  un  peu  le  milieu  du  bord  postérieur  du  propode.  Ce  dernier  article  est  un 
peu  plus  long  que  large  et  son  bord  palmaire  forme,  avec  le  bord  postérieur,  un 
angle  à  peu  près  droit,  garni  de  deux  petites  épines.  Ce  bord  palmaire  n'est  pas 
denticulé,  mais  porte  simplement  quelques  cils  très  courts.  Le  dactyle  est  lisse,  sauf 
une  petite  dent,  située  au  bord  interne,  à  peu  de  distance  de  son  extrémité.  Les 
gnathopodes  de  la  seconde  paire,  beaucoup  plus  grands  que  les  précédents,  n'en 
diffèrent  que  par  la  longueur  du  prolongement  du  carpe,  qui  atteint  presque 
l'extrémité  du  propode,  et  par  le  contour  arrondi  du  bord  palmaire.  Dans  les  pattes 
des  trois  dernières  paires,  l'article  basai,  orbiculaire,  légèrement  crénelé  au  bord 
postérieur,  est  presque  aussi  large  que  long.  Une  patte  de  la  dernière  paire  était 
complète  chez  l'un  des  exemplaires  examinés  ;  en  dehors  de  la  forme  plus  large  de 
l'article  basai,  elle  ne  présente  rien  qui  la  distingue  d'une  patte  correspondante 
à' Amphilochus  manudens. 

Un  des  uropodes  de  la  seconde  paire  n'était  pas  brisé  ;  le  pédoncule  est  aussi  long 
que  la  branche  interne,  et  la  branche  externe  n'atteint  pas  tout  à  fait  la  moitié  de  cette 
longueur.  Le  telson,  relativement  court,  est  triangulaire,  et  sa  longueur  est  double 
de  sa  plus  grande  largeur. 

La  longueur  de  l'exemplaire  décrit  ci-dessus  était  de  5mm;  le  second  exemplaire 
est  un  peu  moins  grand  ;  le  troisième,  évidemment  très  jeune,  ne  mesure  que  2mm. 

7 


5o 


Genre  Amphilochoides,   G.  O.  Sars  1892 

Amphilochoides  longimanus,  (Chèvre ux) 
(PI.  vu,  fig.  3) 

1888.     Amphilochus  longimanus,  Chevreux  (48),  p.  41. 

Campagne  de  1887  :  Stn.  85,  profondeur  i8om.  Golfe  de  Gascogne.  Une  femelle. 

Le  corps  est  court  et  épais,  les  segments  du  mésosome  étant  relativement  élevés, 
par  rapport  à  la  hauteur  des  plaques  coxales  correspondantes.  La  tête,  le  rostre 
compris,  dépasse  de  beaucoup  en  longueur  l'ensemble  des  deux  premiers  segments 
du  mésosome.  Le  rostre,  très  long,  à  peine  courbé,  atteint  presque  l'extrémité  du 
premier  article  du  pédoncule  des  antennes  supérieures  ;  les  angles  latéraux,  assez 
prononcés,  sont  aigus.  Les  plaques  coxales  de  la  première  paire,  quadrangulaires, 
sont  presque  entièrement  cachées  par  les  suivantes.  Les  plaques  coxales  des  seconde 
et  troisième  paires,  arrondies  au  bord  antérieur,  portent  trois  petites  crénelures  à 
l'angle  postérieur.  La  hauteur  des  plaques  coxales  de  la  quatrième  paire  n'excède 
que  d'un  tiers  la  hauteur  du  segment  correspondant  du  mésosome.  Les  plaques  épi- 
mérales  du  troisième  segment  du  métasome,  assez  fortement  prolongées  en  arrière,  se 
terminent  en  pointe  obtuse.  Les  yeux,  très  grands,  mais  composés  d'un  petit  nombre 
d'ocelles,  sont  légèrement  ovales. 

Les  antennes  supérieures,  très  courtes.,  n'atteignent  pas  tout  à  fait  l'extrémité  du 
pédoncule  des  antennes  inférieures.  Le  premier  article  du  pédoncule  est  beau- 
coup plus  long  que  l'ensemble  des  deux  suivants  ;  le  second  article  dépasse  à  peine  le 
troisième  en  longueur.  Le  fiagellum,  comprenant  cinq  articles,  est  un  peu  plus  court 
que  le  premier  article  du  pédoncule.  Dans  les  antennes  inférieures,  le  fiagellum, 
composé  de  cinq  articles,  n'est  pas  plus  long  que  l'avant-dernier  article  du  pédoncule. 

Les  mandibules,  longues  et  étroites,  ne  présentent  pas  trace  de  processus  molaire. 
Le  palpe,  très  allongé,  presque  glabre,  ne  porte  que  deux  soies  à  l'extrémité  du  troi- 
sième article,  qui  est  beaucoup  plus  court  que  le  second.  Le  lobe  externe  des  mâchoi- 
res de  la  première  paire,  large  et  court,  un  peu  renflé  à  l'extrémité  du  bord  interne, 
porte  sept  longues  épines  simples,  suivies  de  cinq  petits  crochets  aigus.  Le  lobe 
interne,  rudimentaire  chez  les  espèces  voisines,  semble  manquer  complètement  chez 
Amphilochoides  longimanus.  Le  palpe,  assez  allongé,  s'élargit  vers  son  extrémité,  qui 
porte  une  rangée  de  petites  dents.  Les  maxillipèdes  sont  peu  développés.  Le  lobe 
externe,  très  court,  n'atteignant  que  le  milieu  du  premier  article  du  palpe,  est 
finement  denticulé  au  bord  interne.  Les  trois  premiers  articles  du  palpe  sont  à  peu 
près  d'égale  longueur  ;  le  quatrième  article,  très  petit,  affecte  la  forme  d'un  dactyle 
grêle  et  aigu. 

Le  prolongement  du  carpe  des  gnathopodes  de  la  première  paire  atteint  l'extré- 
mité du  bord  postérieur  du  propode.  Ce  propode  est  irrégulièrement  ovale  ;  son  bord 


—  5i  — 

palmaire,  finement  crénelé,  est  nettement  distinct  du  bord  postérieur,  qui  présente 
une  échancrure  arrondie,  assez  prononcée.  Le  dactyle,  grêle  et  recourbé,  ne  porte 
pas  de  dent,  mais  seulement  quelques  petites  crénelures,  à  la  partie  basale  du  bord 
interne.  Les  gnathopodes  de  la  seconde  paire  sont  beaucoup  plus  grands  que  les 
précédents.  Le  prolongement  du  carpe,  très  large  et  concave,  n'est  pas  plus  allongé 
que  celui  des  gnathopodes  de  la  première  paire.  Le  bord  antérieur  du  propode  se 
termine  par  un  petit  prolongement  dentiforme  ;  le  bord  palmaire  ne  se  distingue  du 
bord  postérieur  que  par  les  fines  denticulations  qui  le  garnissent.  Le  dactyle  ne 
présente  aucune  trace  de  la  dent  interne  qui  caractérise  les  autres  espèces  du  genre 
Amphilochoides,  mais  porte  simplement,  comme  celui  des  gnathopodes  de  la  pre- 
mière paire,  quelques  fines  crénelures  à  la  partie  basale  du  bord  interne. 

Les  pattes  des  cinq  dernières  paires  étaient  toutes  plus  ou  moins  mutilées. 
L'article  basai  des  pattes  des  trois  dernières  paires,  ovale  allongé,  est  finement 
crénelé  au  bord  postérieur.  Le  pédoncule  des  uropodes  de  la  première  paire  est 
beaucoup  plus  long  que  les  branches.  La  longueur  du  pédoncule  des  uropodes  de  la 
seconde  paire  est  égale  à  celle  de  la  branche  interne  ;  la  branche  externe  atteint  un 
peu  plus  de  la  moitié  de  cette  longueur.  Les  uropodes  de  la  dernière  paire  étaient 
brisés.  Le  telson,  très  allongé,  triangulaire,  présente,  de  chaque  côté  de  son  extré- 
mité, une  petite  dent,  garnie  d'une  courte  soie. 

La  longueur  de  l'unique  exemplaire  recueilli,  une  femelle  ovifère,  était  d'un 
peu  plus  de  3mm. 

Le  genre  Amphilochoides,  récemment  établi  par  le  Professeur  G.  O.  Sars  (1»3, 
p.  220),  ne  comprenait,  jusqu'ici  que  trois  espèces  :  Amphilochoides  odontonyx 
(Boeck),  Amphilochoides  Boecki  G.  O.  Sars  (!©»,  appendice,  p.  690),  et  Amphi- 
lochoides intermedius  Th.  Scott  (SOI,  p.  1 5g).  L'espèce  décrite  ci-dessus  en  diffère 
bien  nettement  par  l'absence  d*une  dent  au  bord  interne  du  dactyle  des  gnathopo- 
des postérieurs  ;  les  proportions  des  articles  du  pédoncule  des  antennes  supérieures 
sont  aussi  très  caractéristiques. 

Genre  Gitana,  Boeck  1870 

Gitana  Sarsi,  Boeck 

1870.  Gitana  Sarsi,  Boeck  (19),  p.  52. 

1878.  Amphilochus  Sabrinœ,  Stebbing  (915),  p.  364,  pi.  xv,  fig.  1. 

1892.  Gitana  Sarsi,  G.  O.  Sars  (193),  p.  228,  pi.  lxxviii,  fig.  1. 

1893.  Gitana  Sarsi,  Della  Valle  (89),  p.  590,  pi.  xxix,  fig.   iS-32. 

Campagne  de  1887  :  Stn.  85,  profondeur  i8om.  Golfe  de  Gascogne.  Un  exem- 
plaire. 

Habitat.  —  La  distribution  géographique  de  cette  espèce  s'étend,  depuis  le 
Spitzberg,  où  l'Expédition  norvégienne  l'a  trouvée  dans  les  algues  du  littoral,  jusqu'à 


—    52    — 

la  Méditerranée.  Assez  commune  sur  les  côtes  de  Norvège  (G.  O.  Sars),  et  dans 
le  Cattégat  (Meinert),  elle  semble  plus  rare  en  Angleterre,  où  le  Rév.  Stebbing  et 
M.  Walker  l'ont  seuls  rencontrée.  M.  Giard  la  cite  au  nombre  des  Amphipodes  de 
Wimereux  ;  elle  a  été  capturée  à  Luc-sur-Mer  et  à  Saint- Vaast-la-Hougue  ;  elle 
n'est  pas  très  rare  dans  les  baies  de  Quiberon  et  du  Croisic.  La  Melita  Ta 
draguée  à  Setubal  (Portugal),  et,  en  Méditerranée,  aux  environs  d'Antibes,  à 
Port-Vendres  et  à  Bône.  Le  Professeur  Délia  Valle  la  mentionne  comme  habitant  le 
golfe  de  Naples. 


Famille  des  STENOTHOID^E 
Genre  Stenothoe,  Dana  i852 

Stenothoe  marina,  (Sp.  Bâte) 

1862.    Montagua  marina,  Sp.  Bâte  (15),  p.  56,  pi.  vin,  fig.  5. 

1870.    Stenothoe  marina,  Boeck  (19),  p.  59. 

1892.     Stenothoe  marina,  G.   O.  Sars  (198),  p.  236,  pi.  lxxx. 

Campagne  de  1888:  Stn.  226,  profondeur  i3om.  Détroit  de  Pico-Fayal  (Açores). 
Deux  exemplaires.  —  18  août,  baie  Pim,  Fayal,  marée  basse.  Un  exemplaire. 

Habitat.  —  Stenothoe  marina  n'est  pas  rare  sur  les  côtes  occidentale  et  méri- 
dionale de  Norvège  (G.  O.  Sars),  mais  n'a  jamais  été  rencontrée  dans  l'Océan  glacial 
arctique.  Elle  semble  assez  répandue  dans  les  eaux  des  Iles  Britanniques,  ainsi  que 
sur  nos  côtes  de  la  Manche  et  de  l'Océan  ;  presque  toutes  les  listes  d'Amphipodes 
des  côtes  océaniques  d'Europe  la  mentionnent.  M.  Bolivar  la  cite  comme  ayant  été 
trouvée  à  Guetaria  (nord  de  l'Espagne),  et  M.  Paulino  d'Oliveira  m'en  a  communiqué 
des  exemplaires  provenant  de  la  côte  de  Portugal.  Aux  Açores  Stenothoe  marina  a. 
été  draguée  par  le  Dr  Th.  Barrois,  à  Sâo  Miguel,  et  par  Y  Hirondelle  au  voisinage 
de  Fayal.  On  ne  l'a  pas  rencontrée,  jusqu'ici,  en  Méditerranée. 


Stenothoe  monoculoides,  (Montagu) 

i8i3.  Cancer  Gammarus  monoculoides,  Montagu  (165),  p.  5,  pi.  n,  fig.  3. 

1862.  Montagua  monoculoides,  Sp.  Bâte  (15),  p.  55,  pi.  vin,  fig.  4. 

1870.  Stenothoe  monoculoides,  Boeck  (19),  p.  60. 

1892.  Stenothoe  monoculoides,  G.  O.  Sars  (193),  p.  240,  pi.  lxxxîi,  fig.   1. 

Campagne  de  1888:  Stn.  194,  profondeur  i5m.  Baie  de  Horta,  Fayal  (Açores). 
Vingt-deux  exemplaires. 

Habitat.  —  La  distribution  géographique  de  cette  espèce  est  très  étendue  ;  c'est 
une  des  formes  les  plus  communes  dans  les  algues,  et   presque  toutes  les  listes 


—  53  — 

d'Amphipodes  des  côtes  océaniques  d'Europe  la  mentionnent.  Sa  présence  en  Médi- 
terranée n'est  pas  contestable,  et  je  puis  citer,  au  nombre  de  ses  habitats,  Cette, 
Bandol,  Saint-Nazaire  (Var),  Antibes,  Cannes,  Villefranche,  sur  la  côte  méridionale 
de  France,  Cherchell  et  Bône,  sur  la  côte  d'Algérie.  M.  Sovinsky  a  signalé  récemment 
la  présence  de  Stenothoe  monoculoides  dans  le  Bosphore,  et  c'est  très  probablement 
cette  même  espèce  que  M.  Nebeski  (tWO,  p.  33,  fig.  3)  a  décrite  sous  le  nom  de 
Probolium  tergestinum.  Le  Dr  Th.  Barrois  a  trouvé  Stenothoe  monoculoides  à  Sâo 
Miguel  (Açores)  ;  la  Meut  A  l'a  draguée  à  Tenerife,  à  Canaria,  et  à  Dakar  (Sénégal). 


Stenothoe  Dollfusi,  Chevreux 

(PI.  VIII,   fig.    I) 

1887.    Stenothoe  Dollfusi,  Chevreux  (44),  p.  327,  fig.  8  du  texte. 
1891.    Stenothoe  Dollfusi,  Chevredx  (57),  p.  260,  fig.  6-10  du  texte. 

Campagne  de  1888:  Stn.  226,  profondeur  i3om.  Détroit  de  Pico-Fayal  (Açores). 
Vingt-et-un  exemplaires.  —  Stn.  247,  profondeur  3i8m.  Parages  des  Açores.  Un 
exemplaire. 

Le  corps,  assez  robuste,  est  peu  comprimé.  La  tête,  presque  aussi  longue  que 
l'ensemble  des  deux  premiers  segments  du  mésosome,  présente  une  légère  projection 
rostrale,  et  des  angles  latéraux  assez  prononcés,  arrondis.  Les  plaques  coxales  de  la 
seconde  paire,  quadrangulaires,  sont  presque  aussi  hautes  que  celles  des  deux  paires 
suivantes.  Les  plaques  coxales  de  la  quatrième  paire  sont  beaucoup  plus  larges  que 
hautes.  Les  plaques  épimérales  du  troisième  segment  du  métasome,  assez  fortement 
prolongées  en  arrière,  s'arrondissent  légèrement  à  leur  extrémité.  Les  yeux,  ronds, 
assez  grands,  se  composent  d'une  vingtaine  d'ocelles. 

Les  antennes  du  mâle  ne  diffèrent  pas  sensiblement  de  celles  de  la  femelle.  Les 
antennes  supérieures,  un  peu  plus  allongées  que  les  antennes  inférieures,  atteignent 
les  trois  quarts  de  la  longueur  du  corps;  les  deux  premiers  articles  du  pédoncule 
sont  d'égale  taille  ;  le  fiagellum  se  compose  d'une  quinzaine  d'articles  très  allongés. 
Le  cinquième  article  du  pédoncule  des  antennes  inférieures  est  beaucoup  plus  court 
que  le  quatrième  ;  le  fiagellum,  comprenant  une  dizaine  d'articles,  atteint  à  peu  près 
la  longueur  du  pédoncule. 

Les  mandibules  ne  présentent  aucune  trace  de  palpe.  Dans  les  mâchoires  de  la 
première  paire,  le  palpe,  bi-articulé,  est  armé  d'une  série  d'épines  au  bord  interne  ; 
le  lobe  externe  ne  porte  que  trois  épines  et  une  courte  soie  ;  le  lobe  interne  est  peu 
développé.  Le  lobe  interne  des  mâchoires  de  la  seconde  paire,  extrêmement  petit, 
porte  quatre  épines  au  bord  interne.  Le  premier  article  du  palpe  des  maxillipèdes 
est  notablement  plus  long  que  l'ensemble  des  deux  articles  suivants  ;  les  trois  derniers 
articles  sont  à  peu  près  d'égale  longueur. 

Les  gnathopodes  antérieurs  sont  bien  développés.  Le  propode,  quadrangulaire, 


-  54- 

beaucoup  plus  long  que  l'ensemble  des  deux  articles  précédents,  est  notablement  plus 
étroit  à  la  base  qu'à  l'extrémité.  Le  dactyle  dépasse  un  peu  le  bord  palmaire  en 
longueur.  Chez  la  femelle,  le  propode  des  gnathopodes  postérieurs,  très  développé, 
un  peu  plus  long  que  l'article  basai,  affecte  une  forme  à  peu  près  triangulaire  ;  le 
bord  palmaire  porte,  au  voisinage  de  son  articulation  avec  le  dactyle,  deux  petites 
dents  suivies  d'une  profonde  échancrure  arrondie.  Le  dactyle,  long  et  recourbé,  porte 
quelques  soies  courtes  au  bord  externe.  Les  gnathopodes  postérieurs  du  mâle,  beau- 
coup plus  grands,  affectent  une  forme  plus  étroite  et  plus  allongée,  leur  bord  palmaire 
se  confondant  avec  le  bord  postérieur.  A  partir  de  son  articulation  avec  le  dactyle, 
ce  bord  palmaire  présente  trois  dents  aiguës,  de  taille  croissante,  suivies  d'une 
échancrure  arrondie,  et  d'une  partie  droite,  garnie  d'une  épaisse  rangée  de  soies. 
Le  dactyle,  presque  aussi  long  que  le  propode,  régulièrement  arqué,  présente  une 
extrémité  fourchue  ;  son  bord  interne  est  cilié  dans  presque  toute  son  étendue. 

Les  pattes  suivantes  sont  grêles  et  allongées.  L'article  basai  des  pattes  de  la  cin- 
quième paire  est  linéaire,  comme  chez  les  autres  espèces  du  genre  Stenothoe.  Dans 
les  pattes  des  sixième  et  septième  paires,  ce  même  article,  ovale  allongé,  est  légère- 
ment ondulé  au  bord  postérieur.  L'article  méral  est  moins  renflé,  et  moins  prolongé 
inférieurement  que  chez  les  espèces  voisines.  Le  dactyle  atteint  les  deux  tiers  de  la 
longueur  du  propode. 

Les  branches  des  uropodes  de  la  première  paire  sont  presque  aussi  longues  que 
le  pédoncule.  Dans  les  uropodes  de  la  seconde  paire,  la  branche  externe  n'atteint 
que  les  deux  tiers  de  la  longueur  de  la  branche  interne.  L'article  médian  des  uropodes 
de  la  dernière  paire,  un  peu  plus  court  que  l'article  basai,  porte  une  rangée  d'épines 
au  bord  postérieur  ;  l'article  terminal  n'atteint  pas  la  moitié  de  la  longueur  de  l'article 
basai.  Le  telson,  ovale  allongé,  se  termine  en  une  pointe  aiguë,  qui  atteint  à  peu  près 
au  niveau  du  milieu  de  l'article  basai  des  uropodes  de  la  dernière  paire  ;  il  est  armé 
de  quatre  fortes  épines. 

La  taille  moyenne  des  exemplaires  est  de  2mm  5  ;  les  plus  grandes  femelles  ne 
dépassent  pas  3mm. 

Stenothoe  Dollfusi  est  assez  voisine  de  Stenothoe  tenella  G.  O.  Sars  (192, 
p.  238,  pi.  lxxxi,  fig.  2)  ;  néanmoins,  la  forme  des  plaques  coxales  antérieures,  celle 
des  gnathopodes  postérieurs,  les  proportions  relatives  des  articles  des  uropodes  de  la 
dernière  paire,  différent  suffisamment  chez  les  deux  espèces  pour  qu'il  soit  facile  de 
les  distinguer  l'une  de  l'autre.  Enfin,  la  petitesse  du  dernier  article  du  pédoncule 
des  antennes  inférieures,  chez  Stenothoe  Dollfusi,  la  sépare  nettement  de  toutes  les 
formes  voisines. 

Habitat.  —  Cette  espèce  n'a  jamais  été  rencontrée  sur  les  côtes  océaniques 
d'Europe.  Elle  paraît  peu  commune  en  Méditerranée.  M.  A.  Dollfus  en  a  trouvé  un 
exemplaire  à  Cannes,  et  j'en  ai  dragué  quelques  autres  à  Port-Vendres  et  à  Ville- 
franche.  Le  grand  nombre  d'exemplaires  obtenus  dans  une  seule  opération  de 
Y  Hirondelle  semble  démontrer  qu'elle  est  beaucoup  plus  abondante  aux  Açores. 


—  55  — 


Genre  Stenothoides,  nov.  gen. 

Corps  robuste  et  peu  comprimé.  Plaques  coxales  de  la  première  paire  en  grande 
partie  cachées  par  les  suivantes.  Plaques  coxales  des  seconde  et  troisième  paires 
bien  développées.  Plaques  coxales  de  la  quatrième  paire  extrêmement  grandes, 
clypéiformes.  Antennes  remarquablement  robustes.  Lèvre  antérieure  bilobée.  Palpe 
des  mandibules  absolument  rudimentaire,  uni-articulé.  Mâchoires  de  la  première 
paire  peu  développées,  palpe  uni-articulé.  Lobes  internes  des  maxillipèdes  normaux, 
séparés  jusqu'à  la  base.  Gnathopodes  subchéliformes,  les  postérieurs  étant  de  beau- 
coup les  plus  grands.  Propode  des  pattes  des  cinq  dernières  paires  renflé  à  l'extrémité, 
subchéliforme.  Article  basai  des  pattes  des  cinquième  et  sixième  paires  linéaire. 
Article  basai  des  pattes  de  la  septième  paire  légèrement  dilaté.  Uropodes  de  la 
dernière  paire  unibranchés,  tri-articulés.  Telson  triangulaire. 

La  famille  des  Stenothoidœ  ne  comprenait  jusqu'ici  que  les  genres  Stenothoe, 
Probolium,  Metopa  et  Cressa.  Le  nouveau  genre  Stenothoides  en  diffère  surtout  par 
la  forme  uni-articulée  des  palpes  des  mandibules  et  des  mâchoires  de  la  première 
paire,  par  l'aspect  nettement  subchéliforme  des  pattes  des  cinq  dernières  paires,  et 
par  la  forme  linéaire  de  l'article  basai  des  pattes  de  la  sixième  paire.  Le  peu  de 
développement  de  la  plupart  des  pièces  buccales  et  la  forme  préhensile  des  pattes 
répondent  bien  aux  habitudes  de  commensalisme  du  type  du  genre,  qui  a  été  trouvé 
sur  une  Astérie. 

Stenothoides  Perrieri,    nov.  sp. 
(PI.  vin,  fig.  2) 

Campagne  de  1887  :  Stn.  i63,  profondeur  i5om.  Parages  de  Terre-Neuve.  Un 
exemplaire,  trouvé  sur  une  Astérie1. 

Le  corps,  court,  robuste  et  peu  comprimé,  est  régulièrement  arrondi.  La  tête  ne 
présente  pas  de  projection  rostrale  ;  ses  angles  latéraux,  très  peu  saillants,  sont  légè- 
rement aigus.  Les  plaques  coxales  de  la  première  paire  affectent  une  forme  à  peu 
près  quadrangulaire.  Les  plaques  coxales  de  la  seconde  paire,  largement  arrondies 
au  bord  antérieur,  portent,  ainsi  que  celles  de  la  troisième  paire,  cinq  petites  épines 
au  bord  postérieur.  Les  plaques  coxales  de  la  quatrième  paire,  extrêmement  déve- 
loppées, se  prolongent  en  arrière  jusqu'au  niveau  du  second  segment  du  métasome, 
et  recouvrent  à  peu  près  complètement  les  plaques  coxales  des  trois  dernières  paires. 
Les  plaques  épimérales  du  troisième  segment  du  métasome,  quelque  peu  prolongées 


1  Probablement  Crossaster  papposus  Bruz.,  seule  espèce  citée  de  la  Stn.  i63  par  M.  le  Professeur  Perrier, 
dans  son  mémoire  sur  les  Stellérides  de  VHirondelle. 


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en  arrière,  sont  légèrement  arrondies  à  leur  extrémité.  Les  yeux,  assez  grands  et 
ronds,  se  composent  d'une  vingtaine  d'ocelles. 

Les  antennes  supérieures  atteignent  à  peu  près  la  longueur  de  l'ensemble  de  la 
tête  et  des  cinq  premiers  segments  du  mésosome.  Le  premier  article  du  pédoncule, 
extrêmement  large,  aussi  long  que  la  tête,  dépasse  un  peu  en  longueur  l'ensemble 
des  deux  articles  suivants,  qui  sont  beaucoup  plus  étroits  ;  le  troisième  article  est 
plus  gros,  mais  à  peine  plus  long  que  le  premier  article  du  flagellum,  qui  comprend 
treize  articles  absolument  glabres.  Les  antennes  inférieures  sont  notablement  plus 
longues  que  les  antennes  supérieures.  Leur  pédoncule  est  aussi  extrêmement  robuste  ; 
son  quatrième  article  dépasse  un  peu  en  longueur  le  cinquième.  Le  flagellum  se 
compose  de  quatorze  articles,  garnis  chacun  d'une  soie  très  courte. 

Dans  les  gnathopodes  antérieurs,  le  prolongement  de  l'article  méral,  peu  accen- 
tué, n'atteint  pas  le  milieu  du  carpe.  Le  propode,  un  peu  plus  court  que  le  carpe, 
presque  ovale,  est  légèrement  renflé  à  son  extrémité  ;  le  bord  palmaire  porte  une 
rangée  de  petites  épines.  Les  gnathopodes  postérieurs  sont  très  puissants.  Le  propode, 
quadrangulaire,  atteint  la  longueur  de  l'article  basai.  Le  bord  palmaire,  séparé  du 
bord  postérieur  par  une  longue  dent  aiguë,  porte  deux  dents  obtuses  et  un  tubercule 
tridenté.  Le  dactyle,  fort  et  recourbé,  est  un  peu  plus  court  que  le  bord  palmaire. 

Le  propode  des  pattes  des  cinq  dernières  paires,  renflé  à  l'extrémité,  garni 
d'épines  au  bord  palmaire,  forme  avec  le  dactyle  un  organe  bien  nettement  préhen- 
sile. Les  pattes  de  la  troisième  paire  sont  un  peu  plus  longues  que  les  suivantes. 
L'article  basai  des  pattes  des  cinquième  et  sixième  paires,  étroitement  rectangulaire, 
ne  présente  aucun  renflement  au  bord  postérieur.  Les  pattes  de  la  dernière  paire,  un 
peu  plus  courtes  que  celles  des  deux  paires  précédentes,  présentent,  au  contraire,  un 
article  basai  ovale  allongé,  légèrement  renflé  au  bord  postérieur. 

Le  pédoncule  des  uropodes  de  la  première  paire,  beaucoup  plus  long  que  les 
branches,  porte  une  série  de  petites  épines  au  bord  postérieur;  les  branches,  d'égale 
taille,  portent  chacune  deux  épines.  Les  branches  des  uropodes  de  la  seconde  paire 
sont  légèrement  inégales  en  longueur,  mais  beaucoup  moins  que  chez  les  espèces  du 
genre  Stenothoe.  Les  trois  articles  des  uropodes  de  la  dernière  paire  sont  d'égale 
longueur.  Le  telson,  étroitement  triangulaire,  atteint  un  peu  au-delà  du  milieu  de 
l'article  basai  des  uropodes  de  la  dernière  paire. 

L'unique  exemplaire  recueilli,  qui  semble  être  un  mâle,  atteignait  exactement 
3mm  de  longueur. 

Je  prie  M.  le  Professeur  Edmond  Perrier  d'accepter  la  dédicace  de  cette 
nouvelle  espèce,  commensale  d'une  des  Stellérides  sur  lesquelles  il  a  publié  une  si 
magistrale  étude. 


5? 


Genre    Metopa,    Boeck    1870 

Metopa  rubrovittata,  G.  O.  Sars 

18S2.    Metopa  rubrovittata,  G.  O.  Sars  (190|,  p.  90,  pi.  iv,  fig.  2. 
1892.     Metopa  rubrovittata,  G.  O.  Sars  (19*),  p.  255,  pi.  i.xxxix,  fig.  2. 

Campagne  de  1887  :  Stn.  85,  profondeur  i8om.  Golfe  de  Gascogne.  Un  exem- 
plaire. 

Habitat.  —  Cette  espèce  a  été  capturée  en  plusieurs  points  des  côtes  du  nord 
de  l'Europe,  mais  toujours  en  très  petit  nombre.  Le  Professeur  G.  O.Sars  n'en  a  vu 
que  trois  exemplaires  sur  la  côte  de  Norvège,  l'un  provenant  de  Vadsô  (Varan- 
gerfjord),  les  deux  autres  de  Christiansund.  Le  Dr  Hoek  l'a  trouvée  sur  la  côte  de 
Hollande,  le  Dr  Robertson  dans  le  Firth  of  Clyde,  M.  Walker,  aux  environs  de 
Liverpool.  En  France,  M.  Giard  l'a  signalée  à  Wimereux,  et  un  exemplaire  a  été 
dragué  à  Saint- Vaast-la-Hougue.  Metopa  rubrovittata  n'avait  été  prise,  jusqu'ici, 
que  par  de  petites  profondeurs,  3o  brasses  (54m)  au  maximum  (G.  O.  Sars)  ; 
Y  Hirondelle  l'a  draguée  par  i8om,  au  large  de  Lorient. 


Famille  des  LEUCOTHOID.E 
Genre  Leucothoe,  Leach   i  8 1 3 

Leucothoe  spinicarpa,  (Abildgaard) 

1789.  Gammarus  spinicarpus,  Abildgaard  (i),  p.  66,  pi.   cxix,  fig.  1-4  et  17. 

1804.  Cancer  Gammarus  articulosus,  Montagu  (16S),  p.  70,  pi.  vi,  fig.  6. 
181 3-14.     Leucothoe  arliculosa,  Leach  (143),  p.  403. 

1 853.  Leucothoe  denticulata,  Costa  (81),  p.  177. 

1870.  Leucothoe  spinicarpa,    Boeck  (19),  p.  78. 

1892.  Leucothoe  spinicarpa,  G.   O.  Sars  (19*),  p.  283,  pi.  c  et  pi.  ci  fig.   1. 

1893.  Leucothoe  spinicarpa,  Della  Valle  (89),  p.  652,  pi.  vi,  fig.  4,  et  pi.  xix,  fig.   1-20. 

Campagne  de  1886  :  Stn.  38,  profondeur  iom.  Rade  de  Palais  (Belle-Ile). 

Habitat.  —  La  distribution  géographique  de  cette  espèce  est  très  étendue.  Le 
Dr  Hansen  a  signalé  sa  présence  au  Groenland.  Elle  est  commune  sur  toutes  les 
côtes  océaniques  et  méditerranéennes  d'Europe,  ainsi  que  sur  les  côtes  d'Algérie  et  de 
Tunisie.  Le  Dr  Th.  Barrois  l'a  trouvée  à  Sâo  Miguel  (Açores). 

8 


—  58  — 


Leucothoe  incisa,  Robertson 

1887.    Leucothoe  furina,  Chevreux  (44),  p.  3o5. 
1892.     Leucothoe  incisa,  Robertson  (18©),  p.  217. 
1897.    Leucothoe  incisa,  Stebbing  (SSO),  p.  35,  pi.  x. 

Campagne  de  1886  :  Stn.  41,  profondeur  iç)"1.  Rade  de  Palais  (Belle-Ile). 

Cette  espèce  est  extrêmement  voisine  de  Leucothoe  Lilljeborgi  Boeck,  avec 
laquelle  on  l'a  souvent  confondue.  Le  Rév.  Stebbing  a  fait  ressortir,  dans  un 
mémoire  récent  (SSO,  p.  35,  pi.  x),  les  caractères  qui  distinguent  les  deux  formes. 

Habitat.  —  Le  Dr  Robertson  a  dragué  Leucothoe  incisa  dans  le  golfe  de  Clyde, 

par  20  brasses  (37m)  de  profondeur,  et  l'y  a  trouvée  aussi  à  marée  basse.  Cette  espèce 

est  assez  commune  sur  la  côte  ouest  de  Bretagne,  depuis  la  limite  des  basses  mers 

jusqu'à  20m  de  profondeur;  elle  a  été  draguée  par  M.  Adrien  Dollfus  à  Arcachon  et  à 

Saint-Jean-de-Luz,  et  j'en  ai  trouvé  quelques  exemplaires  à  Jersey. 


Famille  des  ŒDICERIDjE 
Genre  Parœdiceros,  G.  O.  Sars  1892 

Parœdiceros  iynceus,  (M.  Sars) 

i858.     Œdiceros  Iynceus,  M.  Sars  (ISS),  p.  143. 

i883.     Œdiceros  Iynceus,  Sparre  Schneider  (ISO),  p.   14,  pi.  11,  fig.   12. 

1892.     Parœdiceros  Iynceus,  G.  O.  Sars  (ISS),  p.  292,  pi.  cm,  fig.  2,  et  pi.  civ,  fig.  1. 

Campagne  de  1887  :  Stn.  161,  profondeur  i2Ô7m.  Parages  de  Terre-Neuve.  Un 
exemplaire. 

Habitat.  —  En  Europe,  cette  espèce  n'a  jamais  été  signalée  au  sud  de  l'Océan 
glacial.  Elle  est  commune  sur  la  côte  septentrionale  de  Norvège  (G.  O.  Sars),  le 
Dr  Hansen  signale  sa  capture  en  de  nombreuses  localités  du  Groenland,  l'Expédition 
du  Willem-Barents  et  l'Expédition  norvégienne  l'ont  draguée  au  Spitzberg,  la 
Vega  l'a  draguée  sur  les  côtes  de  la  Nouvelle-Zemble. 

Parœdiceros  Iynceus  descend  beaucoup  plus  au  sud  sur  la  côte  américaine. 
M.  S.  I.  Smith  signale  sa  présence  sur  la  côte  du  Labrador,  par  10  à  20  brasses 
(i8m  à  37"')  de  profondeur;  MM.  Smith  et  Harger  l'ont  dragué  dans  les  parages 
du  banc  de  Saint-Georges,  par  27  à  80  brasses  (49m  à  146™),  enfin  le  Challenger 
l'a  ramené  d'une  profondeur  de  85  brasses  (i55m),  au  sud  d'Halifax  (Nouvelle- 
Ecosse).  Le  dragage  de  la  Stn.  161  montre  qu'il  habite  également  les  grandes 
profondeurs  de  l'Océan. 


-  59 


Genre  Monoculodes,  Stimpson  i853 

Monoculodes  gibbosus,  Chevreux 

(PI.  vin,  fig.  3) 

1888.    Monoculodes  gibbosus,  Chevreux  (48),  p.  41. 

Campagne  de  1887  :  Stn.  85,  profondeur  i8om.  Golfe  de  Gascogne.  Un  exemplaire. 

Le  corps  est  extrêmement  épais  et  renflé  ;  la  tête,  le  mésosome  et  le  métasome 
sont  plus  ou  moins  fortement  carénés  à  la  partie  dorsale.  La  carène  de  la  tête,  très 
prononcée,  s'étend  jusqu'à  la  base  du  rostre.  La  carène  du  mésosome,  peu  élevée, 
n'est  bien  saillante  qu'à  la  partie  postérieure  de  chacun  des  segments.  Les  deux  pre- 
miers segments  du  métasome  portent,  sur  leur  moitié  postérieure,  une  carène  un 
peu  plus  accentuée.  Le  troisième  segment  présente  une  carène  très  élevée,  au  profil 
arrondi,  rappelant  assez  celles  qui  ornent  le  premier  segment  de  l'urosome  chez  un 
certain  nombre  de  Lysianassidœ  et  SAmpeliscidce.  L'urosome  n'est  pas  sensiblement 
caréné. 

La  tête,  très  volumineuse,  beaucoup  plus  longue  que  l'ensemble  des  quatre 
premiers  segments  du  mésosome,  est  fortement  recourbée  en  avant,  et  se  termine  par 
un  très  petit  rostre,  qui  n'atteint  pas  tout  à  fait  l'extrémité  du  premier  article  du 
pédoncule  des  antennes  supérieures  ;  les  angles  latéraux  sont  légèrement  aigus.  Les 
plaques  coxales  des  quatre  premières  paires,  beaucoup  moins  hautes  que  les  segments 
correspondants  du  mésosome,  sont  bordées  inférieurement  de  nombreuses  petites 
soies.  Les  plaques  épimérales  du  troisième  segment  du  métasome  sont  largement 
arrondies.  Les  yeux,  très  grands,  sont  ovales,  et,  vus  dorsalement,  semblent 
nettement  séparés  par  la  carène  de  la  tête. 

Les  antennes  supérieures,  remarquablement  courtes,  atteignent  à  peine  la  lon- 
gueur de  la  tête.  Le  premier  article  du  pédoncule,  très  robuste,  porte,  vers  l'extrémité 
du  bord  postérieur,  quatre  longues  soies  ciliées.  Le  second  article,  un  peu  plus  court 
et  moitié  moins  large  que  le  premier,  se  termine  postérieurement  par  une  forte  dent 
obtuse,  atteignant  presque  le  milieu  de  l'article  suivant,  garnie  de  quelques  cils, 
et  d'une  longue  soie  ciliée.  Le  troisième  article  n'atteint  pas  tout  à  fait  la  moitié  de  la 
longueur  du  second.  Le  flagellum,  composé  de  sept  articles,  n'est  pas  plus  long  que 
le  premier  article  du  pédoncule.  Les  antennes  inférieures  égalent  en  longueur  l'en- 
semble de  la  tête  et  des  quatre  premiers  segments  du  mésosome.  Le  cinquième  article 
du  pédoncule  est  un  peu  moins  long  et  beaucoup  moins  gros  que  le  quatrième.  Le 
flagellum  se  compose  de  dix  articles,  portant  des  soies  assez  allongées  au  bord  posté- 
rieur. Les  pièces  buccales  ne  présentent  rien  de  particulier  ;  elles  sont  semblables  à 
celles  du  type  du  genre,  Monoculodes  car  hiatus  Sp.  Bâte. 

Les   gnathopodes  antérieurs  sont  assez  robustes.  Le  bord  inférieur  de  l'article 


—  6o  — 

méral  présente  une  profonde  échancrure.  Le  carpe,  très  volumineux,  porte  un  large 
prolongement  lobiforme.  Le  propode,  de  forme  ovale,  est  à  peu  près  deux  fois  aussi 
long  que  large.  Le  dactyle,  long  et  grêle,  atteint  l'extrémité  du  prolongement  du 
carpe.  Les  gnathopodes  postérieurs  sont,  comme  d'habitude,  plus  grêles  et  plus 
allongés.  Le  prolongement  du  carpe  s'étend  jusqu'au  bord  palmaire  du  propode, 
qui  est  plus  large  et  beaucoup  plus  court  que  chez  l'espèce  commune,  Monocidodes 
carinatus  Sp.  Bâte.  Le  dactyle  est  un  peu  plus  long  que  le  bord  palmaire.  Toutes  les 
pattes  suivantes  étaient  plus  ou  moins  mutilées,  et  leurs  derniers  articles  avaient 
disparu;  ceux  qui  subsistaient  ne  présentent,  du  reste,  aucun  caractère  particulier. 

Le  pédoncule  des  uropodes  de  la  première  paire  est  garni,  au  bord  postérieur, 
d'une  série  de  vingt-cinq  petites  épines;  les  branches  sont  beaucoup  plus  courtes  que 
le  pédoncule.  Dans  les  uropodes  de  la  seconde  paire,  le  pédoncule  porte  une  dizaine 
d'épines  au  bord  postérieur;  les  branches  étaient  mutilées.  Les  uropodes  de  la 
dernière  paire  manquaient  complètement. 

Le  telson,  beaucoup  plus  long  que  large,  est  carrément  tronqué  à  l'extrémité; 
son  bord  postérieur,  légèrement  crénelé,  porte  une  soie  médiane  et  deux  petites  soies 
latérales. 

L'unique  exemplaire  recueilli,  une  femelle  ovifère,  portant  trente-deux  œufs 
assez  petits  entre  ses  lamelles  incubatrices,  mesurait  6mm  de  longueur. 

Malgré  le  mauvais  état  de  cet  exemplaire,  je  n'ai  pas  hésité  à  le  décrire  comme 
espèce  nouvelle;  en  effet,  de  nombreux  caractères  le  différencient  de  toutes  les 
formes  de  Monocidodes  déjà  connues.  En  dehors  de  la  carène  si  remarquable  du 
troisième  segment  du  métasome,  la  petitesse  des  antennes,  la  dent  qui  termine  le 
second  article  du  pédoncule  des  antennes  supérieures,  ne  se  retrouvent  chez  aucune 
des  espèces  précédemment  décrites.  Monocidodes  tuberculatus  Boeck  possède,  il  est 
vrai,  un  prolongement  nodiforme  à  l'extrémité  du  second  article  du  pédoncule  des 
antennes  supérieures,  mais  ce  tubercule,  peu  allongé,  est  situé  au  bord  antérieur  de 
l'article.  Cette  espèce  est,  du  reste,  absolument  différente  de  Monocidodes  gibbosus. 


Genre  Halimedon,  Boeck  1870 

Halimedon  Mùlleri,  Boeck 


1862 
1862 
i863 
1870 
1889 

l8û2 


Westwoodilla  cœcula,  Sp.  Bâte  (15),  p.   102,  pi.  xvi,  fig.  5. 
Westwoodilla  hyalina,  Sp.  Bâte  (15),  p.  io3,  pi.  xvn,  fig.  5. 
Œdiceros  parvimanus,  Sp.  Bâte  et  Westwood  (16),  vol.  1,  p.  161. 
Halimedon  Mïtlleri,  Boeck  (19),  p.  89. 

Halimedon  parvimanus,  Norman  (lîS),  p.  455,  pi.  xx,  fig.   W14. 
Halimedon  Mïtlleri,  G.  O.  Sars  (193),  p.  327,  pi.  cxv. 


Campagne  de  1887:  Stn.  85,   profondeur  i8om.  Golfe  de  Gascogne.  Sept  exem- 
plaires :  un  mâle  et  six  femelles. 


-  6i  — 

Habitat.  —  Halimedon  Mùlleri  est  une  forme  du  nord  de  l'Europe,  dont  l'habi- 
tat s'étend  jusqu'au  Groenland  (Hansen).  Très  commun  sur  les  côtes  de  Norvège 
(G.  O.  Sars),  il  a  été  signalé  aux  îles  Shetland  par  le  Rév.  Norman,  et  en  plusieurs 
localités  des  Iles  Britanniques  par  Sp.  Bâte,  le  Dr  Robertson,  et  M.  Th.  Scott. 
On  ne  l'avait  jamais  capturé  au  sud  de  l'Angleterre  avant  les  campagnes  de 
Y  Hirondelle,  qui  l'a  dragué  au  large  de  la  côte  occidentale  de  France'. 

Halimedon  rectirostris,  Délia  Valle 
1893.    Halimedon  rectirostris,  Della  Valle  (8»),  p.  537,  pi.  iv,  fig.  6  et  pi.  xxxm,  fig.  i-i5. 

Campagne  de  1886  :  Stn.  41,  profondeur  19™.  Côte  occidentale  de  France. 
Un  exemplaire. 

Habitat.  —  En  dehors  du  golfe  de  Naples,  où  Halimedon  rectirostris  est  peu 
commun  (Della  Valle),  je  ne  puis  citer,  comme  habitats  de  cette  rare  espèce,  que  la 
rade  de  Brest  et  la  baie  de  Concarneau,  sur  la  côte  océanique  de  France,  le  golfe 
de  Bône,  sur  la  côte  d'Algérie,  et  la  côte  nord  de  Tunisie,  où  la  Melita  l'a  draguée 
par  i8om,  au  voisinage  de  l'île  de  la  Galite. 


Genre  Perioculodes,  G.  O.  Sars  1892 

Perioculodes  longimamis,  (Sp.  Bâte  et  Westwood) 

1868.  Monoculodes  longimanus,  Sp.  Bâte  et  Westwood  (16),  vol.  2,  p.  507. 

1870.  Monoculodes  Grubei,  Boeck  (IO),  p.  85. 

1887.  Monoculodes  longimanus,  Chevreux  (44),  p.  3oo,  pi.  v,  fig.  1-2. 

1892.  Perioculodes  longimanus,  G.  O.  Sars  (ÎOS),  p.  3i3,  pi.  ex,  fig.  2,  et  pi.  exi,  fig.  1. 

1893.  Œdiceros  longimanus,  Della  Valle  (8»),  p.  547,  pi.  iv,  fig.  9,  et  pi.  xxxui,  fig.  32-36. 

Campagne  de  1887  :  Stn.  85,  profondeur  i8om.  Golfe  de  Gascogne.  Un  exemplaire. 

Campagne  de  1888  :  Stn.  194,  profondeur  i5m.  Baie  de  Horta,  Fayal  (Açores). 
Trois  exemplaires. 

Habitat.  —  Cette  espèce  n'est  pas  rare  sur  les  côtes  océaniques  d'Europe,  à 
partir  du  nord  de  la  Norvège  (G.  O.  Sars).  Bâte  et  Westwood,  le  Dr  Robertson, 
M.  Walker,  l'ont  signalée  sur  les  côtes  des  Iles  Britanniques.  Elle  est  assez  commune 
sur  les  côtes  françaises  de  la  Manche  et  de  l'Océan  (Villers-sur-Mer,  Brest,  le  Croisic, 
Arcachon,  Saint-Jean-de-Luz).  La  Melita  l'a  draguée  à  Setubal  (Portugal),  et, 
en  Méditerranée,  sur  les  côtes  de  Provence,   de  Corse,  et  d'Algérie.  Le  Professeur 

1  C'est  par  erreur  que  j'ai  cité   cette    forme  (44,  p.  3oo)  comme  habitant   Concarneau  et  Belle-Ile  ;  je 
l'avais  confondue  avec  l'espèce  suivante  :  Halimedon  rectirostris  Della  Valle. 


—    62    — 

G.  O.  Sars  la  trouvée  à  la  Spezzia,  M.  Délia  Valle,  à  Naples.  Elle  a  été  draguée, 
pour  la  première  fois,  aux  Açores,  par  Y  Hirondelle. 

La  distribution  bathymétrique  de  Perioculodes  longimanus  oscille  entre  la 
limite  des  basses  mers,  où  on  le  rencontre  assez  rarement,  et  la  profondeur  de 
i8om,  à  laquelle  Y  Hirondelle  l'a  dragué  dans  le  Golfe  de  Gascogne. 


Famille  des  PARAMPHITHOIDjE 
Genre  Stenopleustes,  G.  O.  Sars  i8o,3 

Stenopleustes  nodifer,  (G.  O.  Sars) 

1882.    Amphithopsis  nodifera,  G.  O.  Sars  (19©),  p.  io3,  pi.  v  fig.  6. 
1893.    Stenopleustes  nodifer,  G.  O.  Sars  (19*),  p.  356,  pi.  cxxv,  fig.  2. 

Campagne  de  1887:  Stn.  85,  profondeur  i8om.  Golfe  de  Gascogne.  Une  femelle 
ovifère. 

Habitat.  —  Stenopleustes  nodifer  n'est  pas  rare  sur  les  côtes  occidentale  et 
méridionale  de  Norvège  (G.  O.  Sars),  par  des  profondeurs  de  3o  à  100  brasses 
(55m  à  i83m).  En  dehors  des  mers  norvégiennes,  il  n'avait  encore  été  signalé  que  dans 
le  Firth  of  Clyde,  par  le  Dr  Robertson,  et  dans  les  parages  de  Liverpool,  par 
M.  Walker. 

Famille  des  EPIMERID^E 
Genre  Epimeria,  Costa  i85i 

Epimeria  cornigera,  (Fabricius) 

1779.  Gammarus  corniger,  Fabricius  (93),  p.  383. 

i85i.  Epimeria  tricristata,  Costa  (133),  p.  46. 

i856.  Acanthonotus  Oweni,  Sp.  Bâte  (11),  p.  58. 

1862.  Acanthonotus  testudo,  Sp.  Bâte  (15),  p.  127,  pi.  xxm,  fig.  3. 

1893.  Epimeria  cornigera,  G.  O.  Sars  (19*),  p.  364,  pi-  cxxvni. 

Campagne  de  1886:  Stn.  44,  profondeur  i66m.  Golfe  de  Gascogne.  Un 
exemplaire. —  Stn.  45,  profondeur  i6om.  Un  exemplaire. —  Stn.  46,  profondeur  i55m. 
Deux  exemplaires.  —  Stn.  58,  profondeur  i34m.  Un  exemplaire.  —  Stn.  66, 
profondeur  5 10 m- 363  m.  Parages  du  cap  Finisterre.  Deux  exemplaires. 

Habitat. —  Commune  sur  la  côte  occidentale  de  Norvège  (G.  O.  Sars),  Epimeria 
cornigera  a  été  trouvée  aux  îles  Shetland,  par  le  Rév.  Norman,  et  en  plusieurs 


—  63 


localités  des  Iles  Britanniques,  par  Sp.  Bâte,  le  Dr  Robertson,  et  M.  Walker.  Costa 
l'indique  comme  très  rare  dans  le  golfe  de  Naples  ;  le  Professeur  Délia  Valle  ne  l'y 
a  pas  retrouvée,  et  elle  n'a  été  signalée  en  aucun  autre  point  de  la  Méditerranée. 
Les  captures  de  YHirondelle  montrent  que  cette  espèce  n'est  pas  rare  dans  les 
profondeurs  moyennes  du  Golfe  de  Gascogne. 


Genre  Acanthozone,  Boeck  1870 

Acanthozone  cuspidata,  (Lepechin) 

1778.  Oniscus  caspidatits,  Lepechin  (144),  p.  247,  pi.  vm,  fig.  3. 

1862.  Paramphithoe  hystrix,  Sp.  Bâte  (lô),  p.   147,  pi.  xxvm,  fig.   1. 

1870.  Acanthozone  cuspidata,  Boeck  (1»),  p.  104. 

1893.  Acanthozone  cuspidata,  G.  O.  Sars  (IBS),  p.  370,  pi.  cxxx. 

Campagne  de  1887:  Stn.  i63,  profondeur  i5om.  Parages  de  Terre-Neuve. 
Un  exemplaire. 

Habitat. —  Cette  espèce  est  commune  dans  l'Océan  glacial  arctique,  et  presque 
toutes  les  listes  d'Amphipodes  des  mers  polaires  la  mentionnent.  Sa  station  la  plus 
méridionale  connue,  en  Europe,  est  le  Trondhjemsfjord,  sur  la  côte  occidentale  de 
Norvège  (G.  O.  Sars).  M.  S.  I.  Smith  a  signalé  sa  présence  sur  la  côte  du  Labrador, 
où  elle  a  été  draguée  par  10  brasses  (i8m),  et  MM.  Smith  et  Harger  la  citent 
comme  ayant  été  recueillie  sur  le  banc  de  Saint-Georges,  par  des  profondeurs  de 
5  à  40  brasses  (o,m  à  73 m). 


Famille  des  IPHIMEDIDjE 
Genre  Iphimedia,  Rathke  1843 

Iphimedia  obesa,  Rathke 

1843.    Iphimedia  obesa,  Rathke  (185),  p.  85,  pi.  m,  fig.   i. 

1846.    Microcheles  armata,  Kroyer  (140),  p.  58. 

1893.    Iphimedia  obesa,  G.  O.  Sars  (IBS),  p.  377,  pi.  cxxxn. 

Campagne  de  1886  :   Stn.  38,  profondeur  iom.  Rade  de  Palais  (Belle-Ile). 

Habitat.  —  Très  commune  sur  les  côtes  de  Norvège  (G.  O.  Sars),  Iphimedia 
obesa  a  été  signalée  en  de  nombreux  points  des  Iles  Britanniques  par  Sp.  Bâte,  le 
Dr  Robertson  et  M.  Walker.  Elle  est  plus  rare  sur  les  côtes  de  France,  où  une  forme 
très  voisine,  Iphimedia  minuta  G.  O.  Sars,  est  au  contraire  assez  répandue. 
L'habitat  de  cette  dernière  espèce,  très  étendu,  comprend  toutes  les  côtes  d'Europe, 
depuis  la  Norvège  jusqu'au   fond   de  la    Méditerranée    occidentale,  le  littoral   de 


l'Algérie,  et  les  côtes  des  Canaries  et  du  Sénégal.  L'habitat  d'Iphimedia  obesa 
semble  plus  restreint,  puisqu'elle  n'a  pas  été  signalée,  jusqu'ici,  au  sud  de  l'embou- 
chure de  la  Loire  ;  je  puis  pourtant  affirmer  qu'elle  existe  en  Méditerranée,  un 
exemplaire  bien  authentique  de  cette  espèce  ayant  été  dragué  par  la  Melita  sur  la 
côte  nord  de  Tunisie,  par  170™. 


Famille  des  SYNOPIDiE 
Genre  Synopia,  Dana  i852 

Synopia  scheeleana,  Bovallius 

1886.    Synopia  Scheeleana,  Bovallius  (31),  p.   16.  pi.  n,  fig.  22-29. 
1888.     Synopia  Scheeleana,  Stebbing  (91©),  p.  799,  pi.  lu. 

Campagne  de  1887  :  Stn.  142,  surface.  Entre  les  Açores  et  Terre-Neuve.  Un 
exemplaire. 

Habitat. —  Le  Dr  Bovallius  assigne  comme  habitat  à  Synopia  scheeleana  la  zone 
tropicale  de  l'Océan  atlantique  ;  le  Challenger  a  capturé  cette  même  espèce  dans 
les  parages  des  îles  du  Cap-Vert,  et  dans  trois  stations  différentes  de  l'Océan 
pacifique  :  deux,  au  voisinage  de  l'Equateur,  et  la  troisième,  par  240  29'  de  latitude 
nord.  Les  espèces  connues  du  genre  Synopia  n'avaient,  du  reste,  été  trouvées 
jusqu'ici,  que  dans  les  mers  les  plus  chaudes  du  globe,  et  la  capture  de  l'une  d'entre 
elles  par  420  de  latitude  nord  présente,  par  cela  même,  un  grand  intérêt. 


Famille  des  PARDALISCID/E 
Genre  Nicippe,  Bruzelius  i85o, 

Nicippe  tumida,  (Bruzelius) 

1859.    Nicippe  tumida,  Bruzelius  (•lO),  p.  99,  pi.  iv,  fig.   19. 

1862.    Nicippe  tumida,  Sp.  Bâte  (15),  p.  874. 

1893.    Nicippe  tumida,  G.  O.  Sars  (199),  p.  410,  pi.  cxliv,  et  pi.  cxlv,  fig.  1. 

Campagne  de  1886:  Stn.  66,  profondeur  5iom-363m.  Parages  du  cap 
Finisterre.  Deux  exemplaires. 

Habitat.  —  Cette  espèce  n'est  pas  rare  sur  les  côtes  de  Norvège  (G.  O.  Sars),  où 
elle  habite  par  60  à  3oo  brasses  (uom  à  549"')  de  profondeur.  Le  Dr  Hansen  l'a 
recueillie  au  Groenland,  et  Sp.  Bâte  en  a  vu  un  exemplaire.,  dragué  par  M.  Jeffreys 
aux  îles  Shetland.  On  ne  l'avait  encore  jamais  rencontrée  dans  les  eaux  tempérées 
des  mers  d'Europe. 


—  65  — 

Famille  des  EUSIRIDjE 
Genre  Eusirus,  Krôyer  1845 

Eusirus  longipes,  Boeck 

1870.  Eusirus  longipes,  Boeck  (19),  p.  77. 

1888.  Eusirus  longipes,  Stebbing  (919),  p.  965,  pi.  lxxxvii. 

i8g3.  Eusirus  longipes,  G.  O.  Sars  (108),  p.  420,  pi.  cxlviii,  fig.  1. 

1893.  Eusirus  cuspidatus,  Della  Valle  (89),  p.  669,  pi.  xvm,  fig,  4i-5o,  et  pi.  ux,  fig.  79-82. 

Campagne  de  1886:  Stn.  44,  profondeur  166  m.' Golfe  de  Gascogne. 

Campagne  de  1887:  Stn.  85,  profondeur  i8om.  Golfe  de  Gascogne. 

Habitat.  —  Eusirus  longipes  n'est  pas  rare  sur  les  côtes  de  Norvège  (G.  O.  Sars), 
par  des  profondeurs  de  3o  à  100  brasses  (55m  à  i83m).  Le  Dr  Robertson, 
M.  Th.  Scott  et  M.  Walker  ont  signalé  sa  présence  en  plusieurs  localités  des  Iles 
Britanniques  ;  MM.  Walker  et  Hornell  Font  dragué  à  Guernesey.  Il  est  très  rare 
sur  les  côtes  de  France,  où  je  n'en  ai  dragué  qu'un  seul  exemplaire,  au  voisinage  des 
îles  Glénans,  sur  la  côte  ouest  de  Bretagne.  Heller  l'a  trouvé  dans  l'Adriatique, 
et  il  a  été  décrit  par  M.  Della  Valle,  sous  le  nom  ftEusirus  cuspidatus  Krôyer, 
comme  provenant  du  golfe  de  Naples.  Enfin,  cette  même  espèce  a  été  draguée  par 
le  Challenger  en  deux  localités  différentes  de  l'hémisphère  sud,  au  voisinage  de 
l'île  Kerguelen. 

Genre  Eusiroides,  Stebbing  1888 

Eusiroides  Sarsi,  nov.  sp. 

(PI.    IX,    fig.    2) 

Campagne  de  1888  :  Stn.  196,  profondeur  5m  à  6m.  Fayal  (Açores).  Trois 
exemplaires. 

Le  corps,  modérément  comprimé,  est  très  robuste.  La  tête,  aussi  longue  que 
l'ensemble  des  deux  premiers  segments  du  mésosome,  porte  un  petit  rostre  recourbé; 
ses  angles  latéraux,  larges  et  courts,  sont  carrément  tronqués  au  bord  antérieur. 
Les  plaques  coxales  des  quatre  premières  paires  dépassent  un  peu  en  hauteur  les 
segments  correspondants  du  mésosome.  Les  plaques  coxales  de  la  première  paire, 
beaucoup  plus  larges  que  les  suivantes,  sont  fortement  prolongées  vers  le  bord 
antérieur  de  la  tête,  et  atteignent  tout  près  de  l'extrémité  des  angles  latéraux  ;  leur 
bord  inférieur  porte  une  petite  dent  peu  distincte,  suivie  de  quelques  cils  extrê- 
mement courts.  Le  bord  inférieur  des  plaques  coxales  de  la  seconde  paire  porte 
également  une  petite  dent  et  quelques  cils.  Les  plaques  coxales  de  la  quatrième  paire, 

9 


—  66  — 

beaucoup  plus  hautes  que  larges,  sont  profondément  échancrées  pour  recevoir  les 
plaques  coxales  suivantes,  qui  sont  notablement  plus  larges  que  hautes. 

Les  plaques  épimérales  du  premier  segment  du  métasome  sont  régulièrement 
arrondies;  celles  du  second  segment  se  terminent  par  un  angle  légèrement  aigu.  Les 
plaques  épimérales  du  troisième  segment,  quelque  peu  prolongées  en  arrière,  sont 
carrément  tronquées,  leur  bord  inférieur,  armé  de  trois  épines,  étant  à  peu  près 
perpendiculaire  au  bord  postérieur,  qui  porte  huit  dents  d'inégale  taille,  entremêlées 
de  cils  très  courts. 

Les  yeux,  très  grands,  réniformes,  occupent  presque  toute  la  hauteur  de  la  tête, 
et  comprennent  un  très  grand  nombre  d'ocelles.  Les  antennes  supérieures  sont  à 
peu  près  aussi  longues  que  le  mésosome.  Le  premier  article  du  pédoncule,  très 
volumineux,  n'atteint  pas  tout  à  fait  la  longueur  de  la  tête  ;  le  second  article  est 
beaucoup  plus  court  et  plus  étroit  que  le  premier  ;  le  troisième  article  est  presque 
aussi  large  que  long.  Le  flagellum  principal  se  compose  de  nombreux  articles, 
presque  tous  plus  larges  que  longs,  et  fortement  renflés  au  bord  postérieur,  qui 
porte  de  nombreuses  soies,  entremêlées  de  tigelles  olfactives  ;  la  plupart  de  ces 
articles  sont  garnis  d'une  petite  calcéole,  difficilement  visible  au  milieu  des  soies 
touffues  qui  l'entourent.  Il  existe  un  petit  flagellum  secondaire  uni-articulé,  un  peu 
moins  long  que  le  premier  article  du  flagellum  principal.  Les  antennes  inférieures 
sont  notablement  plus  courtes  que  les  antennes  supérieures.  Le  cinquième  article  du 
pédoncule  n'atteint  pas  tout  à  fait  la  longueur  du  quatrième.  Le  flagellum,  un 
peu  plus  court  que  le  pédoncule,  comprend  de  nombreux  articles,  portant  presque 
tous,  au  bord  antérieur,  une  calcéole  assez  volumineuse. 

Les  mandibules  sont  remarquables  par  leur  palpe,  gros  et  court,  dont  le  second 
article,  fortement  renflé  en  son  milieu,  est  presque  aussi  long  que  le  troisième.  Le 
lobe  interne  des  mâchoires  de  la  première  paire,  bien  développé,  largement  arrondi  à 
son  extrémité,  ne  porte  qu'une  soie  ;  le  lobe  externe  est  armé  de  neuf  épines  ;  le 
palpe,  grêle  et  allongé,  se  termine  par  une  touffe  de  longues  soies.  Les  autres  pièces 
buccales  ne  diffèrent  pas  de  celles  de  l'espèce  voisine  :  Eusiroides  Pompei  Stebbing. 

Les  gnathopodes  antérieurs  sont  courts  et  robustes.  L'article  basai,  peu  allongé, 
porte  un  faisceau  de  cinq  longues  épines  à  l'extrémité  du  bord  antérieur.  Le  carpe  se 
prolonge  en  arrière  en  un  large  lobe,  garni  d'une  rangée  de  soies.  Le  propode, 
presque  aussi  large  que  long,  affecte  une  forme  à  peu  près  triangulaire,  le  bord 
palmaire  se  confondant  avec  le  bord  postérieur  ;  quelques  épines,  entremêlées  de 
longs  cils,  garnissent  le  bord  palmaire,  avec  lequel  le  dactyle,  grêle  et  recourbé, 
peut  se  croiser.  Les  gnathopodes  postérieurs,  à  peu  près  de  même  forme  que  les 
gnathopodes  antérieurs,  sont  beaucoup  plus  allongés.  Le  propodé  est  un  peu  plus 
long,  relativement  à  sa  largeur,  que  dans  les  pattes  précédentes.  Le  dactyle  peut 
aussi  se  croiser  avec  le  bord  palmaire.  Les  pattes  des  cinq  paires  suivantes,  robustes 
et  allongées,  portent  de  nombreux  faisceaux  d'épines  ;  les  dactyles  sont  forts  et 
recourbés.  L'article  basai,  lisse  au  bord  postérieur  dans  les  pattes  des  cinquième  et 


-67  - 

sixième  paires,  est  légèrement  crénelé  dans  celles  de  la  septième  paire,  qui  sont  les 
plus  longues  de  toutes. 

Le  pédoncule  des  uropodes  de  la  première  paire  porte,  au  bord  postérieur,  une 
rangée  de  dix  petites  épines  ;  la  branche  interne,  notablement  plus  longue  que  la 
branche  externe,  est  un  peu  plus  courte  que  le  pédoncule.  Dans  les  uropodes  de  la 
seconde  paire,  la  branche  externe  est  de  la  longueur  du  pédoncule  ;  la  branche 
interne  est  beaucoup  plus  allongée  ;  les  deux  branches  sont  garnies  de  nombreuses 
épines.  La  branche  interne  des  uropodes  de  la  troisième  paire  dépasse  un  peu  la 
branche  externe  en  longueur  ;  ces  branches,  étroitement  lancéolées,  sont  armées 
d'une  double  rangée  d'épines.  Le  telson  n'est  fendu  que  sur  un  peu  plus  du  quart 
de  sa  longueur  ;  cette  fente  est  légèrement  ouverte,  et  chacun  des  lobes  qu'elle 
forme  se  termine  par  une  petite  échancrure,  garnie  d'un  cil  très  court  ;  deux  cils 
un  peu  plus  longs  partent  de  chacun  des  bords  latéraux  du  telson. 

L'exemplaire  décrit  ci-dessus  mesurait  à  peine  4mm  de  longueur  ;  c'était  une 
femelle  adulte,  et  trois  embryons  assez  volumineux  se  trouvaient  entre  ses  lamelles 
incubatrices.  Les  deux  autres  exemplaires,  un  peu  moins  grands,  semblent  être  de 
jeunes  femelles.  Je  suis  heureux  de  dédier  cette  intéressante  espèce  à  l'éminent 
zoologiste  norvégien  G.  O.  Sars. 

Le  genre  Eusiroides  ne  comprenait,  jusqu'ici,  que  trois  espèces,  provenant  des 
dragages  du  Challenger.  Eusiroides  Cesaris  Stebbing,  caractérisé  par  le  prolon- 
gement dentiforme  du  bord  dorsal  des  deux  premiers  segments  du  métasome, 
provient  de  la  côte  d'Australie.  Eusiroides  Pompei  Stebbing,  a  été  dragué  dans  le 
sud  de  l'Océan  indien,  par  75  brasses  (i37m).  Eusiroides  Crassi  Stebbing,  qui  diffère 
des  deux  espèces  précédentes  par  l'absence  de  denticulations  au  bord  postérieur 
des  plaques  épimérales  du  troisième  segment  du  métasome,  a  été  dragué  au  large  de 
Montevideo,  par  600  brasses  (1097™).  La  nouvelle  espèce,  très  voisine  d'Eusiroides 
Pompei,  en  diffère  surtout  par  sa  taille  beaucoup  plus  petite  (les  trois  espèces  du 
Challenger  atteignent  à  peu  près  i2mm  de  longueur),  et  par  la  fente  très  réduite  de 
son  telson. 

Le  Professeur  Délia  Valle  (80,  p.  672)  considère  les  trois  espèces  du 
Challenger  comme  synonymes,  et  les  assimile  à  une  forme  du  golfe  de  Naples, 
qu'il  décrit  sous  le  nom  ôl  Eusiroides  Cesaris  Stebbing.  J'ai  eu  occasion  de  recueillir 
un  certain  nombre  d'exemplaires  de  cette  forme  sur  les  côtes  de  Provence,  d'Espagne, 
de  Portugal,  et  sur  quelques  points  de  la  côte  océanique  de  France  ;  elle  est,  à  mon 
avis,  bien  distincte  de  toutes  celles  dont  il  est  question  ci-dessus,  ce  qui  porte  à 
cinq  le  nombre  des  espèces  connues  du  genre  Eusiroides.  i 

Habitat.  —  Quelques  exemplaires  d' Eusiroides  Sarsi  ont  été  dragués  par  la 
Melita  à  Tenerife  et  à  Canaria,  à  peu  de  distance  de  la  côte,  par  une  quinzaine  de 
mètres  de  profondeur. 

1  Dans  une  note  actuellement  en  cours  d'impression   (65  bis),  j'ai  proposé,  pour  la  forme  décrite  par 
M.  Délia  Valle,  le  nom  d' Eusiroides  Délia  Vallei. 


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Genre  Rachotropis,  S.  I.  Smith  i883 

Racliotropis  Grimaldii,  (Chevreux) 
(PL  ix,  fig.  i) 

1S87.     Tritropis  Grimaldii,  Chevreux  (45),  p.  571. 
1888.    Rachotropis  Grimaldii,  Stebbing  (SIO),  p.   1641. 

Campagne  de  1886:  Stn.  66,  profondeur  5  iora-363m.  Parages  du  cap  Finisterre. 
Un  exemplaire. 

Le  corps  est  extrêmement  épais  et  renflé.  Chacun  des  segments  du  mésosome 
offre  un  relief  très  accentué,  affectant  la  forme  d'un  bourrelet  arrondi,  sans 
présenter  ni  carènes  ni  dents.  Les  trois  segments  du  métasome  portent  une  forte 
carène  dorsale  et  deux  carènes  latérales  ;  chacune  de  ces  carènes  se  termine  par  une 
dent  longue  et  aiguë,  qui,  dans  le  troisième  segment,  se  dresse  à  peu  près  perpen- 
diculairement au  corps.  Le  premier  segment  de  l'urosome  porte  une  carène  dorsale 
mince  et  arrondie  ;  une  dent  triangulaire,  aiguë,  prolonge  chacun  des  côtés  de  ce 
segment.  Le  bord  postérieur  du  second  segment  de  l'urosome  porte  une  petite  épine 
à  sa  partie  dorsale. 

La  tête,  aussi  longue  que  l'ensemble  des  trois  premiers  segments  du  mésosome, 
porte  un  rostre  assez  court  ;  les  angles  latéraux,  un  peu  recourbés  inférieurement,  se 
terminent  en  pointe  obtuse.  Les  plaques  coxales  sont  peu  élevées.  Celles  de  la 
première  paire,  étroites  et  triangulaires,  se  prolongent  jusqu'à  l'extrémité  des 
angles  latéraux  de  la  tête  ;  leur  extrémité  antérieure  présente  une  légère  échan- 
crure,  garnie  d'un  cil,  leur  bord  inférieur  se  termine  en  arrière  par  une  petite 
dent.  Les  plaques  coxales  des  trois  paires  suivantes  présentent  également  une 
échancrure,  garnie  d'un  cil  au  bord  antérieur,  et  une  dent  au  bord  postérieur. 
Les  plaques  coxales  des  trois  dernières  paires  sont  crénelées  au  bord  postérieur. 
Les  plaques  épimérales  des  deux  premiers  segments  du  métasome  sont  fortement 
prolongées  en  arrière  et  arrondies;  celles  du  troisième  segment  portent  des 
denticulations  très  accentuées. 

Les  yeux,  très  grands,  réniformes,  étaient  bien  visiblement  colorés  en  rouge 
après  plusieurs  mois  de  séjour  dans  l'alcool,  mais  ils  sont  imparfaitement  constitués, 
et  ne  présentent  pas  traces  d'ocelles.  Les  antennes  supérieures  dépassent  à  peine 
l'extrémité  du  pédoncule  des  antennes  inférieures.  Le  premier  article  de  leur 
pédoncule,  très  volumineux,  se  termine  par  deux  petits  prolongements  dentiformes  ; 
son  bord  postérieur  porte  quatre  longues  soies  ciliées.  Le  second  article,  un  peu  plus 
long,  mais  beaucoup  moins  large  que  le  premier,  porte  deux  soies  ciliées  à  l'extrémité 
du  bord  postérieur.  Le  troisième  article  n'est  pas  beaucoup  plus  gros  ni  plus  long 
que  le  premier  article  du  fiagellum  principal.  Ce  flagellum,  composé  de  dix  articles, 
n'atteint  pas  tout  à  fait  la  longueur  de  l'ensemble  des  deux  premiers  articles  du 


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pédoncule.  Il  existe  un  petit  flagellum  secondaire,  visible  seulement  à  l'aide  d'un 
fort  grossissement  ;  il  est  bi-articulé,  et  porte  quelques  cils  et  une  petite  soie 
plumulée.  Les  antennes  inférieures  atteignent  environ  la  moitié  de  la  longueur  du 
corps.  Le  cinquième  article  du  pédoncule  est  aussi  long,  mais  beaucoup  plus  grêle, 
que  le  quatrième;  tous  deux  portent  quelques  soies  ciliées.  Le  flagellum,  comprenant 
quinze  articles,  atteint  la  longueur  de  l'ensemble  des  deux  derniers  articles  du 
pédoncule. 

Presque  toutes  les  pattes  étaient  mutilées,  ainsi  que  cela  arrive  fréquemment 
aux  espèces  du  genre  Rachotropis,  chez  lequel  ces  organes  sont  extrêmement  longs 
et  grêles.  Seuls,  les  gnathopodes  antérieurs  et  une  patte  de  la  troisième  paire  étaient 
intacts.  L'article  basai  des  gnathopodes  antérieurs,  relativement  grêle  et  presque 
cylindrique,  porte  une  rangée  de  petites  épines  à  l'extrémité  du  bord  postérieur.  Le 
carpe  se  prolonge  en  un  lobe  allongé,  garni  d'une  touffe  de  soies.  Le  propode  est 
grand  et  ovale  ;  son  bord  postérieur,  très  court,  se  termine  par  une  petite  dent 
obtuse,  surmontée  de  deux  épines  ;  le  bord  palmaire  est  garni  de  deux  rangées  de 
soies,  les  unes  très  courtes  et  simples,  les  autres  plus  longues  et  ciliées.  Le  dactyle 
mince  et  arqué,  est  aussi  long  que  le  bord  palmaire.  L'article  basai  des  gnathopodes 
postérieurs  diffère  beaucoup  de  l'article  correspondant  des  gnathopodes  antérieurs  ; 
il  est  très  large,  recourbé,  épais  au  bord  antérieur,  très  mince  au  bord  postérieur, 
affectant  la  forme  d'un  couperet  ;  l'extrémité  du  bord  postérieur  est  armée  d'un  rang 
de  petites  épines.  Les  pattes  de  la  troisième  paire,  grêles  et  allongées,  dépassent  en 
longueur  l'ensemble  de  la  tête  et  du  mésosome;  les  trois  derniers  articles  sont  à 
peu  près  d'égale  taille.  L'article  basai  des  pattes  de  la  cinquième  paire,  étroitement 
rectangulaire,  se  termine,  au  bord  postérieur,  par  une  dent  légèrement  courbée. 
L'article  basai  des  pattes  de  la  sixième  paire  est  à  peine  plus  large  que  celui  des 
pattes  précédentes,  mais  son  bord  postérieur  offre  un  contour  arrondi.  Dans  les 
pattes  de  la  septième  paire,  l'article  basai,  pyriforme,  est  denticulé  au  bord 
postérieur  ;  l'article  méral  est  robuste  et  très  allongé. 

Les  branches  des  uropodes  de  la  première  paire,  beaucoup  plus  courtes  que  le 
pédoncule,  sont  d'égale  taille.  Dans  les  uropodes  de  la  seconde  paire,  la  branche 
interne  dépasse  d'un  tiers  la  longueur  de  la  branche  externe.  Le  pédoncule  des 
uropodes  de  la  troisième  paire  est  très  court  ;  la  branche  interne,  un  peu  plus 
longue  que  l'autre,  porte  une  rangée  de  petites  épines  au  bord  interne.  Le  telson, 
triangulaire,  n'atteint  pas  tout  à  fait  l'extrémité  des  uropodes  de  la  dernière  paire, 
et  ne  porte  ni  soies  ni  épines  ;  il  est  étroitement  fendu  sur  près  de  la  moitié  de  sa 
longueur. 

L'exemplaire,  une  femelle  ovifère,  mesurait  i  imm  de  longueur,  et  3mm  d'épaisseur, 
au  point  le  plus  large  du  mésosome  ;  une  quinzaine  d'ceufs  assez  volumineux  se 
trouvaient  entre  ses  lamelles  incubatrices. 

Parmi  les  nombreuses  espèces  de  Rachotropis  actuellement  connues,  une  seule, 
Rachotropis  elegans  Bonnier  («?,  p.  658,  pi.  xxxix,  fig.  4),  provenant  d'un  dragage 


—  70  — 

du  Caudan  dans  le  Golfe  de  Gascogne,  par  une  profondeur  de  o,5om,  se  rapproche 
de  Rachotropis  Grimaldii  par  la  forme  ondulée  des  segments  du  mésosome. 
L'espèce  de  YHirondelle  s'en  distingue,  entre  autres  caractères,  par  la  forme  des 
dents  qui  terminent  les  carènes  du  métasome,  par  la  présence  d'une  carène  au 
premier  segment  de  l'urosome,  par  le  prolongement  considérable  des  plaques 
coxales  de  la  première  paire,  et  par  les  dents  dont  toutes  les  plaques  coxales  sont 
armées. 


Famille  des  CALLIOPID^ 
Genre  Apherusa,  Walker  1891 

Apherusa  bispinosa,  (Sp.  Bâte) 

1857.  Dexamine  bispinosa,  Sp.  Bâte  (118),  p.   142. 

i85g.  Paramphithoe  elegans,  Bruzelius  (40),  p.  -jb,  pi.  m,  fig.  14. 

1862.  Atyhts  bispinosus,  Sp.  Bâte  (15),  p.  140,  pi.  xxvn,  fig.  1. 

1870.  Halirages  bispinosus,  Boeck  (1»),  p.  n5. 

1893.  Apherusa  bispinosa,  G.  O.  Sars  (ISS),  p.  439,  pi.  clv,  fig.  1. 

1893.  Acantho^one  bispinosa,  Della  Valle  (8S),  p.  609,  pi.  ni,  fig.  5,  et  pi.  xvn,  fig.  22-36. 

Campagne  de  1886  :  Stn.  38,  profondeur  iom.  Rade  de  Palais  (Belle-Ile). —  Stn. 
40,  profondeur  63m.  Parages  de  Belle-Ile.  Nombreux  exemplaires. 

Habitat.  —  C'est  une  des  espèces  les  plus  communes  sur  les  côtes  océaniques 
d'Europe,  à  partir  du  nord  de  la  Norvège.  En  Méditerranée,  sa  présence  a  été 
signalée  à  Naples,  par  M.  Della  Valle,  et  à  la  Goulette,  Tunisie,  par  le  Professeur 
G.  O.  Sars.  Elle  est  commune  sur  les  côtes  du  midi  de  la  France  et  en  Algérie.  La 
Melita  l'a  draguée  à  Tenerife,  à  Canada,  et  sur  la  côte  du  Sénégal. 


Genre  Bouvierella,  nov.  gen. 

Corps  régulièrement  arrondi  et  lisse;  mésosome  assez  épais,  métasome  beaucoup 
plus  comprimé.  Tête  armée  d'un  petit  rostre,  angles  latéraux  peu  accentués.  Aucune 
trace  d'organes  de  vision.  Antennes  supérieures  un  peu  plus  longues  que  les  antennes 
inférieures;  pédoncules  des  deux  paires  d'antennes  extrêmement  courts  ;  flagellums 
multiarticulés  ;  flagellum  accessoire  manquant.  Lèvre  antérieure  échancrée;  lèvre 
postérieure  simple,  sans  lobes  internes.  Mandibules  de  taille  moyenne;  lobe  tranchant 
très  allongé,  terminé  par  trois  fortes  dents,  accompagné,  dans  la  mandibule  gauche 
seulement,  d'un  petit  lobe  accessoire;  processus  molaire  bien  développé;  palpe 
robuste,  troisième  article  large,  falciforme,  plus  court  que  l'article  précédent.  Lobe 


—  T'- 
interne des  mâchoires  de  la  première  paire  large  et  court;  lobe  externe  assez  étroit; 
palpe  grêle,  un  peu  plus  long  que  le  lobe  externe,  bi-articulé.  Lobe  interne  des 
mâchoires  de  la  seconde  paire  armé  de  petites  épines  à  l'extrémité  du  bord  interne. 
Lobes  interne  et  externe  des  maxillipèdes  bien  développés;  palpe  gros  et  court, 
troisième  article  renflé  à  l'extrémité,  quatrième  article  dactyliforme.  Gnathopodes 
très  grêles  et  peu  différents  en  forme.  Pattes  des  cinq  paires  suivantes  longues  et 
assez  robustes,  propode  élargi  à  l'extrémité,  subchéliforme.  Branche  externe  des 
uropodes  un  peu  plus  courte  que  la  branche  interne.  Telson  très  court,  légèrement 
échancré  à  l'extrémité. 

Je  prie  M.  E.  L.  Bouvier,  Professeur  au  Muséum  de  Paris,  de  vouloir  bien 
accepter  la  dédicace  de  ce  genre  d'Amphipodes,  dont  le  type  a  été  recueilli  sur  une 
des  espèces  nouvelles  décrites  par  MM.  A.  Milne-Edwards  et  E.  L.  Bouvier,  dans 
leur  beau  mémoire  sur  les  Crustacés  décapodes  de  Y  Hirondelle. 

Bouvierella  carcinophila,  (Chevreux) 
(PL  ix,  fig.  3) 

1889.    Paramphithoe  carcinophila,  Chevreux  (58),  p.  288. 

Campagne  de  1887  :  Stn.  114,  profondeur  62om.  Parages  des  Açores.  Nombreux 
exemplaires. 

Campagne  de  1888  :  Stn.  219,  profondeur  1 386™.  Parages  des  Açores.  Trois 
exemplaires. —  Stn.  222,  profondeur  844"".  Parages  des  Açores.  Un  exemplaire. 

Le  corps,  lisse  et  arrondi,  est  épais  et  renflé  dans  sa  partie  antérieure;  le 
métasome  et  l'urosome  sont  plus  comprimés.  La  tête  atteint  à  peu  près  la  longueur 
de  l'ensemble  des  deux  premiers  segments  du  mésosome;  elle  porte  un  petit  rostre, 
et  ses  angles  latéraux,  très  peu  saillants,  sont  largement  arrondis.  Les  plaques 
coxales  des  quatre  premières  paires  dépassent  de  beaucoup  en  hauteur  les  segments 
correspondants  du  mésosome.  Les  plaques  coxales  de  la  quatrième  paire  sont  très 
largement  échancrées  pour  recevoir  les  suivantes.  Les  plaques  coxales  des  cinquième 
et  sixième  paires  sont  relativement  très  grandes  et  très  hautes.  Les  plaques  épimé- 
rales  du  troisième  segment  du  métasome,  régulièrement  arrondies,  ne  se  prolongent 
pas  en  arrière.  Le  troisième  segment  du  métasome  déborde  un  peu  sur  le  premier 
segment  de  l'urosome,  qui  est  profondément  échancré  à  sa  partie  dorsale. 

Il  n'existe  aucune  trace  d'organes  de  vision.  Les  antennes  supérieures  atteignent 
à  peu  près  la  longueur  de  l'ensemble  de  la  tête  et  des  quatre  premiers  segments  du 
mésosome.  Le  pédoncule,  un  peu  plus  court  que  la  tête,  se  compose  de  trois  articles 
décroissant  progressivement  en  longueur  et  en  grosseur.  Le  flagellum  comprend  une 
vingtaine  d'articles  très  courts,  garnis  de  tigelles  olfactives  assez  allongées,  et  de 
quelques  soies  minuscules.  Il  n'existe  pas  de  flagellum  accessoire.  Les  antennes 
inférieures  sont  un  peu  plus  courtes  que  les  antennes  supérieures.  Le  second  article 


—  72  — 
du  pédoncule  est  visible  en  dehors  de  la  tête;  le  quatrième  article  est  un  peu  plus 
long  et  beaucoup  plus  gros  que  le  cinquième.  Le  flagellum  comprend  une  quinzaine 
d'articles  presque  glabres. 

Les  gnathopodes  sont  grêles  et  d'inégale  taille.  Dans  les  gnathopodes  antérieurs, 
l'article  méral  porte,  au  bord  postérieur,  une  rangée  de  petites  épines.  Le  carpe  s'élargit 
postérieurement  pour  former  un  lobe  arrondi,  garni  d'une  rangée  de  petites  épines, 
et  de  quelques  longues  soies.  Le  propode,  étroitement  ovale,  est  un  peu  plus  long  que 
le  carpe;  son  bord  postérieur  ne  se  distingue  du  bord  palmaire  que  par  la  présence 
d'une  petite  épine,  située  au  niveau  de  l'extrémité  du  dactyle,  qui  est  grêle  et 
presque  droit.  Les  gnathopodes  postérieurs  sont  un  peu  plus  grands  que  les  pré- 
cédents. Le  carpe,  très  allongé,  ne  présente  pas  de  renflement,  et  ses  bords  antérieur 
et  postérieur  sont  parallèles.  Le  propode,  de  même  forme  mais  un  peu  plus  long  que 
celui  des  gnathopodes  antérieurs,  est  néanmoins  plus  court  que  le  carpe;  son  bord 
postérieur  porte  une  rangée  de  petites  épines.  Les  pattes  des  troisième  et  quatrième 
paires  sont  grêles  et  allongées.  Le  propode,  beaucoup  plus  long  que  le  carpe, 
se  termine  par  un  renflement  garni  d'épines,  qui  forme  avec  le  dactyle  un  petit  organe 
préhensile.  Les  pattes  des  trois  dernières  paires  sont  de  même  forme,  et  augmentent 
progressivement  de  longueur,  de  la  cinquième  à  la  septième.  L'article  basai,  ovale 
allongé,  ne  présente  pas  de  denticulations  au  bord  postérieur.  Le  propode,  comme 
dans  les  pattes  précédentes,  est  subchéliforme,  ce  qui  doit  permettre  à  l'Amphipode 
de  se  cramponner  facilement  à  son  commensal. 

Les  uropodes  atteignent  à  peu  près  au  même  niveau.  Dans  les  uropodes  de  la 
première  paire,  le  pédoncule,  robuste  et  allongé,  porte  deux  rangs  de  petites  épines. 
La  branche  interne  est  notablement  plus  courte  que  le  pédoncule;  la  branche  externe 
n'atteint  pas  tout  à  fait  la  longueur  de  la  branche  interne.  Le  pédoncule  des  uropodes 
de  la  seconde  paire  est  à  peu  près  de  même  longueur  que  la  branche  externe  ;  la 
branche  interne  est  beaucoup  plus  longue.  Chacune  des  branches  de  ces  deux  paires 
d'uropodes  se  termine  par  deux  fortes  épines.  Le  pédoncule  des  uropodes  de  la 
troisième  paire  est  très  court.  Les  branches,  étroitement  lancéolées.,  garnies  d'épines 
sur  leur  bord  interne,  sont  de  taille  un  peu  inégale,  la  branche  interne  étant  la  plus 
longue.  Le  telson,  très  court,  n'atteint  pas  l'extrémité  du  pédoncule  des  uropodes  de 
la  dernière  paire  ;  il  est  aussi  large  que  long,  et  son  extrémité  présente  une  légère 
échancrure  arrondie;  il  ne  porte  ni  soies  ni  épines. 

L'exemplaire  décrit  ci-dessus  était  une  femelle  mesurant  6mm  de  longueur.  Le 
dimorphisme  sexuel  est  probablement  nul,  ou  bien  peu  appréciable  chez  cette  espèce; 
tous  les  exemplaires  que  j'ai  examinés  étaient  semblables,  et  il  semble  peu  probable 
qu'il  ne  se  soit  trouvé  aucun  mâle  parmi  eux.  Ces  Amphipodes  ont  tous  été  recueillis 
sur  la  carapace  de  Crustacés  décapodes  appartenant  à  une  espèce  nouvelle,  décrite 
par  MM.  Milne-Edwards  et  Bouvier  (159,  p.  41,  pi.  1),  sous  le  nom  de  Geryon 
affinis. 

La  forme  décrite  ci-dessus  avait  été  classée  parmi  les  Paramphithoe  dans  une 


-73- 

note  préliminaire.  Un  examen  plus  attentif  m'a  démontré  la  nécessité  de  créer  pour 
elle  un  genre  nouveau,  et  de  la  séparer  complètement  de  la  famille  des  Paramphi- 
thoidœ,  plusieurs  caractères,  l'échancrure  du  telson  entre  autres,  ne  concordant  pas 
avec  la  définition  donnée  de  cette  famille  par  le  Professeur  G.  O.  Sars,  dans  son 
ouvrage  fondamental  sur  les  Amphipodes  de  Norvège  (199,  p.  343).  Le  nouveau 
genre  Bouvierella  doit,  à  mon  avis,  prendre  place  parmi  les  Calliopidœ,  auprès  du 
genre  Leptamphopus  G.  O.  Sars,  avec  lequel  il  présente  quelques  affinités. 


Genre  Dautzenbergia,  nov.  gen. 

Corps  assez  robuste,  comprimé,  plaques  coxales  peu  élevées.  Tête  armée  d'un 
petit  rostre;  angles  latéraux  carrément  tronqués.  Antennes  supérieures  beaucoup 
plus  longues  que  les  antennes  inférieures,  fiagellum  accessoire  manquant.  Lèvre 
antérieure  échancrée;  lèvre  postérieure  simple,  sans  lobes  internes.  Mandibules  assez 
robustes,  celle  de  gauche  portant  un  petit  lobe  accessoire;  processus  molaire  bien 
développé;  palpe  robuste  et  allongé,  le  dernier  article  étant  beaucoup  plus  long  que 
l'ensemble  des  deux  premiers.  Palpe  des  mâchoires  de  la  première  paire  bi-articulé, 
plus  long  que  le  lobe  externe;  lobe  interne  peu  développé.  Lobe  externe  des 
maxillipèdes  atteignant  le  milieu  du  second  article  du  palpe  ;  dernier  article  du  palpe 
dactyliforme.  Gnathopodes  subchéliformes,  très  dissemblables;  propode  des  gna- 
thopodes  postérieurs  extrêmement  volumineux,  articles  médians  remarquablement 
courts.  Article  basai  des  pattes  des  trois  dernières  paires  largement  ovale.  Uropodes 
allongés,  atteignant  au  même  niveau.  Branche  externe  des  uropodes  des  deux 
dernières  paires  plus  courte  que  la  branche  interne.  Telson  petit,  légèrement  fendu. 

C'est  avec  une  certaine  hésitation,  et  d'une  façon  toute  provisoire,  que  je  classe 
ce  nouveau  genre  dans  la  famille  des  Calliopidœ,  dont  il  s'écarte  notablement  par  la 
grande  différence  de  taille  qui  existe  entre  les  gnathopodes  antérieurs  et  postérieurs. 
Ce  même  caractère  ne  permet  pas  non  plus  de  le  ranger  parmi  les  Paramphithoidœ, 
avec  lesquelles  il  a  cependant  quelques  rapports,  mais  dont  il  diffère  absolument 
par  la  forme  du  telson. 

Je  suis  heureux  de  dédier  ce  nouveau  genre  d'Amphipodes  à  mon  excellent  ami 
M.  Dautzenberg,  ancien  Président  de  la  Société  zoologique  de  France,  dont  les 
travaux  sur  les  Mollusques  marins  sont  bien  connus. 

Dautzenbergia  grandimana,  (Chevreux) 
(PI.  x,  fig.  i.) 

1887.    Amphithopsis  grandimana,  Chevreux  (45),  p.   570. 

Campagne  de  1886  :  Stn.  66,  profondeur  5iom-363m.  Parages  du  cap  Finisterre. 
Un  exemplaire. 


—  74  — 

Le  corps,  assez  robuste  et  modérément  comprimé,  est  lisse.  La  tête,  aussi  longue 
que  l'ensemble  des  deux  premiers  segments  du  mésosome,  porte  un  petit  rostre 
recourbé  ;  les  angles  latéraux,  très  peu  saillants,  sont  carrément  tronqués.  Les 
plaques  coxales  de  la  première  paire  se  prolongent  antérieurement  en  un  lobe 
triangulaire,  aigu,  qui  atteint  au  delà  du  milieu  de  la  tête.  Les  plaques  coxales  des 
deux  paires  suivantes  sont  à  peu  près  aussi  hautes  que  les  segments  correspondants 
du  mésosome.  Les  plaques  coxales  de  la  quatrième  paire,  beaucoup  plus  grandes  que 
les  précédentes,  sont  légèrement  échancrées  au  bord  postérieur.  Les  plaques  coxales 
de  la  cinquième  paire  sont  beaucoup  plus  larges  que  hautes.  Les  plaques  coxales  de  la 
sixième  paire,  bien  nettement  bilobées,  sont  presque  aussi  grandes  que  les  précédentes. 
Les  plaques  épimérales  du  premier  segment  du  métasome  sont  arrondies;  celles  des 
deux  segments  suivants  se  terminent  en  pointe  aiguë.  Le  premier  segment  de  l'uro- 
some  présente,  à  sa  partie  dorsale,  une  dépression  assez  accentuée. 

Les  yeux,  bien  conformés,  sont  grands  et  ovales.  Les  antennes  supérieures 
atteignent  les  trois  quarts  de  la  longueur  du  corps.  Le  pédoncule,  court  et  robuste, 
est  à  peine  aussi  long  que  l'ensemble  de  la  tête  et  du  premier  segment  du  mésosome. 
Le  flagellum,  grêle  et  allongé,  comprend  un  très  grand  nombre  d'articles  presque  abso- 
lument glabres;  il  n'y  a  pas  de  trace  de  flagellum  accessoire.  Les  antennes  inférieures 
atteignent  à  peine  la  moitié  de  la  longueur  des  antennes  supérieures.  Le  cinquième 
article  du  pédoncule  est  beaucoup  plus  court  que  le  quatrième.  Le  flagellum,  très 
grêle,  se  compose  d'une  trentaine  d'articles  absolument  glabres. 

Les  gnathopodes  antérieurs  sont  beaucoup  plus  petits  que  les  suivants.  Le  carpe, 
très  développé,  presque  aussi  long  que  le  propode,  est  largement  arrondi  au  bord 
postérieur.  Le  propode  affecte  une  forme  presque  orbiculaire  ;  son  bord  palmaire  se 
confond  avec  le  bord  postérieur,  et  forme  avec  lui  une  courbe  régulière.  Le  dactyle 
est  grêle  et  allongé.  Les  gnathopodes  postérieurs  sont  extrêmement  robustes.  L'article 
basai,  très  volumineux,  mais  peu  allongé,  est  loin  d'atteindre  la  longueur  du  propode. 
Les  trois  articles  suivants  son  extrêmement  courts.  Le  carpe  se  prolonge  en  arrière 
pour  former  un  petit  lobe  étroit  et  allongé.  Le  propode,  très  volumineux,  est  ovale; 
son  bord  antérieur  se  termine,  à  son  articulation  avec  le  dactyle,  par  une  petite  dent 
aiguë;  le  bord  palmaire,  nettement  délimité  du  bord  postérieur,  porte  une  rangée 
d'épines;  le  bord  postérieur,  à  peu  près  aussi  long  que  le  bord  palmaire,  est  garni  de 
touffes  de  soies.  Le  dactyle  est  fort  et  recourbé,  et  son  extrémité  peut  se  loger  dans 
l'échancrure  qui  sépare  le  bord  palmaire  du  bord  postérieur. 

Les  pattes  de  la  troisième  paire  sont  grêles  et  allongées.  Le  carpe  égale  à  peu  près 
l'article  méral  en  longueur.  Le  propode,  un  peu  plus  long,  est  armé  de  nombreuses 
épines  sur  toute  la  longueur  de  son  bord  postérieur.  Le  dactyle,  très  robuste,  porte 
une  petite  dent  au  voisinage  de  l'extrémité  du  bord  interne.  Les  pattes  de  la 
quatrième  paire  sont  de  même  forme,  mais  un  peu  plus  robustes  et  plus  allongées 
que  les  précédentes.  Le  bord  postérieur  du  propode  porte  de  petits  bouquets  d'épines 
plus  clairsemées.  Le  dactyle  est  également  armé  d'une  dent.  L'article  basai  des  pattes 


-75- 

de  la  cinquième  paire,  ovale  allongé,  porte  une  série  d'épines  sur  toute  la  longueur 
de  son  bord  antérieur;  le  bord  postérieur  est  lisse.  Le  bord  antérieur  des  articles 
suivants  est  garni  de  nombreuses  épines.  Le  propode  dépasse  de  beaucoup  le  carpe 
en  longueur.  Le  dactyle,  très  robuste,  porte  deux  petites  dents  au  bord  interne.  Dans 
les  pattes  des  deux  dernières  paires,  l'article  basai,  largement  ovale,  est  régulièrement 
arrondi  au  bord  postérieur,  qui  ne  présente  aucune  trace  de  denticulations.  L'article 
méral  est  assez  fortement  dilaté  en  arrière.  Les  articles  suivants  manquaient. 

Les  uropodes,  très  allongés,  atteignent  à  peu  près  au  même  niveau.  Les  branches 
des  uropodes  de  la  première  paire  sont  d'égale  taille,  et  de  même  longueur  que  le 
pédoncule.  La  branche  interne  des  uropodes  des  deux  dernières  paires  est  notable- 
ment plus  longue  que  la  branche  externe.  Dans  les  trois  paires  d'uropodes,  les 
branches  sont  styliformes  et  absolument  glabres.  Le  telson,  assez  court,  à  peu  près 
triangulaire,  n'atteint  pas  l'extrémité  du  pédoncule  des  uropodes  de  la  dernière 
paire  ;  il  est  légèrement  fendu  à  son  extrémité,  chacun  de  ses  lobes  se  terminant  par 
une  petite  échancrure  ;  il  ne  porte  ni  soies,  ni  épines. 

L'unique  exemplaire  recueilli,  une  femelle  paraissant  adulte,  mesurait  7mm,  5. 


Famille  des  ATYLIDjE 
Genre  Dexamine,  Leach  1814 

Dexamine  spinosa,  (Montagu) 

1 8 1 3.  Cancer  Gammarus  spinosits,  Montagu  (185),  p.  3,  pi.  n,  fig.  i. 

1814.  Dexamine  spinosa,  Leach  (143),  p.  433. 

i83o.  Amphithoe  Marionis,  H.  Milne-Edwards  (180),  p.  37?. 

1857.  Amphithonotus  Marionis,  Costa  (88),  p.  195. 

1893.  Dexamine  spinosa,  G.  O.  Sars  (1»S),  p.  475,  pi.  clxvi,  fig.  2,  et  pi.  clxvii. 

1893.  Dexamine  spinosa,  Della  Valle  (8»),  p.  573,  pi.  v,  fig,  9  et  12,  et  pi.  xvm,  fig.  1  -  19. 

Campagne  de  1886  :  Stn.  38,  profondeur  iom.  Rade  de  Palais  (Belle-Ile). 

Campagne  de  1888  :  Stn.  167,  profondeur  iom.  Rade  de  Palais  (Belle-Ile).  — 
Stn.  196,  profondeur  5m  à  6m.  Horta,  île  de  Fayal  (Açores). 

Habitat.  —  Cette  espèce  est  commune  sur  toutes  les  côtes  océaniques  et  méditer- 
ranéennes d'Europe,  depuis  le  nord  de  la  Norvège  (G.  O.  Sars),  jusqu'à  l'Adriatique 
(Heller).  M.  Sovinsky  a  signalé  sa  présence  dans  le  Bosphore  et  dans  la  Mer  Noire. 
Aux  Açores,  YHirondelle  l'a  trouvée  à  Fayal,  et  le  Dr  Th.  Barrois,  à  Sâo  Miguel. 
Enfin,  la  Melita  l'a  draguée  à  Tenerife  et  à  Canaria. 


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Famille  des  GAMMARIDjE 
Genre  Gammarus,  Fabricius  1776 

Gammarus  locusta,  (Linné) 

1761.  Cancer  locusta,  Linné  (148),  N°  2042. 

1775.  Gammarus  locusta,  Fabricius  (9*),  p.  418. 

i8g3.  Gammarus  locusta,  G.  O.  Sars  (IBS),  p.  499,  pi.  clxxvi,  fig.  1. 

i8g3.  Gammarus  locusta,  Della  Valle  (89),  p.  759,  pi.  n,  fig.  1,  pi.  xxiv,  fig.  20-34,  et  P'-  XLV>  fig-  r-H. 

Campagne  de  1887:  Stn.  io3,  profondeur  i5m.  Fayal  (Açores). 

Campagne  de  1888  :  Stn.  i65.  Mouillage  de  l'île  de  Groix.  —  Stn.  167,  pro- 
fondeur iom.  Rade  de  Palais  (Belle-Ile). 

Habitat.  — Très  commune  dans  l'Océan  glacial  arctique,  où  elle  atteint  la  taille 
énorme  de48ram  (G.  O.  Sars),  cette  espèce  se  rencontre  sur  toutes  les  côtes  océaniques 
et  méditerranéennes  d'Europe,  ainsi  que  sur  les  côtes  d'Algérie  et  de  Tunisie. 
M.  Sovinsky  signale  sa  présence  dans  le  Bosphore,  dans  la  Mer  Noire,  et  dans  la 
Mer  d'Azov.  La  Melita  l'a  draguée  à  Canada. 

Gammarus  Guernei,  (Chevreux) 

(PI.   X,   fig.   2) 
1889.     Gammarus  Guernei,  Chevreux  (53),  p.  294. 

Campagne  de  1888.  Flores  (Açores),  dans  les  ruisseaux  et  les  torrents  de 
l'intérieur  de  l'île.  Nombreux  exemplaires. 

Mâle.  —  Le  corps,  assez  robuste,  est  très  comprimé.  La  tête,  large  et  courte, 
beaucoup  moins  longue  que  l'ensemble  des  deux  premiers  segments  du  mésosome, 
présente  des  lobes  latéraux  peu  prolongés,  carrément  tronqués  à  la  partie  antérieure  ; 
leur  bord  inférieur  se  continue  par  une  profonde  échancrure.,  suivie  d'un  petit  angle 
aigu.  La  hauteur  des  plaques  coxales  des  quatre  premières  paires  dépasse  de  beaucoup 
celle  des  segments  correspondants  du  mésosome.  Le  bord  postérieur  des  plaques 
coxales  de  la  quatrième  paire  est  garni  de  quelques  cils  raides.  Les  plaques  coxales 
de  la  septième  paire  portent  aussi  quelques  cils  au  bord  postérieur.  Les  plaques 
épimérales  des  deux  derniers  segments  du  mésosome  se  terminent  par  des  angles 
légèrement  aigus;  chacune  de  ces  plaques  porte  cinq  petites  épines  au  bord  inférieur. 
L'urosome  porte  quelques  petites  épines  à  sa  partie  dorsale;  on  en  compte  quatre 
sur  le  premier  segment,  six  sur  le  second,  et  six  sur  le  troisième. 

Les  yeux,  petits,  réniformes,  sont  situés  obliquement,  par  rapport  au  bord 
antérieur  de  la  tête.  Les  antennes  supérieures  égalent  à   peu  près  le  mésosome  en 


—  77  — 
longueur.  Les  articles  du  pédoncule  diminuent  progressivement  en  longueur  et  en 
grosseur,  du  premier  au  troisième;  leur  bord  postérieur  porte  quelques  longues 
soies.  Le  flagellum  principal  se  compose  de  vingt-quatre  articles  assez  courts.  Le 
flagellum  secondaire  comprend  quatre  articles1  de  taille  différente.  Ces  articles 
augmentent  progressivement  de  longueur,  du  premier  au  troisième,  tandis  que  le 
quatrième  est  rudimentaire.  Les  antennes  inférieures  sont  beaucoup  plus  courtes  que 
les  antennes  supérieures.  Le  cinquième  article  du  pédoncule  dépasse  un  peu  en 
longueur  le  quatrième.  Le  flagellum,  plus  court  que  le  pédoncule,  se  compose  d'une 
dizaine  d'articles. 

Les  pièces  buccales  ne  diffèrent  pas  de  celles  des  espèces  communes  du  genre 
Gammarus.  Les  gnathopodes,  relativement  robustes,  sont  à  peu  près  de  même  forme. 
Le  carpe  est  bien  développé;  le  propode,  un  peu  plus  long  que  le  carpe,  est 
pyriforme.  Les  gnathopodes  postérieurs  sont  beaucoup  plus  longs  et  plus  gros  que 
les  gnathopodes  antérieurs,  et  s'en  distinguent  encore  par  les  nombreux  faisceaux 
d'épines  barbelées  qui  garnissent  le  bord  postérieur  du  carpe.  Les  pattes  de  la 
troisième  paire  sont  très  remarquables  par  leur  grande  taille,  et  par  les  longues  soies 
qui  les  garnissent.  L'article  méral,  extrêmement  développé,  porte,  au  bord  interne, 
une  épaisse  bordure  de  soies  longues  et  fines.  Le  carpe,  également  très  large,  porte 
une  bordure  de  soies  semblables.  Le  propode,  un  peu  plus  court  et  beaucoup  plus 
étroit  que  le  carpe,  est  bordé  de  soies  beaucoup  moins  allongées.  Les  pattes  de  la 
quatrième  paire,  beaucoup  plus  courtes  et  plus  grêles  que  les  précédentes,  ne  sont 
pas  bordées  de  soies,  et  portent  simplement  quelques  petites  épines.  Les  pattes  des 
trois  dernières  paires  sont,  à  peu  de  chose  près,  de  même  taille,  et  de  même  forme. 
L'article  basai,  dilaté  à  sa  partie  supérieure,  se  rétrécit  ensuite  brusquement;  le  bord 
postérieur  présente,  en  ce  point,  une  légère  échancrure,  suivie,  dans  les  pattes  de  la 
septième  paire  seulement,  d'un  petit  renflement  garni  d'épines.  Les  articles  suivants, 
assez  fortement  épineux,  ne  présentent  rien  de  particulier. 

Les  uropodes  des  deux  premières  paires  atteignent  à  peu  près  au  même  niveau. 
Les  branches  des  uropodes  de  la  première  paire  sont  beaucoup  plus  courtes  que  le 
pédoncule  ;  celles  des  uropodes  de  la  seconde  paire  égalent  le  pédoncule  en  longueur. 
La  branche  externe  des  uropodes  de  la  dernière  paire,  très  longue  et  très  robuste, 
est  armée  d'une  double  rangée  de  faisceaux  d'épines,  mais  ne  porte  pas  les  soies  qui 
garnissent  cet  appendice  chez  la  plupart  des  Gammarus  d'eau  douce;  cette  branche 
est  suivie  d'un  petit  article  terminal  spiniforme.  La  branche  interne,  rudimentaire, 
est  représentée  par  une  petite  lame  ovale,  garnie  de  deux  épines.  Le  telson  est  fendu 
jusqu'à  la  base;  chacun  des  lobes  porte  deux  épines  au  milieu  de  son  bord  externe, 
une  épine,  au  voisinage  du  bord  interne,  et  trois  épines  terminales. 

1  La  diagnose  préliminaire  de  cette  espèce  a  été  faite  d'après  une  femelle  dont  le  flagellum  accessoire  des 
antennes  était  mutilé,  et  ne  présentait  plus  qu'un  article. 


-78- 

Femelle.  —  Le  dimorphisme  sexuel  est  peu  accentué.  Chez  une  femelle  ovifère, 
les  gnathopodes  sont  moins  robustes,  mais  à  peu  près  de  même  forme  que  ceux  du 
mâle;  néanmoins,  les  propodes  affectent  un  contour  plus  régulièrement  ovale.  Le 
carpe  des  gnathopodes  postérieurs  est  armé,  comme  chez  le  mâle,  de  faisceaux 
d'épines  barbelées.  Les  pattes  de  la  troisième  paire  sont  garnies  de  longues  soies,  au 
bord  postérieur  de  l'article  méral  et  du  carpe,  mais  le  propode  ne  présente  pas  la 
bordure  de  soies  qui  est  constante  chez  le  mâle.  Enfin,  la  branche  externe  des 
uropodes  de  la  dernière  paire  est  un  peu  moins  allongée. 

La  longueur  d'un  mâle  adulte  est  de  6mm  ;  la  taille  de  la  femelle,  un  peu  moindre, 
ne  dépasse  pas  5mm. 

Le  seul  Gammarus  avec  lequel  Gammarus  Guernei  présente  quelque  ressem- 
blance est  Gammarus  rhipidiophorus  Catta  (4  S),  trouvé  près  de  la  Ciotat  (Bou- 
ches-du-Rhône),  dans  un  puits  dont  l'eau  est  saumâtre,  en  été.  Ce  Gammarus  a 
malheureusement  été  décrit  d'une  façon  très  incomplète,  et  n'a  pas  été  figuré.  Il  est 
paraît-il,  très  remarquable  par  l'abondance  des  soies  plumeuses  qui  garnissent  le  carpe 
et  le  propode  du  premier  péréiopode,  et  ce  premier  péréiopode  est  beaucoup  plus 
long  que  le  second  ;  mais,  chez  Gaynmarus  rhipidiophorus,  «  le  quatrième  pléopode 
(uropode  de  la  première  paire)  est  beaucoup  plus  court  et  plus  réduit  que  le  suivant.» 
Ce  dernier  caractère  sépare  absolument  la  forme  de  La  Ciotat,  non  seulement  de 
Gammarus  Guernei,  mais  de  tous  les  Gammarus  connus. 


Genre  Melita,  Leach  i8i3 

Melita  palmata,  (Montagu) 

1804.  Cancer  Gammarus  palmatus,  Montagu  (16S),  p.  69,  pi.  vi,  fig.  4. 

1814.  Melita  palmata,  Leach  (143),  p.  403. 

1889.  Melita  palmata,  Norman  (lïfi),  p.   i32. 

1893.  Melita  palmata,  Della  Valle  (89),  p.  713,  pi.  1,  fig.  6,  et  pi.  xxm,  fig.  24-40. 

1894.  Melita  palmata,  G.  O.  Sars  (198),  p.   5o8,  pi.  clxxix. 

Campagne  de  1887  :  24  juin,  Fayal  (Açores),  marée  basse. —  Stn.  1 36,  surface, 
sur  les  Sargasses,  Océan  atlantique. 

Campagne  de  1888  :  Stn.  236,  Graciosa  (Açores),  marée  basse. 

Habitat.  —  Cette  espèce  n'a  jamais  été  rencontrée  dans  l'Océan  glacial  arctique. 
Sur  les  côtes  de  Norvège,  un  unique  exemplaire  a  été  capturé  dans  le  fjord  de 
Christiania  (G.  O.  Sars).  Sa  présence  a  été  signalée  dans  la  Baltique,  par  Zaddach, 
dans  le  Cattégat,  par  Meinert.  Elle  est  beaucoup  plus  répandue  dans  les  eaux  des  Iles 
Britanniques  (Norman).  C'est  une  forme  extrêmement  commune  sur  tout  le  littoral 
de  la  France,  ainsi  que  sur  les  côtes  d'Algérie  et  de  Tunisie.  Le  Professeur  Della  Valle 


—  79  — 
la  signale  à  Naples,  M.  Sovinsky,  dans  le  Bosphore,  la  Mer  Noire  et  la  Mer  d'Azov. 
L'Hirondelle  l'a  rencontrée  aux  Açores,  et,   dans   l'Océan  atlantique,  sur  les 
Sargasses.   La  Melita  l'a  trouvée  à  Lisbonne  et  à  Setubal  (Portugal),  aux  îles 
Canaries,  et  à  Rufisque  (Sénégal). 


Melita  obtusata,  (Montagu) 

1804.  Cancer  Gammarus  obtusatus,  Montagu  (199),  p.  5,  pi.   n,  fig.  7. 

1862.  Melita  obtusata,  Sp.  Bâte  (15),  p.  i83,  pi.  xxxm,  fig.  3. 

1862.  Melita  proxima,  Sp.  Bâte  (15),  p.   184,  pi.  xxxm,  fig.  4. 

1862.  Megamœra  Alderi,  Sp.  Bâte  (15),  p.  228,  pi.  xl,  fig.   1. 

1894.  Melita  obtusata,  G.  O.  Sars  (199),  p.  5 10,  pi.  clxxx,  fig.  1. 

Campagne  de  1887:  Sin.  85,  profondeur  i8om.  Golfe  de  Gascogne.  Nombreux 
exemplaires. 

Campagne  de  1888  :  Stn.  193,  profondeur  20™.  Fayal  (Açores). 

Tous  les  exemplaires  de  la  Stn.  85,  ont  été  trouvés  entre  les  ambulacres 
d'Astéries  :  Cribrella  oculata  Pennant,  ramenées  en  grand  nombre  par  le  chalut. 
Le  Dr  Robertson,  qui  a  déjà  signalé  ce  fait  de  commensalisme,  nous  apprend  que 
Melita  proxima  {Melita  obtusata)  se  trouve  communément  entre  les  ambulacres 
à'Uraster  rubens  et  de  Solaster  papposus,  dans  le  Firth  of  Clyde. 

Habitat.  —  Cette  espèce,  assez  rare  sur  les  côtes  occidentale  et  méridionale  de 
Norvège  (G.  O.  Sars),  n'a  jamais  été  signalée  dans  l'Océan  glacial  arctique.  Elle  a  été 
trouvée  en  Suède  par  Bruzelius,  dans  le  Cattégat  par  Meinert,  en  Hollande  par  le 
Dr  Hoek.  Elle  est  citée  dans  toutes  les  listes  d'Amphipodes  des  Iles  Britanniques,  et 
n'est  pas  rare  sur  nos  côtes  de  la  Manche  et  de  l'Océan.  La  Melita  l'a  draguée  sur 
la  côte  du  Sahara,  et,  au  Sénégal,  entre  Dakar  et  Rufisque.  On  ne  connaît  pas  de 
capture  authentique  de  Melita  obtusata  en  Méditerranée,  et  la  forme  décrite  sous  ce 
nom  par  le  Professeur  Délia  Valle  (89,  p.  711,  pi.  1,  fig.  7,  et  pi.  xxm,  fig.  1-19), 
doit  être  rapportée  à  Melita  gladiosa  Sp.  Bâte. 


Melita  gladiosa,  (Sp.  Bâte) 

1862.  Melita  gladiosa,  Sp.  Bâte  (15),  p.  i85,  pi.  xxxm,  fig.  6. 

1876.  Melita  gladiosa,  Stebbing  (814),  p.  77,  pi.  iv,  fig.  2. 

1889.  Melita  gladiosa,  Norman  (1Ï9),  p.  134. 

1893.  Melita  obtusata,  Della  Valle  (89),  p.  711,  pi.  1,  fig.  7,  et  pi.  xxm,  fig.  1-19. 

Campagne  de  1886:  Stn.  38,  profondeur  iom.  Rade  de  Palais  (Belle-Ile). — 
Stn.  45,  profondeur  i6ora.  Golfe  de  Gascogne.  —  Stn.  59,  profondeur  248™.  Golfe  de 
Gascogne. 


—  8o  — 

Campagne  de  1888  :  Stn.  226,  profondeur  i3ora.  Détroit  de  Pico-Fayal,  Açores. 
Un  exemplaire. 

Le  nombre  des  dents  qui  garnissent  les  segments  du  métasome  et  de  l'urosome 
est  assez  variable  chez  cette  espèce,  mais  l'examen  des  plaques  épimérales  du  troisième 
segment  du  métasome  permet  de  la  distinguer  facilement  des  formes  voisines;  leur 
angle  postérieur,  fortement  denticulé  des  deux  côtés  chez  Melita  gladiosa,  est  lisse 
chez  Melita  obtusata  et  chez  Melita  dentata. 

Habitat.  —  La  station  la  plus  septentrionale  connue  de  Melita  gladiosa  est  le 
Firth  of  Clyde,  où  sa  présence  a  été  signalée  par  le  Dr  Robertson.  Le  Rév.  Norman 
nous  apprend  qu'elle  a  été  trouvée,  sur  la  côte  d'Angleterre,  à  Salcombe,  à  Falmouth 
et  à  Plymouth.  MM.  Walker  et  Hornell  l'ont  rencontrée  à  Guernesey.  En  France, 
elle  n'est  pas  rare  sur  la  côte  de  Bretagne.  La  Melita  l'a  draguée  à  Setubal 
(Portugal),  et,  en  Méditerranée,  sur  la  côte  de  Corse,  et  au  large  de  la  côte  nord  de 
Tunisie.  Le  Professeur  Délia  Valle  la  cite  (sous  le  nom  de  Melita  obtusata),  comme 
habitant  le  golfe  de  Naples.  Le  Dr  Th.  Barrois  Fa  trouvée  à  Sâo  Miguel  (Açores).  Sur 
la  côte  de  Bretagne,  cette  espèce  se  trouve  quelquefois  à  la  limite  des  basses  mers, 
mais  elle  est  surtout  abondante  sur  les  fonds  de  iom  à  20m.  Les  dragages  de 
YHirondelle  ont  montré  qu'elle  habite  aussi  des  profondeurs  beaucoup  plus 
grandes. 


Melita  dentata,  (Krôyer) 

1842.  Gammarus  dentatus,  Kroyer  (138),  p.  159. 

1862.  Megamœra  dentata,  Sp.  Bâte  (15),  p.  225,  pi.  xxxix,  fig.  4. 

1870.  Melita  dentata,  Boeck  (1»),  p.   i3i. 

1894.  Melita  dentata,  G.  O.  Sars  (±99),  p.  5i3,  pi.  clxxxi,  fig.  1. 

Campagne  de  1887:  Stn.  i63,  profondeur  i5om.  Parages  de  Terre-Neuve.  Un 
exemplaire. 

Habitat.  —  Melita  dentata  est  une  forme  des  mers  froides  de  l'hémisphère  nord, 
très  commune  dans  l'Océan  glacial  arctique,  où  tous  les  auteurs  l'ont  signalée.  Elle 
n'est  pas  rare  sur  les  côtes  septentrionale  et  occidentale  de  Norvège  (G.  O.  Sars),  par 
des  profondeurs  de  10  à  5o  brasses  (i8m  à  91").  M.  Th.  Scott  l'a  draguée  dans  le  Firth 
of  Forth,  et  le  Rév.  Norman  en  a  reçu  trois  exemplaires,  provenant  de  la  côte  de 
Northumberland.  On  ne  lui  connaît  pas  d'habitat  plus  méridional,  dans  les  mers 
d'Europe.  Sur  la  côte  orientale  de  l'Amérique  du  Nord,  Melita  dentata  a  été  draguée 
à  plusieurs  reprises  dans  les  parages  du  banc  de  Saint-Georges  (Smith  et  Harger), 
par  des  profondeurs  variant  entre  45  et  43o  brasses  (82m  et  j8jm),  et  M.  Smith  la  cite 
au  nombre  des  Amphipodes  dragués  par  l'Expédition  américaine  de  1882,  sur  la  côte 
du  Labrador. 


81  — 


Melita  Richardi,  nov.  sp. 
(PI.  x,  fig.  3) 

Campagne  de  1887  :  Stn.  1 12,  profondeur  1287™.  Parages  des  Açores.  Vingt-huit 
exemplaires.  —  Stn.  1 14,  profondeur  620™.  Parages  des  Açores.  Un  exemplaire, 
trouvé  sur  un  Geryon  affinis  Milne-Edwards  et  Bouvier,  capturé  dans  une  nasse. 

Femelle.  —  Le  corps  est  grêle  et  très  comprimé,  le  mésosome,  lisse  et  arrondi. 
Chacun  des  segments  du  métasome  se  prolonge  dorsalement  pour  former  une  dent 
longue  et  aiguë.  Le  premier  segment  de  l'urosome  présente  une  dent  semblable  ;  le 
second  segment  porte  cinq  petites  dents  au  bord  dorsal  postérieur.  La  tête  à  peu  près 
aussi  longue  que  l'ensemble  des  deux  premiers  segments  du  mésosome,  présente  des 
lobes  latéraux  très  courts,  à  peine  arrondis  au  bord  antérieur.  Les  plaques  coxales 
des  trois  premières  paires,  beaucoup  plus  hautes  que  les  segments  correspondants  du 
mésosome,  portent  une  petite  dent  à  l'angle  postérieur.  Les  plaques  coxales  de  la 
quatrième  paire  sont  légèrement  crénelées  au  bord  postérieur.  Dans  les  plaques 
coxales  des  deux  paires  suivantes,  le  lobe  antérieur  est  petit  et  anguleux,  le  lobe 
postérieur  est  grand  et  largement  arrondi.  Les  plaques  épimérales  du  premier 
segment  du  métasome  sont  régulièrement  arrondies;  celles  du  second  segment  sont 
légèrement  prolongées  et  aiguës  ;  celles  du  troisième  segment,  fortement  prolongées 
en  arrière,  se  terminent  en  crochets  aigus,  denticulés  au  bord  supérieur. 

Il  n'existe  aucune  trace  d'organes  de  vision.  Les  antennes  supérieures  atteignent 
à  peu  près  les  trois  quarts  de  la  longueur  du  corps.  Le  premier  article  du  pédoncule, 
un  peu  plus  long  que  la  tête,  se  termine,  au  bord  inférieur,  par  une  petite  dent,  à 
côté  de  laquelle  se  trouve  une  longue  épine.  Le  second  article  est  beaucoup  plus 
grêle  et  plus  allongé  que  le  premier.  Le  troisième  article,  très  court,  n'atteint  pas  tout 
à  fait  le  tiers  de  la  longueur  du  second.  Le  flagellum  principal  comprend  de  vingt- 
cinq  à  trente  articles,  garnis  de  soies  assez  allongées.  Le  flagellum  accessoire,  à  peu 
près  aussi  long  que  l'ensemble  des  deux  premiers  articles  du  flagellum  principal,  se 
compose  de  deux  articles  d'égale  longueur,  suivis  d'un  petit  article  rudimentaire. 
Les  antennes  inférieures,  beaucoup  plus  courtes  que  les  antennes  supérieures,  égalent 
en  longueur  l'ensemble  de  la  tête  et  des  cinq  premiers  segments  du  mésosome.  Le 
cinquième  article  du  pédoncule  est  presque  aussi  long  que  le  quatrième.  Le  flagellum 
comprend  huit  articles  assez  allongés. 

Les  gnathopodes  antérieurs,  assez  robustes,  sont  amplement  garnis  de  longues 
soies.  Le  propode,  plus  court  que  le  carpe,  est  largement  ovale,  son  bord  postérieur 
se  confondant  avec  le  bord  palmaire.  Les  bords  postérieurs  de  l'article  méral,  du 
carpe  et  du  propode,  sont  garnis  d'une  rangée  de  petites  épines.  Le  dactyle  est 
grêle  et  peu  courbé.  Les  gnathopodes  postérieurs  sont  beaucoup  plus  grands  que 
les  précédents.  L'article  méral  se  termine  par  un  petit  prolongement  dentiforme.  Le 
carpe  atteint  à  peu  près  la  moitié  de  la  longueur  du  propode,  qui  est  quadrangulaire; 

11 


—    82    — 

son  bord  palmaire,  garni  de  quelques  dents  d'inégale  taille,  est  séparé  du  bord 
postérieur  par  une  forte  dent  accompagnée  d'une  longue  épine.  Le  dactyle, 
modérément  fort  et  régulièrement  courbé,  atteint  la  longueur  du  bord  palmaire.  Les 
pattes  des  troisième  et  quatrième  paires  sont  grêles  et  allongées.  Les  pattes  des  trois 
dernières  paires  affectent  à  peu  près  la  même  forme,  celles  de  la  cinquième  paire 
étant  beaucoup  plus  courtes  que  les  pattes  des  deux  paires  suivantes,  qui  sont 
presque  d'égale  longueur.  Dans  ces  trois  paires  de  pattes,  l'article  basai,  relativement 
étroit,  presque  quadrangulaire,  est  légèrement  crénelé  au  bord  postérieur. 

Le  pédoncule  des  uropodes  de  la  première  paire  porte  quatre  épines  au  bord 
postérieur;  une  longue  épine  est  fixée  à  la  jonction  des  deux  branches.  Les  branches, 
d'égale  taille,  assez  fortement  épineuses,  sont  de  la  longueur  du  pédoncule.  Dans  les 
uropodes  de  la  seconde  paire,  la  branche  externe  est  un  peu  plus  courte  que  la 
branche  interne  ;  toutes  deux  sont  garnies  d'épines  au  bord  postérieur.  La  branche 
externe  des  uropodes  de  la  dernière  paire,  robuste  et  très  allongée,  est  armée,  sur 
chacun  de  ses  bords,  de  quatre  faisceaux  d'épines;  de  nombreuses  épines  entourent 
le  petit  article  terminal.  La  branche  externe,  absolument  rudimentaire,  n'est  pas  plus 
longue  que  large.  Le  telson  est  fendu  presque  jusqu'à  sa  base  ;  ses  lobes,  triangulaires, 
se  terminent  en  pointe  aiguë;  chacun  d'eux  porte  une  épine,  située  vers  le  milieu  du 
bord  externe,  et  une  épine  au  bord  interne,  à  peu  de  distance  de  l'extrémité. 

Mâle.  —  Le  dimorphisme  sexuel  ne  porte  que  sur  la  forme  des  gnathopodes 
postérieurs.  Ces  pattes  sont  beaucoup  plus  grandes  chez  le  mâle  que  chez  la  femelle. 
L'article  méral  se  termine  par  une  projection  dentiforme.  Le  carpe,  triangulaire,  est 
extrêmement  court.  Le  propode,  très  volumineux,  quadrangulaire,  porte,  au  bord 
palmaire,  des  dents  plus  nombreuses  et  beaucoup  plus  accentuées  que  celles  de  la 
femelle.  Le  dactyle,  brusquement  coudé  à  la  base,  est  gros  et  court. 

La  taille  d'une  femelle  adulte  est  de  6mm;  les  mâles  que  j'ai  eus  entre  les  mains 
sont  un  peu  plus  petits. 

Cette  nouvelle  espèce,  assez  voisine  de  Melita  dentata  (Krôyer),  en  diffère 
néanmoins  par  de  nombreux  caractères,  dont  les  principaux  sont  l'absence  d'organes 
de  vision,  la  présence  d'une  seule  dent  sur  chacun  des  segments  du  métasome  et  sur 
le  premier  segment  de  l'urosome,  la  denticulation  des  angles  postérieurs  des  plaques 
épimérales  du  troisième  segment  du  métasome,  et  le  grand  développement  du 
propode  et  du  dactyle  des  gnathopodes  postérieurs,  chez  le  mâle. 

Je  dédie  cette  espèce  nouvelle  à  M.  le  Dr  Jules  Richard,  le  dévoué  collaborateur 
scientifique  de  S.  A.  le  Prince  de  Monaco. 


-83  - 

Genre  Maera,  Leach  i8i3 

Maera  Othonis,  (H.  Milne-Edwards) 

i83o.  Gammarus  Othonis,  H.  Milne-Edwards  (1GO),  p.  3j3,  pi.  x.  fig.  ii-i3  (Q). 

1847.  Gammarus  longimamis,  Thompson  (839),  p.  242. 

1859.  Gammarus  lœvis,  Bruzelius  (40),  p.  60,  pi.  11,  fig.  10. 

1862.  Megamœra  longimana,  Sp.  Bâte  (15),  p.  227,  pi.  xxxix,  fig.  7  (o*). 

1862.  Megamœra  Othonis,  Sp.  Bâte  (15),  p.  227,  pi.  xxxrx,  fig.  8  (9). 

1868.  Mœra  longimana,  Norman  (194),  p.  284. 

1889.  Mœra  Othonis,  Norman  (ÎÏO),  p.   1 25. 

1894.  Mœra  Othonis,  G.  O.  Sars  (19S),  p.  5i8,  pi.  clxxxii,  fig.  1. 

Campagne  de  1886  :  Stn.  41,  profondeur  iam.  Côte  occidentale  de  France.  — 
Stn.  44,  profondeur  i66m.  Golfe  de  Gascogne. —  Stn.  53,  profondeur  i35m.  Golfe  de 
Gascogne. 

Campagne  de  1887  :  Stn.  85,  profondeur  i8om.  Golfe  de  Gascogne. 

Habitat.  —  Rare  sur  les  côtes  de  Norvège  (G.  O.  Sars),  signalée  en  Suède  par 
Bruzelius,  cette  espèce  a  été  citée,  comme  habitant  les  Iles  Britanniques,  par  Sp.  Bâte, 
le  Dr  Robertson,  le  Rév.  Norman  et  M.  Walker.  MM.  Walker  et  Hornell  l'ont 
draguée  à  Guernesey.  Elle  est  assez  commune  sur  nos  côtes  de  la  Manche  et  de 
TOcéan.  La  Melita  l'a  draguée  à  Setubal  (Portugal).  Elle  semble  peu  répandue  en 
Méditerranée,  où  sa  présence  n'a  encore  été  signalée  qu'à  Marseille,  par  M.  Marion; 
plus  récemment,  j'ai  eu  l'occasion  d'en  draguer  quelques  exemplaires  à  Port-Vendres 
et  à  Antibes. 

Maera  Batei,  Norman 

1868.     Mœra  Batei,  Norman  (1*3),  p.  416,  pi.  xxii,  fig.  i-3. 

1868.     Megamœra  multidentata,  Sp.  Bâte  et  Westwood  (16),  vol.  11,  p.  5i5. 

1889.     Mœra  Batei,  Norman  (1*6),  p.  127. 

Campagne  de  1887  :  Stn.  85,  profondeur  i8om.  Golfe  de  Gascogne. 

Habitat.  —  Cette  rare  espèce  a  été  draguée  pour  la  première  fois  à  Guernesey, 
parle  R.év.  Norman.  M.  Fowler  et  M.  Walker  l'ont  retrouvée  depuis  dans  la  baie  de 
Liverpool,  et  M.  Th.  Scott,  dans  le  Firth  of  Forth.  Sur  la  côte  de  France,  elle  n'a  été 
rencontrée,  jusqu'ici,  qu'à  Saint-Vaast-la-Hougue,  et  dans  la  baie  du  Croisic. 
UHirondelle  l'a  draguée  au  large  de  Lorient,  par  la  profondeur  relativement 
considérable  de  i8om. 


—  84  — 


Msera  semiserrata,  (Sp.  Bâte) 

1862.    Megamœra  semiserrata,  Sp.  Bâte  (15),  p.  226,  pi.  xxxix,  fig.  6. 
186g.    Mcera  semiserrata,  Norman,  in  Brady  et  Robertson  (89),  p.  35g. 
1889.    Mœra  semiserrata,  Norman  (196),  p.   127. 

Campagne  de  1886  :  Stn.  38,  profondeur  iom.  Rade  de  Palais  (Belle-Ile). 

Habitat.  —  Ainsi  que  la  précédente,  cette  espèce  ne  semble  pas  exister  au  nord 
des  Iles  Britanniques.  Le  Rév.  Norman  indique  sa  capture  en  plusieurs  localités  des 
côtes  d'Angleterre,  d'Ecosse  et  d'Irlande,  et  à  Guernesey  ;  M.  Walkerl'a  draguée  aux 
environs  de  Liverpool.  Elle  est  très  rare  sur  les  côtes  de  France,  et  n'y  avait  été 
signalée,  jusqu'ici,  que  dans  la  baie  de  Quiberon  (44,  p.  3o6);  V HIRONDELLE  l'a 
draguée  dans  les  mêmes  parages. 


Msera  Hirondellei,  nov.  sp. 
(PL  xi,  fig.   1) 

Campagne  de  1888  :  Stn.  226,  profondeur  i3om.  Détroit  de  Pico-Fayal,  Açores. 
Vingt-deux  exemplaires. 

Femelle.  —  Le  corps,  grêle  et  très  comprimé,  est  lisse.  La  tête  atteint  la  longueur 
de  l'ensemble  des  deux  premiers  segments  du  mésosome  ;  les  lobes  latéraux,  très 
larges  et  peu  saillants,  sont  obliquement  tronqués  au  bord  antérieur.  Les  plaques 
coxales,  très  petites,  n'atteignent  pas  la  hauteur  des  segments  correspondants  du 
mésosome.  Le  bord  inférieur  des  plaques  coxales  de  la  première  paire  se  prolonge 
en  avant,  et  forme.,  avec  le  bord  antérieur,  un  angle  aigu,  garni  d'un  cil.  Les  plaques 
coxales  des  trois  paires  suivantes  sont  régulièrement  arrondies  ;  celles  de  la  quatrième 
paire  ne  présentent  qu'une  échancrure  à  peine  sensible  au  bord  postérieur.  Le  lobe 
antérieur  des  plaques  coxales  de  la  cinquième  paire  est  beaucoup  plus  haut  que  le 
lobe  postérieur.  Les  angles  postérieurs  des  plaques  épimérales  du  second  segment  du 
métasome  sont  presque  droits.  Dans  le  troisième  segment  ces  angles  se  prolongent  un 
peu  en  arrière,  et  se  terminent  en  pointe  aiguë. 

Les  yeux,  bien  conformés,  très  grands,  réniformes,  comprennent  environ 
trente-cinq  ocelles.  Les  antennes  supérieures  atteignent  à  peu  près  les  trois  quarts  de 
la  longueur  du  corps.  Le  premier  article  du  pédoncule,  très  robuste  et  renflé  au  bord 
postérieur,  est  beaucoup  plus  long  que  la  tête.  Le  second  article,  encore  plus  allongé, 
est  grêle  et  cylindrique.  Le  troisième  article  n'atteint  que  le  tiers  de  la  longueur  du 
second.  Le  flagellum  principal,  un  peu  plus  court  que  le  pédoncule,  se  compose 
d'une  trentaine  d'articles,  garnis  de  soies  assez  allongées.  Le  flagellum  accessoire 
comprend  huit  articles,  portant  de  longues  soies  au  bord  antérieur.  Les  antennes 
inférieures  dépassent  un  peu  la  longueur  du  pédoncule  des  antennes  supérieures. 
Les  deux  premiers  articles  de  leur  pédoncule  sont  visibles  en  dehors  de  la  tête.  Le 


—  85  — 

cinquième  article  est  beaucoup  plus  court  que  le  quatrième.  Leflagellum,  un  peu  plus 
long  que  le  dernier  article  du  pédoncule,  se  compose  de  onze  articles,  garnis  de 
petites  touffes  de  soies. 

Les  pièces  buccales  ne  diffèrent  pas  sensiblement  de  celles  des  autres  espèces 
du  genre  Mœra.  La  lèvre  inférieure  possède  des  lobes  internes  bien  définis.  Les 
mandibules,  très  robustes,  portent  un  palpe  assez  court,  garni  de  cils  nombreux  et 
allongés.  Le  lobe  interne  des  mâchoires  de  la  première  paire,  grêle  et  court,  se 
termine  par  trois  petites  soies  ciliées.  Le  lobe  interne  des  mâchoires  de  la  seconde 
paire  est  aussi  long,  mais  beaucoup  plus  étroit  que  le  lobe  externe.  Le  lobe  externe 
des  maxillipèdes,  bien  que  beaucoup  plus  long  que  le  lobe  interne,  est  loin  d'atteindre 
l'extrémité  du  second  article  du  palpe. 

Les  gnathopodes  antérieurs  sont  modérément  robustes.  Le  bord  antérieur  du 
carpe  se  termine  par  une  légère  dépression',  suivie  d'une  dent  assez  accentuée,  qui 
déborde  sur  le  propode;  le  bord  postérieur  est  garni  de  nombreuses  touffes  de  soies, 
et  d'une  rangée  de  cils  très  allongés.  Le  propode,  à  peu  près  de  la  longueur  du  carpe, 
est  ovale,  et  son  bord  palmaire  se  confond  avec  le  bord  postérieur;  cet  article  est 
également  garni  de  cils  nombreux  et  allongés.  Le  dactyle,  assez  grêle,  ne  présente 
qu'une  légère  courbure. 

Les  gnathopodes  postérieurs  sont  très  développés.  Le  bord  postérieur  de  l'article 
méral  se  prolonge  pour  former  un  angle  aigu  avec  le  bord  inférieur,  qui  est 
profondément  échancré.  Le  carpe,  très  court,  affecte  une  forme  à  peu  près  triangulaire. 
Le  propode  très  volumineux,  est  quadrangulaire;  son  bord  palmaire,  irrégulièrement 
crénelé,  porte  une  dent  obtuse  au  voisinage  du  dactyle  ;  une  dent  aiguë  le  sépare 
du  bord  postérieur.  Le  dactyle,,  très  gros  et  recourbé,  aussi  long  que  le  bord 
palmaire,  porte  une  rangée  de  cils  au  bord  externe.  Les  pattes  des  deux  paires 
suivantes  sont  grêles  et  courtes,  celles  de  la  quatrièmepaire  étant  un  peu  plus  allongées 
que  les  précédentes.  L'article  basai  des  pattes  des  trois  dernières  paires,  bien 
développé,  est  de  forme  ovale;  son  bord  postérieur  ne  présente  pas  de  crénelures,  mais 
est  garni  d'une  rangée  de  cils.  Les  articles  suivants,  robustes  et  allongés,  bordés 
de  longues  soies,  ne  portent  pas  d'épines.  Le  dactyle  est  armé,  vers  l'extrémité  de  son 
bord  interne,  d'une  petite  dent  arrondie,  accompagnée  d'un  cil. 

Les  uropodes  de  la  seconde  paire  n'atteignent  pas  tout  à  fait  au  niveau  de 
l'extrémité  des  uropodes  de  la  première  paire.  Les  uropodes  de  la  troisième  paire 
sont  très  allongés.  Les  branches,  lancéolées,  d'égale  taille,  sont  garnies  d'épines, 
plus  longues  et  plus  nombreuses  dans  la  branche  externe,  et  portent  un  faisceau  de 
longues  épines  à  leur  extrémité.  Le  telson  est  fendu  sur  plus  des  deux  tiers  de  sa 
longueur;  cette  fente  est  brusquement  ouverte  vers  son  extrémité;  les  lobes, 
presque  rectangulaires,  se  terminent  par  deux  dents  aiguës,  accompagnées  de  deux 
épines  d'inégale  taille. 

K  II  existe  une  dépression  analogue,  au  bord  antérieur  du  carpe  des  gnathopodes  antérieurs,  chez  Mcera 
iruncatipes  (Spinola).  Voir  Délia  Valle  (89,  pi.  xxn,  fig.  3o). 


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Mâle.  —  Les  gnathopodes  antérieurs  sont  semblables  à  ceux  de  la  femelle,  le 
bord  antérieur  du  carpe  présentant,  comme  chez  cette  dernière,  une  petite  dépression, 
suivie  d'une  forte  dent.  Le  dimorphisme  sexuel  ne  porte  que  sur  la  forme  des  gna- 
thopodes postérieurs,  beaucoup  plus  volumineux  chez  le  mâle.  Le  propode,  très 
allongé,  est  relativement  plus  étroit;  la  dent  du  bord  palmaire,  voisine  du  dactyle, 
beaucoup  plus  forte  et  plus  saillante, -est  suivie  d'une  profonde  échancrure.  Le  dactyle, 
fort  et  recourbé,  porte,  au  bord  interne,  une  échancrure  correspondant  à  la  dent  du 
bord  palmaire;  il  est  garni,  comme  celui  de  la  femelle,  d'une  rangée  de  cils  au  bord 
externe. 

La  taille  moyenne  des  femelles  est  de  jmm;  les  mâles,  un  peu  plus  petits,  ne  sont 
peut-être  pas  complètement  adultes. 

Parmi  les  nombreuses  espèces  du  genre  Mœra,  une  forme  littorale  des  mers 
d'Europe,  Mœra  grossimana  (Montagu),  est  la  plus  voisine  de  Mœra  Hirondellei; 
cette  dernière  espèce  est  caractérisée  par  la  grande  longueur  du  flagellum  principal 
de  ses  antennes  supérieures,  relativement  à  la  longueur  du  flagellum  accessoire,  par 
la  forme  un  peu  différente  des  gnathopodes  postérieurs,  par  la  grosseur  de  leur 
dactyle,  et  par  la  forme  du  telson. 

Genre  Elasmopus,  Costa  i856 

Elasmopus  rapax,  Costa 

i853.  Elasmopus  rapax,  Costa  (81),  p.  175. 

1862.  Megamœra  brevicaudata,  Sp.  Bâte  (15),  p.  228,  pi.  xl,  fig.  2. 

1870.  Elasmopus  latipes,  Boeck  (19),  p.  i32. 

1888.  Mœra  rapax,  Barrois  (ÎO),  p,  39,  fig.  3-8. 

1893.  Elasmopus  rapax,  Della  Valle  (89),  p.  736,  pi.  xxn,  fig.  16-22. 

1894.  Elasmopus  rapax,  G.  O.  Sars  (19»),  p.  5ar,  pi.  clxxxiii. 

Campagne  de  1887  :  Stn.  104.  Horta,  Fayal  (Açores),  marée  basse.  —  14  août, 
baie  Pim,  Fayal,  marée  basse.  Nombreux  exemplaires. 

Habitat.  —  Cette  espèce  est  extrêmement  rare  sur  les  côtes  de  Norvège  ;  Boeck 
l'a  trouvée  dans  le  fjord  de  Christiania,  mais  le  Professeur  G.  O.  Sars  ne  l'y  a 
jamais  rencontrée.  Elle  est  aussi  très  rare  dans  les  eaux  des  Iles  Britanniques,  où  elle 
n'a  été  signalée  qu'à  Plymouth  et  dans  le  Moray  Firth  (Sp.  Bâte).  J'ai  fait  connaître 
(44,  p.  3o8)  ses  habitudes  très  curieuses  de  cômmensalisme  sur  la  côte  ouest  de 
Bretagne,  où  on  ne  la  trouve  jamais  dans  les  algues  littorales,  tandis  qu'elle  est 
commune  sur  la  carapace  des  Maia  squinado  dragués  par  des  profondeurs  de  5om 
à  ioora.  Sur  la  côte  sud-ouest  de  France,  à  Saint-Jean-de-Luz  et  à  Guéthary,  on 
commence  à  la  trouver  dans  les  algues  du  rivage.  Elle  y  est  extrêmement  commune, 
en  Méditerranée,  sur  toute  la  côte  méridionale  de  France,  et  sur  les  côtes  d'Algérie 
et  de  Tunisie,  depuis  Oran  jusqu'à  Gabès.  Costa  et  M.  -Della  Valle  la  signalent  à 
Naples.  La  Melita  l'a  trouvée  à  Tenerife  et  à  Canaria,  et,  au  Sénégal,  à  Dakar  et 


-87- 

à  Rufisque,  dans  les  algues;  elle  a  aussi  été  recueillie  sur  la  carapace  d'un  Maia 
dragué  dans  la  baie  de  Dakar.  Aux  Açores,  Y  Hirondelle  a  trouvé  Elasmopus  rapax 
à  Fayal,  et  le  Dr  Th.  Barrois  a  signalé  sa  présence  à  Sâo  Miguel. 

Genre  Cheirocratus,  Norman  i865 

Cheirocratus  Sundevalli,  (Rathkej 

1843.  Gammarus  Sundevalli,  Rathke  (185),  p.  65,  pi.  m,  fig.  2. 

i863.  Lilljeborgia  shetlantica,  Sp.  Bâte  et  Westwood  (18),  p.  206. 

1870.  Cheirocratus  Sundevalli,  Boeck  (1»),  p.   1 33 . 

1889.  Cheirocratus  Sundevalli,  Norman  (178),  p.  i3o,  pi.  xi,  fig.  9-10,  et  pi.  xxii,  fig.  :-3. 

1893.  Cheirocratus  Sundevalli,  Della  Valle  (8»),  p.  690,  pi.  xx,  fig.  3,  4,  24,  25,  27  et  3o. 

1894.  Cheirocratus  Sundevalli,     G.  O.  Sars  (189),  p.  524,  pi.  clxxxiv,  et  pi.  clxxxv,  fig.  1. 

Campagne  de  1886  :  Stn.  38,  profondeur  iom.  Rade  de  Palais  (Belle-Ile).  — 
Stn.  58,  profondeur  i34m.  —  Stn.  5g,  profondeur  248™.  Golfe  de  Gascogne. 

Habitat.  —  A  partir  de  la  Norvège,  où  elle  remonte  jusqu'aux  îles  Lofoten, 
(Boeck),  cette  espèce  est  assez  commune  sur  les  côtes  océaniques  d'Europe.  Bruzelius 
la  signale  en  Suède,  Meinert,  dans  le  Cattégat,  le  Dr  Hoek,  en  Hollande,  Sp.  Bâte, 
le  Rév.  Norman,  le  Dr  Robertson,  M.  Walker,  M.  Th.  Scott,  dans  les  eaux  des  Iles 
Britanniques.  MM.  Walker  et  Hornell  l'ont  trouvée  à  Jersey  et  à  Guernesey.  Sur  la 
côte  française  de  la  Manche,  elle  n'a  encore  été  rencontrée  qu'à  Saint-Vaast-la-Hougue, 
mais  elle  est  commune  sur  la  côte  ouest  de  Bretagne.  En  Méditerranée,  la  Melita 
l'a  draguée  sur  les  côtes  de  Provence,  de  Corse  et  d'Algérie.  Le  Professeur  Della 
Valle  la  signale  à  Naples,  M.  Sovinsky,  dans  le  Bosphore.  Le  Professeur  G.  O.  Sars 
a  dragué  Cheirocratus  Sundevalli  par  des  profondeurs  atteignant  jusqu'à  70  brasses 
(91™),  mais  on  ne  l'avait  jamais  capturé  dans  des  eaux  plus  profondes.  L: 'Hirondelle 
l'a  ramené  de  248™,  dans  le  Golfe  de  Gascogne. 


Genre  Lilljeborgia,  Sp.  Bâte  1862 

Lilljeborgia  pallida,  (Sp.  Bâte) 

1857.  Gammarus  pallidus,  Sp.  Bâte  (19),  p.  .145. 

1862.  Lilljeborgia  pallida,  Sp.  Bâte  (15),  p.  118,  pi.  xx,  fig.  5. 

1889.  Lilljeborgia  pallida,  Norman  (ÎWS),  p.   116,  pi.  x,  fig.   10. 

1894.  Lilljeborgia  pallida,  G.  O.  Sars  (183),  p.  53o,  pi.  clxxxvii. 

Campagne  de  1886  :  Stn.  58,  profondeur  i34ra.  Golfe  de  Gascogne. 

Campagne  de  1887  :  Stn.  85,  profondeur  i8om.  Golfe  de  Gascogne. 

Habitat. —  Cette  espèce  est  commune  sur  les  côtes  de  Norvège  (G.  O.  Sars),  par 
des  profondeurs  de  40  à  3oo  brasses  (73™  à  549m).  Le  Rév.  Norman,  le  Dr  Robertson, 
M.  Walker,  ont  signalé  sa  présence  dans  les  eaux  des  Iles  Britanniques.  Elle  est 


—  88  — 

assez  rare  sur  la  côte  ouest  de  Bretagne,  où  on  ne  l'a  draguée  que  par  des  profon- 
deurs d'au  moins  5om.  En  Méditerranée,  la  Melita  l'a  draguée  à  Port-Vendres, 
Villefranche,  Ajaccio,  Porto-Vecchio  et  dans  le  golfe  de  Gabès.  Tous  les  exemplaires 
méditerranéens,  provenant  de  ces  dragages  sont  semblables  au  type  de  l'Océan,  et  ne 
portent  pas  de  dent  dorsale  au  troisième  segment  du  métasome.  La  forme  décrite 
par  le  professeur  Délia  Valle  (8»,  p.  658,  pi.  i,  fig.  i  et  pi.  xix,  fig.  35-52,)  sous  le 
nom  de  Nicippe  pallida  (Sp.  Bâte),  avec  Lilljeborgia pallida  comme  synonyme,  forme 
qui  possède  des  dents  dorsales  à  tous  les  segments  du  métasome,  est  probablement 
une  espèce  nouvelle. 

Lilljeborgia  picta,  Norman 
1889.     Lilljeborgia  picta,  Norman  (iïG),  pi.  x,  fig.  5-9. 

Campagne  de  1886  :  Stn.  38,  profondeur  iom.  Rade  de  Palais  (Belle-Ile). 

Habitat.  —  Cette  rare  espèce  a  été  décrite  par  le  Rév.  Norman,  d'après  des 
exemplaires  provenant  de  Guernesey,  seule  localité  où  elle  ait  été  signalée  jusqu'ici. 
Bien  qu'elle  y  soit  peu  commune,  elle  existe  cependant  sur  nos  côtes  de  la  Manche 
et  de  l'Océan.  M.  A.  Dollfus  l'a  trouvée  à  Saint-Lunaire  (Côtes-du-Nord),  ÏHiRON- 
DELLE  l'a  capturée  à  Belle-Ile.,  et  j'ai  eu  occasion  d'en  draguer  quelques  exemplaires 
dans  la  baie  de  Quiberon  et  à  Saint-Jean-de-Luz.  C'est  une  forme  littorale,  dont  la 
distribution  bathymétrique  oscille  entre  om  et  14™,  en  l'état  actuel  de  nos  connais- 
sances. 

Lilljeborgia  fissicornis,  (M.  Sars) 
(PI.  xiv,  fig.  6) 

1 858.  Gammarus  fissicornis,  M.  Sars  (103),  p.   147. 

1860.  Iduna  fissicornis,  Boeck  (18),  p.  657. 

i865.  Gammarus  pallidus,  Goës  (105),  p.  529,  fig.  27. 

1870.  Lilljeborgia  fissicornis,  Boeck  (19),  p.  75. 

1S94.  Lilljeborgia  fissicornis,  G.  O.  Sars  (1918),  p.  534,  P^  clxxxix. 

Campagne  de  1887:  Stn.  85,  profondeur  i8om.  Golfe  de  Gascogne.  Un  exemplaire. 

Campagne  de  1888  :  Stn.  211,  profondeur  i372m.  Parages  des  Açores.  Un  exem- 
plaire. 

Chez  l'exemplaire  de  la  Stn.  211,  le  corps,  translucide,  était  d'un  jaune  légère- 
ment teinté  de  rose,  sur  lequel  l'appareil  digestif  se  détachait  en  brun. 

Habitat.  —  Cette  espèce  n'est  pas  rare  sur  les  côtes  de  Norvège  (G.  O.  Sars),  par 
des  profondeurs  de  5o  à  200  brasses  (91  m  à  366m).  Goës  l'a  draguée  au  Spitzberg,  le 
Dr  Hansen,  au  Groenland,  Malm,  sur  la  côte  de  Suède.  On  ne  l'avait  jamais  ren- 
contrée, jusqu'ici,  que  dans  les  mers  boréales  et  arctiques,  et  les  dragages  de 
VHirondelle  ont  donné  une  grande  extension  à  ses  distributions  géographique  et 
bathymétrique. 


-89- 

Famille  des  PHOTID.E 
Genre  Microdeutopus,  Costa  i853 

Microdeutopus  versiculatus,  (Sp.  Bâte) 

i856.    Lembos  versiculatus,  Sp.  Bâte  (lt),  p.  58. 

1862.     Microdeutopus  versiculatus,  Sp.  Bâte  (lft),  p.   i65,  pi.  xxx,  fig.  5. 

1874.     Microdeuteropus  versiculatus,  Stebbing  (911),  p.  12,  pi.   1,  fig.  2. 

Campagne  de  1888  :  Stn.  193,  profondeur  2om.  —  Stn.  194,  profondeur  i5m. 
Fayal  (Açores). 

Habitat.  —  Cette  espèce  n'a  jamais  été  rencontrée  sur  les  côtes  de  Norvège;  sa 
station  la  plus  septentrionale  connue  est  aux  îles  Shetland,  où  le  Rév.  Norman  l'a 
draguée  par  70  à  80  brasses  (128™  à  146™).  Sp.  Bâte  et  le  Rév.  Stebbing  l'ont  signalée 
sur  les  côtes  anglaises,  le  Dr  Robertson,  dans  le  Firth  of  Clyde,  MM.  Walker  et 
Hornell,  à  Jersey.  En  France,  elle  a  été  trouvée,  dans  la  Manche,  à  Saint-Vaast-la- 
Hougue  et  à  Dinard,  dans  l'Océan,  à  Quiberon,  au  Croisic,  et  à  Saint-Jean-de-Luz. 
La  Melita  l'a  draguée  à  Setubal,  à  Cadiz,  aux  Canaries,  au  Sénégal,  et,  en 
Méditerranée,  sur  les  côtes  de  Provence,  de  Corse,  d'Algérie  et  de  Tunisie.  M.  Délia 
Valle  ne  l'a  pas  trouvée  dans  le  golfe  de  Naples,  mais  le  DrNebeski  signale  sa  présence 
dans  l'Adriatique. 

On  a  vu  plus  haut  que  Microdeutopus  versiculatus  avait  été  dragué,  aux  îles 
Shetland,  par  une  assez  grande  profondeur  ;  il  n'est  pas  sans  intérêt  de  noter  que  cette 
espèce  peut  s'adapter  à  des  conditions  de  milieu  bien  différentes,  et  qu'elle  vit,  à 
l'occasion,  dans  l'eau  saumâtre.  J'ai  dragué  des  mâles  adultes  et  des  femelles  ovifères 
de  Microdeutopus  versiculatus  dans  la  petite  rivière  de  Grimaud,  à  quelques  centaines 
de  mètres  de  son  embouchure  dans  le  golfe  de  Saint-Tropez.  En  Tunisie,  j'ai  trouvé 
des  exemplaires  adultes,  des  deux  sexes,  dans  des  touffes  d'algues,  au  bord  de  l'Oued 
Tindja,  canal  qui  relie  le  lac  de  Bizerte  au  lac  Iskel,  en  un  point  où  la  quantité  de 
sels  contenue  dans  l'eau  atteignait  à  peine  i5  grammes  par  litre. 

Genre  Stimpsonella,  Délia  Valle  i8g3 

Stimpsonella  armata,  (Chevreux) 

1887.     Microdeutopus  armants,  Chevreux  (44),  p.  3i2,  pi.  v,  fig.  11-12  et  fig.  6-7  du  texte. 
1893.    Stimpsonella  armata,  Della  Valle  (8»),  p.  422,  pi.  iv,  fig.  8,  et  pi.  xi,  fig.  13-24. 

Campagne  de  1886  :  Stn.  56,  profondeur  gom.  Golfe  de  Gascogne. 

Habitat.  —  Stimpsonella  armata   est  une  rare  espèce,   dont  l'habitat  le  plus 


—  9o  — 

septentrional  connu  est  la  baie  du  Croisic,  sur  la  côte  océanique  de  France. 
U Hirondelle  l'a  draguée  dans  une  seule  station  du  Golfe  de  Gascogne,  la  Melita 
en  a  obtenu  quelques  exemplaires  en  Méditerranée,  au  large  de  Bonifacio  (Corse),  et 
le  Professeur  Délia  Valle  signale  sa  présence  dans  le  golfe  de  Naples.  Ce  sont  les  seules 
localités  où  on  l'ait  rencontrée,  jusqu'ici. 


Genre  Aora,  Krôyer  1844 

Aora  gracilis,  (Sp.  Bâte) 

i856.  Lonchomeres  gracilis,  Sp.  Bâte  (II),  p.  58. 

[862.  Aora  gracilis,  Sp.  Bâte  (ft&),  p.   160,  pi.  xxvix,  fig.  7. 

1893.  Aora  gracilis,  Della  Valle  (89),  p.  407,  pi.  11,  fig.  9;  pi.  xn,  fig.  25-3g,  et  pi.  lvi,  fig.  37. 

1894.  Aora  gracilis,  G.  O.  Sars  (198),  p.  545,  pi.  cxci. 

Campagne  de  1886  :  Stn.  38,  profondeur  iom.  Rade  de  Palais  (Belle-Ile). 

Campagne  de  1887  :  Stn.  io3,  profondeur  i5m.  Fayal  (Açores). 

Campagne  de  1888  :  Stn.  194,  profondeur  i5m.  —  Stn.  196,  profondeur  5  m- 6 m. 
Fayal,  (Açores). 

Habitat. —  Aora  gracilis  est  commune  sur  toutes  les  côtes  océaniques  d'Europe, 
à  partir  de  l'ouest  de  la  Norvège,  où  elle  remonte  jusqu'au  Trondhjemsfjord  (G.  O. 
Sars).  La  Melita  l'a  draguée  aux  îles  Canaries.  En  Méditerranée,  elle  n'est  pas  rare 
sur  les  côtes  de  France  et  d'Algérie,  et  le  Professeur  Della  Valle  l'a  trouvée  à  Naples; 
M.  Sovinsky  la  cite  au  nombre  des  Amphipodes  du  Bosphore.  Aux  Açores  Y  Hiron- 
delle l'a  draguée  à  Fayal,  et  le  Dr  Th.  Barrois  signale  sa  présence  à  Sâo  Miguel. 


Genre  Leptocheirus,  Zaddach  1844 

Leptocheirus  pilosus,  Zaddach 

(PI.   XI,    fig.  2) 

1844.    Leptocheirus  pilosus,  Zaddach  (841),  p.  8. 
1868.    Protomedeia  pectinata,  Norman  (1Ï4),  p.  283. 
1895.     Leptocheirus  pilosus,  Walker  (833),  p.   3io. 

Campagne  de  1886:  Stn.  38,  profondeur  iom.  Rade  de  Palais  (Belle-Ile.)  — 
Stn.   41,  profondeur  igm.  Côte  occidentale  de  France. 

Je  me  suis  rangé  à  l'opinion  de  M.  Walker  (333,  p.  3io),  et  je  crois  que  l'espèce 
de  Zaddach  doit  être  assimilée  à  Protomedeia  pectinata  Norman,  et  non  à  Proto- 
medeia hirsutimana  Sp.  Bâte.  En  dehors  des  caractères  morphologiques  sur  lesquels 
M.  Walker  s'est  basé,  on  remarquera  que  Leptocheirus  pilosus  diffère  notablement, 
par  sa  petite  taille,  de  toutes  les  autres  formes  connues  du  même  genre.  Zaddach  lui 
assigne  comme  longueur  i  ligne  1/2,  c'est-à-dire  environ  3mm.  La  plus  grande  femelle 


ovifère,  draguée  par  M.  Walker  aux  environs  de  Liverpool,  mesurait  2mm,  5.  Aucun 
des  nombreux  exemplaires  que  j'ai  recueillis  sur  la  côte  ouest  de  Bretagne  et  à  Jersey 
ne  dépassait  3 mm,  5.  Leptocheirus  hirsutimanus,  au  contraire,  atteint  jusqu'à  8 mm  de 
longueur.  Enfin,  cette  petite  espèce  est  la  seule  qui  ait  été  rencontrée  dans  la  zone 
des  marées.  Elle  est  très  commune  sur  certaines  plages  des  environs  du  Croisic,  dans 
le  sable  un  peu  gros,  au  niveau  des  basses  mers  moyennes,  et  je  l'ai  rencontrée,  à  ce 
même  niveau,  sur  la  grève  d'Azette,  à  Jersey.  Elle  a  dû  être  trouvée,  sur  les  côtes  de 
Prusse,  dans  des  conditions  analogues,  les  six  autres  espèces,  citées  par  Zaddach, 
étant  toutes  des  formes  littorales. 

L'Amphipode  du  golfe  de  Naples,  décrit  par  le  Professeur  Délia  Valle  (89, 
p.  427,  pi.  xn,  fig.  1-14),  sous  le  nom  de  Leptocheirus  pilosus  Zaddach,  ne  peut  être 
assimilé  à  cette  espèce;  l'examen  des  gnathopodes  antérieurs  permet  de  l'en  distinguer 
facilement.  Chez  le  véritable  Leptocheirus  pilosus,  la  plaque  coxale,  quadrangulaire, 
ne  présente  qu'un  petit  prolongement  obtus  à  l'angle  antéro-inférieur;  le  bord 
palmaire  du  propode,  très  petit,  légèrement  concave,  n'atteint  pas  le  tiers  de  la 
longueur  du  dactyle.  Chez  l'espèce  décrite  comme  Leptocheirus  pilosus  par  M.  Délia 
Valle,  espèce  que  j'ai  retrouvée  en  plusieurs  points  de  la  Méditerranée  occidentale, 
la  plaque  coxale  se  prolonge  en  un  angle  très  aigu  et  très  allongé  (Délia  Valle,  89, 
pi.  xn,  fig.  6),  et  le  bord  palmaire,  beaucoup  plus  grand,  est  légèrement  convexe, 
et  moins   nettement   distinct  du  bord  postérieur  que  chez   la  forme  de  l'Océan1. 

Habitat.  —  Zaddach  a  rencontré  Leptocheirus  pilosus  sur  la  côte  de  Prusse  ;  le 
Rév.  Norman  en  a  dragué  un  exemplaire  aux  îles  Shetland,  M.  Walker  l'a  retrouvé 
aux  environs  de  Liverpool,  MM.  Walker  et  Hornell  signalent  sa  présence  à  Jersey 
et  à  Guernesey.  UHlRONDELLE  l'a  dragué  près  de  Belle-Ile,  et  j'ai  eu  occasion  d'en 
recueillir  de  nombreux  exemplaires  sur  la  côte  ouest  de  Bretagne,  dans  les  parages 
des  îles  Glénans,  de  Lorient  et  du  Croisic. 

Leptocheirus  hirsutimanus,  (Sp.  Bâte) 

1862.  Protomedeia  hirsutimanus,  Sp.  Bâte  (15),  p.   168,  pi.  m,  fig.  6. 

i863.  Protomedeia  hirsutimana,  Sp.  Bâte  et  Westwood  (16),  p.  298. 

1868.  Protomedeia  hirsutimana,  Norman  (1Ï4),  p.  284. 

1894.  Leptocheirus  pilosus,  G.  O.  Sars  (ÎOS),  p.  555,  pi.  cxcvn. 

1895.  Leptocheirus  hirsutimanus,  Walker  (£38),  p.   3io. 

Campagne  de  1887  :  Stn.  85,  profondeur  i8om.  Golfe  de  Gascogne. 
Habitat.  —  Cette  espèce,  si  bien  caractérisée  par  la  grande  longueur  du  flagellum 
accessoire  de  ses  antennes  supérieures,  et  par  les  énormes  épines  dont  ses  uropodes 

1  La  forme  méditerranéenne  ne  me  semble  pas  différer  spécifiquement  de  l'Amphipode  décrit  par  Costa 
(83,  p.  1 55,  pi.  11,  fig.  8),  sous  le  nom  de  Protomedeia  fasciata  nob.,  et,  par  Grube  (110,  p.  402,  pi.  x,  fig.  2), 
sous  le  nom  de  Protomedeia  hirsutimana  Sp.  Bâte?,  et  doit,  par  conséquent,  prendre  la  dénomination  de  Lepto~ 
cheirus  fasciatus  Costa. 


—  92  — 

de  la  seconde  paire  sont  armés,  semble  très  rare  sur  les  côtes  de  Norvège,  où,  seul, 
Boeck  l'a  rencontrée.  Sp.  Bâte  l'a  décrite  d'après  un  exemplaire  mutilé,  provenant  de 
Banff  (Ecosse),  et  le  Rév.  Norman,  qui  l'a  retrouvée  aux  îles  Shetland,  en  a  complété 
la  description.  Meinert  la  signale  dans  le  Cattégat,  M.  Walker  l'a  draguée  dans  les 
parages  de  Liverpool.  Dans  la  Manche,  Leptocheirus  hirsutimanus  n'a  encore  été 
signalé  qu'a  Saint- Vaast-la-Hougue  (6G,  p.  i32).  Il  est  assez  commun  sur  les  fonds 
de  vase  des  environs  du  Croisic,  par  i5mà20m  de  profondeur  ;  Y  Hirondelle  Ta 
dragué  beaucoup  plus  au  large,  par  i8om,  ce  qui  est  à  peu  près  la  profondeur  à 
laquelle  on  Ta  capturé  aux  îles  Shetland.  Cette  espèce  n'a  jamais  été  rencontrée  au  sud 
de  l'embouchure  de  la  Loire. 

Leptocheirus  guttatus,  (Grube) 

1866.     Protomedeia  guttata,  Grube  (ItO),  p.  408,  pi.  x,  fig.  3. 

1887.  Ptilocheirus  tricristatus,  Chevreux  (41),  p.  3io,  pi.  v,  fig.  3-4,  et  fig.  4  du  texte. 

1888.  Leptocheirus  guttatus,  Stebbing  (81B),  p.  366. 

1893.    Leptocheirus  guttatus,  Della  Valle  (8S),  p.  43o,  pi.  xn,  fig.   15-24. 

Campagne  de  1886  :  Stn.  38,  profondeur  iom.  Rade  de  Palais  (Belle-Ile).  Trois 
exemplaires. 

Habitat.  —  Le  Rév.  Norman  m'a  obligeamment  envoyé  quelques  exemplaires  de 
cette  espèce  provenant  de  Falmouth,  qui  est  sa  station  la  plus  septentrionale,  en  l'état 
actuel  de  nos  connaissances.  On  ne  l'a  jamais  rencontrée  sur  la  côte  française  de  la 
Manche,  mais  elle  n'est  pas  rare  sur  la  côte  ouest  de  Bretagne.  L'Hirondelle  l'a 
draguée  à  Belle-Ile,  et  j'ai  eu  occasion  d'en  recueillir  des  exemplaires  dans  les  baies 
de  Concarneau,  de  Quiberon  et  du  Croisic,  par  des  profondeurs  de  iom  à  2ora  ;  elle  n'a 
jamais  été  rencontrée,  dans  l'Océan,  au  sud  de  l'embouchure  de  la  Loire.  En  Médi- 
terranée, Leptocheirus  guttatus  n'est  pas  rare  sur  les  côtes  de  France  (Port-Vendres, 
Cannes),  et  sur  les  côtes  d'Algérie  et  de  Tunisie  (Bougie,  Bône,  Sousse,  Gabès).  Le 
Professeur  Della  Valle  l'a  trouvé  à  Naples,  Grube,  dans  l'Adriatique. 


Genre  Gammaropsis,  Lilljeborg  1854 

Gamniaropsis  maculata,  (Johnston) 

1828.  Gammarus  maculatus,  Johnston  (134),  p.  176. 

1 855.  Gammarus  erythrophthalmus,  Lilljeborg  (14©),  p.   124. 

1870.  Gammaropsis  erythrophthalmus,  Boeck  (19),  p.  161. 

1888.  Gammaropsis  maculatus,  Stebbing  (818),  p.  1699. 

1893.  Protomedeia  maculata,  Della  Valle  (89),  p.  436,  pi.  xiv,  fig.  20-40,  et  pi.  lvii,  fig.  8-11. 

1894.  Gammaropsis  erythrophthalma,  G.  O.  Sars  (1»S),  p.  558,  pi.  cxcvm. 

Campagne  de  1886  :  Stn.  46,  profondeur  i55m.  —  Stn.  57,  profondeur  248" 
Stn.  58,  profondeur  i34m.  Golfe  de  Gascogne. 


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Campagne  de  1887  :  Stn.  85,  profondeur  i8om.  Golfe  de  Gascogne. 

Campagne  de  1888  :  Stn.  193,  profondeur  2om.  Fayal  (Açores).  Six  exemplaires. 
—  Stn.  196,  profondeur  5m  à  6m.  Fayal.  —  Stn.  217,  profondeur  40"1.  Flores  (Açores). 

Habitat.  —  La  répartition  géographique  de  cette  espèce  est  très  étendue.  A  partir 
de  l'ouest  de  la  Norvège,  elle  a  été  signalée  sur  toutes  les  côtes  océaniques  de  l'Europe. 
La  Melita  l'a  draguée  à  Cadiz,  aux  Canaries,  et  à  Dakar  (Sénégal).  En  Méditerranée 
elle  est  commune  sur  les  côtes  de  Provence,  mais  n'a  pas  encore  été  rencontrée  sur 
celles  d'Algérie  et  de  Tunisie.  Le  Professeur  Délia  Valle  l'a  trouvée  à  Naples, 
M.  Sovinsky,  dans  le  Bosphore.  Aux  Açores,  Y  HIRONDELLE  l'a  draguée  à  Fayal  et  à 
Flores,  le  Dr  Th.  Barrois,  à  Sâo  Miguel.  Sa  distribution  bathymétrique  oscille  entre 
la  limite  des  basses  mers  et  la  profondeur  de  240™,  à  laquelle  Y  HIRONDELLE  l'a  dra- 
guée dans  le  Golfe  de  Gascogne. 


Gammaropsis  dentata,  nov.  sp. 
(PL  xn,  fig.  1) 

Campagne  de  1888  :  Stn.  226,  profondeur  i3om.  Détroit  de  Pico-Fayal  (Açores). 
Cinq  exemplaires. 

Femelle.  —  Le  corps,  modérément  comprimé,  est  un  peu  plus  grêle  que  celui 
de  l'espèce  précédente.  La  tête,  très  allongée,  dépasse  de  beaucoup  en  longueur 
l'ensemble  des  deux  premiers  segments  du  mésosome  ;  les  angles  latéraux,  très  peu 
saillants,  se  terminent  par  une  petite  dent  aiguë.  Les  plaques  coxales  sont  moins 
hautes  que  les  segments  correspondants  du  mésosome.  Les  plaques  coxales  de  la 
première  paire,  beaucoup  plus  courtes  que  les  suivantes,  sont  garnies,  au  bord  infé- 
rieur, de  quatre  à  cinq  dents,  d'inégale  taille.  L'angle  inféro-postérieur  des  plaques 
coxales  de  la  seconde  paire  présente  quelques  crénelures  peu  distinctes.  Les  plaques 
coxales  des  deux  paires  suivantes  portent  une  petite  dent,  semblablement  située.  Les 
plaques  épimérales  du  troisième  segment  du  métasome  se  prolongent  en  un  lobe 
arrondi,  dont  le  bord  inférieur  est  armé  d'une  petite  dent  aiguë.  Le  premier  segment 
de  l'urosome  se  termine,  à  sa  partie  dorsale,  par  trois  dents  :  une  dent  médiane, 
assez  petite,  et  deux  dents  latérales,  notablement  plus  grandes.  Le  second  segment 
de  l'urosome  ne  porte  que  deux  dents  latérales,  plus  petites  que  les  dents  corres- 
pondantes du  segment  précédent. 

Les  yeux,  grands  et  réniformes,  comprennent  de  nombreux  ocelles.  Les  antennes 
supérieures  sont  de  la  longueur  du  mésosome.  Le  premier  article  du  pédoncule, 
beaucoup  plus  gros  que  le  second,  n'atteint  que  la  moitié  de  sa  longueur  ;  le  troisième 
article  est  un  peu  plus  long  que  le  premier.  Le  flagellum,  assez  court,  se  compose 
d'une  dizaine  d'articles.  Le  flagellum  accessoire,  comprenant  cinq  articles,  atteint  près 
de  la  moitié  de  la  longueur  du  flagellum  principal.  Les  antennes  inférieures  sont  de 
la  longueur  des  antennes  supérieures.  Les  deux  derniers  articles  du  pédoncule  sont 


—  94  — 

d'égale  taille.   Le  flagellum,  composé  de  huit  articles,  n'est  guère  plus  long  que  le 
dernier  article  du  pédoncule. 

La  lèvre  antérieure  se  termine  en  avant  par  une  projection  spiniforme  très 
allongée.  Les  autres  pièces  buccales  ne  diffèrent  pas  sensiblement  des  organes  corres- 
pondants de  l'espèce  commune  :  Gammaropsis  maculata.  Les  gnathopodes  antérieurs 
sont  assez  robustes.  Le  carpe,  très  développé,  dépasse  un  peu  le  propode  en  longueur. 
La  forme  du  propode  est  ovalaire,  le  bord  palmaire  se  confondant  avec  le  bord  posté- 
rieur. Le  dactyle,  long  et  grêle,  présente  une  courbure  régulière.  Le  carpe  des  gna- 
thopodes postérieurs  est  large  et  court.  Le  propode,  quadrangulaire,  atteint  près  du 
double  de  la  longueur  du  carpe  ;  le  bord  palmaire  porte  une  petite  dent,  située  vers 
son  milieu;  une  dent  un  peu  plus  forte  le  sépare  du  bord  postérieur.  Le  dactyle  aussi 
long  que  le  bord  palmaire,  présente  une  courbure  très  accentuée. 

Les  pattes  des  deux  paires  suivantes  sont  grêles  et  assez  allongées.  Les  pattes  de 
la  cinquième  paire  dépassent  un  peu  les  précédentes  en  longueur.  Les  pattes  des  deux 
dernières  paires,  très  allongées,  sont  d'égale  taille.  L'article  basai,  étroitement  ovale, 
porte,  au  bord  postérieur,  quelques  crénelures  peu  accentuées.  Le  dactyle  est  fort  et 
recourbé.  Les  branches  des  uropodes  de  la  dernière  paire,  très  épineuses,  sont  à  peu 
près  de  la  longueur  du  pédoncule.  Le  telson,un  peu  plus  large  que  long,  régulièrement 
arrondi,  se  termine  par  un  prolongement  obtus,  de  chaque  côté  duquel  se  trouvent 
une  épine  remarquablement  longue  et  forte,  et  deux  petites  soies. 

Mâle.  —  Les  antennes,  plus  allongées,  atteignent  les  deux  tiers  de  la  longueur  du 
corps.  Les  plaques  coxales  de  la  première  paire  portent  six  fortes  dents  au  bord 
inférieur.  Les  plaques  coxales  de  la  seconde  paire  portent  deux  dents  bien  distinctes 
à  l'angle  inféro-postérieur.  Les  gnathopodes  de  la  seconde  paire  sont  beaucoup  plus 
robustes  que  ceux  de  la  femelle.  Le  carpe,  triangulaire,  est  très  court.  Le  propode 
très  volumineux,  un  peu  plus  long  que  large,  affecte  une  forme  quadrangulaire;  le 
bord  palmaire  est  armé  de  trois  fortes  dents.  Le  dactyle,  gros  et  recourbé,  est  aussi 
long  que  le  bord  palmaire. 

La  taille  moyenne  des  exemplaires  des  deux  sexes  est  de  5mm. 

Les  dents,  qui  garnissent  les  plaques  coxales  antérieures  et  les  deux  premiers 
segments  de  l'urosome  de  cette  espèce,  la  différencient  bien  nettement  de  toutes  les 
formes  connues  du  genre  Gammaropsis. 

Habitat.  —  U  Hirondelle  a  capturé  Gammaropsis  dentata  dans  les  parages  des 
Açores,  entre  Pico  et  Fayal.  Cette  espèce  habite  également  les  îles  Canaries;  la 
Melita  en  a  dragué  quelques  exemplaires,  en  1890,  en  rade  de  la  Luz  (Canada),  par 
une  profondeur  de  i8m. 


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Genre  Megamphopus,  Norman  1868 

Megamphopus  comutus,  Norman 

1868.    Megamphopus  comutus,  Norman  (194),  p.  282. 

1870.     Protomedeia  longimana,  Boeck  (19),  p.   160. 

1873-76.    Protomedeia  longimana,  Boeck  (S©),  p.  578,  pi.  xxv,  fig.  4,  et  pl.xxix,  fig.  5. 

1878.    Podoceropsis  intermedia,  Stebbing  (S1&),  p.  367,  pi.  xv,  fig.  3. 

1894.    Megamphopus  comutus,  G.  O.  Sars  (108),  p.  564,  pi.  ce. 

Campagne  de  1887  :  Stn.  85,  profondeur  i8om.  Golfe  de  Gascogne.  Deux 
exemplaires. 

Habitat.  —  Cette  espèce  n'est  pas  rare  sur  les  côtes  de  Norvège,  où  son  habitat 
s'étend,  au  nord,  jusqu'aux  îles  Lofoten  (Boeck).  Le  Rév.  Norman  en  a  dragué  un 
exemplaire  aux  îles  Shetland  ;  Meinert  la  cite  comme  abondante  dans  le  Cattégat. 
Le  Rév.  Stebbing,  le  Dr  Robertson,  M.  Walker,  l'ont  trouvée  dans  les  mers  de  la 
Grande-Bretagne  ;  MM.  Walker  et  Hornell  signalent  sa  présence  à  Jersey  et  à 
Guernesey.  Elle  semble  peu  commune  sur  les  côtes  de  France,  et  les  seules  localités 
où  on  l'y  ait  rencontrée,  jusqu'ici,  sont  Luc-sur-Mer,  les  parages  des  îles  Glénans,  et 
la  baie  du  Croisic.  \J  Hirondelle  Ta  capturée  dans  le  Golfe  de  Gascogne,  au  large 
de  la  côte  occidentale  de  France  ;  la  Melita  en  a  dragué  quelques  exemplaires  aux 
îles  Canaries.  Elle  ne  semble  pas  habiter  la  Méditerranée. 


Genre  Microprotopus,  Norman  1866 

Microprotopus  maculatus,  Norman 

1866.  Microprotopus  maculatus,  Norman  (191),  p.  2o3. 

1879.  Orthopalame  Terschellingi,  Hoek  (130),  p.  123,  pi.  ix,  fig.  4-7. 

1890.  Microprotopus  maculatus,  Chevreux  (50),  p.  148,  fig.  2,  4,  6-7. 

1894.  Microprotopus  maculatus,  G.  O.  Sars  (1»*),  p.  567,  pi.  cci. 

Campagne  de  1887  :  Stn.  io3,  profondeur  i5m.  Fayal  (Açores). 

Campagne  de  1888  :  Stn.  194.  Même  localité. 

Habitat. —  Cette  espèce  est  assez  répandue  sur  les  côtes  océaniques  d'Europe,  à 
partir  de  la  Norvège  occidentale,  où  elle  a  été  rencontrée  par  Boeck  et  par  le  Pro- 
fesseur G.  O.  Sars  ;  Meinert  l'a  trouvée  dans  le  Cattégat,  le  Dr  Hoek,  en  Hollande. 
Elle  ne  semble  pas  rare  dans  les  mers  de  la  Grande-Bretagne  ;  sa  présence  y  est 
signalée  par  le  Rév.  Norman,  le  Dr  Robertson,  M.  Walker  et  M.  Th.  Scott. 
MM.  Walker  et  Hornell  la  citent  dans  leur  liste  des  Amphipodes  de  Jersey.  Sur  la 
côte  de  France,  elle  a  été  trouvée  à  Villers,  Luc-sur-Mer,  Cherbourg,  le  Croisic, 
Arcachon  et  Saint-Jean-de-Luz.  La  Melita  l'a  draguée  à  Setubal  (Portugal),  et,  en 


-  96- 

Méditerranée,  à  Antibes,  Bonifacio  et  Bône.  M.  Sovinsky  signale  sa  présence  dans 
le  Bosphore.  Aux  Açores,  V Hirondelle  l'a  draguée  à  Fayal,  et  le  Dr  Th.  Barrois,  à 
Sao  Miguel. 

Genre  Photis,  Krôyer  1842 

Photis  longicaudata,  (Bâte  et  Westwood) 

i863.  Eiscladus  longicaudatus,  Bâte  et  Westwood  (16),  vol.  i,  p.  412. 

1870.  Photis  Lutkeni,  Boeck  (19),  p.   1 53. 

1877.  Photis  longicaudata,  Meinert  (159),  p.  142. 

1893.  Photis  Reinhardi,  Della  Valle  (89),  p.   3a5,  pi.  m,  fig.   3,  et  pi.  x,  fig.   1-19. 

1894.  Photis  longicaudata,  G.  O.  Sars  (199),  p.  571,  pi.  ccm,  fig.  1. 

Campagne  de  1886  :  Stn.  41,  profondeur  igm.  Côte  occidentale  de  France. 

Campagne  de  1887  :  Stn.  85,  profondeur  i8om.  Golfe  de  Gascogne. 

Habitat.  —  Rare  sur  la  côte  occidentale  de  Norvège,  cette  espèce  a  été  signalée 
dans  le  Cattégat,  par  Meinert,  aux  îles  Shetland,  par  le  Rév.  Norman,  et  sur  les 
côtes  de  la  Grande-Bretagne,  par  Sp.  Bâte,  le  Dr  Robertson  et  M.  Walker.  MM. 
Walker  et  Hornell  en  ont  dragué  un  exemplaire  à  Jersey.  On  ne  l'a  jamais  rencontrée, 
jusqu'ici,  sur  la  côte  française  de  la  Manche,  mais  elle  est  commune  sur  les  fonds  de 
vase  de  la  côte  océanique  de  France,  par  iomà  20m  de  profondeur.  LaMELlTA  l'a 
draguée  par  i20m,  au  large  de  Saint-Jean-de-Luz,  et  en  Méditerranée,  à  Saint-Tropez, 
Villefranche  et  Bône.  Le  Professeur  Della  Valle  l'a  trouvée  dans  le  golfe  de  Naples. 


Genre  Podoceropsis,  Boeck  1860 

Podoceropsis  Sophise,  Boeck 

1860.    Podoceropsis  Sophiœ,  Boeck  (18),  p.  666. 

1862.    Nœnia  tuberculosa,  Sp.  Bâte  (15),  p.  271,  pi.  xlvi,  fig.  2. 

1894.    Podoceropsis  Sophiœ,  G.  O.  Sars  (19*),  p.  574,  pi.  cciv. 

Campagne  de  1886  :  Stn.  5g,  profondeur  248™.  Golfe  de  Gascogne. 

Habitat. —  Cette  espèce  n'est  pas  rare  sur  les  côtes  occidentale  et  méridionale  de 
Norvège  (G.  O.  Sars),  par  des  profondeurs  de  3oà  i5o  brasses  (55m  à  274 m).  Meinert 
signale  sa  présence  dans  le  Cattégat,  le  Dr  Robertson,  dans  le  Firth  of  Clyde,  Sp.  Bâte, 
sur  les  côtes  d'Angleterre  et  d'Irlande.  En  France,  M.  Giard  l'a  trouvée  àWimereux, 
M.  Bonnier,  à  Concarneau,  sur  un  Maia  squinado,  et  j'ai  signalé  son  habitat  sur  la 
carapace  des  Maia  dragués  par  6omàioom,  sur  la  côte  occidentale  de  France. 
L'Hirondelle  l'a  draguée  dans  le  Golfe  de  Gascogne,  la  Melita,  à  Tenerife.  Le 
Professeur  Paulino  d'Oliveira  m'en  a  obligeamment  communiqué  un  exemplaire, 
provenant  de  la  côte  de  Portugal.  Jusqu'ici,  Podoceropsis  Sophiœ  n'a  jamais  été 
rencontrée  en  Méditerranée. 


97  — 


Genre  Bonnierella,  nov.  gen. 

Corps  grêle  et  comprimé,  plaques  coxales  petites.  Tête  ne  présentant  ni  projec- 
tion rostrale,  ni  organes  apparents  de  vision.  Antennes  longues  et  d'égale  taille; 
troisième  article  du  pédoncule  des  antennes  supérieures  très  allongé,  flagellum 
accessoire  rudimentaire.  Pièces  buccales  peu  différentes  de  celles  des  espèces  appar- 
tenant aux  genres  Gammaropsis  et  Podoceropsis.  Gnathopodes  antérieurs  bien  déve- 
loppés, presque  aussi  grands  que  les  suivants.  Gnathopodes  postérieurs  dissemblables 
chez  le  mâle,  le  propode  du  gnathopode  droit  étant  plus  large  et  mieux  armé  que 
celui  du  gnathopode  gauche.  Pattes  des  cinq  paires  suivantes  à  peu  près  de  même 
forme,  l'article  basai  des  pattes  des  trois  dernières  paires  étant  étroitement  rectangu- 
laire, à  peine  plus  large  que  les  suivants.  Pattes  de  la  septième  paire  notablement 
plus  longues  que  les  précédentes.  Uropodes  de  la  dernière  paire  très  courts;  branches 
d'égale  taille,  beaucoup  moins  longues  que  le  pédoncule.  Telson  petit,  triangulaire. 

L'Amphipode  pour  lequel  ce  nouveau  genre  est  établi  avait  été  sommairement 
décrit,  dans  une  note  préliminaire  (45,  p.  577),  sous  le  nom  de  Podoceropsis  abyssi, 
mais  la  forme  étroite  de  l'article  basai  de  ses  pattes  des  trois  dernières  paires,  la 
dissemblance  qui  existe  entre  les  gnathopodes  postérieurs  droit  et  gauche  du  mâle., 
la  forme  triangulaire  du  telson,  constituent  des  caractères  bien  spéciaux  et  suffisam- 
ment importants,  à  mon  avis,  pour  justifier  la  création  d'un  genre  nouveau.  Je  suis 
heureux  de  dédier  ce  genre  à  M.  Jules  Bonnier,  Directeur-adjoint  de  la  Station 
Zoologique  de  Wimereux-Ambleteuse,  dont  les  importants  travaux  sur  les  Crustacés 
sont  bien  connus. 

Bonnierella  abyssi,  Chevreux 
(PI.  xi,  fig.  3) 

1887.    Podoceropsis  abyssi,  Chevreux  (415),  p.  577. 

Campagne  de  1886  :  Stn.  66,  profondeur  5iom-363m.  Parages  du  cap  Finisterre. 
Un  exemplaire. 

Le  corps,  grêle  et  comprimé,  est  lisse.  La  tête,  très  haute,  aussi  longue  que 
l'ensemble  des  deux  premiers  segments  du  mésosome,  ne  porte  pas  de  rostre  ;  ses 
angles  latéraux,  assez  peu  saillants,  sont  aigus.  Les  plaques  coxales  des  quatre  pre- 
mières paires  atteignent  à  peu  près  la  hauteur  des  segments  correspondants  du 
mésosome.  Le  lobe  antérieur  des  plaques  coxales  de  la  cinquième  paire  atteint  plus 
du  double  de  la  hauteur  du  lobe  postérieur.  Les  plaques  épimérales  du  troisième 
segment  du  métasome  sont  prolongées  en  arrière  et  largement  arrondies. 

Il  n'existe  aucune  trace  d'organes  de  vision.  Les  antennes  supérieures  sont 
presque  aussi  longues  que  le  corps.  Le  premier  article  du  pédoncule,  assez  volu- 

i3 


-98- 

mineux,  est  aussi  long  que  la  tête  ;  le  second  article  atteint  près  du  double  de  la 
longueur  du  premier  ;  le  troisième  article  est  à  peine  plus  court  que  le  second.  Le 
flagellum  principal  se  compose  de  sept  articles  assez  allongés.  Leflagellum  accessoire, 
rudimentaire,  n'atteint  que  la  moitié  de  la  longueur  du  premier  article  du  flagellum 
principal  ;  il  est  bi-articulé,  mais  son  second  article  n'est  représenté  que  par  un  petit 
nodule,  à  peine  visible  à  l'aide  d'un  fort  grossissement.  Les  antennes  inférieures 
atteignent  à  peu  près  la  longueur  des  antennes  supérieures.  Le  cinquième  article  du 
pédoncule  est  un  peu  plus  long  que  le  quatrième.  Le  flagellum  comprend  cinq  articles 
très  allongés.  Les  deux  paires  d'antennes  sont  garnies  de  longues  soies  au  bord 
postérieur. 

Les  pièces  buccales  diffèrent  à  peine  de  celles  des  espèces  appartenant  aux  genres 
Gammaropsis  et  Podoceropsis.  Le  dernier  article  du  palpe  des  mandibules  porte,  au 
bord  interne,  une  rangée  de  longues  soies.  Le  quatrième  article  du  palpe  des  maxilli- 
pèdes  affecte  la  forme  d'un  dactyle  cylindrique  et  presque  droit,  beaucoup  plus  long 
que  l'article  précédent.  Les  autres  pièces  buccales  ne  présentent  rien  de  particulier. 

Les  gnathopodes  antérieurs  sont  très  puissants.  Le  carpe,  assez  volumineux, 
beaucoup  plus  large  à  l'extrémité  qu'à  la  base,  atteint  les  deux  tiers  de  la  longueur 
du  propode.  Ce  dernier  article  est  quadrangulaire  ;  son  bord  palmaire,  remarqua- 
blement armé,  présente,  à  partir  de  l'articulation  du  dactyle,  une  grosse  dent  obtuse 
et  quelque  peu  fourchue,  suivie  d'une  profonde  échancrure,  puis  de  deux  dents 
d'inégale  taille,  et  d'une  dent  aiguë,  qui  le  sépare  nettement  du  bord  postérieur.  Le 
dactyle,  grêle  et  régulièrement  courbé,  est  beaucoup  plus  long  que  le  bord  palmaire. 
Les  gnathopodes  postérieurs  sont  absolument  dissemblables.  Dans  le  gnathopode 
droit,  le  carpe,  triangulaire  et  très  court,  porte  un  petit  prolongement  lobiforme, 
garni  d'une  rangée  de  soies.  Le  propode,  quadrangulaire,  est  très  large  ;  son  bord 
palmaire  présente,  à  partir  de  l'articulation  du  dactyle,  une  partie  presque  droite, 
suivie  d'une  dent  aiguë  et  de  deux  dents  arrondies,  d'inégale  taille  ;  la  seconde  de  ces 
dents  le  sépare  du  bord  postérieur,  qui  est  légèrement  crénelé.  Le  dactyle  est  beau- 
coup plus  long  que  le  bord  palmaire.  Le  carpe  du  gnathopode  gauche  est  à  peu  près 
de  même  forme,  mais  un  peu  plus  long  que  celui  du  gnathopode  droit.  Le  propode 
est,  au  contraire,  absolument  différent  ;  de  forme  étroitement  ovale,  il  présente  un 
bord  palmaire  légèrement  crénelé,  qui  n'est  séparé  du  bord  postérieur  que  par  une 
petite  dépression.  Le  dactyle,  très  long  et  régulièrement  courbé,  peut  s'appliquer  sur 
le  côté  externe  du  propode. 

Les  pattes  des  troisième  et  quatrième  paires  sont  courtes  et  robustes.  L'article 
méral  et  le  carpe  sont  assez  fortement  renflés.  Le  dactyle,  légèrement  courbé,  atteint 
la  longueur  du  propode.  Les  pattes  des  trois  dernières  paires  diffèrent  très  peu  des 
précédentes  ;  leur  article  basai  n'est  pas  plus  large,  et  ne  présente  aucun  renflement 
au  bord  postérieur.  Les  pattes  des  cinquième  et  sixième  paires  sont  d'égale  taille  ; 
celles  de  la  septième  paire  sont  notablement  plus  allongées.  Les  uropodes  des  deux 
premières  paires  atteignent  à  peu  près  au  même  niveau  ;  dans  chacun  d'eux,  le 


—  99  — 
pédoncule  porte,  à  son  extrémité,  une  forte  épine  recourbée.  Les  branches  des 
uropodes  de  la  seconde  paire  atteignent  la  longueur  du  pédoncule.  Dans  les  uropodes 
de  la  dernière  paire,  le  pédoncule,  très  volumineux,  est  beaucoup  plus  large  à  la 
base  qu'à  l'extrémité.  Les  branches,  extrêmement  courtes  et  d'égale  taille,  n'atteignent 
qu'un  peu  plus  de  la  moitié  de  la  longueur  du  pédoncule,  et  ne  portent  ni  soies  ni 
épines.  Le  telson,  très  petit,  de  forme  triangulaire,  est  presque  aussi  large  que  long. 

L'unique  exemplaire  recueilli,  un  mâle,  n'atteignait  pas  tout  à  fait  3mm  de 
longueur. 

M.  Bonnier  ($9,  p.  661,  pi.  xl,  fig.  2)  a  récemment  décrit,  sous  le  nom  de 
Gammaropsis  abyssorum,  une  espèce  très  voisine,  bien  que  spécifiquement  distincte, 
de  la  forme  dont  il  est  question  ci-dessus,  et  qui  doit  également  prendre  place 
dans  le  genre  Bonnierella.  Trois  exemplaires  de  cette  espèce,  deux  mâles  et  une 
femelle  ovifère,  ont  été  dragués  par  le  Caudan,  par  950 m  de  profondeur,  dans 
le  Golfe  de  Gascogne.  Les  antennes  de  ces  exemplaires  étaient  mutilées,  et  nous 
ignorons  s'ils  possédaient  un  fiagellum  accessoire  aux  antennes  supérieures,  mais  on 
retrouve  chez  ces  Amphipodes  les  caractères  si  spéciaux  :  étroitesse  de  l'article  basai 
des  pattes  postérieures,  dissemblance  de  forme  dans  les  gnathopodes  postérieurs  du 
mâle,  et  contour  triangulaire  du  telson,  qui  m'ont  conduit  à  classer  l'espèce  draguée 
par  VHirondelle  dans  un  genre  nouveau.  Néanmoins,  il  n'est  pas  douteux  que  les 
deux  formes  ne  soient  spécifiquement  distinctes.  Chez  l'Amphipode  du  Caudan,  les 
plaques  coxales  sont  beaucoup  plus  petites  que  chez  Bonnierella  abyssi,  et  la  forme 
des  propodes  des  gnathopodes  est  absolument  différente. 


Famille  des  PODOCERIDiE 


Genre  Amphithoe,  Leach  i8i3 


i8i3 
i843 
1845 
i856 
1874 
1894 


Amphithoe  rubricata,  (Montagu) 

Cancer  Gammarus  rubricatus,  Montagu  (164),  p.  99. 

Amphithoe  rubricata,  Leach  (143),  p.  402. 

Amphithoe  podoceroid.es,  Rathke  (185),  p.  79,  pi.  iv,  fig.  4. 

Amphithoe  albomaculata,  Krôyer  (139),  p.  67. 

Amphithoe  littorina,  Sp.   Bâte  (11),  p.   59. 

Amphithoe  rubricata,  Stebbing  (813),  p.   n3,  pi.  xi,  fig.  2. 

Amphithoe  rubricata,  G.  O.  Sars  (198),  p.   579,  pi.  ccvi. 


Campagne  de  1886:  Stn.  38,  profondeur  iom.  Rade  de  Palais  (Belle-Ile). 
Habitat.  —  L'aire  de  dispersion  de  cette  espèce  s'étend  sur  toutes  les  côtes  du 
nord  de  l'Europe,  depuis  la  Mer  Blanche  (exemplaires  du  Muséum  de  Saint-Péters- 


IOO    


bourg),  jusqu'à  l'entrée  du  Golfe  de  Gascogne.  Le  Dr  Hansen  l'a  trouvée  au 
Groenland,  M.  S.  I.  Smith,  sur  la  côte  orientale  des  Etats-Unis  d'Amérique.  Très 
commune  sur  nos  côtes  de  la  Manche  et  de  l'ouest  de  la  Bretagne,  elle  n'a  pas  encore 
été  rencontrée  au  sud  de  l'embouchure  de  la  Loire.  L'espèce  suivante  la  remplace 
sur  la  côte  sud-ouest  de  France. 


Amphitlioe  Vaillanti,  Lucas 

1849.  Amphithoe  Vaillanti,  Lucas  (149),  p.  54,  pi.  v,  fig.  3. 

i853.  Amphithoe  penicillata,  Costa  (81),  p.    174. 

1862.  Amphithoe  Desmaresti,  Sp.  Bâte  (15),  p.  238,  pi.  xli,  fig.  8. 

1866.  Amphithoe  penicillata,  Heller  (188),  p.  43,  pi.  m,  fig.  29-34. 

1893.  Amphithoe  rubricata,  Della  Valle  (89),  p.  436,  pi.  11,  fig.  2,  pi.  xm,  fig.  1-17,  et  pi.  lvii,  fig.  25-26. 

Campagne  de  1888  :  Stn.  194,  profondeur  i5m. —  Stn.  196,  profondeur  5m  à  6m. 
Fayal  (Açores). 

Cette  espèce  est  très  voisine  à' Amphithoe  rubricata,  et  les  deux  formes  ont  été 
quelquefois  confondues.  En  dehors  de  ses  antennes  plus  allongées,  Amphithoe 
Vaillanti  est  surtout  caractérisée  par  la  branche  interne,  très  large  et  garnie  de  cinq 
à  six  épines  distales,  de  ses  uropodes  de  la  dernière  paire,  et  par  les  deux  petites 
épines  crochues  dont  l'extrémité  du  telson  est  armée.  Le  bord  palmaire  du  propode 
des  gnathopodes  postérieurs.,  assez  profondément  échancré  chez  la  femelle,  la  diffé- 
rencie de  celle  de  l'espèce  voisine,  chez  laquelle  ce  bord  palmaire  est  à  peu  près  droit. 
Enfin,  les  antennes  inférieures  du  mâle  sont  nettement  différentes.  Leur  flagellum 
égale  à  peu  près  en  longueur  l'ensemble  des  deux  derniers  articles  du  pédoncule,  et 
comprend  au  moins  vingt-cinq  articles  très  courts  ;  j'en  ai  compté  jusqu'à  cinquante 
chez  des  mâles  bien  adultes.  Chez  le  mâle  Ôl  Amphithoe  rubricata,  ce  même  flagellum, 
beaucoup  plus  court,  est  à  peu  près  de  la  longueur  du  dernier  article  du  pédoncule, 
et  se  compose  de  douze  articles  environ. 

Habitat.  —  Amphithoe  Vaillanti  est  commune  dans  toute  la  Méditerranée  occi- 
dentale. Lucas  a  signalé  sa  présence  en  plusieurs  localités  de  la  côte  d'Algérie;  Costa 
et  M.  Della  Valle  l'ont  trouvée  dans  le  golfe  de  Naples,  Heller,  dans  l'Adriatique. 
Elle  est  assez  répandue  sur  la  côte  méridionale  de  France  (Port-Vendres,  Cette, 
Bandol,  Cannes,  Antibes,  Villefranche).  La  Melita  l'a  draguée  sur  les  côtes  de 
Corse  et  dans  le  golfe  de  Gabès.  Dans  l'Océan,  son  habitat  s'étend,  au  nord,  jusqu'à 
la  côte  sud-ouest  de  France,  où  elle  est  commune  à  Saint-Jean-de-Luz  et  à  Guéthary. 
Aux  Açores,  YHirondelle  l'a  draguée  à  Fayal,  et  c'est  probablement  cette  espèce 
dont  le  Dr  Th.  Barrois  signale  la  présence  à  Sâo  Miguel,  sous  le  nom  d' 'Amphithoe 
podoceroides  Rathke. 


101 


Genre  Pleonexes,  Sp.  Bâte  1857 

Pleonexes  gammaroides,  Sp.  Bâte 

1857.  Pleonexes  gammaroides,  Sp.   Bâte  (18),  p.   147. 

1857.  Sunamphithoe  hamitlus,  Sp.  Bâte  (18),  p.   147. 

1870.  Sunamphithoe  longicornis,  Boeck  (19),  p.   1 65. 

1874.  Sunamphithoe  gammaroides,  Stebbing  (818),  p.   144,  pi.  xi-xn,  fig.  3,  3a-3f. 

1S94.  Pleonexes  gammaroides,  G.  O.  Sars  (198),  p.  582,  pi.  ccvu. 

Campagne  de  1887  :  Stn.  104,  marée  basse.  Fayal  (Açores). 

Campagne  de  1888  :  6  août,  marée  basse.  Corvo  (Açores). 

Habitat.  —  Rare  sur  les  côtes  de  Norvège,  où  Boeck  l'a  seul  rencontrée,  cette 
espèce  est  plus  répandue  dans  les  mers  des  Iles  Britanniques.  Sp.  Bâte  signale  sa 
présence  à  Penzance,  le  Rév.  Stebbing  à  Torquay,  le  Dr  Robertson  et  M.  Th.  Scott, 
sur  la  côte  occidentale  d'Ecosse,  M.  Walker,  à  Liverpool,  MM.  Walker  et  Hornell, 
à  Jersey.  Elle  est  commune  sur  nos  côtes  de  la  Manche  et  de  l'Océan.  Le  Professeur 
Bolivar  la  mentionne  comme  habitant  Guetaria  (Espagne).  La  Melita  l'a  trouvée 
aux  îles  Canaries.  Aux  Açores,  Y  Hirondelle  l'a  rencontrée  à  Fayal  et  à  Corvo,  le 
Dr  Th.  Barrois,  à  Sâo  Miguel.  Bien  qu'aucun  auteur  n'ait  signalé  sa  présence  en 
Méditerranée,  elle  n'est  pas  rare  sur  le  littoral  du  midi  de  la  France  (Cette,  l'étang 
de  Berre,  Bandol,  Antibes,  Villefranche);  elle  a  été  aussi  trouvée  à  Ajaccio,  et,  sur 
la  côte  d'Afrique,  à  Bône  et  dans  le  golfe  de  Gabès. 

Le  telson  de  mes  exemplaires  méditerranéens  est  semblable  à  celui  du  type 
de  l'Océan,  et  ne  porte  que  deux  épines  crochues,  ce  qui  concorde  bien  avec  la 
description  et  la  figure  de  Y  Amphithoe  bicuspis  Heller  (ISS,  p.  44,  pi.  iv,  fig.  1). 
M.  Nebeski  (ISO,  pi.  xm,  fig.  42)  a  semblablement  figuré  le  telson  de  cette  forme,  qui 
est,  à  mon  avis,  très  probablement  synonyme  de  Pleonexes  gammaroides.  L'espèce 
décrite,  sous  le  nom  à' Amphithoe  bicuspis  Heller,  par  le  Professeur  Délia  Valle  (89, 
p.  461,  pi.  Lvir,  fig.  33-35),  espèce  caractérisée  par  la  présence  de  quatre  épines 
crochues  au  telson,  et  chez  laquelle  le  propode  des  pattes  des  trois  dernières 
paires  est  peu  dilaté  à  l'extrémité,  doit  être  considérée  comme  spécifiquement 
différente. 


102 


Genre  Sunamphithoe,  Sp.  Bâte  i85y 

Sunamphithoe   pelagica,    (H.   Milne- Edwards) 
(PI.  xi,  fig.  4) 

i83o.  Amphithoe  pelagica,  H.  Milne-Edwards  (160),  p.  3j8. 

1840.  Amphithoe  Gaudichaiidi,  H.  Milne-Edwards  (161),  vol.  in,  p.   3i   (Ç>). 

1840.  Amphithoe  pelagica,  H.  Milne-Edwards  (161),  vol.  ni,  p.  36  (a*). 

1845.  Amphithoe  pelagica,  Goodsir  (106),  p.  y5,  pi.  vu,  fig.  4. 

i852.  Amphithoe  orientalis,  Dana  (8?),  p.  937,  pi.  lxiv,  fig.  2. 

1857.  Sunamphithoe  conformata,  Sp.  Bâte  (1*),  p.   148  (o"). 

1860.  Amphithoe  grandimana,  Boeck  (18),  p.  668. 

1862.  Amphithoe  pelagica,  Sp.  Bâte  (15),  p.  235,  pi.  xli,  fig.  3* 

1874.  Sunamphithoe  conformata,  Stebbing  (SIS),  p.   116,  pi.  xn,  fig.  4. 

1894.  Sunamphithoe  conformata,  G.  O.  Sars  (19*),  p.  585,  pi.  ccvm. 

Campagne  de  1887  :  Stn.  1 36,  surface,  sur  les  Sargasses.  Océan  atlantique. 
Nombreux  exemplaires  des  deux  sexes.  —  Stn.  148,  chalut  de  surface,  Océan 
atlantique.  Un  exemplaire. 

Campagne  de  1888  :  Stn.  237,  profondeur  iom.  Graciosa  (Açores). 

L'Amphipode  commun  sur  les  algues  de  la  Mer  des  Sargasses  a  été  décrit  pour 
la  première  fois,  en  i83o,  par  Milne-Edwards,  sous  le  nom  d' Amphithoe  pelagica, 
d'après  des  exemplaires  trouvés  à  la  surface  de  l'Océan  atlantique,  dans  les  parages 
des  îles  Canaries.  En  1845,  Goodsir  en  a  repris  la  description,  d'après  des  types 
provenant  de  la  Mer  des  Sargasses.  Au  cours  de  sa  campagne  de  1887,  Y  Hirondelle 
a  rencontré  de  nombreux  exemplaires  de  cette  même  espèce,  sur  les  Sargasses,  et 
j'ai  pu  constater  qu'ils  étaient  absolument  identiques  avec  Sunamphithoe  conformata 
Sp.  Bâte,  forme  littorale  assez  répandue  sur  les  côtes  d'Europe.  L'examen  de 
nombreux  exemplaires  absolument  semblables,  trouvés  par  le  Talisman  et  par  la 
Chazalie  sur  les  algues  de  la  Mer  des  Sargasses,  et,  par  la  Melita,  sur  des 
Sargasses,  au  large  de  la  côte  occidentale  d'Afrique,  ne  me  laisse  aucun  doute  sur 
l'identité  de  cette  forme  avec  Y  Amphithoe  pelagica  de  Milne-Edwards  et  de  Goodsir. 
Les  figures  4a-4'  de  la  Planche  xi  représentent  les  principales  caractéristiques  de  la 
Sunamphithoe  des  Sargasses;  la  courte  description  qui  suit  montre  qu'il  n'existe 
aucune  différence  spécifique  entre  elle  et  la  Sunamphithoe  conformata  du  littoral 
européen. 

L'Amphipode  des  Sargasses  est  bien  une  Sunamphithoe;  le  manque  de  palpe 
aux  mandibules  ne  permet  pas  de  le  comprendre  dans  aucun  des  genres  voisins  : 
Amphithoe,  Pleonexes  et  Grubia1. 

1  Le  Professeur  Délia  Valle  (89,  p.  464)  assimile  Sunamphithoe  conformata  Sp.  Bâte,  à  Grubia  crassi- 
cornis  Czerniawski,  mais  les  Grubia,  dont  il  existe  deux  espèces  en  Méditerranée,  se  différencient  des 
Sunamphithoe  par  la  présence,  aux  antennes  supérieures,  d'un  fiagellum  accessoire,  uni-articulé  chez  l'une 
de  ces  espèces,  bi-articulé  chez  l'autre,  et  par  le  palpe  bien  conformé  de  leurs  mandibules. 


—  io3  — 

Chez  un  mâle,  provenant  de  la  Stn.  i36,  les  antennes  supérieures  atteignent  les 
deux  tiers  de  la  longueur  du  corps.  Le  premier  article  du  pédoncule  est  beaucoup 
plus  gros  et  un  peu  plus  long  que  le  second  ;  le  troisième  article  ne  diffère  pas  du 
premier  article  du  flagellum.  Il  n'y  a  pas  trace  de  flagellum  accessoire.  Les  antennes 
inférieures  sont  beaucoup  plus  courtes  que  les  antennes  supérieures,  et  le  dernier 
article  de  leur  pédoncule  n'atteint  pas  tout  à  fait  la  longueur  de  l'article  précédent. 
Le  propode  des  gnathopodes  antérieurs  est  rectangulaire  ;  le  dactyle  dépasse  de 
beaucoup  la  longueur  du  bord  palmaire.  Le  propode  des  gnathopodes  postérieurs, 
très  développé,  est  ovalaire,  son  bord  palmaire  se  confondant  avec  le  bord  posté- 
rieur ;  ce  bord  palmaire  présente,  au  voisinage  de  l'articulation  du  dactyle,  une 
protubérance  arrondie,  garnie  d'une  touffe  de  soies.  Le  dactyle,  fort  et  recourbé, 
est  presque  aussi  long  que  le  propode.  Les  pattes  des  troisième  et  quatrième  paires 
sont  remarquables  par  le  renflement  du  bord  antérieur  des  articles  basai  et  méral. 
Les  pattes  de  la  cinquième  paire  sont  inverties,  c'est-à-dire  tournées  en  sens  inverse 
des  suivantes.  L'article  basai  des  pattes  des  sixième  et  septième  paires,  ovale  allongé, 
ne  présente  pas  de  crénelures  au  bord  postérieur.  Les  branches  des  uropodes  de  la 
dernière  paire  sont  beaucoup  moins  longues  que  le  pédoncule.  La  branche  externe, 
finement  crénelée  au  bord  externe,  se  termine  par  deux  crochets  recourbés  ;  la 
branche  interne,  beaucoup  plus  large,  porte,  à  son  extrémité,  deux  petites  épines  et 
quelques  longues  soies.  Le  telson  est  beaucoup  plus  large  que  long;  son  extrémité, 
régulièrement  arrondie  chez  la  femelle,  présente,  chez  le  mâle,  une  légère  échan- 
crure;  une  petite  protubérance  obtuse  existe,  dans  les  deux  sexes,  de  chaque  côté  de 
l'extrémité  du  telson. 

Les  gnathopodes  antérieurs  de  la  femelle  sont  semblables  à  ceux  du  mâle  ;  les 
gnathopodes  postérieurs  ne  diffèrent  des  précédents  que  par  la  forme  triangulaire  du 
carpe,  et  par  la  largeur  un  peu  plus  grande  du  propode. 

Habitat.  —  Cette  espèce  a  été  citée,  sous  le  nom  de  Sunamphithoe  conformata, 
en  de  nombreux  travaux  sur  les  Amphipodes  d'Europe.  Le  Professeur  G.  O.  Sars 
la  signale  comme  rare  sur  les  côtes  de  Norvège.  Sp.  Bâte  lui  assigne  comme  prove- 
nances les  îles  Shetland  et  Plymouth.  Le  Rév.  Stebbing,  qui  nous  a  fait  connaître  ses 
caractères  sexuels,  l'a  trouvée  à  Salcombe  et  à  Torquay  ;  le  Dr  Robertson,  dans  le 
Firth  of  Clyde  ;  MM.  Walker  et  Hornell,  à  Jersey.  Sur  les  côtes  de  France,  M. 
Bonnier  signale  sa  présence  à  Wimereux  et  à  Concarneau.  M.  E.  L.  Bouvier  l'a 
trouvée  à  Saint-Vaast-la-Hougue  ;  M.  A.  Dollfus,  à  Saint-Lunaire,  à  Arcachon  et  à 
Guéthary.  Je  l'ai  rencontrée  à  Douarnenez,  aux  îles  Glénans,  au  Croisic  et  à  Saint- 
Jean-de-Luz.  Le  Professeur  Bolivar  a  signalé  sa  présence  à  Guetaria  (nord  de 
l'Espagne),  et  le  Professeur  Paulino  d'Oliveira  m'en  a  communiqué  des  exemplaires 
provenant  de  la  côte  de  Portugal.  En  Méditerranée,  je  l'ai  trouvée  en  plusieurs 
localités  de  la  côte  d'Algérie  (Cherchell,  Alger,  le  cap  Tédlès).  Sur  le  littoral  des 
Açores,  le  Dr  Th.  Barrois  l'a  rencontrée  à  Sâo  Miguel,  et  Y  Hirondelle,  à  Graciosa. 

Les  types  pélagiques,  dont  la  présence   a   été   signalée  dans  l'Atlantique   par 


—   104  — 

H.  Milne-Edwards,  puis  par  Goodsir,  y  ont  été  retrouvés  par  le  Talisman, 
Y  Hirondelle,  la  Melita,  et  la  Chazalie.  L'habitat  de  cette  espèce  sur  des  algues 
flottantes,  entraînées  par  les  courants,  a  dû  favoriser  sa  dispersion  géographique,  et 
il  ne  me  paraît  pas  douteux  que  Y Amphithoe  orientalis  Dana  ($¥,  p.  937,  pi.  lxiv, 
fig.  2),  trouvée  aux  Philippines,  sur  des  algues  flottantes,  soit  un  mâle  de  Sunam- 
phithoe  pelagica.  L' Amphithoe  Gaudichaudi  H.  Milne-Edwards  (161,  vol.  m,  p.  3i), 
rencontrée  en  mer,  près  du  Brésil,  est  certainement  une  femelle  de  la  même  espèce. 
Il  en  est  probablement  de  même  pour  Y  Amphithoe  peregrina  Dana  (87,  p.  940, 
pi.  lxiv,  fig.  4),  trouvée  sur  des  algues  flottantes,  à  3o  milles  dans  le  sud-ouest  de 
Valparaiso. 

Genre  Ischyrocerus,   Krôyer  i838 

Ischyrocerus  megacheir,  (Boeck) 

1870.    Podocerus  megacheir,  Boeck  (19),  p.   167. 

1873-1876.     Podocerus  megacheir,  Boeck  (SO),  p    602,  pi.  xxix,  fig.  4. 

1894.  Ischyrocerus  megacheir,  G.  O.  Sars  (I»S),  p.  592,  pi.  ccxi. 

1895.  Ischyrocerus  megacheir,  Norman  (lï6bis),  p.  ^g2. 

Campagne  de  1887  :  Stn.  161,  profondeur  1267™.  Parages  de  Terre-Neuve.  Un 
mâle  adulte. 

Habitat. —  Ischyrocerus  megacheir  est  une  forme  des  mers  boréales  et  arctiques, 
dont  l'habitat  s'étend  jusqu'au  Spitzberg.  L'Expédition  norvégienne  l'a  dragué  dans 
huit  stations  de  l'Océan  glacial  arctique,  par  des  profondeurs  variant  de  146  à  767 
brasses  (267m  à  i402m).  Le  Muséum  de  Saint-Pétersbourg  en  possède  des  exemplaires 
provenant  de  la  Mer  Blanche.  Boeck  le  cite  des  îles  Lofoten.  Il  n'est  pas  très  rare  sur 
la  côte  occidentale  de  Norvège  (G.  O.  Sars),  par  des  profondeurs  dépassant  5o  brasses 
(9im).  On  ne  l'a  jamais  rencontré  dans  les  eaux  des  Iles  Britanniques. 

Ischyrocerus  commensalis,  nov.  sp. 

(PI.   XII,   fig.    2) 

Campagne  de  1887:  Stn.  i63,  profondeur  i5om.  Parages  de  Terre-Neuve. 
Quinze  exemplaires. 

Mâle. —  Le  corps  est  fortement  comprimé.  La  tête,  assez  courte,  n'atteint  pas 
tout  à  fait  la  longueur  de  l'ensemble  des  deux  premiers  segments  du  mésosome  ;  les 
angles  latéraux,  peu  saillants,  sont  aigus.  La  hauteur  des  plaques  coxales  des  quatre 
premières  paires  dépasse  de  beaucoup  celle  des  segments  correspondants  du  méso- 
some ;  le  lobe  antérieur  des  plaques  coxales  de  la  cinquième  paire  atteint  le  double 
de  la  hauteur  du  lobe  postérieur.  Les  plaques  épimérales  du  troisième  segment  du 
métasome,  quelque  peu  prolongées  en  arrière,  sont  largement  arrondies. 


—  io5  — 

Les  yeux,  très  grands,  bien  conformés,  sont  légèrement  ovales.  Les  antennes 
supérieures,  un  peu  plus  courtes  que  la  moitié  de  la  longueur  du  corps,  dépassent  à 
peine  l'extrémité  du  pédoncule  des  antennes  inférieures.  Le  troisième  article  du 
pédoncule  n'atteint  pas  tout  à  fait  la  longueur  du  second.  Le  fiagellum  principal 
comprend  six  articles,  garnis  de  touffes  de  soies  au  bord  postérieur.  Le  fiagellum 
accessoire,  un  peu  plus  court  que  le  premier  article  du  fiagellum  principal,  se 
compose  d'un  article  très  allongé,  suivi  d'un  petit  article  rudimentaire.  Les  antennes 
inférieures  sont  très  robustes.  Le  cinquième  article  du  pédoncule  est  beaucoup  plus 
long  que  le  quatrième.  Le  fiagellum,  comprenant  six  articles,  n'atteint  pas  tout  à  fait 
la  longueur  du  dernier  article  du  pédoncule.  Les  pièces  buccales  ne  diffèrent  pas 
sensiblement  de  celles  des  autres  espèces  du  genre  Ischyrocerus. 

Les  gnathopodes  antérieurs  sont  relativement  robustes.  Le  carpe  atteint  à  peu 
près  les  deux  tiers  de  la  longueur  du  propode.  Ce  dernier  article  est  largement  ovale, 
et  son  bord  palmaire,  garni  de  petites  épines  et  de  quelques  soies,  se  confond  avec 
le  bord  postérieur.  Le  dactyle,  grêle  et  allongé,  porte  de  fines  denticulations  au  bord 
interne.  Le  carpe  des  gnathopodes  postérieurs,  très  court,  affecte  une  forme  trian- 
gulaire. Le  propode,  très  volumineux,  à  peu  près  quadrangulaire,  est  plus  de  deux 
fois  aussi  long  que  large  ;  son  bord  palmaire,  garni  d'une  épaisse  rangée  de  longues 
soies  ciliées,  porte,  au  voisinage  de  l'articulation  du  dactyle,  un  gros  tubercule 
bidenté.  Le  dactyle,  très  robuste,  brusquement  coudé  près  de  sa  base,  présente, 
au  bord  interne,  deux  renflements  qui  correspondent  aux  dents  du  bord  palmaire. 
Les  pattes  des  troisième  et  quatrième  paires  sont  courtes  et  robustes.  L'article  basai 
des  pattes  des  trois  dernières  paires  ne  présente  pas  de  denticulations  au  bord 
postérieur.  Les  articles  suivants,  très  forts  et  relativement  courts,  garnis  de  touffes 
de  soies,  ne  portent  pas  d'épines.  Les  dactyles  sont  grands  et  recourbés. 

La  branche  interne  des  uropodes  des  deux  premières  paires  est  notablement 
plus  longue  que  la  branche  externe.  Le  pédoncule  des  uropodes  de  la  troisième 
paire,  robuste  et  très  allongé,  ne  porte  pas  d'épines  latérales  ;  trois  petites  épines 
sont  situées  au  voisinage  de  son  extrémité.  La  branche  interne,  grêle  et  droite,  ne 
présente  ni  soies  ni  épines.  La  branche  externe,  légèrement  courbée,  porte,  à 
l'extrémité  du  bord  externe,  une  rangée  de  six  dents  aiguës,  précédées  de  petites 
denticulations,  à  peine  visibles  à  l'aide  d'un  fort  grossissement.  Le  telson,  nota- 
blement plus  large  que  long,  arrondi  à  l'extrémité,  est  armé  de  deux  grosses  épines, 
situées  au  voisinage  du  milieu  de  ses  bords  latéraux. 

Femelle.  —  La  femelle  ne  diffère  du  mâle  que  par  son  corps  beaucoup  moins 
comprimé,  et  par  la  forme  du  propode  de  ses  gnathopodes  postérieurs.  Cet  article, 
beaucoup  plus  large  à  la  base  qu'à  l'extrémité,  présente  un  contour  irrégulièrement 
pyriforme.  Le  bord  postérieur  est  distinct  du  bord  palmaire,  qui  porte,  comme  celui 
du  mâle,  un  gros  tubercule  bidenté,  au  voisinage  de  l'articulation  du  dactyle  ;  deux 
petites  épines  sont  situées  au  point  de  rencontre  des  bords  palmaire  et  postérieur. 
Le  bord  interne  du  dactyle  présente  une  dépression,  suivie  d'un  renflement  corres- 
pondant au  tubercule  du  bord  palmaire  du  propode.  i4 


—  io6  — 

Quinze  exemplaires  de  cette  espèce,  quatre  mâle  et  onze  femelles,  pour  la 
plupart  ovifères,  ont  été  trouvés  sur  des  Astéries  '  ramenées  par  le  chalut.  La  taille 
des  mâles  était  de  4mm;  la  plus  grande  femelle  mesurait  5mm  de  longueur. 

C'est  avec  beaucoup  d'hésitation,  et  d'une  façon  toute  provisoire,  que  je  classe 
cette  espèce  dans  le  genre  Ischyrocerus.  Le  mâle  lui  appartient  certainement  par  la 
forme  de  ses  gnathopodes  postérieurs,  dont  le  propode  ressemble  beaucoup  à  celui 
à' Ischyrocerus  anguipes  Krôyer,  mais,  d'autre  part,  ces  mêmes  gnathopodes,  très 
puissants  chez  la  femelle,  la  rapprochent  du  genre  Podocerus.  Enfin,  la  forme 
arrondie  du  telson  distingue  cet  Amphipode  de  toutes  les  espèces  connues  des  genres 
Ischyrocerus  et  Podocerus,  chez  lesquelles  ce  segment  est  toujours  terminé  en  pointe. 


Genre    Podocerus,    Leach    i8i5 

Podocerus  falcatus,  (Montagu) 

1808.  Cancer  Gammarus  falcatus,  Montagu  (164),  p.  100,  pi.  v,  fig.  2. 

i83o.  Podocerus  pulchellus,  H.  Milne-Edwards  (16©),  p.  384. 

1862.  Podocerus  falcatus,  Sp.  Bâte  (15),  p.  255,  pi.  xliv,  fig.   1   (o*). 

1862.  Podocerus  pelagicus,  Sp.   Bâte  (15),  p.   255,  pi.  xliv,  fig.  2  (Ç). 

1888.  Podocerus  falcatus,  Stebbing  (S16),  p.    11 32,  pi.  exix. 

1893.  Podocerus  falcatus,  Della  Valle  (89),  p.  445,  pi.  xiv,  fig.   1  -  10,  et  pi.  lvii,  fig.   i3-i6. 

1894.  Podocerus  falcatus,  G.  O.  Sars  (19S),  p.  594,  pi.  ccxn. 

Campagne  de  1887:  Stn.  i83,  profondeur  i5m.  Fayal  (Açores).  Trois  jeunes 
exemplaires. 

Habitat.  —  Cette  espèce  n'a  jamais  été  rencontrée  dans  l'Océan  glacial  arctique, 
et  son  habitat  ne  semble  pas  dépasser,  au  nord,  la  côte  occidentale  de  Norvège. 
Bruzelius  la  cite  comme  habitant  les  côtes  de  Suède,  Meinert  l'a  trouvée  dans  le 
Cattégat,  le  Dr  Hoek,  sur  le  littoral  de  la  Hollande.  Elle  est  commune  dans  les  eaux 
des  Iles  Britanniques,  ainsi  que  sur  nos  côtes  de  la  Manche  et  de  l'Océan.  Le 
Professeur  Bolivar  a  signalé  sa  présence  sur  la  côte  nord  de  l'Espagne,  à  Santander 
et  à  Guetaria.  En  Méditerranée,  elle  est  assez  commune  sur  les  côtes  de  France  et 
d'Algérie.  M.  Della  Valle  l'a  trouvée  à  Naples,  M.  Nebeski,  dans  l'Adriatique, 
M.  Sovinsky,  dans  le  Bosphore.  La  Melita  l'a  draguée  en  rade  de  Tenerife.  Aux 
Açores,  Y  Hirondelle  l'a  trouvée  à  Fayal,  le  Dr  Th.  Barrois,  à  Sâo  Miguel. 

La  forme  méditerranéenne,  qui  a  été  décrite  par  le  Professeur  Della  Valle,  doit 
être  considérée  tout  au  moins  comme  une  variété  du  type  du  nord  de  l'Europe. 
Les  différences  portent  principalement  sur  le  nombre  des  articles  du  flagellum  des 
antennes.  En  Méditerranée,  le  mâle  adulte  possède  cinq  articles  au  flagellum  des 
antennes  supérieures,  le  premier  de  ces  articles,  très  allongé,  atteignant  la  longueur 
des  quatre  suivants  réunis  ;  ces  articles  sont  au  nombre  de  sept  chez  la  forme  du  nord 

1  Probablement  Crossaster  papposas  Bruz.;  c'est  également  sur  une  de  ces  Astéries  qu'a  été  trouvé 
l'exemplaire  de  Stenothoides  Perrieri  décrit  dans  le  présent  travail. 


—  107  — 

de  l'Europe.  Cette  dernière  présente  six  articles  au  flagellum  des  antennes  infé- 
rieures, tandis  que  les  exemplaires  de  Naples  n'en  possèdent  que  deux  ;  j'en  ai 
compté  trois  chez  quelques  grands  exemplaires  de  la  côte  de  Provence.  On  trouve, 
du  reste,  dans  l'Océan,  des  formes  intermédiaires.  Les  mâles  d'une  nombreuse 
colonie  de  Podocerus  falcatus,  rencontrée  sur  une  bouée,  au  voisinage  de  l'embou- 
chure de  la  Loire,  présentaient  de  six  à  sept  articles  au  flagellum  des  antennes 
supérieures,  tandis  que  celui  des  antennes  inférieures  n'en  comprenait  que  trois. 
On  remarquera  aussi  que,  chez  le  mâle  adulte  de  la  Méditerranée,  le  bord  interne 
du  dactyle  des  gnathopodes  postérieurs  est  toujours  crénelé  dans  sa  moitié  basale;ce 
même  bord  est.,  au  contraire,  entièrement  lisse  chez  les  exemplaires  de  Norvège  et 
de  la  côte  océanique  de  France. 

Podocerus  ocius,  Sp.  Bâte 

1862.  Podocerus  ocius,  Sp.  Bâte  (15),  p.  257,  pi.  xliv,  fig.  5. 

1868.  Podocerus  dentex,  Czerniawski  (86),  p.  100,  pi.  vi,  fig.  35. 

1880.  Podocerus  ocius,  Nebeski  (17©),  p.   154,  pi.  xm,  fig.  43. 

1893.  Podocerus  ocius,  Della  Valle  (89),  p.  448,  pi.  xiv,  fig.  11-27. 

1895.  Podocerus  ocius,  Walker  (1833),  p.   3 1 6. 

Campagne  de  1888  :  Stn.  226,  profondeur  i3om.  Détroit  de  Pico-Fayal  (Açores), 
Neuf  exemplaires. 

Habitat.  —  Cette  petite  espèce  n'a  jamais  été  rencontrée  au  nord  des  Iles  Britan- 
niques. Sp.  Bâte  l'a  décrite  d'après  des  exemplaires  provenant  d'Ilfracombe  ;  le 
Dr  Robertson  l'a  draguée  dans  le  Firth  of  Clyde,  M.  Walker,  à  Port-Erin,  près 
Liverpool,  MM.  Walker  et  HornelL  à  Jersey.  On  ne  l'a  pas  encore  trouvée  sur  nos 
côtes  de  la  Manche.  Elle  semble  assez  rare  sur  la  côte  océanique  de  France,  et  n'y  a 
été  rencontrée,  jusqu'ici,  qu'au  Croisic  et  à  Guéthary.  En  Méditerranée,  je  puis 
citer  Port-Vendres  et  Cette  comme  habitats  de  Podocerus  ocius.  Le  Professeur 
Della  Valle  l'a  trouvé  à  Naples,  Heller  et  Nebeski,  dans  l'Adriatique,  Czerniawski, 
dans  la  Mer  Noire.  M.  Sovinsky  signale  sa  présence  dans  le  Bosphore,  la  Mer  Noire 
et  la  Mer  d'Azov. 


Genre  Erichthonius,  H.  Milne-Edwards  i83o 
Erichtùonius  abditus,  (Templeton) 


i836 
i853 
1862 
1887 
i893 
1894 


Cerapus  abditus,  Templeton  (£36),  p.   iSS,  pi.  xx,  fig.  5. 

Erichthonius  bidens,  Costa  (81),  p.  229,  pi.  iv,  fig.  9. 

Dercothoe  punctatus,  Sp.  Bâte  (15),  p.  260,  pi.  xliv,  fig.   10  ($). 

Erichthonius  abditus,  Chevreux  (44),  p.  3 16. 

Erichthonius  difformis,  Della  Valle  (89),  p.   38i,  pi.  1,  fig.   10  et  pi.  ix,  fig.  1-20. 

Erichthonius  abditus,  G.  O.  Sars  (19*J),  p.  602,  pi.  ccxv. 

Campagne  de  1886  :  Stn.  40,  profondeur  63m.  Golfe  de  Gascogne. 


—  io8  — 

Campagne  de  1887:  Stn.  io3,  profondeur  i5m. —  Stn.  104,  marée  basse.  Fayal 
(Açores). 

Campagne  de  1888  :  Stn.  ig3,  profondeur  2om. —  Stn.  194,  profondeur  i5m. — 
Stn.  196,  profondeur  5m  à  6m.  Fayal  (Açores). —  Stn.  226,  profondeur  i3om.  Détroit 
de  Pico-Fayal  (Açores). 

Habitat.  —  A  partir  de  la  côte  occidentale  de  Norvège,  qu'elle  ne  semble  pas 
dépasser  au  nord,  cette  espèce  a  été  signalée  dans  toutes  les  mers  d'Europe.  Elle  est 
commune  sur  les  côtes  océanique  et  méditerranéenne  de  France,  ainsi  que  sur  les 
côtes  dAlgérie  et  de  Tunisie.  Le  Professeur  Délia  Valle  l'a  trouvée  à  Naples, 
M.  Sovinsky,  dans  le  Bosphore.  J'en  ai  reçu  des  exemplaires  provenant  d'Alexan- 
drie, de  Fort-de-France  (Martinique),  et  de  Porto-Cabello  (Venezuela).  La  Melita 
l'a  draguée  à  Cadiz.,  et  dans  onze  stations  différentes  de  la  côte  du  Sénégal.  Aux 
Açores,  YHirondelle  l'a  trouvée  à  Fayal,  le  Dr  Th.  Barrois,  à  Sâo  Miguel.  En 
l'état  actuel  de  nos  connaissances,  la  distribution  bathymétrique  d'Erichthonius 
abditus  oscille  entre  la  limite  des  basses  mers  et  la  profondeur  de  i3om,  à  laquelle 
YHirondelle  l'a  dragué  dans  le  chenal  de  Fayal. 


Famille  des  COROPHIDjE 
Genre  Siphonœcetes,  Krôyer  1845 

Siphonœcetes  Colletti,  Boeck 

1870.  Siphonœcetes  Colletti,  Boeck  (19),  p.  258. 

1871.  Siphonœcetes  cuspidatus,  Metzger  (159  bis),  p.  3o. 

1893.  Siphonœcetes  typicus,  Della  Valle  (89),  p.  358,  pi.  rv,  fig.  ii-i3,  et  pi.  vu,  fig.  23-38. 

1894.  Siphonœcetes  Colletti,  G.  O.  Sars  (1915),  p.  610,  pi.  ccxviii,  fig.  1. 

Campagne  de  1886  :  Stn.  41,  profondeur  igm.  —  Stn.  42,  profondeur  i36m.  — 
Stn.  44,  profondeur  i66m.  —  Stn.  46,  profondeur  i55m.  Golfe  de  Gascogne. 

Campagne  de  1887  :  Stn.  85,  profondeur  i8om.  Golfe  de  Gascogne. 

Habitat.  —  Cette  espèce  n'a  jamais  été  rencontrée  dans  l'Océan  glacial  arctique; 
elle  y  est  remplacée  par  une  forme  très  voisine  :  Siphonœcetes  typicus  Krôyer.  Peu 
commun  sur  les  côtes  occidentale  et  méridionale  de  Norvège  (G.  O.  Sars),  Siphonœ- 
cetes Colletti  a  été  signalé  dans  le  Cattégat,  par  Meinert,  et  sur  la  côte  occidentale  de 
la  Frise,  par  Metzger,  sous  le  nom  de  Siphonœcetes  cuspidahts.  Les  exemplaires  des 
îles  Shetland  et  du  Firth  of  Clyde,  désignés  par  Sp.  Bâte  et  par  le  Dr  Robertson  sous 
le  nom  de  Siphonœcetes  typicus,  sont  plus  probablement  des  Siphonœcetes  Colletti. 
M.  Walker  a  dragué  cette  espèce  dans  les  parages  de  Liverpool,  MM.  Walker  et 
Hornell   signalent  sa  présence  à  Jersey  et  à  Guernesey.  Sur  la  côte  de   France, 


—  109  — 

M.  Bonnier  l'a  trouvée  à  Concarneau  ;  elle  est  très  commune  sur  les  fonds  de  sable  de 
la  baie  du  Croisic  et  de  la  rade  de  Saint-Jean-de-Luz,  par  des  profondeurs  de  6m-iom. 
La  MELITA  en  a  recueilli  de  nombreux  exemplaires  sur  la  côte  du  Sénégal,  dans  cinq 
stations  des  environs  de  Dakar. 

Genre  Corophium,  Latreille  1807 

Coropkium  acherusicum,  Costa 

i853.  Corophium  acherusicum,  Costa  (81),  p.  178. 

1857.  Corophium  acherusicum,  Costa  (8*),  p.  232. 

1866.  Corophium  acherusicum,  Heller  (188),  p.   Si,  pi.  iv,  fig.  14. 

1893.  Corophium  acherusicum,  Della  Valle  (89),  p.  364,  pi.  1,  fig.  11,  et  pi.  vnr,  fig.  17-18  et  20-41. 

Campagne  de  1887  :  Stn.  126,  surface.  Parages  des  Açores.  Un  exemplaire. 

Campagne  de  1888  :  Stn.  i65,  mouillage  de  Groix.  Nombreux  exemplaires.  — 
Stn.  167,  profondeur  iom.  Rade  de  Palais  (Belle-Ile).  Un  exemplaire.  —  Stn.  172, 
surface,  Océan  atlantique.  Un  exemplaire.  —  Stn.  181,  surface,  Océan  atlanti- 
que. Un  exemplaire. —  21  septembre,  port  militaire  de  Lorient,  sur  une  chaîne  de 
Y  Hirondelle.  Nombreux  exemplaires. 

Dans  un  travail  antérieur  (44,  p.  3 16),  j'ai  confondu  cette  espèce  avec  deux 
formes  du  nord  de  l'Europe,  prenant  le  mâle  de  Corophium  acherusicum  pour 
Corophium  crassicorne  Bruz.,  et  la  femelle  pour  Corophium  Bonellii  M.  Edw.  En 
réalité,  Corophium  acherusicum  et  Corophium  grossipes  Linné  sont  les  seules  espèces 
qui  ont  été  rencontrées,  jusqu'ici,  sur  les  côtes  océanique  et  méditerranéenne  de 
France.  '  Les  mâles  des  Corophium  acherusicum  et  Corophium  crassicorne  sont,  il  est 
vrai,  assez  difficiles  à  distinguer  l'un  de  l'autre,  sauf  par  l'examen  des  angles  latéraux 
de  la  tête,  obtus  et  crénelés  à  l'extrémité,  chez  la  première  de  ces  deux  espèces,  très 
allongés  et  terminés  en  pointe  aiguë,  chez  la  seconde.  Corophium  crassicorne  n'a  pas 
encore  été  trouvé  sur  la  côte  française  de  la  Manche,  mais  MM.  Walker  et  Hornell 
signalent  sa  présence  à  Jersey  et  à  Guernesey. 

Habitat.  —  Corophium  acherusicum,  décrit  par  Costa  d'après  des  exemplaires 
provenant  du  golfe  de  Naples,  est  assez  répandu  en  Méditerranée.  Il  est  commun  sur 
la  côte  méridionale  de  France,  et  sur  plusieurs  points  de  la  côte  d'Afrique  (Bône, 
Tunis,  Alexandrie).  M.  Sovinsky  signale  sa  présence  dans  le  Bosphore.  Très  répandu 
sur  la  côte  occidentale  de  France,  depuis  Arcachon  jusqu'à  Lorient,  il  habite  égale- 
ment nos  côtes  de  la  Manche  (Cherbourg,  le  Havre).  La  Melita  Ta  dragué  à 
Lisbonne,  à  Cadiz,  et  sur  la  côte  du  Sénégal.  L'Hirondelle  l'a  rencontré  dans 
l'Océan  atlantique,  à  la  surface  et  sur  une  épave. 

1  Une  espèce  du  golfe  de  Naples,  Corophium  runcicorne  Della  Valle,  draguée  par  la  Meut  A  à  Bonifacio, 
à  Alger,  à  Setubal,  et  sur  la  côte  occidentale  d'Afrique,  sera  probablement  trouvée,  tôt  ou  tard,  sur  la  côte 
méditerranéenne  de  France. 


I  IO 


Genre  Unciola,  Say  1818 

Unciola   crenatipalmata,   (Sp.    Bâte) 

1862.  Dryope  crenatipalmata,  Sp.  Bâte  (15),  p.  277,  pi.  xlvii,  fig.  2  (2). 

1862.  Dryope  irrorata,  Sp.  Bâte  (15),  p.  276,  pi.  xlvii,  fig.  1  (o*). 

1889.  Unciola  crenatipalmata,  Bonnier  (183),  p.  229,  pi.  xn  et  pi.  xiii. 

1893.  Unciola  crenatipalmata,  Chevreux  et  Bouvier  (66),  p.  1 38,  pi.  11,  fig.  12. 

Campagne  de  1886  :  Stn.  41,  profondeur  ic)m.  Quinze  exemplaires. —  Stn.  42, 
profondeur  i36m.  Un  exemplaire. —  Stn.  44,  profondeur  i66m.  Un  exemplaire. — 
Stn.  56,  profondeur  gom.  Trois  exemplaires.  —  Stn.  59,  profondeur  248111.  Un  exem- 
plaire. Golfe  de  Gascogne. 

Habitat.  —  Cette  espèce  n'a  jamais  été  rencontrée  au  nord  des  Iles  Britanniques. 
Elle  semble  assez  rare  sur  les  côtes  anglaises.  Les  exemplaires  décrits  par  Sp.  Bâte 
provenaient  de  Weymouth  ;  M.  Walker  l'a  draguée  aux  environs  de  Liverpool.  Elle 
est  plus  commune  sur  nos  côtes  de  la  Manche  et  de  l'Océan.  M.  Bonnier  et  M.  Hallez 
Font  trouvée  dans  le  Pas-de-Calais  ;  elle  a  été  draguée  à  Luc-sur-Mer,  Saint- Vaast- 
la-Hougue,  Dinard  ;  elle  est  commune  dans  la  baie  du  Croisic.  La  Melita  l'a 
draguée  dans  l'ouest  de  Belle-Ile,  par  i3om,  et  dans  la  baie  de  Saint-Jean-de-Luz. 
h 'Hirondelle  l'a  recueillie  dans  cinq  stations  du  Golfe  de  Gascogne,  par  des 
profondeurs  atteignant  jusqu'à  248™. 

Unciola  planipes,  Norman 

1867.  Unciola  planipes,  Norman  (1ÎS),  p.  3,  pi.  vu,  fig.  9-i3. 

1870.  Glauconome  Krbyeri,  Boeck  (19),  p.  179  (cf). 

1870.  Glauconome  Steenstrupi,  Boeck  (19),  p.  280  (Ç). 

1889.  Unciola  planipes,  Bonnier  (S3),  p.  25o. 

1894.  Unciola  planipes,  G.  O.  Sars  (198),  p.  621,  pi.  ccxxm. 

Campagne  de  1887:  Stn.  85,  profondeur  i8om.  Golfe  de  Gascogne.  Onze 
exemplaires. 

Habitat.  —  Le  Dr  Hansen  a  dragué  cette  espèce  sur  la  côte  du  Groenland,  par 
48  brasses  (88m)  de  profondeur.  Elle  n'est  pas  rare  sur  les  côtes  de  Norvège,  depuis 
Vadsô  jusqu'à  Christiania  (G.  O.  Sars),  par  des  profondeurs  de  5o  à  3oo  brasses 
(91111  à  549m).  Meinert  signale  sa  présence  dans  le  Cattégat  ;  le  Rév.  Norman  l'a 
draguée  aux  îles  Shetland,  M.  Walker,  aux  environs  de  Liverpool.  J'ai  eu  occasion 
d'en  recueillir  quelques  exemplaires  sur  la  côte  océanique  de  France,  entre  Belle-Ile 
et  l'île  d'Yeu,  par  5om  et  par  75m.  L Hirondelle  l'a  draguée  un  peu  plus  au  large, 
par  i8om. 


I  I  I 


Unciola  petaloeera,  G.  O.  Sars 

1880.     Glauconome  petaloeera,  G.  O.  Sars  (189 bis),  p.  462. 

i885.     Unciola  petaloeera,  G.  O.  Sars  (191),  p.  212,  pi.  xvn,  fig.  5. 

1889.     Unciola  petaloeera,  Bonnier  (93),  p.  252. 

Campagne  de  1887:  Stn.  161,  profondeur  i2Ô7m.  Parages  du  banc  de  Terre- 
Neuve.  Six  exemplaires. 

Habitat.  —  Cette  espèce  a  été  draguée  par  l'Expédition  norvégienne  en  sept 
stations  de  l'Atlantique  nord  et  de  l'Océan  glacial  arctique.  Six  de  ces  stations  se 
trouvaient  au  large  des  côtes  occidentale  et  septentrionale  de  Norvège  ;  la  septième, 
dans  le  sud  du  Spitzberg.  Les  profondeurs  variaient  de  35o  à  658  brasses  (640111  à 
i2o3m).  L' Hirondelle  a  dragué  Unciola  petaloeera  par  une  profondeur  un  peu  plus 
grande,  à  l'est  du  banc  de  Terre-Neuve. 


Genre  Seba,  Sp.  Bâte  1862 

Les  auteurs  ne  sont  pas  d'accord  sur  la  place  qui  doit  être  assignée  au  genre 
Seba  dans  la  classification.  Sp.  Bâte  (15,  p.  159)  le  range  entre  les  genres  Pardalisca 
et  Gossea,  et  MM.  Thomson  et  Chilton  (%HH  bis,  p.  148),  immédiatement  après  le 
genre  Leucothoe.  Le  Rév.  Stebbing  (316,  p.  783)  reconnaît  qu'il  n'est  pas  possible 
de  le  classer  dans  les  Leucothoidœ,  mais  lui  assigne  une  position  sur  les  confins  de 
cette  famille.  M.  Bonnier  (184,  p.  297)  crée  la  famille  des  Microprotopidœ,  pour 
recevoir  les  deux  genres  Microprotopus  et  Grimaldia  (  =  SebaJ,  et  place  cette  famille 
dans  les  Corophina.  Enfin,  le  Professeur  Délia  Valle  (8»,  p.  773)  range  le  genre  Seba 
dans  la  famille  des  Lysianassidœ.  Il  est  certain  que  ce  genre  ne  peut  prendre  place 
correctement  dans  aucune  des  familles  de  la  tribu  des  Gammarina,  mais,  à  mon  avis, 
c'est  de  la  famille  des  Corophidœ  qu'il  se  rapproche  le  plus.  Les  Seba  diffèrent,  il  est 
vrai,  des  Corophidœ  par  la  grandeur  de  leurs  plaques  coxales.,  et  par  le  faible 
développement  de  leurs  antennes  postérieures,  mais  elles  s'en  rapprochent  par  la 
forme  déprimée  de  leur  corps,  par  leurs  uropodes  de  la  dernière  paire  uni-branchés, 
par  leur  telson  entier  et  lamelliforme.  L'importance  de  ces  caractères  m'a  conduit  à 
placer,  dans  le  présent  travail,  le  genre  Seba  à  la  suite  des  Corophidœ. 

Seba  armata,  (Chevreux) 

(PI.    XIII,    fig.   I). 

1889.     Grimaldia  armata,  Chevreux  (&9),  p.  284. 

Campagne  de  1887:  Stn.  85,  profondeur  i8om.  Golfe  de  Gascogne.  Un  exemplaire. 
—  Stn.  1 12,  profondeur  i287m.  Parages  des  Açores.  Quarante-quatre  exemplaires. 


112    


Femelle.  —  Le  corps,  assez  fortement  déprimé,  est  lisse  ;  le  mésosome  et  le 
métasome,  bien  développés,  sont  suivis  d'un  urosome  très  court.  La  tête,  un  peu  plus 
longue  que  l'ensemble  des  deux  premiers  segments  du  mésosome,  porte  un  petit  rostre 
aigu,  et  des  angles  latéraux  arrondis  à  l'extrémité.  Les  plaques  coxales  des  quatre 
premières  paires  sont  beaucoup  plus  hautes  que  les  segments  correspondants  du 
mésosome.  Les  plaques  coxales  de  la  première  paire,  régulièrement  arrondies  au  bord 
antérieur,  se  prolongent  en  avant  jusqu'au  niveau  du  bord  antérieur  de  la  tête.  Les 
plaques  coxales  de  la  troisième  paire  affectent  la  même  forme  que  les  plaques  coxales 
suivantes,  leur  bord  inférieur  formant  un  angle  légèrement  aigu  avec  le  bord  posté- 
rieur, qui  est  un  peu  concave.  Les  plaques  coxales  de  la  septième  paire  portent,  au 
bord  inférieur,  deux  petites  échancrures  arrondies.  Les  plaques  épimérales  du 
premier  segment  du  métasome  sont  régulièrement  arrondies  en  arrière.  Le  bord  infé- 
rieur des  plaques  épimérales  du  second  segment  forme  un  angle  légèrement  aigu 
avec  le  bord  postérieur.  Dans  le  troisième  segment,  l'angle  postérieur  des  plaques 
épimérales  est  assez  fortement  prolongé  en  arrière,  et  arrondi  à  l'extrémité.  Le  pre- 
mier segment  de  l'urosome  est  un  peu  plus  long  que  l'ensemble  des  deux  suivants. 

Il  n'existe  aucune  trace  d'organes  de  vision.  Les  antennes  supérieures,  très 
courtes,  n'atteignent  pas  tout  à  fait  la  longueur  de  l'ensemble  de  la  tête  et  des  trois 
premiers  segments  du  mésosome.  Le  premier  article  du  pédoncule,  assez  volumineux, 
est  un  peu  plus  long  que  large.  Le  second  article  est  beaucoup  plus  long  et  plus  grêle 
que  le  premier.  Le  troisième  article,  très  court,  n'atteint  pas  la  moitié  de  la  longueur 
du  premier.  Le  flagellum,  qui  atteint  à  peu  près  la  longueur  du  second  article  du 
pédoncule,  comprend  cinq  articles.  Les  trois  articles  médians,  d'égale  taille,  sont  un 
peu  plus  courts  que  le  premier.  Le  dernier  article,  très  grêle,  n'atteint  que  la  moitié 
de  la  longueur  de  l'article  précédent.  Les  quatre  premiers  articles  portent  quelques 
longs  filaments  olfactifs.  Le  flagellum  accessoire  n'atteint  pas  tout  à  fait  la  longueur 
du  premier  article  du  flagellum  principal;  il  se  compose  d'un  article  étroit  et  cylin- 
drique, suivi  d'un  petit  article  rudimentaire.  Les  antennes  inférieures,  assez  grêles, 
sont  un  peu  plus  courtes  que  les  antennes  supérieures.  Le  cinquième  article  de  leur 
pédoncule,  beaucoup  plus  étroit  que  le  quatrième,  n'atteint  que  les  deux  tiers  de 
sa  longueur.  Le  flagellum  comprend  trois  articles.  Le  second  de  ces  articles  est 
notablement  plus  long  que  le  premier;  le  troisième  article  est  très  petit,  presque  rudi- 
mentaire. 

La  lèvre  antérieure  est  légèrement  échancrée.  La  lèvre  postérieure,  assez  large, 
présente  des  angles  latéraux  peu  prononcés,  arrondis.  Les  mandibules  sont  larges  et 
courtes.  Le  bord  tranchant  est  armé  de  cinq  dents  aiguës,  suivies  d'une  dent  large  et 
fourchue.  Le  lobe  accessoire,  très  développé,  se  termine  par  un  bord  droit,  garni  de 
six  dents  coniques  dans  la  mandibule  droite,  et  finement  crénelé  dans  la  mandibule 
gauche.  A  partir  du  bord  tranchant,  on  trouve  trois  épines  grosses  et  courtes,  suivies 
d'une  rangée  de  petites  soies,  puis,  d'un  renflement  étroit  et  recourbé,  terminé  par  une 
grosse  épine  fourchue,  et  qui  semble  représenter  un  rudiment  de  processus  molaire. 


Le  palpe  est  très  court  ;  son  troisième  article,  un  peu  moins  long  que  le  premier,  se 
termine  par  deux  soies  ciliées.  Le  lobe  interne  des  mâchoires  de  la  première  paire, 
peu  développé,  porte  deux  petites  épines.  Le  lobe  externe,  assez  allongé,  se  termine 
par  sept  fortes  épines.  Le  palpe,  formé  d'un  seul  article,  dépasse  de  beaucoup  l'extré- 
mité du  lobe  externe,  et  porte  deux  épines  grêles  et  allongées.  Le  lobe  interne  des 
mâchoires  de  la  seconde  paire  est  un  peu  plus  court  que  le  lobe  externe.  Le  lobe 
interne  des  maxillipèdes  atteint  un  peu  au-delà  du  niveau  de  la  base  du  palpe.  Le  lobe 
externe,  relativement  court,  dépasse  à  peine  l'extrémité  du  premier  article  du  palpe. 
Le  palpe  est  très  robuste.  Son  second  article,  extrêmement  large,  porte  de  longues 
épines  au  bord  interne.  Le  troisième  article,  un  peu  plus  court  que  le  second,  n'atteint 
que  la  moitié  de  sa  longueur.  L'article  terminal,  affectant  la  forme  d'un  dactyle 
recourbé,  est  un  peu  moins  long  que  le  troisième  article. 

L'article  basai  des  gnathopodes  antérieurs,  assez  allongé,  est  suivi  de  deux 
articles  très  courts,  à  peu  près  d'égale  taille.  Le  carpe  se  prolonge  en  arrière  pour 
former  un  lobe  arrondi,  bordé  de  soies  ciliées.  Le  propode  porte  un  long  prolonge- 
ment pyriforme,  armé  d'un  groupe  de  petites  épines,  à  son  extrémité,  et  formant 
avec  le  dactyle  un  robuste  organe  préhensile.  Le  bord  palmaire  de  ce  propode  est 
lisse  ;  son  bord  postérieur  porte  quelques  longues  soies  ciliées.  Les  gnathopodes 
postérieurs,  beaucoup  plus  grêles  que  les  précédents,  affectent  une  forme  analogue. 
Le  propode,  étroit  et  allongé,  un  peu  plus  long  que  l'ensemble  des  deux  articles  qui  le 
précèdent,  se  termine  par  un  prolongement  digitiforme,  de  la  longueur  du  dactyle,  et 
garni  de  trois  petites  épines.  Ces  pattes  sont  à  peu  près  complètement  glabres.  Les 
pattes  des  troisième  et  quatrième  paires  sont  assez  grêles  ;  leur  article  méral,  quelque 
peu  renflé  à  l'extrémité,  se  prolonge  en  avant  jusqu'au  tiers  de  la  longueur  du  carpe. 
Les  pattes  des  trois  dernières  paires  sont  de  même  forme.  L'article  basai,  un  peu 
plus  large  dans  les  pattes  de  la  septième  paire  que  dans  celles  des  deux  paires  précé- 
dentes, est  ovale,  et  porte  quelques  crénelures  au  bord  postérieur.  L'article  méral  se 
prolonge  en  arrière  jusqu'au  niveau  du  milieu  du  carpe.  Les  pattes  de  la  sixième 
paire,  beaucoup  plus  longues  que  les  pattes  précédentes,  dépassent  un  peu  en 
longueur  les  pattes  de  la  dernière  paire. 

Les  pléopodes  sont  gros  et  courts  ;  on  compte  cinq  articles  à  leur  branche 
externe,  et  quatre  à  leur  branche  interne.  La  branche  externe  des  uropodes  de  la 
première  paire  atteint  à  peu  près  la  longueur  du  pédoncule  ;  la  branche  interne  est 
plus  longue  d'un  tiers.  Le  pédoncule  des  uropodes  de  la  seconde  paire  est  plus  court 
que  celui  des  uropodes  précédents.  Les  branches,  beaucoup  plus  longues  que  le 
pédoncule,  sont  d'inégale  taille,  la  branche  externe  n'atteignant  pas  tout  à  fait  la 
longueur  de  la  branche  interne.  Le  pédoncule  des  uropodes  de  la  dernière  paire  est 
beaucoup  plus  large  que  long.  La  branche  unique,  lancéolée,  finement  crénelée  au 
bord  interne,  atteint  au  niveau  de  l'extrémité  des  uropodes  précédents,  et  se  termine 
par  une  petite  épine.  Le  telson,  de  forme  ovale,  se  rétrécit  brusquement  vers  son 
extrémité,  qui  est  obtuse  et  garnie  de  quelques  crénelures  peu  distinctes  ;  deux  petites 
épines  sont  situées  au  voisinage  de  ses  bords  latéraux.  i5 


—  114  — 

Mâle.  —  Le  dimorphisme  sexuel  ne  porte  que  sur  les  antennes  supérieures  et 
sur  les  gnathopodes.  Les  antennes  supérieures  du  mâle  ne  sont  pas  plus  longues  que 
celles  de  la  femelle,  et  les  proportions  relatives  des  articles  du  pédoncule  sont  les 
mêmes.  Le  flagellum  se  compose  également  de  cinq  articles,  mais  le  premier  de  ces 
articles  n'est  pas  plus  long  que  le  suivant.  Le  flagellum  accessoire,  plus  allongé,  atteint 
presque  l'extrémité  du  second  article  du  flagellum  principal.  Les  gnathopodes 
antérieurs  sont  beaucoup  plus  robustes.  Le  propode,  très  volumineux,  présente  un 
prolongement  digitiforme,  et  son  bord  palmaire  est  armé  de  deux  fortes  dents 
obtuses.  Le  bord  interne  du  dactyle  porte  un  léger  renflement,  qui  correspond  à  la 
dent  antérieure  du  bord  palmaire.  Les  proportions  des  articles  des  gnathopodes 
postérieurs  sont  également  quelque  peu  différentes  chez  le  mâle,  et  le  propode, 
beaucoup  plus  allongé,  est  .presque  aussi  long  que  l'ensemble  des  trois  articles 
précédents. 

La  taille  des  femelles  varie  entre  3mm,5  et  4mm.  Les  mâles,  plus  petits,  atteignent 

à  peine  3mm. 

Les  quarante-quatre  exemplaires  de  la  Stn.  112  comprenaient  trente  mâles  et 
quatorze  femelles.  Chez  tous  ces  exemplaires,  sans  exception,  le  corps  affecte  la 
position  complètement  allongée,  représentée  PI.  xin,  fig.  ia,  la  ligne  dorsale  étant 
quelque  peu  concave  au  niveau  du  sixième  segment  du  mésosome,  et  l'extrémité  de 
l'urosome  étant  légèrement  relevée.  C'est  très  probablement  la  position  habituelle  de 
Seba  armata  ;  elle  lui  donne  un  aspect  tout  spécial,  et  qui  rappelle  un  peu  celui  d'un 
Isopode  chélifère. 

L'exemplaire  de  la  Stn.  85  est  une  jeune  femelle,  mesurant  à  peine  2mm. 

Le  genre  Seba  comprend  deux  autres  espèces  :  Seba  innominata  Sp.  Bâte  (15, 
p.  159,  pi.  xxix,  fig.  5),  très  sommairement  décrite,  d'après  un  exemplaire  provenant 
du  golfe  de  Naples,  et  Seba  Saundersi  Stebbing.  Nous  ne  possédons  que  peu  de 
renseignements  sur  Seba  innominata,  la  diagnose  de  Sp.  Bâte  étant  fort  insuffisante, 
et  l'espèce  n'ayant  jamais  été  retrouvée,  mais  elle  est  suffisamment  différenciée  des 
deux  autres  par  la  grande  longueur  de  ses  antennes.  Seba  Saundersi  a  été  décrite  par 
le  Rév.  Th.  Stebbing  (1813,  p.  2,  pi.  xv,  fig.  2),  d'après  un  exemplaire  de  provenance 
incertaine,  trouvé  dans  une  collection  d'animaux  marins,  provenant,  en  partie  de  la 
baie  d'Algoa  (Afrique  australe),  en  partie  de  l'Australie.  Un  autre  exemplaire  de  la 
même  espèce  a  été  dragué  par  le  Challenger,  par  55  brasses  (ioom),  sur  la  côte 
orientale  de  la  Patagonie,  et  le  Rév.  Stebbing  (1816,  p.  783,  pi.  xlix)  en  a  repris 
et  complété  la  description.  D'autre  part,  en  1884,  M.  Chilton  (SO,  p.  257,  pi.  xvm, 
fig.  1)  décrivit,  sous  le  nom  de  Teraticum  lypicum,  un  Amphipode  de  la  Nouvelle- 
Zélande,  qui  appartient  incontestablement  au  genre  Seba;  MM.  Thomson  et  Chilton 
ont,  du  reste,  cité  le  même  Amphipode,  sous  le  nom  de  Seba  typica,  dans  leur  liste 
des  Crustacés  de  la  Nouvelle-Zélande  («S*bis,  p.  148).  Enfin,  en  1891,  M.  Chilton 
(SI,  p.  260),  se  rangeant  à  l'opinion  du  Rév.  Stebbing,  identifie  Seba  typica  avec 
Seba  Saundersi.  Les  exemplaires  décrits  par  le  Rév.  Stebbing  sont  des  femelles  ; 
M.  Chilton  a  trouvé  les  deux  sexes  sur  les  côtes  de  la  Nouvelle-Zélande. 


—  1 1 5  — 

Les  femelles  de  Seba  armata  sont  tellement  voisines,  au  premier  abord,  de  celle 
du  Challenger,  qu'il  est  indispensable  de  faire  ressortir  les  principaux  caractères 
qui  les  différencient.  Les  plaques  épimérales  du  premier  segment  du  métasome,  à  peu 
près  rectangulaires  chez  Seba  Saundersi,  sont  régulièrement  arrondies  chez  Seba 
armata.  Le  troisième  article  du  pédoncule  des  antennes  supérieures,  qui  atteint  la 
moitié  de  la  longueur  du  second  article,  chez  l'espèce  du  Challenger,  n'atteint  même 
pas  la  moitié  de  la  longueur  du  premier  article,  chez  l'espèce  de  Y  Hirondelle.  Le 
dernier  article  du  palpe  des  maxillipèdes,  un  peu  plus  court  que  l'article  précédent, 
chez  Seba  armata,  est  plus  long  que  le  précédent  chez  l'espèce  du  Challenger. 
Enfin,  chez  Seba  Saitndersi,  le  pédoncule  des  uropodes  de  la  première  paire  est 
plus  court  que  celui  des  uropodes  de  la  seconde  paire  ;  il  en  est  tout  autrement 
chez  Seba  armata.  Les  mâles  des  deux  espèces  diffèrent  encore  entre  eux  par  d'autres 
caractères  importants,  parmi  lesquels  il  faut  citer  la  forme  du  propode  des  gnatho- 
podes  antérieurs,  qui  est  quadrangulaire  et  ne  présente  pas  de  prolongement  digiti- 
forme,  dans  les  types  de  la  Nouvelle-Zélande,  et  les  dimensions  du  premier  article 
du  pédoncule  des  antennes  supérieures  ;  cet  article  est  de  la  longueur  du  second  chez 
le  mâle  de  Seba  Saundersi,  tandis  qu'il  est  beaucoup  plus  court  chez  celui  de  l'espèce 
voisine.  Enfin,  la  taille  de  Seba  Saundersi  est  presque  double  de  celle  de  Seba  armata. 


Famille  des  DULICHID.E 
Genre  Platophium,  Dana  i852 

Platophium  chelonophilum,  (Chevreux  et  de  Guerne) 
(PI.  xni,  fig.  2,  et  PI.  xiv,  fig.  7). 

1888.     Cyrtophium  chelonophilum,  Chevreux  et  de  Guerne  (89),  p.  623. 

1888.     Platophium  cheloniœ,  Stebbing  (818),  p.  1190,  pi.  cxxx1. 

1892.     Platophium  chelonophilum,  Chevreux  et  de  Guerne  (88),  p.  n5. 

Campagne  de  i885  :  Stn.  7  et  Stn.  18,  surface,  sur  Thalassochelys  caretta  Lin. 
Parages  des  Açores.  Nombreux  exemplaires. 

Campagne  de  1887:  Stn.  101,  surface,  sur  Thalassochelys  caretta.  Parages  des 
Açores.  Soixante-dix-sept  exemplaires  (26  mâles,  22  femelles  et  29  jeunes). 

Campagne  de  1888  :  Stn.  221,  surface,  sur  Thalassochelys  caretta.  Parages  des 
Açores.  Nombreux  exemplaires. 

Mâle.  —  Le  corps,  extrêmement  robuste,  un  peu  déprimé,  présente  un  mésosome 
très  développé,  un  métasome  et  un  urosome  relativement  courts.  L'urosome,  forte- 

4  La  description  de  Cyrtophium  chelonophilum  a  été  lue  à  l'Académie  des  Sciences  dans  sa  séance  du 
27  février  1888,  et  l'ouvrage  du  Rév.  Stebbing  est  daté  de  décembre  1888. 


—  n6  — 

ment  recourbé,  est  presque  entièrement  caché  entre  les  pattes  des  trois  dernières 
paires.  L'épaisseur  des  téguments  est  très  grande.  Les  segments  du  mésosome, 
fortement  renflés,  sont  séparés  les  uns  des  autres  par  de  larges  articulations.  La  tête, 
beaucoup  plus  longue  que  le  premier  segment  du  mésosome,  porte  un  petit  rostre 
aigu  ;  les  angles  latéraux,  assez  saillants,  sont  carrément  tronqués  à  l'extrémité.  Les 
plaques  coxales  de  la  première  paire,  à  peu  près  aussi  hautes  que  le  segment 
correspondant  du  mésosome,  se  prolongent  en  une  pointe  obtuse,  atteignant  au 
niveau  des  yeux.  Les  plaques  coxales  suivantes,  de  forme  ovalaire,  sont  beaucoup 
moins  hautes  que  les  segments  qui  leur  correspondent.  Les  plaques  épimérales  de 
chacun  des  segments  du  métasome  présentent  un  contour  arrondi.  Le  premier 
segment  de  l'urosome  est  très  allongé  ;  les  deux  segments  suivants  sont  extrêmement 
courts. 

Les  yeux,  grands  et  arrondis,  très  proéminents,  font  saillie  en  dehors  de  la  tête. 
Les  antennes  supérieures,  très  courtes,  dépassent  à  peine  en  longueur  l'ensemble  de 
la  tête  et  des  deux  premiers  segments  du  mésosome.  Le  premier  article  du  pédoncule 
est  gros  et  court.  Le  second  article,  beaucoup  plus  grêle,  est  notablement  plus  allongé. 
Le  troisième  article  atteint  à  peu  près  la  longueur  du  premier.  Le  fiagellum,  à  peine 
aussi  long  que  le  dernier  article  du  pédoncule,  comprend  de  six  à  sept  articles.  Il 
existe  un  petit  fiagellum  accessoire  uniarticulé,  un  peu  plus  court  que  le  premier 
article  du  fiagellum  principal.  Les  antennes  inférieures  sont  beaucoup  plus  longues 
et  plus  robustes  que  les  antennes  supérieures.  Le  second  article  du  pédoncule  est 
entièrement  visible  en  dehors  de  la  tête.  Le  cinquième  article  dépasse  de  beaucoup  le 
quatrième  en  longueur.  Le  fiagellum,  extrêmement  court,  ne  comprend  que  trois 
articles,  le  premier  atteignant  le  double  de  la  longueur  des  deux  suivants  réunis. 

La  lèvre  antérieure,  arrondie,  se  rétrécit  légèrement  vers  son  extrémité,  qui 
présente  une  échancrure  assez  profonde.  Les  lobes  externes  de  la  lèvre  postérieure  se 
prolongent  en  arrière  en  pointes  obtuses,  assez  allongées  ;  les  lobes  internes  sont  larges 
et  bien  développés.  Les  mandibules,  très  robustes,  présentent  un  processus  molaire 
assez  saillant.  Le  bord  tranchant  est  armé  de  six  dents  arrondies,  le  lobe  accessoire 
porte  quatre  petites  dents  aiguës;  entre  ce  lobe  et  le  processus  molaire  se  trouvent 
quatre  épines  ciliées.  Le  palpe  est  gros  et  court.  Son  troisième  article,  beaucoup  moins 
long  que  le  second,  renflé  à  l'extrémité,  porte  un  rang  de  longues  soies  ciliées.  Le  palpe 
et  le  lobe  externe  des  mâchoires  de  la  première  paire  sont  normalement  développés. 
Le  lobe  interne,  rudimentaire,  est  représenté  par  un  petit  tubercule,  qui  porte  une 
courte  soie.  Les  lobes  des  mâchoires  de  la  seconde  paire  sont  à  peu  près  d'égale 
longueur,  mais  le  lobe  externe  est  beaucoup  plus  large  que  le  lobe  interne.  Le  lobe 
interne  des  maxillipèdes,  bien  développé,  atteint  à  peu  près  au  milieu  du  lobe  externe; 
ce  dernier  ne  s'étend  pas  tout  à  fait  jusqu'à  l'extrémité  du  second  article  du  palpe. 
Le  premier  et  le  troisième  article  du  palpe,  à  peu  près  d'égale  longueur,  sont 
beaucoup  plus  courts  que  le  second  article  ;  le  quatrième  article,  obtus  à  l'extrémité, 
n'atteint  que  la  moitié  de  la  longueur  du  troisième. 


—  II7  — 

Les  gnathopodes  antérieurs,  beaucoup  plus  courts  et  plus  faibles  que  les  suivants, 
sont  néanmoins  assez  robustes,  et  portent  de  nombreuses  touffes  de  soies.  L'article 
méral,  quadrangulaire,  est  légèrement  échancréau  bord  inférieur.  Le  carpe  à  peu  près 
triangulaire,  se  prolonge  en  arrière  pour  former  un  lobe  arrondi.  Le  propode,  pyri- 
forme,  est  suivi  d'un  dactyle  aigu,  légèrement  courbé,  armé  de  trois  petites  dents  au 
bord  interne.  Les  gnathopodes  postérieurs  sont  très  puissants.  L'article  basai,  large  et 
fort,  est  suivi  de  trois  articles  extrêmement  courts.  Le  propode,  très  volumineux, 
affecte  une  forme  ovalaire.  Le  bord  palmaire  porte,  à  partir  de  l'articulation  du 
dactyle,  un  gros  tubercule  arrondi,  échancré  en  son  milieu,  et  suivi  d'une  dent  aiguë; 
une  dent  plus  petite  sépare  le  bord  palmaire  du  bord  postérieur.  Le  dactyle,  gros  et 
court,  est  fortement  courbé. 

Les  pattes  des  troisième  et  quatrième  paires  sont  remarquables  par  la  forme  de 
leur  article  basai,  qui  est  ovale,  et  fortement  renflé  au  bord  antérieur.  Les  pattes  des 
trois  dernières  paires,  robustes  et  allongées,  augmentent  progressivement  de  longueur, 
de  la  cinquième  à  la  septième.  L'article  basai,  assez  court,  n'est  guère  plus  long  que 
celui  des  pattes  de  la  quatrième  paire.  Le  dactyle,  fort  et  crochu,  permet  à  l'Amphi- 
pode  de  se  cramponner  solidement  à  son  commensal. 

La  branche  externe  des  uropodes  de  la  première  paire  est  un  peu  plus  courte 
que  le  pédoncule.  La  branche  interne,  beaucoup  plus  allongée,  porte  une  rangée  de 
nombreuses  petites  épines  au  bord  interne.  Les  uropodes  de  la  seconde  paire  sont  plus 
petits,  mais  de  même  forme  que  ceux  de  la  première  paire.  Les  uropodes  de  la  troisième 
paire  ne  portent  qu'une  branche  unique,  de  forme  ovalaire,  à  peine  plus  longue  que 
le  pédoncule,  et  dépassant  légèrement  l'extrémité  du  telson.  Ce  dernier  segment,  très 
volumineux,  un  peu  plus  long  que  large,  est  armé  de  deux  fortes  épines. 

La  longueur  du  mâle,  dans  la  position  où  il  est  figuré,  est  de  7"™;  sa  plus  grande 
largeur  atteint  3ram,  au  niveau  du  troisième  segment  du  mésosome. 

Femelle.  —  Un  peu  moins  grande  que  le  mâle,  la  femelle  n'en  diffère  que  par  ses 
antennes  plus  courtes,  et  par  ses  gnathopodes  plus  petits,  et  de  forme  un  peu  diffé- 
rente. La  forme  générale  des  gnathopodes  antérieurs  est  la  même,  mais  le  carpe, 
relativement  plus  grand,  atteint  à  peu  près  la  longueur  du  propode,  dont  le  contour 
est  plus  régulièrement  ovale.  Le  carpe  des  gnathopodes  postérieurs  est  également 
plus  volumineux  que  chez  le  mâle.  Le  propode  est  relativement  plus  large  et  plus 
court,  et  son  bord  palmaire,  dépourvu  de  dents,  se  confond  avec  le  bord  postérieur. 
Le  dactyle  est  plus  grêle  et  moins  courbé.  Les  œufs  assez  volumineux,  sont  au  nombre 
d'une  quarantaine. 

Examinés  à  l'œil  nu,  les  animaux  sont  d'un  brun  verdâtre;  un  faible  grossisse- 
ment montre  qu'ils  sont  finement  pointillés  de  noir  sur  le  corps  et  sur  les  membres. 
Ces  taches  noires,  déforme  irrégulière,  tantôt  arrondies,  tantôt  allongées,  ou  en  forme 
d'étoiles,  existent  sur  presque  toutes  les  parties  de  l'animal  ;  seuls,  le  flagellum  des 
antennes  et  les  mâchoires  de  la  seconde  paire  en  sont  dépourvus.  Sur  des  exemplaires 
conservés  depuis  plus  de  dix  ans  dans  l'alcool,  ces  taches  sont  aussi  nettement 
distinctes  que  sur  les  animaux  récemment  capturés. 


—  n8  — 

Habitat.  —  Platophium  chelonophilum  n'a  été  rencontré,  jusqu'ici,  que  sur  des 
Tortues  marines.  L' Hirondelle  en  a  trouvé  de  nombreux  exemplaires  des  deux 
sexes  sur  quatre  Tortues  (Thalassochelys  caretta  Lin.)  capturées  au  voisinage  des 
Acores.  Une  jeune  femelle  de  cette  espèce  a  été  trouvée,  au  cours  de  l'Expédition  du 
Challenger,  sur  une  Chelonia  imbricata  Lin.,  dans  l'Atlantique  1  ;  cet  exemplaire  a 
été  décrit  par  le  Rév.  Stebbing,  sous  le  nom  de  Platophium  cheloniœ.  Enfin  l'habitat 
de  Platophium  chelonophilum  sur  les  Thalassochelys  caretta  de  la  Méditerranée  a  été 
constaté  par  la  Melita  (1G8,  p.  1 16).  Une  de  ces  Tortues,  capturée  le  7  juillet  1892, 
entre  les  Baléares  et  la  côte  d'Algérie,  portait  une  femelle  adulte  de  Platophium  chelo- 
nophilum. Un  mâle  adulte  a  été  trouvé  sur  une  autre  Tortue,  prise  à  peu  près  dans  les 
mêmes  parages,  le  2  août  1892.  Sur  leur  hôte,  ces  animaux  se  tiennent  de  préférence 
sous  la  queue  et  à  la  base  des  pattes,  régions  dont  ils  semblent  avoir  pris  à  peu  près  la 
couleur.  Leur  présence  exclusive  sur  des  Tortues,  en  des  localités  bien  différentes, 
au-dessus  d'eaux  profondes  et  à  une  assez  grande  distance  de  terre,  permet  de  les 
considérer  comme  de  véritables  commensaux. 


Tribu  des  CAPRELLINA 

Famille    des    CAPRELLIDE 

Genre    Phtisica,    Slabber    1769 

Phtisica  marina,   Slabber 

1769.  Phtisica  marina,  Slabber  (SOS),  p.  79. 

1776.  Squilla  ventricosa,  O.-F.  Mûller  (168),  p.  260. 

1813-1814.     Proto  pedata,  Leach  (148),  p.  437. 

1857.  Proto  Goodsiri,  Sp.  Bâte  (1S),  p.  i5i. 

1882.  Proto  ventricosa,  Mayer  (154),  p.  22,  pi.  1,  fig.  1;  pi.  m,  fig.  16-29;  pi.  iv,  fig.  i2-i3,  et  pi.  v,  fig.  i-5. 

1890.  Proto  ventricosa,  Mayer  (155),  p.  12,  pi.  m,  fig.  4-6;  pi.  v,  fig.  3-6;  pi.  vi,  fig.  1,  et  pi.  vu,  fig.  1. 

1894.  Phtisica  marina,  G.  O.  Sars  (ÎOS),  p.  646,  pi.  ccxxni. 

Campagne  de  1886  :  Stn.  41,  profondeur  19™.  Parages  de  Belle-Ile. 

Campagne  de  1887:  Stn.  io3,  profondeur  i5m.  Fayal  (Açores). 

Campagne  de  1888  :  Stn.  193,  profondeur  2om.  —  Stn.  194,  profondeur  i5m.  — 
Stn.  195,  profondeur  4™.  —  Stn.  196,  marée  basse.  —  Stn.  218,  profondeur  40™.  — 
Stn.  225,  profondeur  129™. —  Stn.  226,  profondeur  i3om.  Parages  des  Açores. 

Habitat.  —  Cette  espèce  est  très  commune  dans  toutes  les  mers  d'Europe,  à 

'  La  provenance  exacte  n'est  pas  indiquée. 


—  i  ig  — 

partir  du  nord  de  la  Norvège,  jusqu'en  Méditerranée.  Elle  n'est  pas  rare  sur  la  côte 
d'Algérie.  La  Melita  l'a  draguée  à  Tenerife,  sur  la  côte  du  Sahara,  et  dans  neuf 
stations  de  la  côte  du  Sénégal.  Aux  Açores,  Y  HIRONDELLE  l'a  trouvée  à  Fayal  et  à 
Flores,  le  DrTh.  Barrois,  à  Sâo  Miguel. 


Genre   Protella,    Dana    i852 

Protella  phasma,  (Montagu) 

1804.  Cancer  phasma,  Montagu  (163),  p.  66,  pi.  vi,  fig.   3. 

1862.  Protella  phasma,  Sp.  Bâte  (15),  p.  35 1,  pi.  lv,  fig.  4. 

1870.  Aïgina  phasma,  Boeck  (1»),  p.  191. 

1882.  Protella  phasma,  Mayer  (154),  p.  29,  pi.  1,  fig.  2;  pi.  iv,  fig.  1-8  et  34-37,  et  pi.  v,  fig.  19-21. 

1890.  Pseudoprotella phasma,  Mayer  (155),  p.  19,  pi.  1,  fig.  12-18  ;  pi.  m,  fig.  21-25;  pi.  v,  fig.  14,  et  pi.  vi,  fig.  5. 

1894.  Protella  phasma,  G.  O.  Sars  (199),  p.  649,  pi.  ccxxxiv,  fig.  1. 

Campagne  de  1888  :  Stn.  226,  profondeur  i3om.  Détroit  de  Pico-Fayal  (Açores). 
Un  exemplaire. 

Habitat.  —  Assez  rare  sur  les  côtes  occidentale  et  méridionale  de  Norvège 
(G.  O.  Sars),  signalée  dans  le  Cattégat  par  Meinert,  cette  espèce  est  assez  répandue 
dans  les  mers  des  Iles  Britanniques  ;  elle  a  été  rencontrée  en  de  nombreuses  localités 
de  nos  côtes  de  la  Manche  et  de  l'Océan.  En  Méditerranée,  Protella  phasma  n'est 
pas  rare  sur  la  côte  méridionale  de  France  (Port-Vendres,  Cette,  Antibes,  Ville- 
franche),  et  le  Dr  P.  Mayer  la  cite  comme  habitant  Naples,  Cagliari,  Lipari  et  Trieste. 
La  Melita  l'a  draguée  à  Bône,  et,  dans  l'Océan,  à  La  Luz  (Canaria),  sur  la  côte  du 
Sahara,  et  dans  la  baie  de  Dakar.  Aux  Açores,  le  Dr  Th.  Barrois  a  signalé  sa  présence 
à  Sâo  Miguel,  et  Y  Hirondelle  l'a  draguée  par  i3om,  entre  Fayal  et  Pico. 


Genre    Gaprella,    Lamarck    1801 

Caprella  acutifrons,  Latreille 

1816.     Caprella  acutifrons,  Latreille  (148),  vol.  v,  p.  433. 

1849.     Caprella  tabida,  Lucas  (14»),  p.  58,  pi.  v,  fig.  6. 

1882.     Caprella  acutifrons,  Mayer  (154),  p.  48,  pi.  r,  fig.  9;  pi.  11,  fig.   12-22;  pi.  iv,  fig.  26-28,  et  pi.  v, 

fig.   l5,   22-23. 
1890.     Caprella  acutifrons,  Mayer  (155),  p.  5o,  pi.  11,  fig.  34-41;  pi.  iv,  fig.  52-71,  et  pi.  vu,   fig.  16-17. 

Campagne  de  1887  :  Stn.  104,  marée  basse.  Fayal  (Açores). 
Campagne  de  1888  :  Stn.  196,  marée  basse.  Fayal.  —  6  août,  marée  basse.  Corvo 
(Açores). 


120 


Habitat.  —  La  distribution  géographique  de  Caprellaacutifrons  est  très  étendue. 
Sa  station  la  plus  septentrionale,  en  Europe,  est  la  côte  sud  d'Angleterre,  où  elle 
semble  assez  rare.  MM.  Walker  et  Hornell  Font  draguée  à  Jersey.  Sur  la  côte 
française  de  la  Manche,  elle  a  été  signalée  à  Wimereux,  par  M.  Giard,  et  à  Roscoff, 
par  M.  Delage.  Elle  a  aussi  été  trouvée  à  Saint-Vaast-la-Hougue  (66,  p.  443)  et  aux 
îles  Saint-Marcouf  (»'ïbis,  p.  348).  Sur  la  côte  océanique  de  France,  M.  Bonnier 
Fa  trouvée  à  Concarneau  ;  elle  est  très  commune  au  Croisic,  et  a  été  rencontrée 
à  Royan,  Arcachon,  Saint-Jean-de-Luz,  et  Guéthary.  Le  Professeur  Bolivar  a  signalé 
sa  présence,  sur  la  côte  d'Espagne,  à  Guetaria  et  à  Santander.  Elle  est  très  répandue 
en  Méditerranée.  Le  Dr  P.  Mayer  lui  assigne  comme  habitats,,  en  dehors  de 
l'Europe,  plusieurs  localités  de  la  côte  orientale  des  Etats-Unis  d'Amérique,  Rio 
Janeiro,  Coquimbo,  l'Océan  pacifique,  entre  le  Japon  et  les  îles  Sandwich,  la  Mer  du 
Japon,  le  détroit  de  Corée.  Aux  Açores,  Y  HIRONDELLE  a  trouvé  cette  espèce  à  Fayal 
et  à  Corvo,  et  le  Dr.  Th.  Barrois,  à  Sâo  Miguel.  Les  types  des  Açores  appartiennent 
à  la  variété  décrite  par  le  Dr  P.  Mayer,  sous  le  nom  de  Caprella  acutifrons,  forma 
lusitanica. 


Caprella  sequilibra,  Say 

1818.  Caprella  œquilibra,  Say  (19-4),  p.  400. 

1860.  Caprella  Esmarki,  Boeck  (18),  p.  674. 

1866.  Caprella  monacantha,  Heller  (1S8),  p.   54,  pi.  iv,  fig.  17-19. 

1882.  Caprella  équilibra,  Mayer  (154),  p.  45,  pi.  1,  fig.  7;  pi.  n,  fig.  1-1 1;  pi.  iv,  fig.  20-25,  et  pi.  v,  fig.  16-18. 

1890.  Caprella  équilibra,  Mayer  (155),  p.  48,  pi.  11,  fig.  42-43;  pi.  iv,  fig.  35-37,  et  pi.  vi,  fig.  i8a  et  37. 

1894.  Caprella  équilibra,  G.  O.  Sars  (ÎOS),  p.  663,  pi.  ccxxxvm,  fig.  3. 

Campagne  de  1888  :  port  militaire  de  Lorient,  sur  une  chaîne  de  {Hirondelle. 
Nombreux  exemplaires. 

Habitat.  —  Caprella  œquilibra  est  une  espèce  cosmopolite,  dont  l'habitat,  en 
Europe,  s'étend  depuis  la  Norvège  jusqu'en  Méditerranée.  Très  rare  sur  les  côtes  de 
Norvège,  où  seul  Boeck  l'a  rencontrée  dans  le  Trondhjemsfjord,  elle  semble  également 
peu  commune  sur  les  côtes  des  Iles  Britanniques,  où  elle  n'a  été  signalée  que  par 
Sp.  Bâte,  et  par  le  Rév.  Norman.  En  France,  elle  a  été  trouvée  au  Havre,  à  Lorient, 
à  Arcachon,  et  à  Saint-Jean-de-Luz.  M.  Bolivar  signale  sa  présence  à  Santander; 
M.  P.  d'Oliveira  l'a  trouvée  à  Setubal.  Elle  est  assez  commune  en  Méditerranée,  sur 
les  côtes  d'Europe  et  d'Algérie.  Le  Dr  P.  Mayer  lui  assigne,  comme  provenances 
extra-européennes,  la  Caroline  du  Sud,  Panama,  Rio  Janeiro,  Valparaiso,  Hong-Kong, 
les  Philippines,  l'Australie,  la  Tasmanie,  et  la  Nouvelle-Zélande.  Le  Dr  Th.  Barrois 
Fa  trouvée  à  Sâo  Miguel  (Açores). 


—    121    — 


Caprella  acantliifera,  Leach 

181 3-1814.     Caprella  acanihifera,  Leach  (113),  p.  404. 

1882.     Caprella  acantliifera,  Mayer  (154),  p.  39,  pi.  1,  fig.  6,  et  pi.  ni,  fig.  io-i5. 

1882.     Caprella  grandimana,  Mayer  (154),  p.  43,  pi.  1,  fig.  5;  pi.  11,  fig.  23-29,  et  P'-  IV>  ng-  2Ç)-3i. 

1890.     Caprella  acantliifera,  Mayer  (155),  p.  44,  pi.  ir,  fig.  i-5;  pi.  iv,  fig.  1 1-1 5;  pi.  v,  fig.  36,  et  pi.  vr, 

fig.  iSb,  35-36. 
1894.     Caprella  acantliifera,  G.-O.  Sars  (19®),  p.  666,  pi.  ccxxxix,  fig.  3. 

Campagne  de  1886  :  Stn.  38,  profondeur  iom.  Rade  de  Palais  (Belle-Ile.) 
Campagne  de  18S8  :  Stn.  1 65,  mouillage  de  l'île  de  Groix.  — Stn.  167,  profon- 
deur iom.  Rade  de  Palais  (Belle-Ile).  —  Stn.  196,  profondeur  5m  à  6m.  Fayal  (Açores). 
Habitat.  —  Très  rare  en  Norvège,  où  le  Professeur  G.  O.  Sars  ne  l'a  trouvée 
qu'en  une  seule  localité  de  la  côte  occidentale,  Caprella  acantliifera  est  commune 
dans  les  mers  de  la  Grande  Bretagne,  ainsi  que  sur  nos  côtes  de  la  Manche  et  de 
l'Océan.  En  Méditerranée,  elle  est  très  répandue  sur  le  littoral  de  la  France  (Port- Ven- 
dres,  Cette,  Bandol,  Antibes,  Villefranche),  et  sur  les  côtes  de  Corse.  Le  Dr  P.  Mayer 
lui  assigne  comme  provenances  :  Naples,  Cagliari,  Messine,  et  l'Adriatique.  M.  So- 
vinsky  a  signalé  sa  présence  dans  la  Mer  Noire.  Elle  semble  plus  rare  sur  la  côte 
d'Algérie,  où  elle  n'a  été  trouvée,  jusqu'ici,  qu*à  Cherchell.  La  Melita  Ta  draguée 
à  Vivero  (Espagne),  à  Setubal  (Portugal),  et  à  La  Luz  (Canaria).  Aux  Açores,  YHlRON- 
DELLE  l'a  trouvée  à  Fayal,  et  le  Dr  Th.  Barrois,  à  Sâo  Miguel. 


Tribu    des   HYPERINA 

Famille  des  SCINID^E 

Genre    Scina,    Prestandrea  1 833 

Scina  cornigera,  (H.  Milne-Edwards) 

i83o.  Hyperia  cornigera,  H.  Milne-Edwards  (160),  p.  3S-. 

1840.  Tyro  cornigera,  H.  Milne-Edwards  (161),  vol.   m,  p.   80. 

i885.  Tyro  Sarsi,  Bovallius  (86),  p.  i5,  fig.  3. 

1887.  Tyro  Sarsi,  Bovallius  (35),  p.  9,  pi.  1,  fig.  1-17,  et  pi.  11,  fig.  1-10. 

1888.  Scina  cornigera,  Stebbing  (816),  p.   1273,  pi.  cxlvi. 
1895.  Scina  cornigera,  Stebbing  (816),  p.  365. 

Campagne  de  1887  :  Stn.  134,  surface.  Entre  les  Açores  et  Terre-Neuve.  Trois 
exemplaires.  —  Stn.  137,  surface.  Un  jeune  exemplaire. 

Habitat.  —  La  distribution  géographique  de  Scina  cornigera  est  très  étendue. 

16 


122    


Le  Challenger  Va  capturée  en  deux  stations  différentes  de  l'Atlantique  sud;  le 
Dr  Bovallius  lui  assigne  comme  habitat  tout  l'Océan  atlantique.  Le  Rév.  Stebbing 
signale  sa  capture  au  large  de  la  côte  occidentale  d'Afrique,  par  5°  88'  de  latitude 
nord,  et  140  20'  de  longitude  ouest  du  méridien  de  Greenwich.  Les  exemplaires  de 
Y  Hirondelle  ont  été  recueillis  entre  les  Acores  et  Terre-Neuve. 


Scina  marginata,  (Bovallius) 
(PI.  xiv,  fig.  8  et  PI.  xv,  fig.  1) 


i885 
1887 
1887 
1889 
1895 


Tyro  marginata,  Bovallius  (S9),  p.  i5. 

Tyro  marginata,  Bovallius  (34),  p.  5. 

Tyro  marginata,  Bovallius  (35),  p.  21,  pi.  ni,  fig.  i8-33. 

Scina  lepisma,  Chun  (99),  p.  4. 

Scina  marginata,  Stebbing  (919),  p.   35 1 . 

Scina  marginata,  Garbowski  (ÎOO),  p.  100,  pi.  n  et  pi.  m,  fig.  17-15 


Campagne  de  1888  :  Stn.  253,  profondeur  i3oom.  Océan  atlantique.  Une  femelle. 

Le  corps  et  tous  les  appendices  de  cet  exemplaire  étaient  translucides  et 
incolores,  sauf  un  certain  nombre  de  petites  taches  d'un  rouge  carmin,  disposées  en 
lignes  transversales;  deux  taches  de  même  couleur  existaient  sur  chacune  des 
antennes. 

Habitat.  —  Scina  marginata  a  été  décrite  par  le  Dr  Bovallius,  d'après  un  exem- 
plaire mâle,  provenant  de  Messine.  Le  spécimen  trouvé  par  le  Professeur  Chun, 
dans  la  baie  d'Orotava  (Tenerife),  à  la  surface,  et  décrit  sous  le  nom  de  Scina 
lepisma,  était  une  femelle.  Enfin  le  Dr  Garbowski  a  étudié  trois  exemplaires  de  cette 
espèce,  provenant  des  Expéditions  de  la  POLA  dans  la  Méditerranée  orientale. 

Scina  lepisma  ne  me  semble  pas  différer  spécifiquement  de  Scina  marginata.  Les 
caractères  qui  séparent  les  deux  formes  ne  sont  probablement  pas  bien  constants.  Le 
Dr  Garbowski  (flOO,  p.  67)  a  déjà  constaté  la  variabilité  des  uropodes  de  cette  espèce  ; 
sous  ce  rapport,  l'exemplaire  de  YHirondelle  diffère  beaucoup  plus  du  type  que 
l'exemplaire  décrit  par  le  Dr  Chun. 

Chez  l'exemplaire  de  Messine,  la  branche  interne  des  uropodes  de  la  première 
paire  est  plus  longue  que  le  pédoncule.  Il  en  est  de  même  chez  les  exemplaires  de  la 
Pola  et  chez  celui  des  Canaries.  Cette  branche  est  plus  courte  que  le  pédoncule  chez 
l'exemplaire  de  YHirondelle.  La  branche  interne  des  uropodes  de  la  seconde  paire 
est  plus  longue  que  le  pédoncule  chez  l'exemplaire  de  Messine;  cette  branche  est 
un  peu  plus  courte  que  le  pédoncule  chez  les  exemplaires  de  la  Pola,  et  beaucoup  plus 
courte,  chez  celui  des  Canaries  ;  elle  n'atteint  pas  le  tiers  de  la  longueur  du  pédoncule 
chez  la  femelle  capturée  par  YHirondelle.  Enfin,  chez  cette  dernière,  les  branches 
des  uropodes  de  la  troisième  paire  sont  plus  inégales  que  chez  les  types  méditer- 
ranéens. 


—    123    — 

Scina  Rattrayi,  Stebbing 

(PI.    XV,    fig.    2} 

1895.     Scina  Rattrayi,  Stebbing  (819),  p.   358,  pi.  lui  a. 

Campagne  de  1888  :  Stn.  258,  profondeur  781111.  Océan  atlantique.  Quatre  exem- 
plaires :  deux  mâles  adultes,  un  jeune  mâle  et  une  femelle. 

Les  antennes  inférieures  de  l'un  des  mâles  dépassent  la  longueur  du  corps.  Le 
premier  article  du  pédoncule,  très  volumineux,  à  peine  plus  long  que  large  à  la  base, 
est  suivi  d'un  petit  article  très  court.  Le  troisième  article  n'atteint  pas  tout  à  fait  le 
double  de  la  longueur  du  premier.  Le  quatrième  article,  très  allongé,  renflé  en  son 
milieu,  est  près  de  trois  fois  aussi  long  que  l'article  précédent.  L'article  basai  des 
pattes  de  la  cinquième  paire  de  cet  exemplaire  porte  deux  dents  au  bord  antérieur  et 
quatorze  dents  au  bord  postérieur.  Chez  l'autre  mâle  adulte,  dont  les  antennes  infé- 
rieures sont  un  peu  plus  courtes,  on  compte  trois  dents  au  bord  antérieur  de  l'article 
basai  des  pattes  de  la  cinquième  paire,  et  treize  dents  au  bord  postérieur.  La  longueur 
de  ces  exemplaires  est  de  4mm,  non  compris  les  antennes  et  les  uropodes. 

Habitat.  — ■  Cette  espèce  a  été  décrite  par  le  Rév.  Stebbing,  d'après  un  unique 
exemplaire,  une  femelle,  capturée  pendant  le  voyage  du  BUCCANEER,  par  une  pro- 
fondeur de  36o  brasses  (658m),  près  de  la  côte  occidentale  d'Afrique,  au  voisinage  de 
l'équateur.  Les  exemplaires  de  Y  Hirondelle  ont  été  pris  dans  la  zone  tempérée  de 
l'Atlantique,  par  47°42'  de  latitude  nord. 


Scina  incerta,  nov.  sp. 
(PI.  xiv,  fig.  9  et  12) 

Campagne  de  1888  :  Stn.  253,  profondeur  i3oom.  Océan  atlantique.  Un  exem- 
plaire. 

L'unique  exemplaire  recueilli,  un  mâle  adulte,  était  en  très  mauvais  état. 
L'étiquette  du  tube  qui  le  contenait  mentionne  qu'il  est  arrivé  mort  à  la  surface.  Le 
troisième  article  des  antennes  supérieures  manquait;  l'urosome  ne  possédait  plus 
qu'un  seul  segment,  et  les  uropodes  avaient  disparu.  La  plupart  des  pattes  étaient 
heureusement  intactes,  et  quelques  unes  d'entre  elles  présentent  des  caractères  assez 
importants  pour  qu'il  soit  possible  d'affirmer  que  cette  forme  n'est  assimilable  à 
aucune  des  nombreuses  espèces  connues  du  genre  Scina. 

La  tête  et  le  corps  sont  lisses  et  ne  portent  pas  de  carènes.  Le  bord  antérieur  de 
la  tête  offre  une  légère  échancrure  arrondie.  Les  yeux,  petits  et  circulaires,  font 
saillie  en  dehors  de  la  tête.  L'ensemble  des  deux  premiers  articles  des  antennes 
supérieures  atteint  à  peu  près  la  longueur  de  la  tête  et  du  mésosome  réunis.  Le  second 


—  124  — 

article  est  garni,  au  bord  interne,  d'une  épaisse  rangée  de  soies,  et  porte  de  très  petites 
épines  au  bord  externe.  Complètes,  ces  antennes  doivent  atteindre  à  peu  près  les 
deux  tiers  de  la  longueur  du  corps.  Les  antennes  inférieures,  très  allongées,  doivent 
être  presque  aussi  longues  que  le  corps.  Le  premier  article  du  pédoncule,  très 
robuste,  deux  fois  aussi  long  que  large,  est  suivi  d'un  petit  article  très  court;  le 
quatrième  article  est  un  peu  plus  long  que  le  troisième. 

Les  gnathopodes  antérieurs  sont  assez  grêles.  Les  articles  ischial  et  méral  sont 
très  courts.  Le  propode,  de  forme  ovalaire,  un  peu  moins  long  que  le  carpe,  porte, 
à  l'extrémité  du  bord  antérieur,  une  petite  dent,  armée  d'une  épine;  le  dernier  tiers 
du  bord  postérieur  est  finement  denticulé.  Le  dactyle,  grêle  et  droit,  atteint  un  peu 
plus  du  tiers  de  la  longueur  du  propode.  Les  gnathopodes  postérieurs  sont  plus 
grêles  et  plus  allongés  que  les  gnathopodes  antérieurs.  Le  propode,  un  peu  plus  long 
et  plus  étroit  que  le  carpe,  porte  une  petite  dent,  munie  d'une  épine,  à  l'extrémité 
du  bord  antérieur.  Le  dactyle  n'atteint  guère  que  le  quart  de  la  longueur  du  propode. 

Les  pattes  des  troisième  et  quatrième  paires  sont  beaucoup  plus  longues  que 
celles  de  la  seconde  paire.  Le  propode,  extrêmement  grêle,  atteint  la  même  longueur 
que  le  carpe.  Le  dactyle  est  très  court.  Les  pattes  de  la  cinquième  paire  doivent  être 
au  moins  aussi  longues  que  le  corps.  L'article  basai,  un  peu  courbé,  porte,  au  bord 
postérieur,  une  rangée  d'une  vingtaine  de  petites  dents  ;  son  bord  antérieur  se  termine 
par  une  dent  aiguë,  qui  atteint  plus  du  double  de  la  longueur  de  l'article  ischial.  Les 
articles  suivants  sont  extrêmement  grêles.  L'article  méral  et  le  propode  sont  d'égale 
longueur;  le  carpe  est  un  peu  plus  allongé.  Le  dactyle  est  très  petit.  Les  pattes  de  la 
sixième  paire  sont  un  peu  plus  courtes  et  plus  robustes  que  les  pattes  précédentes. 
Le  carpe,  beaucoup  plus  long  que  l'article  méral,  n'atteint  pas  tout  à  fait  la  longueur 
du  propode.  Les  pattes  de  la  septième  paire,  très  petites,  sont  à  peine  plus  longues  que 
l'article  basai  des  pattes  précédentes.  L'article  méral,  le  carpe  et  le  propode  sont 
d'égale  longueur.  Le  dactyle  manquait. 

La  longueur  du  corps,  mesurée  du  bord  antérieur  de  la  tête  à  l'extrémité  du 
premier  segment  de  l'urosome,  était  de  8mra  5.  Le  corps  et  tous  les  appendices  étaient 
colorés  en  rouge  assez  clair,  un  peu  plus  foncé  sur  la  tête  et  le  premier  segment  du 
mésosome.  La  couleur  des  yeux  n'a  pas  été  notée. 

Parmi  les  nombreuses  espèces  du  genre  Scina,  une  seule,  Scina  marginata 
(Bovallius),  porte  un  prolongement  dentiforme  à  l'extrémité  des  propodes  des  deux 
paires  de  gnathopodes.  Sous  tous  les  autres  rapports,  elle  diffère  absolument  de  Scina 
incerta.  Chez  Scina  stenopus  Stebbing,  le  propode  des  gnathopodes  antérieurs  se 
termine  par  une  très  petite  dent;  Scina  incerta  en  diffère,  entre  autres  caractères, 
par  la  petite  taille  de  ses  pattes  de  la  dernière  paire.  Les  longueurs  relatives  des 
articles  des  pattes  de  la  cinquième  paire  suffiraient,  du  reste,  à  distinguer  la  nouvelle 
espèce  de  toutes  les  formes  connues  du  genre  Scina. 


I  2D 


Famille  des  VIBILIDjE 
Genre  Vibilia,  H.  Milne-Edwards  i83o 

Vibilia  Jeangerardi,  Lucas 
(PI.  xv,  fig.  3) 

1845.     Vibilia  Jeangerardi,  Lucas  (149),  p.  56,  pi.  v,  fig.  4. 

1874.     Vibilia  Jeangerardi,  Marion  (15S),  p.  5,  pi.  1,  et  pi.  11,  fig.  i«. 

1887.     Vibilia  Jeangerardi,  Bovallius  (35),  p.  47,  pi.  vu,  fig.   1-11. 

Campagne  de  i885  :  Stn.  7,  surface.  Parages  des  Açores.  Un  exemplaire. 

Campagne  de  1887  :  Stn.  02,  surface.  Océan  atlantique.  Trois  exemplaires.  — 
Stn.  i3q,  surface.  Entre  les  Açores  et  Terre-Neuve.  Vingt-sept  exemplaires.  —  Stn. 
i36,  surface.   Un  exemplaire.  —  Stn.  137,  surface.  Neuf  exemplaires. 

Campagne  de  1888  :  Stn.  2i5,  surface.  Parages  des  Açores.  Neuf  exemplaires. — 
Stn.  249,  surface.  Océan  atlantique.  Trois  exemplaires. 

Les  exemplaires  recueillis  par  YHlRONDELLE  dans  l'Océan  atlantique  sont 
exactement  semblables  au  type  méditerranéen  décrit  par  Lucas,  et  dont  M.  Marion 
a  complété  la  description.  Je  n'ai  pu  relever  aucune  différence  entre  ces  exemplaires 
et  ceux  que  j'ai  trouvés  sur  les  côtes  de  Provence  et  d'Algérie.  L'Amphipode  décrit 
par  le  Dr  Bovallius  sous  le  nom  de  Vibilia  Jeangerardi  est,  au  contraire,  quelque 
peu  différent  de  l'espèce  de  Lucas.  Chez  la  forme  méditerranéenne,  ainsi  que  chez 
tous  les  exemplaires  de  l'Océan,  capturés  par  V Hirondelle,  le  dactyle  des  pattes 
de  la  septième  paire  n'atteint  que  les  deux  tiers  de  la  longueur  du  propode  ;  les  deux 
derniers  segments  de  l'urosome,  complètement  soudés  ensemble  à  la  partie  dorsale, 
sont  séparés  sur  les  côtés  par  une  échancrure  assez  profonde.  Chez  la  V.  Jeangerardi 
du  Dr  Bovallius,  le  dactyle  des  pattes  de  la  septième  paire  est  beaucoup  plus  long 
que  le  propode,  et  les  deux  derniers  segments  de  l'urosome  ne  sont  pas  soudés  entre 
eux1. 

Les  auteurs  qui  ont  décrit  cette  espèce  n'ont  fait  aucune  mention  de  ses  carac- 
tères sexuels.  Le  dimorphisme  ne  porte  que  sur  la  grandeur  des  yeux,  et  sur  la 
longueur  des  antennes  inférieures.  Les  yeux  de  la  femelle  sont  de  taille  moyenne  ; 
ceux  du  mâle  atteignent  près  du  double  de  cette  taille,  et  occupent  une  grande  partie 
de  la  tête.  Les  antennes  inférieures  de  la  femelle,  un  peu  plus  courtes  que  les 
antennes  supérieures,  comprennent  six  articles,  dont  les  deux  derniers  peuvent  être 

1  «   The  transformed  dactylus  is  much  longer  than  the  metacarpus The  second  and  third  lirai  segments 

are  free,  not  coalesced.» 


—    126   — 

considérés  comme  représentant  le  flagellum  ;  les  antennes  inférieures  du  mâle 
possèdent  un  article  de  plus,  et  sont  notablement  plus  longues  que  les  antennes 
supérieures. 

Habitat.  —  Vibilia  Jeaugerardi,  décrite  par  Lucas,  d'après  des  exemplaires 
provenant  de  la  rade  de  Bône,  a  été  retrouvée  par  M.  Marion  dans  le  golfe  de 
Marseille  ;  elle  est  commune,  en  hiver,  dans  la  baie  de  Villefranche  et  aux  environs 
d'Antibes,  où,  comme  à  Marseille,  elle  habite  toujours  la  cavité  branchiale  de  Salpa 
maxima.  La  Melita  l'a  prise,  au  chalut  de  surface,  sur  la  côte  d'Algérie  et  dans  le 
sud  des  Açores,  en  même  temps  qu'une  grande  quantité  de  Salpes  de  petite  taille, 
dont  elle  est  probablement  commensale.  Les  exemplaires  de  YHlRONDELLE  pro- 
viennent des  parages  de  l'Atlantique  compris  entre  le  39e  et  le  45e  degré  de  latitude 
nord,  et  entre  le  20e  et  le  40e  degré  de  longitude  ouest. 


Vibilia  Hirondellei,  nov.  sp. 
(PI.  xv,  fig.  4) 

Campagne  de  1887  :  Stn.  92,  surface.  Océan  atlantique.  Une  centaine  d'exem- 
plaires.—  Stn.  1 3q,  surface.  Entre  les  Açores  et  Terre-Neuve.  Quatre  exemplaires. 
—  Stn.  137,  surface.  Cinq  exemplaires. —  Stn.  1 5 1,  surface.  Seize  exemplaires. 

Campagne  de  1888  :  Stn.  249,  surface.  Océan  atlantique.  Onze  exemplaires. 

Le  corps,  épais  et  robuste,  est  lisse  et  arrondi.  La  tête,  notablement  plus  longue 
que  l'ensemble  des  deux  premiers  segments  du  mésosome,  présente  une  petite  pro- 
jection rostrale,  atteignant  presque  au  niveau  de  l'extrémité  du  premier  article  du 
pédoncule  des  antennes  supérieures,  et  terminée  en  pointe  obtuse.  Le  bord  antérieur 
de  la  tête,  à  peu  près  droit,  est  suivi  d'une  profonde  échancrure,  au  fond  de  laquelle 
se  trouve  l'insertion  de  l'antenne  inférieure.  Les  plaques  coxales  sont  relativement 
grandes,  celles  des  seconde,  troisième  et  quatrième  paires,  atteignant  près  de  la 
moitié  de  la  hauteur  des  segments  correspondants  du  mésosome.  Les  plaques  épi- 
mérales  des  deux  premiers  segments  du  métasome  sont  régulièrement  arrondies  en 
arrière  ;  celles  du  troisième  segment  sont  presque  rectangulaires.  Les  deux  derniers 
segments  de  l'urosome,  soudés  dorsalement,  sont  nettement  délimités  sur  les  côtés 
par  une  échancrure  assez  profonde.  Le  dernier  segment  ne  présente  pas  de  prolon- 
gements latéraux. 

Les  yeux  du  mâle,  assez  grands,  sensiblement  réniformes,  comprennent  une 
centaine  d'ocelles  ;  ceux  de  la  femelle  sont  plus  petits.  Les  antennes  supérieures 
n'atteignent  pas  tout  à  fait  la  longueur  de  l'ensemble  de  la  tête  et  des  deux  premiers 
segments  du  mésosome.  Le  premier  article  du  pédoncule,  assez  allongé,  est  suivi  de 
deux  articles  extrêmement  courts.  Chez  les  adultes  des  deux  sexes,  le  flagellum  se 
compose  d'un  article  unique,  largement  lancéolé.  Chez  les  jeunes  exemplaires,  on 
peut  constater,  à  l'aide  d'un  fort  grossissement,  la  présence  de  deux  articles  rudi- 


—  127  — 

mentaires,  à  l'extrémité  du  flagellum.  Les  antennes  inférieures  du  mâle,  un  peu  plus 
longues  que  les  antennes  supérieures,  se  composent  de  huit  articles  libres,  précédés 
d'un  petit  article,  en  partie  soudé  à  la  tête.  Tous  ces  articles  sont  glabres,  sauf  le 
dernier,  qui  porte  une  rangée  de  petites  soies  au  bord  inférieur.  Les  antennes  infé- 
rieures de  la  femelle,  beaucoup  plus  courtes  que  celles  du  mâle,  comprennent  un 
article  de  moins. 

La  lèvre  antérieure  présente  une  échancrure  assez  profonde,  bordée  de  cils  très 
courts.  Chacun  des  lobes  externes  de  la  lèvre  postérieure  porte  une  petite  dent  aiguë, 
située  à  l'extrémité  du  bord  interne.  Les  lobes  internes  sont  peu  développés.  Les 
mandibules,  très  robustes,  présentent  un  bord  tranchant  garni  de  nombreuses  petites 
dents,  un  processus  molaire  large  et  proéminent.  Le  palpe,  situé  à  la  même  hauteur 
que  le  processus  molaire,  est  bien  développé  ;  son  troisième  article,  beaucoup  plus 
long  que  le  second,  porte  une  rangée  de  soies  au  bord  externe,  et  se  termine  par  une 
petite  dent  aiguë.  Le  lobe  interne  des  mâchoires  de  la  première  paire,  relativement 
grand,  ne  porte  ni  soies  ni  épines.  Le  lobe  externe  est  armé  de  huit  fortes  épines, 
accompagnées  de  nombreuses  soies.  Le  palpe,  assez  grêle  et  composé  d'un  seul  article, 
dépasse  quelque  peu  l'extrémité  du  lobe  externe.  Les  mâchoires  de  la  seconde  paire, 
peu  développées,  se  composent  de  deux  lobes  d'égale  longueur,  garnis  de  nombreuses 
petites  soies  ;  le  lobe  interne  est  plus  large  que  le  lobe  externe.  Les  maxillipèdes 
comprennent,  comme  chez  les  autres  espèces  du  genre  Vibilia,  un  lobe  interne 
unique,  et  deux  lobes  externes,  composés  chacun  d'un  seul  article  ;  il  n'y  a  pas  trace 
de  palpe.  Le  lobe  interne,  légèrement  festonné  à  l'extrémité,  est  armé,  à  sa  base,  de 
treize  épines  extrêmement  longues  et  fortes.  Les  lobes  externes,  très  allongés,  portent 
de  nombreuses  dents  au  bord  interne  ;  leur  surface  présente  un  certain  nombre  de 
petites  épines  et  de  courtes  soies,  situées  sur  deux  rangs  parallèles  au  bord  interne. 

L'article  basai  des  gnathopodes  antérieurs  affecte  une  forme  étroitement  ovale  ; 
il  porte  deux  épines  au  bord  inférieur.  L'article  méral  est  également  armé  de  deux 
fortes  épines.  Le  carpe,  un  peu  plus  long  que  large,  porte  deux  petites  épines  au 
bord  antérieur,  et  trois  grandes  épines  au  bord  postérieur.  Le  propode,  de  forme  à 
peu  près  rectangulaire,  et  près  de  deux  fois  aussi  long  que  large,  offre  un  bord 
palmaire  arrondi,  garni  de  petites  dents  aiguës  ;  le  bord  postérieur  est  également 
denticulé.  Le  dactyle,  légèrement  courbé,  atteint  plus  du  double  de  la  longueur  du 
bord  palmaire  ;  il  est  denticulé  sur  les  deux  premiers  tiers  de  son  bord  interne.  Les 
gnathopodes  postérieurs  sont  notablement  plus  grands  que  les  gnathopodes  anté- 
rieurs. L'article  basai,  plus  allongé,  est  moins  renflé  en  son  milieu.  L'article  méral, 
à  peu  près  triangulaire,  se  prolonge  jusqu'au  niveau  de  l'extrémité  du  bord  antérieur 
du  carpe  ;  il  porte  quelques  épines  au  bord  postérieur,  et  huit  épines  à  l'extrémité. 
Le  carpe  se  prolonge  en  une  pointe  aiguë,  qui  dépasse  légèrement  l'extrémité  infé- 
rieure du  propode,  et  dont  le  bord  antérieur  est  fortement  denticulé.  Le  bord  posté- 
rieur du  propode  présente  des  denticulations  semblables.  Le  dactyle,  presque  droit, 
porte  également  quelques  petites  dents  au  bord  interne. 


—    128    — 

Les  pattes  des  troisième  et  quatrième  paires,  semblables  entre  elles,  sont  assez 
robustes.  L'article  méral  est  fortement  renflé  au  bord  antérieur.  Le  dactyle,  très 
allongé,  atteint  à  peu  près  les  deux  tiers  de  la  longueur  du  propode.  L'article  basai 
des  pattes  de  la  cinquième  paire,  assez  large,  ovale  allongé,  porte  une  rangée  de  six 
épines,  situées  vers  l'extrémité  du  bord  antérieur.  Le  propode,  très  long,  légèrement 
courbé,  est  finement  denticulé  au  bord  antérieur.  Le  dactyle,  grêle  et  droit,  atteint 
le  tiers  de  la  longueur  du  propode.  L'article  basai  des  pattes  de  la  sixième  paire, 
plus  allongé  que  celui  des  pattes  précédentes,  porte  trois  épines  au  bord  antérieur. 
Ce  même  bord  est  garni  de  quatre  épines,  dans  l'article  méral,  et  de  huit  épines, 
dans  le  carpe.  Le  propode,  plus  court  que  celui  des  pattes  précédentes,  est  finement 
denticulé  tout  le  long  du  bord  antérieur.  Le  dactyle  atteint  un  peu  plus  du  tiers  de 
la  longueur  du  propode.  L'article  basai  des  pattes  de  la  septième  paire  est  largement 
ovale.  Le  carpe  présente,  à  l'extrémité  du  bord  antérieur,  un  renflement  assez 
accentué.  Le  dactyle,  très  étroit,  notablement  plus  court  que  le  propode,  se  termine 
par  une  sorte  de  palette  entièrement  garnie  de  petites  écailles. 

Le  pédoncule  des  uropodes  de  la  première  paire,  beaucoup  plus  long  que  les 
branches,  est  finement  denticulé  au  bord  externe  ;  la  partie  de  son  bord  inférieur  qui 
s'articule  avec  la  branche  interne  est  garnie  d'une  rangée  de  petites  épines.  La 
branche  interne,  assez  large,  porte  cinq  grandes  dents  au  bord  interne,  et  de  nom- 
breuses petites  dents  au  bord  externe.  La  branche  externe,  plus  étroite  et  un  peu 
plus  courte,  est  denticulée  sur  ses  deux  bords.  Le  pédoncule  des  uropodes  de  la 
seconde  paire,  large  et  court,  est  à  peu  près  de  même  longueur  que  la  branche 
interne  ;  la  branche  externe  est  un  peu  plus  courte.  Ces  branches  sont  denticulées 
sur  leurs  deux  bords.  Le  pédoncule  des  uropodes  de  la  troisième  paire,  assez  allongé, 
est  légèrement  renflé  à  la  partie  médiane  du  bord  interne.  La  branche  interne,  assez 
large,  est  denticulée  au  bord  externe,  et  sur  le  dernier  tiers  du  bord  interne.  La 
branche  externe,  un  peu  plus  courte  et  plus  étroite,  n'est  denticulée  qu'au  bord 
interne.  Le  telson,  cordiforme,  un  peu  plus  long  que  large,  égale  en  longueur  les 
deux  tiers  du  pédoncule  des  uropodes  de  la  troisième  paire. 

Les  plus  grands  mâles  ne  dépassent  pas  jmm  de  longueur  ;  les  femelles  sont  un 
peu  plus  petites. 

Cette  nouvelle  espèce  est  assez  voisine  de  Vibilia  viatrix  Bovallius.  La  présence 
d'une  projection  rostrale  au  bord  antérieur  de  la  tête,  la  forme  arrondie  des  plaques 
épimérales  des  deux  premiers  segments  du  métasome,  la  coalescence  presque 
complète  des  deux  derniers  segments  de  l'urosome,  la  grande  longueur  du  prolonge- 
ment du  carpe  des  gnathopodes  postérieurs,  constituent  des  caractères  suffisamment 
nets  pour  permettre  de  l'en  distinguer  facilement. 

Habitat.  —  Vibilia  Hirondellei  semble  être  la  forme  la  plus  commune  du 
genre,  dans  les  parages  de  l'Atlantique  nord  explorés  par  Y  HIRONDELLE.  Une  pêche 
de   nuit,   au  chalut  de   surface,  effectuée   par  la  Melita,  en    mai   1890,  à   l'est 


—  129  — 

des  Açores,  a  ramené  un  grand  nombre  d'exemplaires  de  cette  espèce.  Le  yacht 
Chazalie  en  a  également  capturé  quelques  exemplaires  dans  les  parages  des  Açores, 
en  avril  1896. 


Vibilia  dentata,  nov.  sp. 

(PI.    XV!,    fig.     I) 

Campagne  de  1887  :  Stn.  92,  surface.  Océan  atlantique.  Treize  exemplaires. 

Le  corps,  assez  allongé,  est  un  peu  moins  robuste  que  celui  des  espèces  précé- 
dentes, mais  les  segments  du  mésosome  sont  plus  nettement  délimités.  La  tête,  aussi 
longue  que  l'ensemble  des  deux  premiers  segments  du  mésosome,  ne  présente  pas  de 
projection  rostrale.  Les  plaques  coxales  sont  relativement  grandes  ;  celles  de  la  qua- 
trième paire  atteignent  près  de  la  moitié  de  la  hauteur  du  segment  correspondant. 
Les  plaques  épimérales  des  segments  du  métasome  présentent  un  contour  irrégulier; 
l'angle  postérieur  des  plaques  du  troisième  segment,  à  peu  près  droit,  est  précédé 
d'un  angle  obtus,  arrondi  à  l'extrémité.  Les  deux  derniers  segments  de  l'urosome 
sont  complètement  soudés  entre  eux.  Le  dernier  segment  ne  présente  pas  de  prolon- 
gements latéraux. 

Les  yeux,  assez  petits,  légèrement  ovales,  comprennent  de  trente  à  trente-cinq 
ocelles.  Les  antennes  supérieures  sont  un  peu  plus  longues  que  l'ensemble  de  la  tête 
et  du  premier  segment  du  mésosome.  Le  premier  article  du  pédoncule  atteint  plus 
du  double  de  la  longueur  de  l'ensemble  des  deux  articles  suivants.  Le  flagellum, 
renflé  en  son  milieu,  se  rétrécit  brusquement,  pour  se  terminer  en  pointe  un  peu 
obtuse  ;  il  est  exactement  de  la  longueur  de  la  tête,  et  ne  comprend  qu'un  seul  article. 
Les  antennes  inférieures,  beaucoup  plus  courtes  que  les  antennes  supérieures,  ne 
possèdent  que  cinq  articles. 

La  lèvre  antérieure  porte  une  profonde  échancrure  oblique,  qui  la  partage  en 
deux  lobes  d'inégale  taille.  Les  lobes  externes  de  la  lèvre  postérieure  présentent 
une  petite  dent  au  bord  distal  ;  les  lobes  internes  sont  larges  et  bien  développés.  Les 
mandibules  sont  assez  robustes.  Le  bord  tranchant  est  finement  denticulé;  le  lobe 
secondaire  de  la  mandibule  gauche  se  termine  par  une  dizaine  de  dents  aiguës 
d'inégale  taille.  Le  palpe  est  assez  allongé;  son  troisième  article,  beaucoup  plus  long 
que  l'ensemble  des  deux  articles  précédents,  porte  quatre  petites  soies  à  son  extrémité. 
Le  lobe  interne  des  mâchoires  de  la  première  paire  est  complètement  glabre.  Le  lobe 
externe  est  armé  de  sept  épines  simples.  Le  palpe,  très  volumineux,  conique,  se 
termine  par  deux  petites  épines.  Les  mâchoires  de  la  seconde  paire  sont  relativement 
bien  développées.  Le  lobe  interne  présente  une  extrémité  arrondie,  garnie  de  quelques 
petites  épines.  Le  lobe  externe,  triangulaire,  porte  quelques  grosses  soies,  et  de 
nombreux  cils  très  fins.  Le  lobe  interne  des  maxillipèdes,  très  court,  s'élargit  à  son 
extrémité,  qui  porte  quatre  grosses  dents  arrondies.  Les  lobes  externes  présentent 


—  i3o  — 

six  dents  aiguës  au  bord  interne.  Leur  surface  est  garnie  de  sept  fortes  épines;  une 
autre  épine  est  située  vers  l'extrémité  du  bord  externe. 

L'article  basai  des  gnathopodes  antérieurs,  très  large,  presque  aussi  long  que 
l'ensemble  des  quatre  articles  suivants,  porte  une  forte  épine  à  l'extrémité  du  bord 
postérieur.  L'article  ischial  et  l'article  méral  présentent  chacun  deux  épines  au  bord 
postérieur.  Le  carpe,  assez  court,  porte  une  épine  au  bord  antérieur,  et  deux  épines 
au  bord  postérieur.  Le  propode  est  beaucoup  plus  long  que  le  carpe  ;  son  bord 
antérieur,  fortement  courbé,  est  armé  d'une  longue  épine;  le  bord  postérieur, presque 
droit,  porte  six  fortes  dents  aiguës.  Le  dactyle  atteint  un  peu  plus  de  la  moitié 
de  la  longueur  du  propode;  il  porte  quatre  petites  dents  au  bord  interne.  L'article 
basai  des  gnathopodes  postérieurs  est  plus  long  et  plus  étroit  que  celui  des  gnatho- 
podes précédents.  L'article  ischial  porte,  au  bord  postérieur,  une  longue  épine 
recourbée.  L'article  méral  ne  se  prolonge  pas  tout  à  fait  jusqu'au  niveau  de  l'extrémité 
du  bord  antérieur  du  carpe;  il 'porte  trois  grandes  épines  au  bord  postérieur,  et  trois 
épines  à  l'extrémité.  Le  carpe  présente  un  prolongement  triangulaire  extrêmement 
aigu,  atteignant  au  niveau  de  l'extrémité  du  propode;  ce  prolongement  porte  quelques 
petites  denticulations  au  bord  interne.  Le  propode  étroitement  ovale,  est  armé,  au 
bord  postérieur,  de  neuf  dents  d'inégale  taille.  Le  dactyle,  grêle  et  presque  droit, 
atteint  les  deux  tiers  de  la  longueur  du  propode  ;  il  porte  deux  petites  dents  au  bord 
interne. 

Les  pattes  des  troisième  et  quatrième  paires,  courtes  et  robustes,  ne  portent  pas 
d'épines.  Le  carpe  est  très  court.  Le  propode,  plus  long  d'un  tiers,  et  fortement 
recourbé,  est  beaucoup  plus  étroit  à  l'extrémité  qu'à  la  base.  Le  dactyle  atteint  près 
des  deux  tiers  de  la  longueur  du  propode. 

L'article  basai  des  pattes  de  la  cinquième  paire,  étroitement  ovale,  est  un  peu 
plus  long  que  l'ensemble  des  deux  articles  suivants.  Le  carpe,  aussi  long  que  l'article 
méral,  porte  une  épine  à  l'extrémité  du  bord  antérieur.  Le  propode,  très  allongé, 
présente  une  fine  denticulation  sur  toute  la  longueur  de  son  bord  antérieur.  Le 
dactyle,  grêle  et  légèrement  courbé,  atteint  le  tiers  de  la  longueur  du  propode.  Les 
pattes  de  la  sixième  paire  sont  aussi  longues  que  les  pattes  précédentes.  L'article 
basai  est  plus  grand  et  plus  volumineux,  mais  cette  différence  est  compensée  par  la 
moindre  longueur  du  propode.  Le  carpe  porte  quatre  épines  au  bord  antérieur;  ce 
même  bord  est  finement  denticulé  dans  le  propode.  Le  dactyle,  un  peu  plus  long  que 
le  tiers  du  propode,  présente  quelques  petites  denticulations  à  la  partie  basale  de  son 
bord  interne.  Les  pattes  de  la  septième  paire  atteignent  à  peu  près  les  deux  tiers  de 
la  longueur  des  pattes  précédentes.  L'article  basai  est  largement  ovale.  Le  carpe  et 
le  dactyle  sont  d'égale  longueur  ;  le  propode  est  un  peu  plus  allongé. 

Le  pédoncule  des  uropodes  de  la  première  paire,  un  peu  plus  long  que  les 
branches,  est  denticulé  sur  la  moitié  distale  de  son  bord  interne.  La  branche  externe, 
étroite  et  légèrement  courbée  en  dehors,  porte  quelques  dents  peu  accentuées  au 
bord  externe,  et  des  dents,  plus  longues  et  plus  aiguës,  au  bord  interne.  La  branche 


—  i3i  — 

interne,  un  peu  plus  longue  que  la  branche  externe,  porte  cinq  dents  au  bord  interne 
et  trois  dents  au  bord  externe.  Le  pédoncule  des  uropodes  de  la  deuxième  paire  est 
un  peu  plus  long  que  la  branche  interne.  La  branche  externe  ne  porte  que  trois  dents 
au  bord  externe,  et  deux  dents  au  bord  interne.  La  branche  interne,  un  peu  plus 
allongée,  porte  neuf  dents  au  bord  externe  et  deux  dents  au  bord  interne.  Le  pédon- 
cule des  uropodes  de  la  troisième  paire,  beaucoup  plus  long  que  les  branches,  est 
quelque  peu  renflé  en  son  milieu.  La  branche  externe,  lisse  au  bord  externe,  est 
finement  denticulée  au  bord  interne.  La  branche  interne,  un  peu  plus  allongée,  est 
denticulée  sur  ses  deux  bords.  Le  telson,  aussi  large  que  long,  atteint  à  peu  près  la 
longueur  de  la  branche  externe  des  uropodes  de  la  dernière  paire. 

Aucun  mâle  ne  se  trouvait  parmi  les  exemplaires  recueillis.  Les  plus  grandes 
femelles,  mesurant  4mm  5  de  longueur,  semblent  adultes,  à  en  juger,  du  moins,  par  le 
flagellum  uniarticulé  de  leurs  antennes  supérieures.  Chez  deux  exemplaires,  attei- 
gnant à  peine  3mm,  on  peut  constater  la  présence  de  deux  petits  articles  rudimentaires, 
à  l'extrémité  de  ce  flagellum. 

Cette  espèce  se  distingue  de  la  plupart  des  formes  voisines  par  les  dents,  longues 
et  aiguës,  qui  garnissent  le  bord  palmaire  du  propode  des  gnathopodes  antérieurs, 
et  par  la  grande  longueur  du  prolongement  du  carpe  des  gnathopodes  postérieurs. 
Ce  dernier  caractère  n'existe  que  chez  un  petit  nombre  d'espèces.  Vibilia  gracilis  Bov., 
Vibilia  gracilenta  Bov.,  Vibilia  armata  Bov.  et  Vibilia  erratica  Chev.,  chez  qui  le 
prolongement  du  carpe  est  à  peu  près  aussi  long  que  le  propode,  différent  de  Vibilia 
dentata  par  les  prolongements  latéraux  du  dernier  segment  de  leur  urosome.  Vibilia 
antarctica  Stebbing  s'en  distingue  facilement  par  la  forme  de  son  telson.  Enfin  Vibilia 
Hirondellei  est  absolument  différente. 


Vibilia  grandicornis,  nov.  sp. 

(PL    XVI,    fig.    2) 

Campagne  de  1887  :  Stn.  92,  surface.  Océan  atlantique.  Un  mâle. 

Campagne  de  1888  :  Stn.  170,  surface.  Océan  atlantique.  Une  femelle. 

Mâle.  —  Le  corps  est  grêle  et  allongé.  La  tête,  plus  courte  que  l'ensemble  des 
deux  premiers  segments  du  mésosome,  présente  une  petite  projection  rostrale 
arrondie,  un  peu  moins  longue  que  le  premier  article  du  pédoncule  des  antennes 
supérieures  ;  les  bords  latéraux  de  la  tête  sont  légèrement  concaves.  Les  plaques 
coxales  sont  petites.  Les  plaques  épimérales  du  premier  segment  du  métasome  offrent 
un  contour  arrondi  ;  celles  des  deux  segments  suivants  sont  à  peu  près  rectangulaires. 
Les  deux  derniers  segments  de  l'urosome,  complètement  soudés  ensemble,  sont 
délimités  dorsalement  par  une  dépression  assez  profonde.  Le  dernier  segment 
présente  deux  petits  prolongements  latéraux,  larges  et  arrondis. 


—    132   — 

Les  yeux,  petits  et  ovales,  ne  comprennent  que  vingt-trois  ocelles.  Les  antennes 
supérieures,  remarquablement  grandes,  dépassent  de  beaucoup  en  longueur  l'en- 
semble de  la  tête  et  des  premiers  segments  du  mésosome.  Le  premier  article  du 
pédoncule,  très  développé,  atteint  les  deux  tiers  de  la  longueur  de  la  tête.  Les  deux 
articles  suivants  sont  courts  et  d'égale  taille.  Le  flagellum,  très  volumineux,  renflé 
vers  son  extrémité,  atteint  plus  du  double  de  la  longueur  du  pédoncule  ;  on  ne 
distingue,  à  son  extrémité,  aucune  trace  d'articles  rudimentaires.  Les  antennes 
inférieures,  très  robustes,  un  peu  plus  longues  que  les  antennes  supérieures,  se 
composent  de  sept  articles. 

La  lèvre  antérieure  présente,  à  sa  partie  distale,  une  échancrure  oblique,  formant 
deux  lobes  d'inégale  taille,  bordés  de  cils  peu  nombreux.  Le  bord  tranchant  des 
mandibules,  carrément  tronqué  à  l'extrémité,  est  armé  d'une  dizaine  de  petites  dents; 
le  lobe  accessoire  en  porte  six.  Le  palpe  est  robuste  et  allongé  ;  son  dernier  article 
légèrement  courbé,  se  rétrécit  brusquement  à  l'extrémité,  pour  former  une  dent 
aiguë,  garnie  de  quelques  cils.  Le  processus  molaire  est  situé  à  la  même  hauteur 
que  le  palpe.  Le  lobe  interne  des  mâchoires  de  la  première  paire,  bien  développé, 
ne  présente  ni  soies  ni  épines.  Le  lobe  externe  porte  dix  épines  et  quelques  petites 
soies.  Le  palpe,  très  robuste,  uni-articulé,  est  un  peu  plus  long  que  le  lobe  interne  ; 
de  nombreuses  petites  soies  garnissent  son  extrémité.  Le  lobe  interne  des  mâchoires 
de  la  seconde  paire  est  beaucoup  plus  long  que  le  lobe  externe.  Les  maxillipèdes  se 
composent  d'un  lobe  interne,  présentant,  au  bord  distal,  une  dent  arrondie,  garnie 
de  quelques  cils,  et  de  deux  lobes  externes,  armés,  au  bord  interne,  de  quelques 
grandes  dents  aiguës,  suivies  de  petites  denticulations  très  fines  ;  le  bord  externe 
porte  trois  épines. 

L'article  basai  des  gnathopodes  antérieurs,  très  robuste,  est  beaucoup  plus  large 
que  les  articles  suivants.  L'article  méral  et  le  carpe  portent  chacun  une  forte  épine 
au  bord  interne.  Le  propode  est  un  peu  plus  court  que  le  carpe  ;  son  bord  externe 
présente  une  courbure  assez  accentuée  ;  le  bord  palmaire,  confondu  avec  le  bord 
postérieur,  porte  cinq  petites  dents  à  sa  partie  distale.  Le  dactyle,  légèrement  courbé, 
terminé  en  pointe  aiguë,  atteint  les  deux  tiers  de  la  longueur  du  propode  ;  il  porte 
trois  petites  dents,  situées  vers  le  milieu  de  son  bord  interne.  Les  gnathopodes 
postérieurs  sont  un  peu  plus  longs  que  les  gnathopodes  antérieurs.  L'article  basai 
atteint  la  longueur  de  l'ensemble  des  quatre  articles  suivants.  L'article  méral  se 
prolonge  jusqu'au  milieu  du  carpe  ;  ce  prolongement,  largement  arrondi  à  l'extré- 
mité, est  armé  de  trois  fortes  épines.  Le  carpe  présente  un  prolongement  triangulaire, 
notablement  plus  long  que  la  moitié  du  bord  postérieur  du  propode  ;  ce  prolon- 
gement ne  présente  pas  traces  de  denticulations.  Le  bord  palmaire  du  propode, 
confondu  avec  le  bord  postérieur,  est  finement  denticulé.  Le  dactyle  atteint  près 
des  deux  tiers  de  la  longueur  du  propode,  et  porte  trois  petites  dents  au  bord 
interne. 


—  i33  — 

Les  pattes  des  troisième  et  quatrième  paires,  assez  courtes,  ne  portent  ni  soies 
ni  épines.  L'article  méral  et  le  carpe  sont  à  peu  près  d'égale  longueur  ;  le  propode  est 
un  peu  plus  allongé.  Le  dactyle  n'atteint  pas  tout  à  fait  la  moitié  de  la  longueur  du 
propode.  Dans  les  pattes  de  la  cinquième  paire,  l'article  basai  est  aussi  long  que 
l'ensemble  des  deux  articles  suivants.  Le  carpe,  très  allongé,  porte  deux  petites  soies 
au  bord  antérieur.  Le  propode,  excessivement  long,  n'est  pas  denticulé.  Le  dactyle 
n'atteint  pas  la  septième  partie  de  la  longueur  du  propode.  Les  pattes  de  la  sixième 
paire  sont  à  peu  près  de  même  longueur  que  les  pattes  précédentes,  mais  les  pro- 
portions de  leurs  articles  sont  bien  différentes.  L'article  basai  est  beaucoup  plus  long 
que  l'ensemble  des  deux  articles  suivants.  Le  carpe,  assez  court,  porte  trois  épines 
au  bord  antérieur.  Le  propode,  bien  que  notablement  plus  long  que  le  carpe,  est 
beaucoup  plus  court  que  l'article  correspondant  des  pattes  de  la  cinquième  paire; 
son  bord  antérieur  est  lisse.  Le  dactyle  atteint  la  sixième  partie  de  la  longueur  du 
propode.  Les  pattes  de  la  septième  paire  sont  aussi  longues  que  l'ensemble  des  quatre 
premiers  articles  des  pattes  précédentes.  Le  dactyle  est  aussi  large,  mais  beaucoup 
plus  court,  que  le  propode. 

Le  pédoncule  des  pléopodes,  très  volumineux,  est  beaucoup  plus  court  que  les 
branches  ;  ces  dernières,  remarquablement  larges,  comprennent  douze  articles.  Le 
pédoncule  des  uropodes  de  la  première  paire  est  beaucoup  plus  long  que  les  branches. 
La  branche  externe  porte  sept  dents  au  bord  externe,  et  deux  grandes  dents  au  bord 
interne.  La  branche  interne,  un  peu  plus  courte,  porte  deux  dents  au  bord  externe, 
et  deux  dents,  suivies  de  fines  denticulations,  au  bord  interne.  Dans  les  uropodes  de 
la  deuxième  paire,  la  branche  externe  porte  quatre  dents  peu  accentuées  au  bord 
externe,  et  deux  dents,  suivies  de  fines  denticulations,  au  bord  interne.  La  branche 
interne,  un  peu  plus  courte,  présente  une  seule  dent,  suivie  de  fines  denticulations, 
au  bord  externe,  et  deux  dents  au  bord  interne.  Le  pédoncule  des  uropodes  de  la 
troisième  paire,  un  peu  moins  long  que  les  branches,  est  plus  de  deux  fois  aussi  large 
à  l'extrémité  qu'à  la  base.  La  branche  externe,  lisse  au  bord  externe,  est  finement 
denticulée  au  bord  interne.  La  branche  interne  est  denticulée  sur  les  deux  derniers 
tiers  de  son  bord  externe,  et  sur  le  dernier  tiers  de  son  bord  interne.  Le  telson, 
beaucoup  plus  large  que  long,  est  plus  court  que  le  pédoncule  des  uropodes  de  la 
dernière  paire. 

La  longueur  de  cet  exemplaire  était  de  5mm. 

Femelle.  —  La  femelle,  plus  petite  que  le  mâle,  ne  mesurait  que  4mm.  En  dehors 
de  la  présence  de  lamelles  incubatrices,  le  dimorphisme  sexuel  ne  porte  que  sur  les 
antennes  inférieures,  qui  sont  beaucoup  plus  courtes  et  plus  grêles  chez  la  femelle,  et 
comprennent  un  article  de  moins. 

La  forme  si  remarquable  du  pédoncule  des  uropodes  de  la  dernière  paire 
rapproche  Vibilia  grandicornis  d'une  espèce  décrite  par  le  Dr  Bovallius  (35,  p.  71, 
pi.  x,  fig.  23-3o)  sous  le  nom  de  Vibilia  py ripes. 


—  1 34  — 

Le  tableau  suivant  fait  ressortir  les  principaux  caractères  qui   différencient  les 
deux  espèces. 


Vibilia  pyripes 

Tête  ne  présentant  pas  de  projection  rostrale. 

Deuxième  et  troisième  segments  de  l'urosome 
en  partie  coalescents. 

Ensemble  des  deuxième  et  troisième  segments 
de  l'urosome  aussi  long  que  le  premier  segment. 

Flagellum  des  antennes  supérieures  plus  long 
que  la  tête. 

Prolongement  du  carpe  des  gnathopodes  pos- 
térieurs plus  court  que  la  moitié  du  bord  posté- 
rieur du  propode. 

Dactyle  des  gnathopodes  postérieurs  plus  court 
que  le  tiers  du  propode,  non  denticulé. 

Propode  des  pattes  des  troisième  et  quatrième 
paires  plus  court  que  le  carpe. 

Carpe  et  propode  des  pattes  des  cinquième  et 
sixième  paires  denticulés  au  bord  antérieur. 

Pédoncule  des  pléopodes  plus  long  que  les 
branches. 

Telson  un  peu  plus  long  que  le  pédoncule  des 
uropodes  de  la  dernière  paire. 


Vibilia  grandicornis 

Tête  présentant  une  projection  rostrale. 
Deuxième  et  troisième  segments  de  l'urosome 
complètement  coalescents. 

Ensemble  des  deuxième  et  troisième  segments 
de  l'urosome  beaucoup  plus  long  que  le  premier 
segment. 

Flagellum  des  antennes  supérieures  atteignant 
le  double  de  la  longueur  de  la  tête. 

Prolongement  du  carpe  des  gnathopodes  pos- 
térieurs plus  long  que  la  moitié  du  bord  posté- 
rieur du  propode. 

Dactyle  des  gnathopodes  postérieurs  beaucoup 
plus  long  que  la  moitié  du  propode,  denticulé  au 
bord  interne. 

Propode  des  pattes  des  troisième  et  quatrième 
paires  plus  long  que  le  carpe. 

Carpe  et  propode  des  pattes  des  cinquième  et 
sixième  paires  lisses  au  bord  antérieur. 

Pédoncule  des  pléopodes  plus  court  que  les 
branches. 

Telson  beaucoup  plus  court  que  le  pédoncule 
des  uropodes  de  la  dernière  paire. 


Famille  des  LANCEOLIDjE 
Genre  Lanceola,   Say   1818 

Lanceola  sayana,  Bovallius 
(PI.  XIV,  fig.  10) 


i885.    Lanceola  Sayana,  Bovallius  (99),  p.  7,  fig.  1. 

1887.    Lanceola  Sayana,  Bovallius  (35),  p.  3o,  pi.  iv,  fig.  1-19,  et  pi.  v,  fig.  1. 

Campagne  de  i885  :  Stn.  9,  surface.  Parages  des  Açores,  dans  une  Méduse.  Un 
exemplaire. 

Campagne  de  1887  :  Stn.  i38,  surface.  Entre  les  Açores  et  Terre-Neuve,  sous 
une  Méduse  fPelagiaJ.  Un  exemplaire. 

Campagne  de  1888  :  Stn.  177,  surface.  Océan  atlantique,  sous  une  Méduse 
(Pelagia).  Un  exemplaire. 


—  i3b  — 

Les  trois  exemplaires  sont  des  femelles  ovifères,  dont  la  taille  varie  entre  28mra 
et  3omm. 

L'exemplaire  de  la  Stn.  1 38  'a  été  trouvé  sous  une  Méduse  fPelagiaJ,  prise  au 
haveneau,  à  la  surface,  à  10  heures  du  matin.  L'Amphipode  mesurait  3omm;  la  Méduse, 
à  peine  plus  grande,  n'avait  que  4jmm  de  diamètre.  M.  de  Guerne  a  fait  une  aquarelle 
de  cet  exemplaire  vivant,  et  une  autre  aquarelle  a  été  faite  par  M.  Marius  Borrel, 
d'après  l'exemplaire  de  la  Stn.  177.  Les  œufs,  en  quantité  considérable,  forment  une 
masse  volumineuse  d'un  rouge  brun,  et  communiquent  cette  teinte  à  l'ensemble  du 
mésosome.  La  tête,  le  métasome  et  l'urosome  sont  roses,  ainsi  que  tous  les  appen- 
dices. Les  yeux  sont  rouge  vermillon.  Une  note  de  M.  de  Guerne,  annexée  à  l'aqua- 
relle, mentionne  que  «  sur  le  dos,  les  anneaux  apparaissent  en  lignes  claires  bleu 
opalescent,  sur  le  ton  foncé  de  l'abdomen  (mésosome).  Les  articulations  des  pattes 
sont  du  même  bleu  opalescent  ».  M.  de  Guerne  ajoute  :  «  nage,  sans  remuer  les  pattes, 
avec  les  palettes  de  l'abdomen  (pléopodes).  L'animal  paraît  se  tenir  de  préférence  sur 
le  dos  ». 

Habitat.  —  Le  D1  Bovallius  assigne  comme  habitat  à  Lanceola  sayana  le  nord  et 
le  sud  de  l'Atlantique. 


Famille  des  PARAPHRONIMID^ 

Genre  Paraphronima,  Claus  1879 

Paraphronima  gracilis,  Claus 

1879.  Paraphronima  gracilis,  Claus  (98),  p.  65,  pi.  i,  fig.  4-5. 

i885.  Paraphronima  gracilis,  Bovallius  (89),  p.  io. 

i885.  Paraphronima  Edwardsi,  Bovallius  ("39),  p.  12. 

1888.  Paraphronima  cuivis,  Stebbing  (SIS),  p.   1 337,  P^  clvii. 

1889.  Paraphronima  gracilis,  Bovallius  (36),  p.   27,  pi.  11,  fig.  1-10. 

Campagne  de  1887  :  Stn.  134,  surface.  Entre  les  Açores  et  Terre-Neuve.  Un  mâle, 
deux  femelles.  —  Stn.  137.  Un  mâle.  —  Stn.  142.  Deux  mâles.  —  Stn.  148.  Un  mâle, 
trois  femelles. 

Campagne  de  1888  :  Stn.  212,  surface.  Parages  des  Açores.  Un  mâle. 

Habitat.  —  Je  n'hésite  pas  à  me  ranger  à  l'opinion  du  Dr  Bovallius,  et  l'identité 
de  Paraphronima  gracilis  et  de  Paraphronima  cuivis  ne  me  semble  pas  douteuse.  Le 
Challenger  a  pris  cette  espèce  en  de  nombreuses  stations  du  Pacifique,  et,  dans 
l'Atlantique,  au  large  de  la  côte  de  Guinée,  et  dans  le  sud-ouest  des  Açores.  Le 
Dr  Bovallius  lui  assigne  pour  habitat  les  régions  tropicales  et  tempérées  de  l'Atlantique 
et  du  Pacifique  nord. 


—  i36  — 


Paraplironima  clypeata,  Bovallius 

i885.    Paraphronima  clypeata,  Bovallius  (99),  p.  n,  fig.  3. 

1887.    Paraphronima  pectinata,  Bovallius  (34),  p.  i3. 

1889.    Paraphronima  clypeata,  Bovallius  (36),  p.  33,  pi.  11,  fig.   16-40. 

Campagne  de  1887  :  Stn.  134,  surface.  Entre  les  Açores  et  Terre-Neuve.  Deux 
mâles,  sept  femelles.  —  Stn.  137.  Deux  mâles,  deux  femelles.  —  Stn.  139.  Une 
femelle. —  Stn.  142.  Deux  mâles. 

Habitat.  —  Le  Dr  Bovallius  assigne  comme  habitat  à  cette  espèce  la  région 
tempérée  du  nord  de  l'Atlantique  et  la  région  tropicale  du  Pacifique. 


Famille  des  PHRONIMIDjE 

Genre  Phronima,  Latreille  1802 

Phronima  sedentaria,  (Forskâl) 

1775.  Cancer  sedentarius,  Forskal  (95),  p.  95. 

i8o3.  Phronima  sedentaria,  Latreille  (141),  vol.  vi,  p.    291. 

1816.  Phronima  custos,  Risso  (186),  p.  121,  pi.  11,  fig.  3. 

1849.  Phronima  sedentaria,  Lucas  ('149),  p.  5j,  pi.  v,  fig.  5. 

1862.  Phronima  sedentaria,  Claus  (94),  p.  195,  pi.  xix,  fig.  1  et  fig.  4-6. 

1875.  Phronima  novœ-^ealandiœ,  Powell  (188),  p.  294,  pi.  xxi,  fig.  1-2. 

1888.  Phronima  sedentaria,  Stebbing  (816),  p.  i357,  pi.  clxii,b. 

1889.  Phronima  sedentaria,  Bovallius  (36),  p.  354,  pi-  XVI>  fig-  I-3- 

Campagne  de  1888  :  Stn.  220,  profondeur  1445™.  Parages  des  Açores.  Une 
femelle.  —  Stn.  224,  profondeur  121 3m.  Une  femelle.  —  Stn.  262.  Océan  atlantique. 
Dans  l'estomac  d'un  Germon.  Une  femelle.  —  Stn.  263.  Dans  l'estomac  d'un  Germon. 

Une  femelle. 

Les  exemplaires  des  Stations  220  et  224  ont  été  très  probablement  capturés, 
entre  deux  eaux  ou  à  la  surface,  pendant  la  remonte  du  chalut. 

Habitat.  —  Le  Dr  Bovallius  assigne  comme  habitat  à  cette  espèce  la  Méditerranée 
et  les  régions  tempérées  et  tropicales  de  l'Atlantique,  du  Pacifique  et  de  l'Océan 
indien.  On  en  a  pris  plusieurs  exemplaires  dans  les  parages  des  îles  Shetland  (Bâte 
et  Westwood,  16,  vol.  11,  p.  26). 


-  i37 


Phronima  atlantica,  Guérin 

i836.  Phronima  atlantica,  Guérin  (115),  p.  7,  pi.  xvm,  fig.  1. 

1862.  Phronima  atlantica,  Sp.  Bâte  fl5),  p.  3 18,  pi.  li,  fig.  4. 

1888.  Phronima  atlantica,  Stebbing  (SI©),  p.  i35i,  pi.  clx. 

1889.  Phronima  atlantica,  Bovallius  (3©),  p.  374,  pi.  xvi,  fig.  19-26. 

Campagne  de  1887  :  Stn.  1 34,  surface.  Entre  les  Açores  et  Terre-Neuve.  Quinze 
mâles,  vingt-deux  femelles.  —  Stn.  1 37.  Dix-huit  mâles,  trente  femelles.  —  Stn.  i3g. 
Quatre  mâles,  huit  femelles.  —  Stn.  142.  Un  mâle,  deux  femelles.  —  Stn.  145.  Trois 
jeunes  exemplaires.  —  Stn.  148.  Deux  mâles,  neuf  femelles. 

Campagne  de  1888  :  Stn.  174,  dans  l'estomac  d'un  Germon.  Océan  atlantique. 
Une  femelle.  —  Stn.  187,  surface.  Parages  des  Açores.  Une  femelle.  —  Stn.  200.  Un 
mâle,  une  femelle.  —  Stn.  208.  Deux  mâles,  quatre  femelles.  —  Stn.  212.  Huit  mâles, 
huit  femelles.  —  Stn.  21 5.  Cinq  mâles,  cinq  femelles.  — Stn.  253,  profondeur  i3oom. 
Océan  atlantique.  Une  femelle.  — Stn.  258,  profondeur  78im.  Un  mâle. 

Habitat.  —  Le  Dr  Bovallius  assigne  pour  habitat  à  cette  espèce  les  parties 
tropicales  et  subtropicales  de  l'Atlantique,  du  Pacifique  et  de  l'Océan  indien.  Le 
Challenger  l'a  capturée  entre  le  Japon  et  Honolulu.  Phronima  atlantica  habite 
aussi  la  Méditerranée.  J'ai  eu  occasion  d'en  examiner  un  exemplaire,  femelle  adulte, 
de  i8mm  de  longueur,  accompagnée  d'une  douzaine  d'embryons,  qui  se  trouvait  au 
Laboratoire  russe  de  Villefranche,  dans  un  bocal  contenant  quelques  Salpa  maxima 
pêchées  dans  la  baie.  La  Melita  en  a  pris  quelques  exemplaires,  à  la  surface,  au 
large  de  la  côte  de  Provence.  Les  deux  dents  qui  garnissent  le  bord  inférieur  du  carpe 
des  pattes  de  la  cinquième  paire,  et  l'absence  de  prolongement  dentiforme  à  l'extré- 
mité des  plaques  épimérales  du  troisième  segment  du  métasome,  ne  permettent  pas 
de  confondre  cette  espèce  avec  Phronima  sedentaria,  qui  passait,  jusqu'ici,  pour 
l'unique  espèce  méditerranéenne  du  genre  Phronima. 


Phronima  Colletti,  Bovallius 

1887.  Phronima  Colletti,  Bovallius  (34),  p.  25. 

1887.  Phronima  bacephala,  Giles  (ÎO-I),  p.  21 5,  pi.  m,  fig.  1-2. 

1889.  Phronima  Diogenes,  Chun  (Ï3),  p.   379. 

1889.  Phronima  Colletti,  Bovallius  (3G),  p.  378,  pi.  xvi,  fig.  27-47. 

Campagne  de  i885  :  Stn.  16,  surface.  Parages  des  Açores.  Deux  mâles,  neuf 
femelles. 

Campagne  de  1887  :  Stn.  134,  surface.  Entre  les  Açores  et  Terre-Neuve.  Deux 
mâles,  cinq  femelles.  —  Stn.  137.  Deux  femelles.  —  Stn.  139.  Un  mâle. 

Habitat.  —  D'après  le  Dr  Bovallius,  cette  espèce  serait  cantonnée  dans  l'Océan 


—  i38  — 


indien  et  dans  les  régions  tropicales  et  subtropicales  de  l'Atlantique.  Son  habitat  est 
beaucoup  plus  étendu.  V HIRONDELLE  Ta  capturée  dans  l'Atlantique,  par  4i°39'  34" 
de  latitude  nord,  et  la  Melita  en  a  pris  deux  exemplaires  en  Méditerranée,  au  large 
de  la  côte  d'Algérie. 


Genre  Phronimella,  Claus  1872 

Phronimella  elongata,  (Claus) 

1862.  Phronima  elongata,  Claus  (**),  p.  193,  pi.  xix,  fig.  2-3  et  7. 

1871.  Phronimella  elongata,  Claus  (Ï6),  p.  149. 

1877.  Anchylonix  hamatus,  Streets  (**»),  p.  1 3 1 . 

1887.  Phronimella  filiformis,  Bovallius  (34),  p.  26. 

1887.  Phronimella  hippocephala,  Giles  (104),  p.  217,  pi.  m,  fig.  3. 

1888.  Phronimella  elongata,  Stebbing  (816),  p.  i362,  pi.  clxiii. 

1889.  Phronimella  elongata,  Bovallius  (36),  p.  389,  pi.  xvi,  fig.  51-67. 

Campagne  de  i885  :  Stn.  16,  surface.  Parages  des  Açores.  Un  mâle. 

Campagne  de  1887  :  Stn.  134,  surface.  Entre  les  Açores  et  Terre-Neuve.  Quatre 
mâles,  deux  femelles.  —  Stn.  137.  Quatre  mâles,  cinq  femelles.  —  Stn.  i3g.  Vingt 
mâles,  dix-sept  femelles.  —  Stn.  142.  Trois  mâles.  —  Stn.  145.  Une  femelle.  — 
Stn.  148.  Trois  mâles,  sept  femelles. 

Habitat.  — Phronimella  elongata  est  une  espèce  cosmopolite,  qui  habite  les  mers 
chaudes  et  tempérées  des  deux  hémisphères. 


Famille  des  HYPERIDiE 
Genre  Phronimopsis,  Claus  1879 

Phronimopsis  spinifera,  Claus 

1879.    Phronimopsis  spinifer,  Claus  (9H),  p.  5,  pi.  i,  fig.  i-3. 

1889.    Phronimopsis  spinifera,  Bovallius  (36),  p.  326,  pi.  xiv,  fig.  3o-35. 

Campagne  de  1887  :  Stn.  142,  surface.  Entre  les  Açores  et  Terre-Neuve.  Un 
mâle  adulte  et  un  jeune  exemplaire.  —  Stn.  148.  Un  mâle,  une  femelle. 

Habitat.  —  Cette  rare  espèce  a  été  trouvée  pour  la  première  fois  à  Messine.  Le 
Dr  Bovallius  lui  assigne  comme  habitat  les  régions  tropicales  et  tempérées  de  l'Atlan- 
tique nord;  la  provenance  des  exemplaires  qu'il  a  examinés  ne  dépassait  pas,  au 
nord,  le  32e  degré  de  latitude.  h' Hirondelle  a  capturé  Phronimopsis  spinifera  par 
420  5o'.  La  Melita  en  a  pris  un  exemplaire  en  Méditerranée,  au  voisinage  de 
Minorque,  et  un  autre,  dans  l'Atlantique,  en  vue  de  Tenerife. 


—  i3g  — 

Genre  Hyperia,  Latreille  1825 

Hyperia  galba,  (Montagu) 

181 3.  Cancer  Gammarus  galba,  Montagu  (165),  p.  4,  pi.  n,  fig.  2. 

i83o.  Hyperia  Latreillei,  H.  Milne-Edwards  (160),  p.  388,  pi.  xi,  fig.  1-7. 

i838.  Lestrigonus  exulans,  Kroyer  (f  35"),  p.  68. 

1889.  Hyperia  Latreillei,  Bovallius  (36),  p.   164,  pi.  ix,  fig.   3 1 -4 3 ,  et  pi.  x,  fig.   1-17. 

1889.  Hyperia  galba,  Bovallius  (88),  p.   180,  pi.  x,  fig.  2  5-32. 

1890.  Hyperia  galba,  G.  O.  Sars  (ÎOS),  p.  7,  pi.  n  et  pi.  m,  fig.  1. 

Campagne  de  1 885  :  Stn.  10,  surface.  Parages  des  Açores.  Une  femelle. —  Stn.  16, 
surface.  Un  mâle,  trois  femelles.  —  Stn.  26,  surface.  Océan  atlantique.  Une  femelle. 

—  Stn.  28.  Un  mâle,  quatre  femelles. 

Campagne  de  1886  :  Stn.  83,  surface.  Océan  atlantique.  Nombreux  exemplaires. 
Campagne  de  1887  :  Stn.  100,  surface.  Parages  des  Açores.  Une  femelle. 
Campagne  de  1888  :  Stn.  25o,  surface.  Océan  atlantique.  Nombreux  exemplaires. 

—  Stn.  253,  profondeur  i3oom.  Deux  femelles.  —  Stn.  256,  profondeur  2200™.  Deux 
femelles. 

En  dehors  des  stations  citées  ci-dessus,  Hyperia  galba  a  été  fréquemment 
capturée  à  la  surface,  sous  des  Méduses  (3).  Les  exemplaires  des  Stn.  253  et  256  ont 
été  très  probablement  pris  pendant  la  remonte  du  filet;  les  tubes  qui  les  contenaient 
portaient  l'étiquette  :  «revenus  vivants  »,  tandis  que  la  plupart  des  autres  Amphi- 
podes  des  mêmes  stations  étaient  morts  en  arrivant  à  la  surface.  Le  fonctionnement 
du  filet  à  gouvernail  employé  par  Y  Hirondelle  n'était  pas  aussi  assuré  que  celui  du 
filet  bathypélagique  à  rideau  qui  a  servi  à  bord  de  la  Princesse-Alice  (5,  p.  1 38). 

Habitat.  —  Hyperia  galba  est  très  répandue  dans  l'Atlantique  et  dans  l'Océan 
glacial  arctique.  Le  Dr  Bovallius  la  cite  comme  ayant  été  prise  en  Méditerranée,  et 
nous  savons  par  M.  Caïman  (41his,  p.  265)  qu'elle  habite  le  nord  de  l'Océan  pacifique, 
où  elle  a  été  rencontrée  dans  le  Puget-Sound  (Etats-Unis). 

Hyperia  schizogeneios,  Stebbing 

(PI.  XVII,  fig.   1) 

i865.  ?  Lestrigonus  mediterranens,  Costa  (84),  p.  34. 

1888.  Hyperia  schizogeneios,  Stebbing  (Si6),  p.   i3()i,  pi.  clxviii. 

1889.  Hyperia  schizogeneios,  Bovallius  (36),  p.  221. 
1892.  Hyperia  schizogeneios,  Chevreux  (S6),  p.  233. 

Campagne  de  i885  :  Stn.  i5,  surface.  Parages  des  Açores.  Vingt-deux  mâles, 
trois  femelles.  —  Stn.  16,  surface.  Trois  mâles,  dix-huit  femelles.  —  Stn.  18,  surface. 
Une  femelle.  ■ —  Stn.  19,  surface.  Océan  atlantique.  Un  mâle,  deux  femelles. 


—  140  — 

Campagne  de  1887  :  Stn.  126,  surface.  Parages  desAçores.  Quatre  mâles,  vingt- 
six  femelles. —  Stn.  129,  surface.  Trois  mâles.  —  Stn.  134,  surface.  Entre  les  Açores 
et  Terre-Neuve.  Vingt-sept  mâles,  quatorze  femelles. —  Stn.  137,  surface.  Trois  mâles. 

—  Stn.  i3q,  surface.  Six  mâles,  une  femelle.  —  Stn.  142,  surface.  Onze  mâles,  sept 
femelles.  —  Stn.  145,  surface.  Un  mâle.  —  Stn.  148,  surface.  Sept  mâles. 

Campagne  de  1888  :  Stn.  179,  surface.  Océan  atlantique.  Un  mâle,  deux  femelles. 

—  Stn.  187,  surface.  Parages  des  Açores.  Un  mâle.  —  Stn.  208,  surface.  Deux  mâles, 
seize  femelles.  —  Stn.  212.  Deux  femelles.  —  Stn.  2i5,  surface.  Cinq  mâles,  quatre 
femelles.  —  Stn.  246,  surface.  Un  mâle.  —  Stn.  258,  profondeur  78 im.  Océan  atlan- 
tique. Une  femelle. 

Le  Rév.  Stebbing  a  publié  une  excellente  et  très  complète  description  de  la 
femelle  à'Hyperia  schi\ogeneios,  mais  l'auteur  des  Challenge?-  Amphipoda  n'a  eu 
entre  les  mains  que  de  jeunes  mâles,  dont  les  articles  du  fiagellum  des  antennes 
n'avaient  pas  encore  pris  la  forme  allongée  qu'ils  affectent  chez  les  mâles  adultes  des 
Hyperia.  L'examen  d'un  très  grand  nombre  d'exemplaires  de  divers  âges  m'a  démon- 
tré que  le  mâle,  complètement  adulte,  différait  beaucoup,  non  seulement  de  la 
femelle,  mais  du  jeune  mâle.  En  dehors  des  98  mâles  et  des  97  femelles,  capturés  par 
Y  Hirondelle  dans  dix-neuf  stations  de  l'Atlantique  nord,  j'ai  pu  examiner  40  mâles 
et  46  femelles,  pris  par  la  MELITA  dans  trois  stations,  au  voisinage  des  îles  Canaries, 
et  dans  huit  stations  de  la  Méditerranée  occidentale.  Dans  presque  toutes  les  opéra- 
tions, ces  exemplaires  étaient  les  seuls  représentants  de  la  famille  des  Hyperidœ;  il 
est  donc  bien  évident  que  ce  sont  les  mâles  et  les  femelles  d'une  même  espèce. 

Le  Dr  Bovallius  (36,  p.  221)  a  décrit,  comme  mâle  adulte  à' Hyperia  schi\oge~ 
neios,  une  forme,  aux  antennes  moins  longues  que  le  corps,  que  j'assimile,  avec 
quelque  doute,  à  un  mâle,  incomplètement  adulte,  de  cette  espèce.  La  couleur 
indiquée  par  le  Dr  Bovallius  :  «  almost  hyaline  ivith  small  red  spotts  »  est  bien  diffé_ 
rente  de  celle  des  exemplaires  que  j'ai  eu  occasion  d'examiner  vivants.  Dans  l'Océan, 
comme  dans  la  Méditerranée,  le  corps  de  ces  exemplaires  présentait  une  coloration 
uniforme,  d'un  brun  violacé,  et  tous  les  appendices  étaient  d'un  blanc  translucide; 
les  yeux  étaient  noirs. 

Mâle  adulte.  —  Le  corps  est  beaucoup  moins  épais  que  celui  des  femelles.  La 
tête,  un  peu  plus  haute  que  le  premier  segment  du  mésosome,  se  termine,  à  sa  partie 
inférieure,  par  un  prolongement  assez  aigu.  Tous  les  segments  du  mésosome  sont 
bien  délimités  dorsalement.  Les  plaques  coxales,  déjà  peu  distinctes  chez  la  femelle 
et  chez  le  jeune  mâle,  sont  complètement  soudées  avec  les  segments  correspondants, 
chez  le  mâle  adulte.  Les  plaques  épimérales  du  premier  segment  du  métasome 
présentent  un  contour  arrondi;  celles  des  deux  segments  suivants  sont  à  peu  près 
rectangulaires.  Le  premier  segment  de  l'urosome  atteint  le  double  de  la  longueur  des 
deux  segments  suivants,  qui  sont  soudés  ensemble. 

Les  yeux,  comprenant  un  très  grand  nombre  d'ocelles,  occupent  presque  toute 
la  surface  de  la  tête.  Les  antennes  supérieures  atteignent  à  peu  près  la  longueur  du 


—  141  — 

corps.  Le  premier  article  du  pédoncule  est  beaucoup  plus  long  que  l'ensemble  des 
deux  suivants.  Le  premier  article  du  flagellum,  à  peu  près  aussi  long  que  le  pédon- 
cule, porte,  au  bord  postérieur,  une  épaisse  rangée  de  fines  tigelles  olfactives.  Le 
second  article,  très  court,  présente,  au  bord  postérieur,  un  petit  tubercule  arrondi, 
garni  de  deux  grosses  tigelles  olfactives  ;  ce  même  bord  se  termine  par  une  forte  dent, 
atteignant  au  niveau  du  milieu  de  l'article  suivant,  et  portant  quatre  volumineuses 
tigelles  olfactives.  Le  troisième  article,  renflé  à  l'extrémité,  porte  deux  tigelles  sem- 
blables aux  précédentes.  Les  articles  suivants,  de  trois  à  quatre  fois  aussi  longs  que 
larges,  sont  au  nombre  de  vingt-cinq  chez  l'exemplaire  qui  a  servi  à  cette  description. 
Les  antennes  inférieures  sont  beaucoup  plus  longues  que  le  corps.  Le  cinquième 
article  du  pédoncule,  beaucoup  plus  long  que  le  quatrième,  porte  une  dent  obtuse  à 
l'extrémité  du  bord  postérieur.  Le  flagellum  comprend  trente-deux  articles  très 
allongés. 

L'article  basai  des  gnathopodes  antérieurs,  très  robuste,  est  à  peu  près  aussi  long 
que  l'ensemble  des  quatre  articles  suivants.  L'article  méral  porte  deux  épines  au 
bord  postérieur.  Le  carpe,  presque  aussi  large  que  long,  présente  une  épine  à  l'extré- 
mité du  bord  antérieur,  et  deux  épines  au  bord  postérieur;  il  ne  se  prolonge  pas  tout 
à  fait  jusqu'au  niveau  du  milieu  du  propode,  et  ce  prolongement,  anguleux,  porte 
deux  épines  au  bord  antérieur,  et  se  termine  par  une  grande  épine.  Le  propode, 
beaucoup  plus  long  que  le  carpe,  se  rétrécit  graduellement,  de  la  base  à  l'extrémité  ; 
son  bord  antérieur  est  armé  de  deux  épines,  et  de  fines  denticulations  garnissent  son 
bord  postérieur.  Le  dactyle,  grêle  et  recourbé,  atteint  les  deux  tiers  de  la  longueur 
du  propode.  L'article  basai  des  gnathopodes  postérieurs,  beaucoup  plus  grêle  et  plus 
allongé  que  celui  des  pattes  précédentes,  est  presque  aussi  long  que  l'ensemble  des 
quatre  articles  suivants.  L'extrémité  du  bord  postérieur  de  l'article  méral  est  armée 
de  trois  petites  épines.  Le  carpe  se  prolonge  inférieurement  un  peu  au-delà  du  milieu 
du  propode  ;  ce  prolongement,  de  forme  concave,  est  bordé  de  nombreuses  épines. 
Le  propode,  étroit  et  allongé,  porte  deux  épines  au  bord  antérieur;  son  bord  posté- 
rieur est  lisse.  Le  dactyle,  grêle  et  droit,  n'atteint  guère  que  la  moitié  de  la  longueur 
du  propode. 

Les  pattes  des  troisième  et  quatrième  paires  sont  beaucoup  plus  longues  que  les 
pattes  précédentes.  L'article  basai  égale  en  longueur  l'ensemble  des  trois  articles 
suivants.  L'article  méral  porte  une  épine,  située  près  de  l'extrémité  du  bord  postérieur. 
Le  carpe,  très  robuste,  est  aussi  long  que  l'ensemble  des  deux  articles  précédents; 
son  bord  postérieur  porte  deux  épines  et  de  fines  denticulations.  Le  propode,  beau- 
coup plus  long  et  plus  grêle  que  le  carpe,  présente  également  de  fines  denticulations 
sur  toute  la  longueur  du  bord  postérieur.  Le  dactyle,  grêle  et  faiblement  courbé, 
n'atteint  pas  tout  à  fait  la  moitié  de  la  longueur  du  propode.  Les  pattes  de  la 
cinquième  paire  sont  un  peu  plus  longues  que  les  pattes  précédentes.  L'article  basai, 
assez  large,  égale  en  longueur  l'ensemble  de  l'article  méral  et  du  carpe;  il  porte 
quatre  petites  épines  au  bord  antérieur.  L'article  méral  et  le  carpe  sont  finement 


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denticulés  au  bord  antérieur.  Le  propode,  beaucoup  plus  long  que  le  carpe  et 
légèrement  courbé,  porte  également  de  fines  denticulations  sur  toute  la  longueur  du 
bord  antérieur.  Le  dactyle,  très  grêle  et  presque  droit,  n'atteint  que  le  quart  de  la 
longueur  du  propode.  Les  pattes  de  la  sixième  paire  ne  diffèrent  des  précédentes  que 
par  leur  longueur  un  peu  plus  grande.  Les  pattes  de  la  septième  paire  sont  un  peu 
plus  courtes  que  celles  de  la  cinquième  paire.  L'article  basai,  plus  large,  porte  deux 
épines  au  bord  antérieur.  Les  articles  suivants  sont  un  peu  plus  robustes  que  ceux 
des  pattes  précédentes.  L'article  méral,  le  carpe  et  le  propode  sont  denticulés  au  bord 
antérieur. 

Les  pléopodes  sont  remarquablement  robustes;  chacune  de  leurs  branches 
comprend  neuf  articles.  Les  branches  des  uropodes  de  la  première  paire  atteignent 
un  peu  plus  de  la  moitié  de  la  longueur  du  pédoncule.  Dans  les  uropodes  de  la  seconde 
paire,  la  branche  interne  est  presque  aussi  longue  que  le  pédoncule.  Les  branches  des 
uropodes  de  la  troisième  paire  n'atteignent  pas  la  moitié  de  la  longueur  du  pédoncule. 
Dans  les  trois  paires  d'uropodes,  les  bords  contigus  des  branches  sont  fortement 
échancrés  à  la  partie  basale,  et  finement  denticulés  sur  toute  leur  longueur.  Le  telson, 
aussi  large  que  long,  est  beaucoup  plus  court  que  les  branches  des  uropodes  de  la 
troisième  paire. 

La  longueur  des  mâles  les  plus  grands  est  de  4mm. 

Chez  les  jeunes  mâles,  dont  les  antennes  atteignent  à  peu  près  la  moitié  de  la 
longueur  du  corps,  les  deux  premiers  segments  du  mésosome  sont  soudés  ensemble  à 
leur  partie  dorsale,  et  les  uropodes  de  la  dernière  paire  ressemblent  à  ceux  des 
femelles,  les  branches  étant  presque  aussi  longues  que  le  pédoncule.  A  un  stade  plus 
avancé,  la  taille  égale  presque  celle  de  l'adulte,  tous  les  segments  du  mésosome  sont 
bien  délimités,  les  antennes  inférieures  dépassent  la  longueur  du  corps.  Le  premier 
article  du  flagellum  des  antennes  supérieures  porte  une  rangée  de  tigelles  olfactives, 
mais  les  deuxième  et  troisième  articles  sont  cylindriques  et  semblables  aux  suivants. 
Le  pédoncule  des  uropodes  de  la  dernière  paire  est  beaucoup  plus  long  que  les  bran- 
ches, et  les  denticulations  des  bords  contigus  des  branches,  à  peine  visibles  à  l'aide 
d'un  fort  grossissement,  dans  les  stades  précédents,  sont  bien  nettement  distinctes. 

Habitat.  —  Les  exemplaires  du  Challenger  ont  été  pris  au  voisinage  des  îles 
du  Cap  Vert  et  ceux  qui  ont  été  étudiés  par  le  Dr  Bovallius  provenaient  des  parages 
des  Antilles.  'L'Hirondelle  a  capturé  Hyperia  schi\ogeneios  dans  la  zone  tempérée 
de  l'Atlantique,  en  de  nombreuses  stations,  comprises  entre  38°  et  480  de  latitude 
nord  et  190  et  45°  de  longitude  ouest.  La  Melita  a  pris  cette  même  espèce  dans 
l'Atlantique,  au  voisinage  des  îles  Canaries  et  au  large  du  banc  d'Arguin,  et,  en 
Méditerranée,  au  large  du  cap  de  Très  Forças,  au  voisinage  de  Minorque,  à 
Antibes  et  dans  quatre  stations  de  la  côte  d'Algérie. 

C'est  le  seul  Amphipode  du  genre  Hyperia  qui  ait  été  rencontré  par  la  MELITA 
dans  la  Méditerranée  occidentale.  Le  Dr  Bovallius  cite,  il  est  vrai,  Hyperia  Latreillei 
(=  Hyperia  galba  Montagu)  comme  ayant  été  capturée  en  Méditerranée,  sans  en 


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donner  la  provenance  exacte,  mais  cette  capture  a  pu  être  faite  au  voisinage  du 
détroit  de  Gibraltar,  où  YHyperia  aurait  été  entraînée  par  les  courants,  avec  les 
Méduses  dont  elle  est  commensale.  Il  semble  assez  probable  que  le  Lesirigonus 
méditer  raneus,  dont  Costa  (84,  p.  34)  a  donné  une  courte  diagnose,  d'après  un  exem- 
plaire provenant  du  golfe  de  Naples,  n'est  autre  qu'un  mâle  &  Hyperia  schi^ogeneios. 
Au  cas  où  cette  hypothèse  serait  reconnue  exacte,  l'espèce  dont  il  vient  d'être  question 
devrait  prendre  le  nom  à'Hyperia  mediterranea  (Costa). 


Genre  Hyperioides,  nov.  gen. 

Corps  beaucoup  plus  comprimé  que  chez  les  espèces  du  genre  Hyperia.  Tête 
prolongée  antérieurement,  au-dessus  de  l'insertion  des  antennes  supérieures.  Yeux 
n'occupant  que  la  partie  supérieure  de  la  tête.  Palpe  des  mandibules  remarquable- 
ment long.  Partie  basale  des  maxillipèdes  très  allongée;  lobe  interne  peu  développé. 
Carpe  des  gnathopodes  fortement  prolongé  dans  les  deux  paires.  Pattes  des  cinquième 
et  sixième  paires  très  longues,  d'égale  taille  ;  pattes  de  la  septième  paire  beaucoup 
plus  courtes.  Uropodes  assez  allongés.  Telson  beaucoup  plus  large  que  long,  semi- 
circulaire. 

Hyperioides  longipes,  nov.  sp. 

(PI.   XVII,   fig.    2) 

Campagne  de  1888  :  Stn.  169,  profondeur  494m.  Océan  atlantique.  Un  mâle 
adulte.  —  Stn.  253,  profondeur  i3oom.  Un  jeune  mâle,  une  femelle.  —  Stn.  256, 
profondeur  22oom.  Un  jeune  mâle.  —  Stn.  ?58,  profondeur  78im.  Une  femelle. 

Mâle.  —  Le  corps,  assez  grêle,  est  moins  épais  que  celui  des  espèces  du  genre 
Hyperia.  La  tête,  très  allongée,  presque  aussi  longue  que  l'ensemble  des  six  premiers 
segments  du  mésosome,  se  prolonge  antérieurement  pour  former  une  sorte  de  pro- 
jection rostrale  obtuse,  sous  laquelle  les  antennes  supérieures  sont  insérées.  Les  deux 
premiers  segments  du  mésosome  sont  soudés  ensemble  à  la  partie  dorsale.  Les 
plaques  coxalesne  sont  pas  nettement  délimitées  des  segments  qui  leur  correspondent. 
Les  plaques  épimérales  des  deuxième  et  troisième  segments  du  métasome  sont 
quelques  peu  prolongées  en  arrière  et  légèrement  aiguës.  Le  premier  segment  de 
l'urosome  est  beaucoup  plus  long  que  les  deux  suivants  réunis;  comme  d'habitude, 
ces  derniers  sont  soudés  ensemble. 

Les  yeux  n'occupent  qu'une  portion  de  la  partie  supérieure  de  la  tête.  Les 
antennes  supérieures  atteignent  à  peu  près  les  deux  tiers  de  la  longueur  du  corps.  Le 
premier  article  du  pédoncule,  très  volumineux,  est  suivi  de  deux  articles  extrême- 
ment courts.  Le  premier  article  du  flagellum,  beaucoup  plus  long  que  le  pédoncule, 
porte,   au   bord   postérieur,  une  épaisse  rangée  de  tigelles  olfactives.   Les  articles 


—  144  — 

suivants,  au  nombre  d'une  vingtaine,  présentent  de  nombreuses  petites  soies  au  bord 
postérieur.  Les  antennes  inférieures  sont  à  peu  près  aussi  longues  que  le  corps.  Le 
dernier  article  du  pédoncule  est  beaucoup  plus  long  et  plus  étroit  que  l'article  précé- 
dent. Le  flagellum  comprend  une  trentaine  d'articles  très  allongés,  dont  les  cinq 
premiers  sont  ciliés  au  bord  antérieur. 

L'article  basai  des  gnathopodes  antérieurs  est  aussi  long  que  l'ensemble  des  cinq 
articles  suivants.  L'article  ischial,  plus  large  que  long,  porte  une  épine  au  bord  posté- 
rieur. L'article  méral,  quadrangulaire,  présente,  au  bord  inférieur,  une  forte  épine, 
suivie  de  six  épines  très  petites.  Le  carpe,  très  volumineux,  porte  une  longue  épine 
à  l'extrémité  du  bord  antérieur,  et  une  épine  un  peu  plus  courte,  située  vers  le  milieu 
du  bord  postérieur;  son  prolongement,  triangulaire,  s'étend  jusqu'au  niveau  du 
milieu  du  propode,  et  se  termine  par  une  forte  épine;  trois  petites  épines  sont  situées 
le  long  du  bord  antérieur  de  ce  prolongement.  Le  propode,  finement  denticulé  le 
long  du  bord  postérieur,  porte  trois  grandes  épines  au  bord  antérieur.  Le  dactyle., 
grêle  et  légèrement  courbé,  n'atteint  pas  tout  à  fait  les  deux  tiers  de  la  longueur  du 
propode.  Les  gnathopodes  postérieurs  sont  un  peu  plus  longs  que  les  gnathopodes 
antérieurs.  L'article  basai,  très  robuste,  égale  en  longueur  l'ensemble  des  cinq  articles 
suivants.  L'article  méral  porte  deux  épines  à  l'extrémité  du  bord  postérieur.  Le 
carpe,  armé  de  deux  épines  au  bord  antérieur,  se  prolonge,  en  arrière,  en  un  lobe 
assez  étroit,  atteignant  à  peu  près  les  deux  tiers  de  la  longueur  du  propode,  et  garni 
de  quatre  épines  au  bord  antérieur.  Le  propode,  étroit  et  allongé,  porte  trois  épines 
au  bord  antérieur.  Le  dactyle,  légèrement  courbé,  atteint  la  moitié  de  la  longueur  du 
propode. 

Les  pattes  des  troisième  et  quatrième  paires,  grêles  et  allongées,  atteignent  un 
peu  plus  du  double  de  la  longueur  des  gnathopodes  antérieurs.  L'article  basai,  assez 
fortement  renflé  en  son  milieu,  est  aussi  long  que  l'ensemble  des  trois  articles  suivants. 
Le  propode  est  un  peu  plus  long  et  beaucoup  plus  grêle  que  le  carpe.  Le  dactyle, 
mince  et  aigu,  atteint  près  des  deux  tiers  de  la  longueur  du  propode.  Les  pattes  de  la 
cinquième  paire  sont  beaucoup  plus  allongées  que  les  pattes  précédentes.  L'article 
basai,  presque  aussi  long  que  l'ensemble  des  trois  articles  suivants,  se  prolonge  anté- 
rieurement jusqu'au  milieu  de  l'article  ischial.  L'article  méral  n'atteint  que  les  deux 
tiers  de  la  longueur  du  carpe,  qui  est,  lui  même,  beaucoup  plus  court  que  le  propode. 
Le  dactyle,  très  grêle,  atteint  le  quart  de  la  longueur  du  propode.  Les  pattes  de  la 
sixième  paire,  de  même  longueur  que  les  précédentes,  n'en  diffèrent  que  par  la 
rangée  d'épines  dont  le  bord  antérieur  de  leur  article  basai  est  armé.  Les  pattes  de  la 
septième  paire,  très  courtes,  n'atteignent  qu'au  niveau  de  l'extrémité  du  carpe  des 
pattes  précédentes.  L'article  basai  est  beaucoup  plus  long  que  l'ensemble  des  trois 
articles  suivants;  son  bord  antérieur,  armé  de  huit  petites  épines,  se  prolonge  au-delà 
du  milieu  de  l'article  ischial;  son  bord  postérieur  forme  un  angle  droit  avec  le  bord 
inférieur.  L'article  méral,  un  peu  plus  long  que  le  carpe,  est  notablement  plus  court 
que  le  propode.  Le  dactyle  atteint  plus  du  tiers  de  la  longueur  du  propode. 


—  145  — 

Les  branches  des  pléopodes  se  composent  de  dix  articles.  Le  pédoncule  des 
uropodes  de  la  première  paire  est  beaucoup  plus  long  que  les  branches.  La  branche 
externe,  un  peu  plus  courte  que  la  branche  interne,  porte  quelques  grandes  dents  au 
bord  externe,  et  présente,  vers  la  base  du  bord  interne,  une  profonde  échancrure 
arrondie.  La  branche  interne,  lancéolée,  est  finement  denticulée  au  bord  externe. 
Les  branches  des  uropodes  de  la  deuxième  paire,  un  peu  plus  courtes  que  le  pédon- 
cule, sont  de  même  forme  que  les  précédentes,  et  semblablement  armées,  mais  la 
branche  externe  est  un  peu  plus  longue  que  la  branche  interne.  Le  pédoncule  des 
uropodes  de  la  troisième  paire  est  très  volumineux  et  très  allongé.  La  branche 
externe  atteint  un  peu  plus  de  la  moitié  de  la  longueur  du  pédoncule;  son  bord 
externe  porte  quatre  dents  peu  accentuées  ;  son  bord  interne,  profondément  échancré, 
est  finement  denticulé.  La  branche  interne,  un  peu  plus  courte  que  l'autre,  est  lisse 
au  bord  interne  et  finement  denticulée  au  bord  externe.  Le  telson,  beaucoup  plus 
large  que  long,  à  peu  près  semi-circulaire,  n'atteint  pas  le  tiers  de  la  longueur  du 
pédoncule  des  uropodes  de  la  troisième  paire. 

La  longueur  de  l'exemplaire  décrit  ci-dessus  était  de  6mm. 

Femelle.  —  Le  corps  est  assez  comprimé,  bien  qu'un  peu  plus  volumineux  que 
celui  du  mâle.  Les  yeux  offrent  à  peu  près  le  même  aspect  que  ceux  du  mâle,  mais 
comprennent  un  beaucoup  moins  grand  nombre  d'ocelles.  Les  antennes  supérieures 
se  composent  d'un  pédoncule  bi-articulé,  dont  le  second  article  n'atteint  pas  le  tiers 
de  la  longueur  du  premier,  et  d'un  flagellum  uni-articulé,  conique,  très  allongé, 
garni  de  huit  rangées  transversales  de  tigelles  olfactives,  et  portant  deux  petites  soies 
à  son  extrémité.  Les  antennes  inférieures,  un  peu  plus  courtes  que  les  antennes  supé- 
rieures, se  composent  également  de  trois  articles,  et  sont  complètement  glabres.  Les 
autres  appendices  ne  diffèrent  pas  de  ceux  du  mâle.  La  femelle  atteint  5™™  de 
longueur. 

Genre  Parathemisto,  Boeck  1870 

Parathemisto  oblivia,  (Krôyer) 

i838.  Hyperia  oblivia,  Kroyer  (139),  p.  70,  pi.  iv,  fig.  19. 

1870.  Parathemisto  abyssorum,  Boeck  (19),  p.  86. 

1887.  Parathemisto  oblivia,  Bovallius  (34),  p.  20. 

1889.  Parathemisto  oblivia,  Bovallius  136),  p.  25 1,  pi.  xn,  fig.   n-16. 

1890.  Parathemisto  oblivia,  G.  O.  Sars  (198),  p.  10,  pi.  v,  fig.  1. 
1896.  Parathemisto  oblivia,  Bonnier  (89),  p.  611,  pi.  xxxv,  fig.  1. 
1898.  Parathemisto  oblivia,  Chevreux  (S5bis),  p.  475. 

Campagne  de  1887  :  Stn.  go,  surface.  Golfe  de  Gascogne.  Un  mâle. 
Campagne  de  1888  :  Stn.  168,  surface.  Golfe  de  Gascogne.  Trois  mâles,  treize 
femelles.  —  Stn.  169,  profondeur  494m.  Quatre  femelles. 

«9 


—  146  — 

Habitat.  —  Cette  espèce  est  assez  commune  dans  les  mers  boréales  et  arctiques, 
mais  sa  présence,  au  sud  des  Iles  Britanniques,  n'a  été  signalée  que  récemment  (S S, 
p.  611),  à  la  suite  de  la  capture  d'un  exemplaire,  provenant  des  dragages  effectués 
dans  le  Golfe  de  Gascogne  par  l'aviso  le  Caudan.  La  Melita  l'a  prise  en  grand 
nombre,  au  large  de  la  côte  occidentale  de  France,  depuis  l'île  de  Sein  jusqu'à  la 
frontière  d'Espagne,  en  traînant  un  filet  fin  entre  deux  eaux,  par  5om  à  gom  au-dessous 
de  la  surface. 


Genre  Euthemisto,  Bovallius  1887 

Euthemisto  compressa,  (Goës) 

i865.     Themisto  compressa,  Goes  (IO&),  p.  533,  pi.  xli,  fig.  34. 

1870.     Parathemisto  compressa,  Boeck  (19),  p.   7. 

1890.    Euthemisto  compressa,  G.  O.  Sars  (198),  p.  12,  pi.  v,  fig.  2. 

Campagne  de  1887  :  Stn.  1 55,  surface?  Parages  du  banc  de  Terre-Neuve.  Une 
femelle.  — Stn.  1 58,  surface?  Trois  femelles. 

Habitat.  —  Cette  espèce  n'avait  été  rencontrée,  jusqu'ici,  que  dans  l'Océan 
glacial  arctique,  au  Groenland,  au  Spitzberg,  à  Jan  Mayen.  Sa  station  la  plus  méri- 
dionale connue  était  la  côte  de  Finmark  (G.  O.  Sars). 


Euthemisto  bispinosa,  (Boeck) 

1870.  Themisto  bispinosa,  Boeck  (19),  p.  8. 

1887.  Euthemisto  bispinosa,  Bovallius  (34),  p.  22. 

1888.  Euthemisto  bispinosa,  Stebbing  (916),  p.  1408. 

1889.  Euthemisto  compressa,  Bovallius  (36),  p.  3o5,  pi.  xn,  fig.  46-57  et  pi.  xm,  fig.  32-43. 

l8nr>.       Euihpmistn    hism'nn<:,i      H     O      Çarc    /■«*!      n      t  ,1      ni      vr     fia     •> 


1890.    Euthemisto  bispinosa,  G.  O.  Sars  (19S),  p.   14,  pi.  vi,  fig. 


Campagne  de  1887  :  Stn.  154,  surface?  Parages 'du  banc  de  Terre-Neuve.  Une 
femelle.  — Stn.  1 58,  surface?  Une  femelle. 

Habitat.  —  Le  Challenger  a  pris  de  nombreux  exemplaires  de  cette  espèce  au 
large  d'Halifax  (Nouvelle-Ecosse).  On  ne  l'avait  rencontrée,  jusqu'alors,  que  dans 
l'Océan  glacial  arctique,  au  Groenland  et  sur  la  côte  septentrionale  de  Norvège. 


—  H7  — 

Famille  des  PHROSINID^E 

Genre   Phrosina,    Risso    1822 

Phrosina  semilunata,  Risso 

1822.  Phrosina  semilunata,  Risso  (18*),  p.  245. 

1S40.  Phrosina  nicetensis,  H.  Milne-Edwards  (IOI),  vol.  ni,  p.  91,  pi.  xxx,  fig.  21. 

1862.  Phrosina  longispina,  Sp.  Bâte  (15),  p.  320,  pi.  li,  fig.  7. 

1888.  Phrosina  semilunata,  Stebbing  (£16),  p.   1425,  pi.  clxxvi. 

1889.  Phrosina  semilunata,  Bovallius  |S8),  p.  426,  pi.  xvm,  fig.  3-3o. 

Campagne  de  i885  :  Stn.  16,  surface.  Parages  des  Açores.  Un  mâle,  une  femelle. 

Campagne  de  1887:  Stn.  134,  surface.  Entre  les  Açores  et  Terre-Neuve.  Neuf 
mâles,  quinze  femelles. —  Stn.  1 37,  surface.  Un  mâle,  une  femelle. —  Stn.  142,  surface. 
Deux  mâles,  six  femelles.  —  Stn.  145.  Une  femelle. —  Stn.  148,  surface.  Deux  mâles, 
une  femelle. 

Campagne  de  1888  :  Stn.  174.  Dans  l'estomac  des  Germons.  Océan  atlantique. 
Vingt-deux  femelles. —  Stn.  212,  surface.  Parages  des  Açores.  Deux  femelles.  — 
Stn.  21 5,  surface.  Une  femelle.  —  Stn.  252,  dans  l'estomac  d'un  Germon.  Océan 
atlantique.  Six  femelles.  —  Stn.  262,  dans  l'estomac  d'un  Germon.  Une  femelle. 

Tous  les  exemplaires  pris  au  filet  fin  ou  au  chalut  de  surface  sont  de  très  petite 
taille,  et  ne  dépassent  pas  5mm  à  6mm  de  longueur,  tandis  que  tous  ceux  qui  ont  été 
trouvés  dans  l'estomac  des  Germons  atteignent  les  dimensions  des  exemplaires  adultes 
de  la  Méditerranée. 

Habitat.  — Phrosina  semilunata  est  une  espèce  cosmopolite;  elle  a  été  rencon- 
trée dans  la  Méditerranée,  l'Atlantique,  le  Pacifique,  et  l'Océan  indien  (Bovallius). 


Genre  Anchylomera,  H.  Milne-Edwards  i83o 
Anchylomera  Blossevillei,  H.  Milne-Edwards 

i83o.  Anchylomera  Blossevillei,  H.  Milne-Edwards  (1BO),  p.  394. 

i836.  Hieraconyx  abbreviatus,  Goérin  (115),  p.  5,  pi.  xvn,  fig.  2. 

i85o.  Cheiropristes  messanensis,  de  Natale  (108),  p.  8,  pi.   1,  fig.   2. 

i852.  Anchylomera  purpurea,  Dana  (8*),  p.   1001,  pi.  lxviii,  fig.  9. 

i852.  Anchylomera  thyropodes,  Dana  (8Ï),  p.   1004,  pi.  lxviii,  fig.  10. 

1862.  Anchylomera  antipodes,  Sp.    Bâte  (15),  p.   322,  pi.  li,  fig.  9-10. 

1862.  Anchylomera  abreviata,  Sp.  Bâte  (15),  p.  324,  pi.  lu,  fig.  3. 

1888.  Anchylomera  Blossevillei,  Stebbing  (Slfi),  p.  1433,  pi.  clxxvii. 

1889.  Anchylomera  Blossevillei,  Bovallius    (86),  p.  412,  pi.  xvn,  fig.  1-22. 

Campagne  de  1887  :  Stn.  134,  surface.  Entre  les  Açores  et  Terre-Neuve.  Une 


—  148  — 

femelle. —  Stn.  142,  surface.  Un  mâle,  une  femelle. —  Stn.  145,  surface.  Une  femelle. 
—  Stn.  148,  surface.  Une  femelle. 

Habitat.  —  Cette  espèce  a  été  rencontrée  dans  toutes  les  mers  du  globe,  sauf 
dans  TOcéan  glacial  arctique. 


Genre  Euprimno,  Bovallius  1889 

Euprimno  macropus,  (Guérin) 

i836.  Primno  macropa,  Guérin  (lf  5),  p.  4,  pi.  xvn,  fig.  1. 

1862.  Primno  macropa,  Sp.  Bâte  (15),  p.  322,  pi.  li,  fig.  8. 

1888.  Primno  macropa,   Stebbing  (S1G),  p.   1441,  pi.  clxxviii. 

1889.  Euprimno  macropus,  Bovallius  (3©),  p.  400,  pi.  xvn,  fig.  23-40. 

Campagne  de  1888  :  Stn.  253,  profondeur  i3oom.  Océan  atlantique.  Une  femelle. 
—  Stn.  258,  profondeur  78 im.  Deux  femelles. 

Habitat.  —  Cette  espèce  a  été  décrite  par  Guérin,  d'après  un  exemplaire  prove- 
nant des  mers  du  Chili.  Le  Dr  Bovallius  lui  assigne  pour  habitat  les  régions  tropicale 
et  subtropicale  de  l'Atlantique  et  du  Pacifique,  et  l'Océan  indien.  Le  Challenger 
en  a  pris  un  exemplaire  dans  le  Pacifique  sud,  par  36°  32'  de  latitude.  L'Hirondelle 
l'a  rencontrée  entre  les  47e  et  48e  degrés  de  latitude  nord. 


Famille  des  PHORCIDiE 

Genre  Phorcorrhaphis,  Stebbing  1888 

Phorcorrhaphis  Zamboangae,  Stebbing 

(PI.    XVIII,    fig.     I.) 

1888.    Phorcorrhaphis  Zamboangœ,  Stebbing  (S1G),  p.  1452,  pi.  clxxx. 

Campagne  de  i885  :  Stn.  16,  surface.  Parages  des  Açores.  Deux  exemplaires. 

Habitat.  —  On  ne  connaissait,  jusqu'ici,  que  deux  exemplaires  de  cette  remar- 
quable espèce,  provenant  de  l'expédition  du  CHALLENGER.  L'un  de  ces  exemplaires 
a  été  capturé  aux  îles  Philippines,  au  voisinage  de  Zamboanga;  l'autre  fut  pris  dans 
l'Atlantique,  à  peu  de  distance  de  Madère.  Les  exemplaires  de  YHirondelle  sont 
identiques  à  la  forme  de  Madère,  qui  diffère  quelque  peu  de  celle  des  Philippines. 

Les  pattes  de  la  cinquième  paire  sont  extrêmement  longues  et  fragiles  chez  cette 
espèce,  et  leur  extrémité  manquait  dans  les  exemplaires  du  Challenger.  Ces  pattes 


—   149  — 

étaient  intactes  chez  un  des  exemplaires  de  Y  Hirondelle;  elles  sont  caractérisées 
par  les  dimensions  inusitées  du  propode,  qui  dépasse  en  longueur  l'ensemble  des 
trois  articles  précédents.  L'extrémité  du  propode  est  garnie  de  deux  petites  soies;  il 
n'y  a  pas  trace  de  dactyle.  La  longueur  de  cet  exemplaire  était  de  4mm. 


Famille  des  TYPHIDjE 
Genre  Platyscelus,  Sp.  Bâte  1861 

Platyscelus  serratulus,  Stebbing 

1879.    Eutyphis  serratus,  Claus  (99),  p.  n. 

1887.  Eutyphis  serratus,  Claus  (80),  p.  3j,  pi.  ni,  fig.  5-14. 

1888.  Platyscelus  serratulus,  Stebbing  (£10),  p.  1470. 

Campagne  de  1887  :  Stn.  134,  surface.  Entre  les  Açores  et  Terre-Neuve.  Deux 
mâles. —  Stn.  137,  surface.  Un  mâle. —  Stn.  148,  surface.  Quatre  mâles,  trois  femelles. 

Habitat.  —  Claus  a  décrit  cette  espèce  d'après  des  exemplaires  provenant  de 
Messine,  et  lui  assigne  également  pour  habitat  l'Océan  indien.  Le  Challenger  en  a 
pris  plusieurs  exemplaires  dans  la  zone  tropicale  de  l'Atlantique  nord.  La  Melita 
l'a  trouvée  en  Méditerranée,  au  large  de  la  côte  méridionale  de  France. 

Genre  Hemityphis,  Claus  1879 

•  '  Hemityphis  tenuimanus,  Claus 

1879.  Hemityphis  tenuimanus,  Claus  (90),  p.   12. 

1887.  Dithyrus  tenuimanus,  Bovallius  (34),  p.  46. 

1887.  Hemityphis  tenuimanus,  Claus  (8O),  p.  38,  pi.  iv,  fig.  i-i3. 

1888.  Hemityphis  tenuimanus,  Stebbing  (810),  p.  1472,  pi.  clsxxhi. 

Campagne  de  1887  :  Stn.  142,  surface.  Entre  les  Açores  et  Terre-Neuve.  Neuf 
mâles.  —  Stn.  145,  surface.  Un  mâle. 

Habitat.  —  Claus  indique,  comme  habitat  de  cette  espèce,  l'Océan  atlantique 
et  le  cap  de  Bonne  Espérance.  Le  Challenger  l'a  capturée  au  sud  de  l'Australie  et 
dans  la  région  tropicale  de  l'Atlantique  nord. 


i5o  — 


Genre  Paratyphis,  Claus  1879 

Paratyphis  parvus,  Claus 
1887.    Paratyphis  parvus,  Claus  (80),  p.  40,  pi.  vu,  fig.   1 3-2 1. 

Campagne  de  1887  :  Stn.  142,  surface.  Entre  les  Açores  et  Terre-Neuve.  Un 
mâle. 

Habitat.  —  Les  exemplaires  étudiés  par  Claus  provenaient  de  Lagos  et  de 
l'Océan  atlantique. 


Genre   Tetrathyrus,   Claus  1879 

Tetrathyrus  forcipatus,  Claus 

1879.  Tetrathyrus  forcipatus,  Claus  [99),  p.   14. 

1887.  Tetrathyrus  forcipatus,  Bovallius  (34),  p.  47. 

1887.  Tetrathyrus  forcipatus,  Claus  (8©),  p.  40,  pi.  v,  fig.   10-18  et  pi.  vi,  fig.  i-3. 

1888.  Tetrathyrus  forcipatus,  Stebbing  (SIS),  p.   1484. 

Campagne  de  1887:  Stn.  1 34,  surface.  Entre  les  Açores  et  Terre-Neuve.  Quatre 
mâles.  —  Stn.  145,  surface.  Un  mâle.  —  Stn.  148,  surface.  Une  femelle. 

Habitat.  —  Les  exemplaires  étudiés  par  Claus  provenaient  de  l'Océan  atlantique 
et  du  cap  de  Bonne  Espérance.  Le  Challenger  a  pris  cette  espèce  dans  la  zone 
tropicale  de  l'Atlantique  nord.  Le  Rév.  Stebbing  (816,  p.  1485)  signale  sa  présence 
en  Méditerranée,  près  de  Malte. 


Genre  Amphithyrus,  Claus  1879 

Amphithyrus  bispinosus,  Claus 

1879.  Amphithyrus  bispinosus,  Claus  (99),  p.  i5. 

1887.  Amphithyrus  bispinosus,  Bovallius  (34),  p.  48. 

1887.  Amphithyrus  bispinosus,  Claus  (80),  p.   41,  pi.  vi,  fig.  4-16. 

1888.  Amphithyrus  bispinosus,  Stebbing  (918),  p.  1489. 

Campagne  de  i885  :  Stn.  i5,  surface.  Parages  des  Açores.  Un  mâle.  —  Stn.  16, 
surface.  Un  mâle. 


—  i5i  — 

Campagne  de  1887  :  Stn.  134,  surface.  Entre  les  Açores  et  Terre-Neuve.  Sept 
mâles. —  Stn.  148,  surface.  Dix-huit  mâles. 

Habitat.  —  Les  exemplaires  de  cette  espèce,  décrits  par  Claus,  provenaient  de 
FOcéan  atlantique.  Le  Challenger  en  a  pris  un  spécimen,  à  la  surface,  dans  l'Atlan- 
tique; la  provenance  exacte  n'est  pas  indiquée. 

Claus  assigne  à  cette  espèce  la  taille,  très  petite,  de  2mm  5,  et  l'exemplaire  du 
Challenger  mesurait  à  peu  près  cette  longueur.  La  plupart  des  exemplaires  de 
Y  Hirondelle  sont  plus  grands,  et  quelques  uns  d'entre  eux  atteignent  4mm. 


Famille  des  SCELID^E 
Genre  Parascelus,   Claus   1879 

Parascelus  typhoides,  Claus 

1879.    Parascelus  typhoïdes,  Claus  (19),  p.  19. 

1887.     Parascelus  typhoïdes,  Bovallius  (34),  p.  44. 

1887.    Parascelus  typhoïdes,  Claus  (80),  p.  46,  pi.  ix,  fig.  12-16  et  pi.  x,  fig.  i2-i3. 

Campagne  de  1887  :  Stn.  134,  surface.  Entre  les  Açores  et  Terre-Neuve.  Une 
femelle,  avec  des  embryons.  —  Stn.  148,  surface.  Deux  mâles. 

Habitat.  —  Les  seuls  exemplaires  connus  de  cette  espèce  ont  été  trouvés  en 
Méditerranée,  à  Naples  et  à  Messine  (Claus). 


Genre  Schizoscelus,  Claus  1879 

Schizoseelus  ornatus,  Claus 

1879.  Schizoscelus  ornatus,  Claus  (19),  p.  21. 

1887.  Schizoscelus  ornatus,  Bovallius  (34),  p.  44. 

1887.  Schizoscelus  ornatus,  Claus  (89),  p.  44,  pi.  x,  fig.  1-11. 

1888.  Schijoscelus  ornatus,  Stebbing  (£16),  p.   1504. 

Campagne  de  1887  :  Stn.  i3c),  surface.  Entre  les  Açores  et  Terre-Neuve.  Une 
femelle  ovifère. 

Habitat.  —  Claus  n'a  eu  entre  les  mains  que  deux  exemplaires,  un  mâle  et  une 
femelle  de  cette  rare  espèce;  ces  exemplaires  provenaient  de  l'Océan  atlantique.  Le 
Challenger  a  pris  un  mâle  de  Schiioscelus  ornatus,  à  la  surface,  dans  la  baie  de 
Zebu  (îles  Philippines). 


I  52    

Famille  des  PRONOID^E 
Genre  Eupronoe,  Claus  1879 

Eupronoe  armata,  Claus 
1887.     Eupronoe  armata,  Claus  (8©),  p.  52,  pi.  xm,  fîg.  7-17. 

Campagne  de  i885  :  Stn.  i5,  surface.  Parages  des  Açores.  Un  mâle. 

Campagne  de  1887  :  Stn.  145,  surface.  Entre  les  Açores  et  Terre-Neuve.  Un 
jeune  exemplaire.  —  Stn.  148,  surface.  Un  mâle,  une  femelle,  plusieurs  jeunes 
exemplaires. 

Campagne  de  1888  :  Stn.  2i5,  surface.  Parages  des  Açores.  Douze  jeunes  exem- 
plaires. 

Chez  les  exemplaires  adultes,  conservés  dans  l'alcool,  les  yeux  sont  rouges, 
la  partie  dorsale  du  métasome  porte  cinq  rangées  longitudinales  de  petites  taches 
noires  arrondies,  le  métasome  est  maculé  de  taches  rouges  en  forme  d'étoiles. 

Habitat. —  Claus  assigne  pour  habitat  à  cette  espèce  l'Océan  atlantique,  Zanzibar, 
et  le  détroit  d'Ombaai,  près  Timor. 


Genre  Parapronoe,  Claus  1879 

Parapronoe  crustulum,  Claus 

1879.  Parapronoe  crustulum,  Claus  (ÏS),  p.  3i. 

1887.  Parapronoe  crustulum,  Bovallius  (34),  p.  42. 

1887.  Parapronoe  crustulum,  Claus  (80),  p.  55,  pi.  xv,  fig.  i-i5. 

1888.  Parapronoe  crustulum,  Stebbing  (810),  p.   i53o,  pi.  cxciii,  A. 

Campagne  de  1888  :  Stn.  262,  surface.  Océan  atlantique.  Dans  l'estomac  d'un 
Germon.  Une  femelle. 

Habitat.  —  Claus  cite,  comme  provenances  des  exemplaires  qu'il  a  examinés, 
l'Océan  atlantique,  Lagos  et  Zanzibar.  Le  Challenger  a  pris  cette  espèce  dans 
quatre  stations  de  l'Atlantique  nord. 

Parapronoe  Campbelli,  Stebbing 
1888.    Parapronoe  Campbelli,  Stebbing  (StO),  p.  r522,  pi.  clxxxix. 

Campagne  de  i885  :  Stn.  i5,  surface.  Parages  des  Açores.  Un  mâle. 
Habitat.  —  Les  exemplaires  du  Challenger  ont  été  pris  à  la  surface,  entre  le 
Japon  et  Honolulu. 


1870 

i887 

1887 
1888 
1890 


—  i53 


Famille  des   LYCEID.E 

Genre  Tryphsena,  Boeck  1870 

Tryphœna  Malmi,  Boeck 

Tryphœna  Malmi,  Boeck  (19),  p.  g. 
Tryphœna  Malmi,  Bovallius  (34),  p.  3o. 
Tryphœna  Nordenskiôldi,  Bovallius  (34),  p.  3o. 
Tryphxna  Boecki,  Stebbing  (91S),  p.  1 5 3g,  pi.  cxciv. 
Tryphxna  Malmi,  G.  0.  Sars  (tOS),  p.  17,  pi.  vu. 


Campagne  de  1887  :  Stn.  1 34,  surface.  Entre  les  Açores  et  Terre-Neuve.  Un  mâle. 

Habitai. —  Décrite  par  Boeck  et  par  le  Professeur  G.  O.  Sars  d'après  des  exem- 
plaires provenant  de  la  côte  occidentale  de  Norvège,  cette  espèce  a  été  rencontrée 
près  des  îles  Far-Ôer,  par  la  SOFIA  (83,  p.  573),  et  au  voisinage  des  îles  du  Cap  Vert, 
par  le  Challenger. 


Genre  Brachyscelus,  Sp.  Bâte  1861 

Brachyscelus  crusculum,   Sp.  Bâte 


1861 
1862 
1887 
1888 
i893 


Brachyscelus  crusculum,  Sp.  Bâte  )14),  p.   7,  pi.  ir,  fig.  1-2. 
Brachyscelus  crusculum,  Sp.  Bâte  (15),  p.  333,  pi.  Lin,  fig.  2-3. 
Thamyris  crusculum,  Bovallius  ($4),  p.  3i. 
Brachyscelus  crusculum,  Stebbing  (SUS),  p.  1544,  pi.  cxcv. 
Brachyscelus  crusculum,  Chevreux  (SO),  p.  70,  fig.  1-8  du  texte. 


Campagne  de  1888  :  Stn.  174,  surface.  Océan  atlantique.  Dans  l'estomac  des 
Germons  (Thynnus  alalonga).  Dix  mâles,  soixante-sept  femelles. —  Stn.  252,  surface. 
Vingt-huit  mâles,  quarante-deux  femelles. —  Stn.  254,  surface.  Un  mâle,  une  femelle. 
—  Stn.  262,  surface.  Deux  mâles,  dix-sept  femelles.  —  Stn.  263,  surface.  Un  mâle, 
cinq  femelles. 

Tous  ces  exemplaires  sont  adultes.  La  taille  des  mâles  varie  entre  i5mm  et  17"""; 
les  femelles,,  un  peu  plus  grandes,  mesurent  jusqu'à  io.mm.  Plusieurs  d'entre  elles 
portaient  de  nombreux  embryons  entre  leurs  lamelles  incubatrices. 

Habitat. —  Cette  espèce  a  été  décrite  par  Sp.  Bâte  d'après  une  femelle  de  prove- 
nance inconnue,  mesurant  19°"".  Le  Challenger  en  a  capturé,  dans  deux  stations 
de  l'Océan  pacifique,  quelques  exemplaires  de  taille  relativement  petite,  et  ne 
dépassant  pas  iomm. 


20 


1 54  — 


Brachyscelus  mediterraneus,  (Claus) 

1887.     Thamyris  mediterranea,  Claus  (80),  p.  60,  pi.  xvi,  fig.  11-18. 
1S88.    Brachyscelus  mediterranea,  Stebbing  ($16),  p.  1 556. 

Campagne  de  i885  :  Stn.  7,  surface.  Parages  des  Açores.  Une  femelle. 

Campagne  de  1887:  Stn.  \2>^,  surface.  Entre  les  Açores  et  Terre-Neuve.  Trois 
femelles,  trois  jeunes  exemplaires. 

Campagne  de  1888  :  Stn.  253,  profondeur  i3oom.  Océan  atlantique.  Deux  femelles. 
—  Stn.  256,  profondeur  2200™.  Un  mâle,  trois  jeunes  exemplaires. 

Habitat. —  Les  exemplaires  examinés  par  Claus  provenaient  du  golfe  de  Naples. 
Le  Challenger  a  pris  un  spécimen  de  cette  espèce  au  voisinage  des  îles  du  Cap 
Vert.  La  Melita  en  a  recueilli  un  certain  nombre  d'exemplaires  en  Méditerranée,  à 
Villefranche  et  sur  les  côtes  du  Maroc,  de  l'Algérie  et  de  la  Tunisie. 


Genre  Thamneus,  Bovallius  1887 

Thamneas  recurvirostris,  nov.  sp. 

(PI.   XVIII,   fig.    2) 

Campagne  de  1886:  Stn.  79,  surface.  Océan  atlantique.  Une  femelle. —  Stn.  83, 
surface.  Un  mâle,  deux  femelles. 

Campagne  de  1887:  Stn.  100,  surface,  dans  les  Pélagies.  Parages  des  Açores.  Un 
mâle,  cinq  femelles. 

Campagne  de  1888  :  Stn.  25o,  surface.  Océan  atlantique.  Une  femelle. 

Le  corps,  très  déprimé,  est  extrêmement  épais  ;  la  largeur  du  mésosome,  à  sa 
partie  médiane,  dépasse  de  beaucoup  sa  hauteur.  Les  plaques  coxales  sont  peu 
élevées.  Dans  les  trois  segments  du  métasome,  les  angles  postérieurs  des  plaques 
épimérales,  à  peu  près  droits,  sont  légèrement  arrondis  à  leur  extrémité.  Tous  les 
segments  du  corps  et  la  plus  grande  partie  des  appendices  sont  garnis  de  nombreuses 
petites  taches  rouges,  curieusement  ramifiées,  parfaitement  visibles  après  un  séjour 
de  plusieurs  années  dans  l'alcool.  La  tête  du  mâle,  très  déprimée,  présente  une 
projection  rostrale  aplatie,  très  large,  retroussée,  carrément  tronquée  au  bord 
antérieur.  La  tête  de  la  femelle  ne  porte  pas  de  projection  rostrale,  mais  se  termine 
antérieurement  par  un  prolongement  obtus  et  arrondi. 

Chez  la  femelle,  le  premier  article  du  flagellum  des  antennes  supérieures,  beau- 
coup plus  long  que  le  pédoncule,  porte,  au  bord  antérieur,  une  rangée  de  tigelles 
olfactives.  Le  second  article  n'atteint  pas  le  quart  de  la  longueur  du  premier  ;  il  porte 
trois  tigelles,  situées  à  l'extrémité  de  son  bord  antérieur.  Le  troisième  article,  un 


—  i55  — 

peu  plus  court  et  beaucoup  plus  grêle  que  le  second,  porte  quelques  petites  soies. 
Chez  le  mâle,  le  premier  article  du  flagellum  des  antennes  supérieures,  très  large  et 
fortement  convexe,  atteint  à  peu  près  le  double  de  la  longueur  du  pédoncule  ;  son 
bord  postérieur  est  garni  d'une  épaisse  bordure  de  longues  tigelles  olfactives.  Le 
second  article,  étroit  et  cylindrique,  porte,  au  bord  antérieur,  trois  longues  épines, 
suivies  de  quatre  tigelles.  Le  troisième  article  porte  également  quelques  tigelles  au 
bord  antérieur.  Le  quatrième  article  se  termine  par  deux  petites  soies.  L'ensemble 
des  troisième  et  quatrième  articles  n'atteint  pas  tout  à  fait  la  longueur  du  second. 
Chez  tous  les  exemplaires  des  deux  sexes,  les  antennes  supérieures  sont  courbées,  et 
leur  extrémité  est  dirigée  en  avant.  La  femelle  ne  possède  pas  d'antennes  inférieures. 
Chez  le  mâle,  ces  antennes  ne  sont  pas  plus  longues  que  les  antennes  supérieures  ; 
leurs  trois  derniers  articles  portent  une  rangée  de  soies  au  bord  antérieur. 

Les  gnathopodes  antérieurs  sont  courts  et  robustes.  L'article  basai  est  un  peu 
plus  long  que  l'ensemble  des  trois  articles  suivants.  Le  carpe,  quadrangulaire,  porte 
une  longue  soie  au  bord  antérieur.  Le  bord  postérieur,  séparé  du  bord  inférieur  par 
une  dent  longue  et  aiguë,  porte  deux  dents  un  peu  plus  petites  et  de  fines  denticu- 
lations.  Le  bord  inférieur,  également  denticulé,  ne  présente  qu'une  seule  dent.  Le 
propode,  ovale  allongé,  atteint  à  peu  près  l'extrémité  du  carpe,  avec  lequel  il  forme 
un  robuste  organe  préhensile  ;  son  bord  postérieur  porte  dix  petites  dents,  et  se 
termine  par  une  dent  beaucoup  plus  grande.  Le  dactyle  atteint  le  tiers  de  la  longueur 
du  propode  ;  il  porte  deux  petites  épines  au  bord  interne.  Les  gnathopodes  postérieurs 
sont  plus  allongés  que  les  gnathopodes  antérieurs.  L'article  basai  est  plus  long  que 
l'ensemble  des  quatre  articles  suivants.  Le  bord  antérieur  du  carpe  porte  cinq  soies 
d'inégale  taille.  Le  prolongement  inférieur  de  cet  article,  plus  accentué  que  dans 
les  pattes  précédentes,  se  termine  par  une  dent  plus  longue  et  plus  aiguë.  Le  bord  pos- 
térieur est  armé  de  deux  dents  et  de  petites  crénelures  ;  le  bord  inférieur  ne  porte 
que  trois  dents.  Le  bord  postérieur  du  propode  est  garni  de  dents  d'inégale  taille. 
Le  dactyle  n'atteint  pas  tout  à  fait  la  moitié  de  la  longueur  du  propode  ;  il  porte  une 
petite  dent  au  bord  interne. 

Les  pattes  des  troisième  et  quatrième  paires  sont  beaucoup  plus  grandes  que  les 
gnathopodes  postérieurs.  Le  carpe,  un  peu  plus  long  et  plus  gros  que  l'article  méral, 
n'atteint  pas  tout  à  fait  la  longueur  du  propode.  Le  dactyle  est  très  court.  Les  pattes 
des  cinquième  et  sixième  paires,  semblables  entre  elles,  sont  plus  longues  et  plus 
robustes  que  les  pattes  précédentes.  L'article  basai  affecte  une  forme  étroitement 
ovale.  L'article  méral,  le  carpe  et  le  propode  sont  de  même  longueur.  Tous  ces  articles 
sont  garnis,  au  bord  antérieur,  d'une  rangée  de  petites  épines.  Le  dactyle  n'atteint 
pas  le  tiers  de  la  longueur  du  propode.  L'article  basai  des  pattes  de  la  septième  paire, 
irrégulièrement  pyriforme,  brusquement  rétréci  vers  son  extrémité,  atteint  la  lon- 
gueur de  l'ensemble  des  articles  suivants.  Le  carpe  et  le  propode  sont  d'égale 
longueur.  Le  dactyle,  très  fortement  recourbé,  se  croise  avec  le  prolongement,  aigu  et 
bidenté,  du  bord  antérieur  du  propode. 


—  i56  — 

Les  uropodes  de  la  première  paire  atteignent  un  peu  au-delà  de  l'extrémité  des 
uropodes  de  la  troisième  paire.  La  branche  externe  est  à  peu  près  de  la  longueur  du 
pédoncule  ;  la  branche  interne  est  un  peu  plus  allongée.  Dans  les  uropodes  de  la 
deuxième  paire,  la  branche  externe  est  un  peu  plus  longue  que  le  pédoncule  ;  la 
branche  interne  atteint  le  double  de  la  longueur  du  pédoncule.  Les  branches  de  ces 
deux  paires  d'uropodes  sont  finement  crénelées  sur  leurs  deux  bords.  Les  branches 
des  uropodes  de  la  troisième  paire  sont  de  taille  assez  inégale.  La  branche  externe, 
très  étroite,  n'est  denticulée  qu'au  bord  interne  ;  la  branche  interne,  beaucoup  plus 
large  et  plus  longue,  est  denticulée  sur  ses  deux  bords.  Le  telson,  notablement  plus 
long  que  large,  affecte  une  forme  ovalaire  ;  son  extrémité  atteint  à  peu  près  aux  deux 
tiers  de  la  branche  interne  des  uropodes  de  la  troisième  paire. 

La  plus  grande  femelle  atteint  gmm  de  longueur  ;  le  plus  grand  des  deux  mâles  ne 
dépasse  pas  jmm. 

Cette  espèce  a  de  nombreux  caractères  communs  avec  Thamnens platyrrhynchus 
Stebbing  (1816,  p.  1 558,  pi.  cxcvm),  de  l'Océan  pacifique,  mais  la  forme  de  la  tête  est 
tout  à  fait  différente.  Il  n'existe  qu'une  diagnose  très  courte  de  Thamneus  rostratus 
Bovallius  (84,  p.  3i),  de  l'Atlantique  sud  ;  les  quatre  proéminences  situées  sur  le 
bord  postérieur  du  carpe  des  gnathopodes  postérieurs  de  cette  espèce,  l'inégalité  des 
pattes  des  cinquième  et  sixième  paires,  la  grande  largeur  du  telson,  sont  des  caractères 
suffisants  pour  la  distinguer  de  Thamneus  recurvirostris.  Enfin,  la  forme  de  l'Océan 
pacifique,  décrite  par  Dana  (83,  p.  991,  pi.  lxviii,  fig.  3),  sous  le  nom  de,  Daim  ? 
debilis,  et  qui  est  certainement  un  Thamneus,  se  rapprocherait  assez,  par  la  forme  de 
sa  tête,  de  la  femelle  du  Thamneus  recurvirostris,  mais,  chez  l'espèce  de  l'Océan 
pacifique,  tous  les  articles  des  antennes  sont  courts,  le  bord  postérieur  du  propode 
des  gnathopodes  postérieurs  ne  porte  pas  de  dents,  mais  des  soies  très  fines,  et  l'article 
basai  des  pattes  de  la  septième  paire  est  un  peu  moins  long  que  l'ensemble  des  autres 
articles. 

Habitat.  —  Un  mâle  de  cette  espèce  a  été  pris,  en  1896,  par  le  yacht  Chazalie, 
à  la  surface  de  l'Atlantique,  par  370  48'  de  latitude  nord  et  33°  47'  de  longitude  ouest. 


Genre  Lycœa,  Dana  i852 

Lycœa  pulex,  Marion 

1874.  Lycœa  pulex,  Marion  (158),  p.  i3,  pi.  n,  fig.  2. 

1879.  Lycœa  robusta,  Claus  (99),  p.  186. 

1887.  Lycœa  pulex,  Bovallius  (34),  p.  32. 

1887.  Lycœa  robusta,  Bovallius  (34),  p.  32. 

1887.  Lycœa  robusta,  Claus  (80),  p.  63,  pi.  xix,  fig.  2-10. 

1888.  Lycœa  pulex,  Stebbing  (S16),  p.  1567. 

Campagne  de  i885  :  Stn.  5,  surface.  Océan  atlantique.  Un  jeune  exemplaire. 


—   1 57  — 

Campagne  de  1 887  :  Stn.  1 5 1 ,  surface.  Entre  les  Açores  et  Terre-Neuve.  Un  mâle, 
deux  femelles. 

Campagne  de  1888  :  Stn.  i83,  surface.  Parages  des  Açores.  Un  jeune  exemplaire. 
—  Stn.  2i5,  surface.  Un  mâle,  sept  femelles. 

Habitat.  —  Le  Professeur  Marion  a  décrit  cette  espèce  d'après  de  jeunes  exem- 
plaires, trouvés  dans  des  Salpes,  au  large  de  Marseille.  Claus,  tout  en  reconnaissant 
l'identité  des  deux  formes,  a  décrit,  sous  le  nom  de  Lycœa  robusta,  des  types  adultes, 
provenant  de  Naples  et  de  Messine.  Lycœa  pulex  est  assez  commune  dans  les  eaux 
de  la  Provence  et  sur  la  côte  d'Algérie,  dans  Salpa  maxima  et,  plus  rarement,  dans  les 
Pyrosomes.  Le  CHALLENGER  en  a  pris  un  exemplaire,  au  large  de  la  côte  occidentale 
d'Afrique,  par  90  09'  de  latitude  nord. 

Lycsea  Bovallii,  nov.  sp. 
(PL  xvni,  fig.  3) 

Campagne  de  i885  :  Stn.  16,  surface.  Parages  des  Açores.  Trois  mâles,  deux 
femelles.  —  Stn.  3o,  surface.  Océan  atlantique.  Un  jeune  exemplaire. 

Campagne  de  1887:  Stn.  148,  surface.  Entre  les  Açores  et  Terre-Neuve.  Un 
jeune  exemplaire. 

Le  corps  du  mâle  est  un  peu  moins  obèse  que  celui  de  l'espèce  précédente  ;  le 
corps  de  la  femelle,  extrêmement  épais,  est  aussi  large  que  haut,  au  niveau  du  milieu 
du  mésosome.  La  tête  du  mâle,  très  volumineuse,  presque  aussi  longue  que  l'en- 
semble des  cinq  premiers  segments  du  mésosome,  est  légèrement  prolongée  au  bord 
antérieur.  La  tête  de  la  femelle,  beaucoup  plus  courte,  affecte  un  profil  à  peu  près 
semi-circulaire.  Les  plaques  coxales  sont  peu  nettement  délimitées  des  segments 
correspondants  du  mésosome.  Les  plaques  épimérales  des  deux  premiers  segments 
du  métasome  sont  largement  arrondies  en  arrière  ;  celles  du  troisième  segment,  à  peu 
près  rectangulaires,  sont  néanmoins  quelque  peu  arrondies  à  l'angle  postérieur. 
Le  premier  segment  de  l'urosome  n'atteint  pas  tout  à  fait  la  moitié  de  l'ensemble 
des  deux  segments  suivants,  qui  sont  soudés  entre  eux. 

Les  yeux  occupent  tout  l'ensemble  de  la  tête.  Chez  le  mâle,  le  pédoncule  des 
antennes  supérieures,  très  court  et  peu  visiblement  bi-articulé,  n'est  pas  entièrement 
distinct  du  reste  de  l'antenne.  Le  premier  article  du  fiagellum,  très  volumineux, 
porte  de  nombreuses  touffes  de  longues  soies  au  bord  antérieur,  qui  est  fortement 
convexe,  et  se  prolonge  pour  former,  avec  le  bord  inférieur,  une  dent  obtuse,  suivie 
d'une  échancrure  arrondie.  Quelques  touffes  de  soies  existent  au  voisinage  du  bord 
postérieur.  Le  second  article,  étroit  et  cylindrique,  n'atteint  pas  la  cinquième  partie 
de  la  largeur  du  premier;  quatre  grosses  tigelles  olfactives  sont  situées  vers  l'extrémité 
de  son  bord  postérieur.  Le  troisième  article,  plus  court  et  plus  étroit  que  le  second, 
porte  deux  tigelles  olfactives.  Le  quatrième  article  est  presque  aussi  long  que  le 
troisième. 


—  i5S  — 

Chez  la  femelle,  le  second  article  du  pédoncule  n'atteint  pas  tout  à  fait  la  moitié 
de  la  longueur  du  premier.  Le  flagellum  est  tri-articulé  ;  son  premier  article,  un  peu 
plus  long  que  l'ensemble  des  deux  suivants,  porte  trois  tigelles  olfactives  ;  le  second 
article  porte  deux  de  ces  tigelles,  et  le  troisième  article  se  termine  par  deux  petites 
soies.  Les  antennes  inférieures  du  mâle  sont  excessivement  longues  ;  complètement 
étendues,  elles  atteindraient  près  du  double  de  la  longueur  du  corps.  Le  troisième 
article  du  pédoncule,  assez  volumineux,  fortement  recourbé  à  la  partie  basale,  atteint 
le  tiers  de  la  longueur  de  l'article  suivant.  Le  cinquième  article  est  aussi  long  que  le 
quatrième.  Le  flagellum,  un  peu  plus  long  que  le  dernier  article  du  pédoncule,  se 
compose  d'un  article  très  allongé,  suivi  d'un  petit  article  rudimentaire,  qui  porte  une 
touffe  de  soies  très  fines  à  son  extrémité.  Tous  ces  articles  sont  garnis,  au  bord  anté- 
rieur, d'une  rangée  de  petites  soies.  La  femelle  ne  possède  pas  d'antennes  inférieures. 

Le  bord  tranchant  des  mandibules  porte  une  forte  dent  à  chacune  de  ses  extré- 
mités. Le  premier  article  du  palpe,  très  volumineux,  est  presque  aussi  long  que 
l'ensemble  des  deux  articles  suivants  ;  le  troisième  article,  assez  fortement  courbé, 
dépasse  un  peu  en  longueur  le  second.  Ces  trois  articles  ne  portent  ni  soies  ni  épines. 
Les  maxillipèdes  sont  larges  et  courts.  Le  lobe  interne  est  lisse  et  arrondi.  Chacun 
des  lobes  externes  porte  une  rangée  de  trois  petites  épines,  située  à  peu  près  à  égale 
distance  des  bords  latéraux. 

L'article  basai  des  gnathopodes  antérieurs,  très  robuste,  assez  fortement  dilaté  à 
à  sa  partie  médiane,  est  à  peu  près  aussi  long  que  l'ensemble  des  quatre  articles 
suivants.  Le  carpe  présente  un  petit  renflement  au  bord  antérieur;  son  angle  infé- 
rieur, assez  aigu,  est  finement  crénelé  sur  ses  deux  côtés.  Une  rangée  de  sept  petites 
épines  est  située  obliquement,  à  l'origine  de  cet  angle.  Le  propode,  assez  allongé, 
quadrangulaire,  présente  un  bord  antérieur  convexe  et  un  bord  postérieur  rectiligne, 
qui  forme  avec  le  bord  palmaire  un  angle  à  peu  près  droit,  finement  crénelé  sur  ses 
deux  côtés.  Le  dactyle,  grêle  et  légèrement  courbé,  atteint  les  deux  tiers  de  la  longueur 
du  propode.  Les  gnathopodes  postérieurs  sont,  à  peu  de  chose  près,  semblables  aux 
gnathopodes  antérieurs,  mais  leur  carpe  porte  seulement  quatre  épines. 

Dans  les  pattes  des  troisième  et  quatrième  paires,  l'article  basai  atteint  la  longueur 
de  l'ensemble  des  trois  articles  suivants.  L'article  méral  est  de  beaucoup  le  plus  large 
de  tous.  Le  carpe,  très  court,  n'atteint  qu'un  peu  plus  de  la  moitié  de  la  longueur  de 
l'article  méral.  Le  propode  est  beaucoup  plus  grêle  et  plus  long  que  le  carpe.  Le 
dactyle,  très  allongé,  atteint  plus  de  la  moitié  de  la  longueur  du  propode.  Les  pattes 
de  la  cinquième  paire  sont  aussi  longues  que  l'ensemble  de  la  tête  et  du  mésosome. 
L'article  basai,  peu  dilaté,  égale  en  longueur  l'ensemble  des  trois  articles  suivants. 
L'article  méral  et  le  propode  sont  d'égale  taille;  le  carpe  est  moitié  moins  long.  Le 
dactyle  atteint  plus  du  tiers  de  la  longueur  du  propode.  Ces  pattes,  ainsi  que  les 
précédentes,  ne  portent  ni  denticulations,  ni  épines.  L'extrémité  des  pattes  de  la 
sixième  paire  atteint  le  milieu  du  carpe  des  pattes  précédentes.  L'article  basai  est 
assez  dilaté,  sa  plus  grande  largeur  égalant  à  peu  près  les  deux  tiers  de  sa  longueur. 


—  1 59  — 

Le  bord  antérieur  de  l'article  méral  porte  quelques  fines  denticulations,  situées  au 
voisinage  de  son  extrémité.  Le  carpe  atteint  un  peu  plus  de  la  moitié  de  la  longueur 
de  l'article  méral  ;  son  bord  interne  est  finement  denticulé.  Le  propode,  grêle  et 
droit,  un  peu  plus  court  que  l'article  méral,  est  denticulé  sur  toute  la  longueur  de 
son  bord  interne.  Le  dactyle  atteint  près  de  la  moitié  de  la  longueur  du  propode. 
L'article  basai  des  pattes  de  la  septième  paire,  un  peu  plus  long  que  large,  présente 
un  bord  antérieur  peu  courbé,  un  bord  postérieur  fortement  convexe.  Les  articles 
suivants  sont  extrêmement  réduits  et  leur  ensemble  n'atteint  pas  la  cinquième  partie 
de  la  longueur  de  l'article  basai.  Le  propode,  un  peu  plus  long  que  l'ensemble  des 
deux  articles  précédents,  présente,  à  sa  partie  inférieure,  un  prolongement  denti- 
forme,  avec  lequel  le  dactyle,  long  et  recourbé,  peut  se  croiser. 

Les  uropodes  de  la  première  paire  dépassent  de  beaucoup  l'extrémité  du  telson. 
Le  pédoncule,  très  robuste,  dilaté  en  son  milieu,  est  finement  crénelé  le  long  du  tiers 
inférieur  de  son  bord  externe.  Les  branches,  très  courtes  et  d'égale  taille,,  n'atteignent 
que  la  cinquième  partie  de  la  longueur  du  pédoncule  ;  elles  sont  denticulées  sur  leurs 
bords  contigus.  Les  uropodes  de  la  seconde  paire  sont  loin  d'atteindre  l'extrémité  du 
pédoncule  des  uropodes  précédents.  La  branche  interne  est  complètement  soudée 
avec  le  pédoncule  ;  elle  porte  de  fines  denticulations  sur  ses  deux  bords.  La  branche 
externe,  plus  courte  et  plus  étroite,  n'est  denticulée  qu'au  bord  interne.  La  branche 
interne  des  uropodes  de  la  troisième  paire,  soudée  avec  le  pédoncule,  atteint  un  peu 
au-delà  de  l'extrémité  du  telson  ;  elle  est  denticulée  sur  ses  deux  bords.  La  branche 
externe,  très  étroite,  atteint  à  peu  près  au  niveau  de  l'extrémité  du  telson  ;  elle  n'est 
denticulée  qu'au  bord  interne.  Le  telson,  complètement  soudé  avec  le  dernier  segment 
de  l'urosome,  est  un  peu  plus  long  que  large,  et  arrondi  à  l'extrémité. 

La  longueur  des  mâles  est  de  5mm;  les  femelles,  peut-être  incomplètement  adultes, 
ne  dépassent  pas  3mm. 

Cette  espèce  est  bien  nettement  caractérisée  par  la  grande  longueur  des 
dactyles  de  ses  pattes  des  troisième,  quatrième,  cinquième  et  sixième  paires,  par 
la  taille  rudimentaire  des  cinq  derniers  articles  de  ses  pattes  de  la  septième  paire, 
par  les  longueurs  relatives  du  pédoncule  et  des  branches  des  uropodes  de  la 
première  paire,  et  par  la  soudure  de  la  branche  interne  des  uropodes  de  la  seconde 
paire  avec  le  pédoncule.  Ce  dernier  caractère  ne  se  retrouve  que  chez  Lycœa  nasuta 
Claus,  bien  différente,  sous  d'autres  rapports,  de  Lycœa  Bovallii.  Cette  espèce 
nouvelle  est  dédiée  au  Dr  Bovallius,  dont  les  beaux  et  nombreux  travaux  sur  les 
Amphipodes  pélagiques  sont  bien  connus. 


—  160  — 

Genre  Pseudolycaea,  Claus  1879 

Pseudolycaea  pachypoda,  Claus 

1879.    Pseudolyccea  pachypoda,  Claus  (Î9),  p.  187. 

1887.     Pseudolyccea  pachypoda,  Bovallius  (84),  p.  34. 

18S7.    Pseudolyccea  pachypoda,  Claus  (S©),  p.  64,  pi.  xx,  fig.  12-22. 

Campagne  de  1887:  Stn.  137,  surface.  Entre  les  Açores  et  Terre-Neuve.  Deux 
femelles. 

Habitat.  —  Les  exemplaires  examinés  par  Claus  provenaient  de  Messine  et  de 
Zanzibar.  Cette  espèce  est  très  commune  sur  la  côte  de  Provence  (Villefranche, 
Antibes),  dans  les  Salpes,  et  surtout  dans  les  Pyrosomes. 

Chez  les  Psendolycœa  pachypoda,  commensales  des  Pyrosomes  delà  Méditerra- 
née, le  mésosome  est  teinté  de  rose  assez  vif,  le  métasome,  l'urosome  et  tous  les 
appendices  sont  d'un  blanc  violacé  translucide,  les  yeux  sont  noirs. 

Genre  Simorliynchotus,  Stebbing  1888 

Simorliynchotus  Lilljeborgi,  (Bovallius) 

1887.     Simorhynchus  Lilljeborgi,  Bovallius  (34),  p.  34. 

188S.     Simorliynchotus  Lilljeborgi,  Stebbing  (SSO),  p.  1721. 

1890.     Simorliynchotus  Lilljeborgi,  Bovallius  (Sï),  p.  52,  pi.  1,  fig.  1-7,  et  fig.  25,  23,  34,  67,  70  et  76  du  texte. 

Campagne  de  1887  :  Stn.  139,  surface.  Entre  les  Açores  et  Terre-Neuve.  Un  mâle. 

Habitat. —  Le  Dr  Bovallius  indique,  comme  habitat  de  cette  espèce,  les  régions 
tropicales  de  l'Océan  atlantique.  L'Hirondelle  Ta  capturée  par  410  3o/  de  latitude 
nord. 

Famille  des  OXYCEPHALID^ 
Genre  Oxycephalus,  H.  Milne-Edwards  i83o 

Oxycephalus  piscator,  H.  Milne-Edwards 

i83o.  Oxycephalus  piscatoris,  H.  Milne-Edwards  (!«©),  p.  3g6. 

1840.  Oxycephalus  piscator,  H.  Milne-Edwards  (i©l),  p.  ioo,  pi.  xxx,  fig.  10. 

1879.  Oxycephalus  similis,  Claus  (Sî»),  p,  ig3. 

1887.  Oxycephalus  similis,  Claus  (80),  p.  71,  pi.  xxm,  fig.  9. 

1890.  Oxycephalus  piscator,  Bovallius  (S1?),  p.  56,  pi.  1,  fig.  8-16,  et  fig.  33,  35-37,41-42,66,68-69  et  75  du  texte. 

Campagne  de  i885  :  Stn.  4,  surface.  Océan  atlantique.  Un  mâle,  deux  femelles. 


i6i 


Habitat. —  Le  Dr  Bovallius  cite,  comme  provenances  de  cette  espèce,  les  régions 
tempérées  et  tropicales  de  l'Océan  atlantique,  la  Méditerranée,  l'Océan  indien  et 
l'Océan  pacifique. 


1878 
i879 
1887 
1887 
188S 
1890 


Oxycephalus  Clausi,  Bovallius 

Oxycephalus  tuberculatus,  Streets  (9S3),  p.  278,  pi.  n,  fig.  1. 
Oxycephalus  piscator,  Claus  (19),  p.  190. 

Oxycephalus  piscator,  Claus  (80),  p.  69,  pi.  xxii,  fig.  1-9  et  pi.  xxm,  fig.  1-8. 
Oxycephalus  Clausi,  Bovallius  (34),  p.  35. 
Oxycephalus  Clausi,  Stebbing  (SIS),  p.  1 583,  pi.  ccii. 

Oxycephalus  Clausi,  Bovallius  (31),  p.  60,  pi.  1,  fig.  19-24,  pi.  11,  fig.  1,  et  fig.  4,  7-8,  22,  54  et  6b 
du  texte. 


Campagne  de  1887:  Stn.  134,  surface.  Entre  les  Açores  et  Terre-Neuve.  Une 
femelle. 

Habitat. —  Le  Dr  Bovallius  indique,  comme  provenances  de  cette  espèce,  toutes 
les  mers  des  régions  tropicales  et  subtropicales.  Le  Challenger  l'a  capturée  dans 
l'Océan  pacifique,  entre  le  Japon  et  Honolulu.  La  Melita  en  a  pris  un  exemplaire 
dans  les  parages  des  îles  Canaries. 


Genre  Streetsia,  Stebbing  1888 
Streetsia  Stebbingi,  nov.  sp. 

(Pi.   XVIII,   fig.   4) 

Campagne  de  1887:  Stn.  145,  surface.  Entre  les  Açores  et  Terre-Neuve.  Deux 
femelles. 

Le  corps  est  lisse  et  arrondi.  Les  plaques  coxales,  relativement  grandes,  attei- 
gnent plus  de  la  moitié  de  la  hauteur  des  segments  correspondants  du  mésosome. 
Les  plaques  épimérales  des  deux  premiers  segments  du  métasome  sont  rectangulaires; 
celles  du  troisième  segment  se  terminent  par  un  angle  aigu,  quelque  peu  prolongé  en 
arrière.  La  tête,  y  compris  le  rostre,  égale  en  longueur  l'ensemble  du  mésosome  et 
du  premier  segment  du  métasome.  Le  rostre  est  aussi  long  que  le  reste  de  la  tête,  qui 
est  presque  entièrement  occupée  par  les  yeux. 

Le  premier  article  du  pédoncule  des  antennes  supérieures  est  beaucoup  plus 
long  que  l'ensemble  des  deux  suivants.  Le  premier  article  du  flagellum,  presque 
aussi  long  que  le  premier  article  du  pédoncule,  diminue  graduellement  de  largeur, 
de  la  base  à  l'extrémité,  qui  porte  cinq  grandes  tigelles  olfactives.  Les  deux  articles 
suivants,  d'égale  longueur,  portent  chacun  une  petite  touffe  de  soies.  Il  n'existe  pas 
d'antennes  inférieures. 


—    IÔ2    — 

L'article  basai  des  gnathopodes  antérieurs,  assez  fortement  contourné,  est  aussi 
long  que  l'ensemble  des  trois  articles  suivants.  Le  carpe,  quadrangulaire,  à  peu  près 
aussi  large  que  long,  est  finement  denticulé  au  bord  inférieur  ;  ce  bord  forme  un 
angle  aigu  avec  le  bord  postérieur,  qui  porte  deux  petites  dents  ;  la  surface  de  l'article 
est  armée  de  neuf  épines.  Le  propode,  de  forme  ovalaire,  porte  quatre  grandes  dents 
au  bord  postérieur,  et  six  épines,  situées  au  voisinage  du  bord  antérieur.  Le  dactyle 
n'atteint  pas  la  moitié  de  la  longueur  du  propode.  Les  gnathopodes  postérieurs  sont  un 
peu  plus  longs  que  les  gnathopodes  antérieurs.  L'article  basai  est  beaucoup  plus  court 
que  l'ensemble  des  trois  articles  suivants.  Le  carpe,  très  volumineux,  se  prolonge 
inférieurement  en  une  pointe  aiguë,  qui  dépasse  l'extrémité  du  propode.  Le  bord 
inférieur  porte  trois  épines  et  une  petite  dent  ;  le  bord  postérieur  est  armé  de  trois 
épines.  Le  propode,  quadrangulaire,  deux  fois  aussi  long  que  large,  porte  trois 
petites  dents  au  bord  inférieur  et  cinq  épines  au  bord  antérieur  ;  deux  autres  épines 
existent  au  voisinage  du  bord  inférieur.  Le  dactyle,  grêle  et  allongé,  atteint  la  moitié 
de  la  longueur  du  propode. 

Les  pattes  des  troisième  et  quatrième  paires,  très  grêles,  sont  d'égale  longueur. 
L'article  méral  porte  quatre  épines  au  bord  postérieur.  Le  carpe  est  de  la  longueur 
de  l'article  méral.  Le  propode,  un  peu  plus  allongé,  porte  trois  petites  épines  au  bord 
postérieur.  Le  dactyle,  grêle  et  faiblement  courbé,  atteint  près  de  la  moitié  de  la  lon- 
gueur du  propode.  La  longueur  de  l'article  basai  des  pattes  de  la  cinquième  paire  est  à 
peu  près  double  de  sa  plus  grande  largeur  ;  le  bord  antérieur  est  droit,  le  bord  postérieur 
présente  une  courbure  régulière.  L'article  méral  est  presque  aussi  long  que  le 
propode;  le  carpe  est  beaucoup  plus  court.  Le  dactyle  atteint  le  tiers  de  la  longueur 
du  propode.  L'article  basai  des  pattes  de  la  sixième  paire  est  pyriforme.  Son  bord 
antérieur  se  termine  par  une  dent  arrondie,  qui  atteint  au  niveau  du  milieu  de 
l'article  ischial.  Le  bord  postérieur  se  prolonge  en  un  lobe  anguleux,  arrondi  à 
l'extrémité,  atteignant  presque  au  milieu  de  l'article  méral.  Le  propode  est  un  peu 
plus  court  que  l'article  méral,  et  le  carpe  est  moitié  moins  long;  ces  trois  articles  sont 
finement  denticulés  au  bord  antérieur.  Le  dactyle  atteint  la  moitié  de  la  longueur  du 
propode.  L'article  basai  des  pattes  de  la  septième  paire,  pyriforme,  est  aussi  long 
que  l'ensemble  des  articles  suivants.  L'article  méral  et  le  propode,  d'égale  taille, 
sont  un  peu  plus  longs  que  le  carpe.  Le  dactyle  est  très  petit. 

Le  pédoncule  des  uropodes  de  la  première  paire  atteint  à  peu  près  la  longueur 
de  la  branche  interne;  la  branche  externe  est  un  peu  plus  courte;  toutes  deux  sont 
denticulées  sur  leurs  deux  bords.  Le  pédoncule  des  uropodes  de  la  seconde  paire 
est  presque  aussi  long  que  la  branche  externe;  la  branche  interne  est  notablement 
plus  allongée.  Ces  deux  branches  sont  armées  de  dents.  Le  pédoncule  des  uro- 
podes de  la  troisième  paire  est  beaucoup  plus  court  que  les  branches.  La  branche 
externe,  assez  étroite,  n'est  denticulée  qu'au  bord  interne;  la  branche  interne,  plus 
large  et  plus  longue,  porte  des  dents  sur  ses  deux  bords.  Le  telson,  triangulaire, 
dépasse  un  peu  l'extrémité  de  la  branche  interne  des  uropodes  de  la  troisième  paire; 


—  i63  — 

il  est  aussi  long  que  l'ensemble  des  deux  derniers  segments  de  l'urosome.  Ces  trois 
segments  sont  complètement  soudés  entre  eux. 

La  longueur  des  exemplaires  est  de  i2mm. 

Streetsia  Stebbingi  se  rapproche  de  Streetsia  carinata  Bovallius  {37,  p.  87, 
pi.  ni,  fig.  i3-i5,  pi.  iv,  fig.  1-2,  et  fig.  58  du  texte)  par  les  proportions  de  la  tête  et 
du  telson,  mais,  chez  la  dernière  de  ces  deux  espèces,  le  corps  porte  une  carène 
dorsale,  le  bord  postérieur  du  propode  des  gnathopodes  antérieurs  est  lisse,  le  bord 
antérieur  du  carpe  des  gnathopodes  postérieurs  est  lisse  et  ne  dépasse  pas  l'extrémité 
du  propode,  les  pattes  de  la  quatrième  paire  sont  plus  longues  que  celles  de  la 
troisième  paire,  et  l'article  basai  des  pattes  de  la  septième  paire  est  beaucoup  plus 
court  que  l'ensemble  des  articles  suivants. 

Cette  espèce  nouvelle  est  dédiée  à  l'éminent  carcinologiste  anglais  Th.  R.  R. 
Stebbing. 


Genre  Dorycephalus,  Bovallius  1890 

Doryceplialus  Lindstrômi,  Bovallius 

1887.    Leptocotis  Lindstroemi,  Bovallius  IS-i),  p.  38. 

1890.    Dorycephalus  Lindstroemi,  Bovallius  (Sï),  p.  76,  pi.  11,  fig.  16-18,  pi.  m,  fig.  1,  et  fig.  3i,  39,  44, 
56,  73  et  77  du  texte. 

Campagne  de  1887  :  Stn.  137,  surface.  Entre  les  Açores  et  Terre-Neuve.  Une 
femelle.  —  Stn.  139,  surface.  Un  mâle.  —  Stn.  148,  surface.  Une  femelle. 

Habitat.  —  Le  Dr  Bovallius  indique  comme  provenances  de  cette  espèce  les 
régions  subtropicales  de  l'Océan  atlantique. 


Famille  des  RHABDOSOMIDvE 


Genre  Rhabdosoma,  Adams  et  White  1847 

Rhabdosoma  brevicaudatum,  Stebbing 

1888.    Rhabdosoma  brevicaudatum,  Stebbing  (Slfi),  p.  1612,  pi.  ccvm. 
1890.     Xiphocephalus  brevicaudatus,  Bovallius  (S?),  p.  1 33. 
1895.     Rhabdosoma  brevicaudatum,  Stebbing  (SIS),  p.   368. 

Campagne  de  1887  :  Stn.  134,  surface.  Entre  les  Açores  et  Terre-Neuve.  Quatre 
femelles. 


—  164  — 

Habitat.  —  Le  Challenger  a  pris  un  exemplaire  de  cette  espèce  dans  la  zone 
tropicale  de  l'Océan  atlantique,  par  io°  55'  de  latitude  nord  et  170  46'  de  longitude 
ouest  du  méridien  de  Greenwich. 

Cette  espèce  diffère  de  toutes  les  formes  connues  du  genre  Rhabdosoma  par  la 
taille  de  son  telson,  qui  atteint  à  peine  le  tiers  de  la  longueur  du  pédoncule  des 
uropodes  de  la  troisième  paire.  Le  rostre  était  brisé  chez  l'exemplaire  du  Challenger; 
ceux  de  Y  Hirondelle  possèdent  un  rostre  extrêmement  grêle  et  allongé,  atteignant 
à  peu  près  la  longueur  de  l'ensemble  du  reste  de  la  tête  et  du  mésosome. 


ADDENDA 


Ajouter,  p.  22:      Genre  Gyphocaris,  Lùtken  et  Boeck  1870 

Cyphocaris  micronyx,  Stebbing 

(PI.  XIV,  fig.    11) 
1888.     Cyphocaris  micronyx,  Stebbing  (*!•),  p.  656,  pi.  xvi. 

Campagne  de  1888:  Stn.  253,  profondeur  i3oom.  Océan  atlantique.  Un  exemplaire. 

Cet  exemplaire  a  été  pris  dans  un  filet  bathypélagique,  en  compagnie  de  plusieurs 
Hypérines.  D'après  une  aquarelle,  faite  immédiatement  après  sa  capture,  le  corps  et 
les  uropodes  de  la  troisième  paire  étaient  vivement  colorés  en  rouge  orangé,  la  tête, 
les  plaques  coxales,  les  plaques  épimérales,  l'article  basai  des  pattes  des  trois  der- 
nières paires  et  les  uropodes  des  deux  premières  paires  étaient  d'un  jaune  plus  ou 
ou  moins  teinté  de  rose,  les  antennes  et  les  pattes  affectaient  une  couleur  d'un 
brun  jaunâtre,  les  yeux  étaient  colorés  en  rouge  orangé. 

Habitat.  —  Le  Challenger  a  capturé  deux  exemplaires  de  cette  espèce  ;  l'un, 
par  i5oo  brasses  (2743™),  dans  l'Océan  pacifique,  au  voisinage  de  la  côte  du  Chili  ; 
l'autre,  dans  l'Atlantique  sud,  près  de  Tristan  d'Acunha,  par  1425  brasses  (26o7m). 


Meera  semiserrata,  Sp.  Bâte 
Ajouter,  p.  84:       Stn.  44,  profondeur  i66m.  Golfe  de  Gascogne.  Un  exemplaire. 

Ajouter,  p.  106:  Genre  Podocerus,  Leach  181 5 

Dans  un  mémoire  récemment  paru,  le  Rév.  Stebbing  (S30bis,  p.  237)  a  démontré 
que  l'Amphipode,  désigné  par  Leach  sous  le  nom  de  Podocerus  pariegatus,  n'est 
autre  que  l'espèce  décrite  par  Sp.  Bâte  sous  le  nom  de  Cyrtophium  (Platophium) 
Darxpini.  C'est  le  genre  Jassa  Leach  qui  correspond  au  genre  Podocerus  des  auteurs 
contemporains.  Les  espèces  citées  dans  le  présent  travail,  comme  appartenant  au 
genre  Podocerus,  doivent  donc  être  classées  dans  le  genre  Jassa. 


—  i66 


Ajouter,  p.  1 1 5  : 


Genre  Platophium,  Dana  i852 


Il  résulte  de  ce  qui  a  été  dit,  ci-dessus,  que  le  Platophium  chelonophilum 
(Chevreux  et  de  Guerne),  commensal  des  Tortues  marines,  doit  prendre  le  nom  de 
Podocerus  chelonophilus. 

Paraphronima  gracilis,  Claus 
Ajouter,  p.  1 35  :         Stn.  145,  surface.  Deux  femelles. 

Paraphronima  clypeata,  Bovallius 
Ajouter,  p.  1 36  :         Stn.  145,  surface.  Une  femelle. 


Tïiamneus  recurvïrostris,  nov.  sp. 
P.  154:        lire  Stn.  81  au  lieu  de  Stn.  79. 


TABLEAUX 


DES 


ESPÈCES   RECUEILLIES 


AUX 


DIFFERENTES  STATIONS 


—  i68 


CAMPAGNE 


NUMÉRO 

LOCALITÉ 

PROFONDEUR 

des 
STATIONS 

DATE 

en 
MÈTRES 

NATURE  DU  FOND 

LATITUDE                                           LONGITUDE 

4 

14  juillet 

410    15'             N. 

18°  48'          0. 

Surface 

5 

i5  juillet 

400  07'          N. 

220  45'          0. 

Surface 

7 

17  juillet 
17  juillet 

3g°  06'           N. 

28°  29'          0. 

Surface 
Surface 

9 

17  juillet 

390  12'          N. 

28°  20'          O. 

Surface 

10 

17  juillet 

3go                N. 

29°  40'         0. 

Surface 

i5 

2  août 

38°  i5'  20"  N. 

3o°  43'          0. 

Surface 

16 

3  août 

38»  06'          N. 

29°  18'          0. 

Surface 

18 

20  août 
20  août 

37o  40'          N. 

270  5o'         O. 

Surface 
Surface 

»9 

22  août 

400  5o'          N. 

25»  48'           O. 

Surface 

26 

25  août 

460  5i'         N. 

22»   45'              O. 

Surface 

28 

26  août 

48°  37'         N. 

21»    IO'               O. 

Surface 

3o 

27  août 

480  19'          N. 

19»  3i'         O. 

Surface 

' —   169  — 

DE   i885 

PROCÉDÉ 

de 

ESPÈCES    RECUEILLIES 

RÉCOLTE 

Filet  fin 

Oxycephalus  piscator  H.  Milne-Edwards. 

Filet  fin 

Lycœa  pulex  Marion. 

Filet  fin 

Vibilia  Jeangerardi  Lucas,  Brachyscelus  mediterraneus  (Claus). 

Platophium  chelonophilum  (Chevreux  et  de  Guerne).  Sur  une  Tortue. 

Filet  fin 

Lanceola  sayana  Bovallius. 

Filet  fin 

Hyperia  galba  (Montagu). 

Filet  fin 

Hyperia  schi^ogeneios  Stebbing,  Amphithyrus  bispinosus  Claus,  Eupronoe  armata  Claus,  Parapronoe  Camp- 

belli  Stebbing. 

Filet  fin 

Phronima  Colletti  Bovallius,  Phronimella  elongata  Claus,  Hyperia  galba  Montagu,  Hyperia  schi^ogeneios 

Stebbing,  Phrosina   semilunata    Risso,    Phorcorrhaphis   Zamboangœ   Stebbing,  Amphithyrus  bispinosus 

Claus,  Lycœa  Bovallii  nov.  sp. 

Filet  fin 

Hyperia  schi^ogeneios  Stebbing. 

Platophium  chelonophilum  (Chevreux  et  de  Guerne).  Sur  une  Tortue. 

Filet  fin 

Hyperia  schi^ogeneios  Stebbing. 

Filet  fin 

Hyperia  galba  (Montagu). 

Filet  fin 

Hyperia  galba  (Montagu). 

Filet  fin 

Lycœa  Bovallii  nov.  sp. 

—  170  — 


CAMPAGNE 


NUMERO 

des 
STATIONS 


DATE 


LOCALITE 


LATITUDE 


LONGITUDE 


PROFONDEUR 


NATURE  DU  FOND 


38 


40 
41 


42 
44 


45 
46 
53 
56 

57 
58 

59 
66 


81 
83 


14  juillet 


i5  juillet 
17  juillet 


18 

juillet 

20 

juillet 

21 

juillet 

26 

juillet 

2 

août 

4 

août 

5 

août 

7 

août 

août 


24  août 


2  septembre 
4  septembre,  3h soir 


47"  21'  12"  N. 


470  n'  35"  N. 
470  19'  45"  N. 


46°  47'  N. 

46°  27'  N. 


45o  48'  N. 

46°  24'  42"  N. 
43o  44'  5o"  N. 
43«  38'  3o"  N. 
43°  44'  3o"  N. 
43°  40'  N. 


43o  53' 


N. 


43°  12'  5o"  N. 
430  12'  i5"  N. 


470  52'  20"  N. 
490  41'  21"  N. 


5°  20'  38"  O. 


5°  27'  3o"  O. 
5o  25'  O. 


6°  12'  3o"  O. 
60  3o'         O. 


5o  58'  O. 

5o  55'  3o"  O. 

80  12'  O. 

80  28'  3o"  O. 

80  32'  3o"  O. 

8»  55'         O. 


90  01' 


O. 


110  53'  3o"  O. 
11°  52*  O. 


190  44'  16"  O. 
20°  07'  3o"  O. 


i36 
166 


160 
i55 
i35 
90 
240 
i34 

248 

5io 
363 


Surface 
Surface 


Nullipores 


63  1    Sable,  gravier,  coquilles  brisées 

19  Vase 


Sable  fin 
Sable  vaseux,  alênes  jaunes 

Sable  fin,  pointes  d'alênes 

Sable  gris,  alênes  jaunes  et  blanches 

Sable  gris  et  roche 

Sable  et  galets 

Roche,  galets,  sable 

Sable,  galets,  coquilles  brisées 

Sable  fin 

Vase 


DE   1886 


—  171  — 


PROCEDE 

de 
RÉCOLTE 


ESPECES    RECUEILLIES 


Drague  en  toile 


Chalut 
Drague  en  toile 


Chalut 
Chalut 

Chalut 
Chalut 
Chalut 
Drague  en  toile 
Chalut 
Chalut 

Chalut 

Chalut 


Haveneau 
Grand  filet  fin 


Lysianax  ceratinus  Walker,  Leucothoc  spinicarpa  (Abildgaard),  Iphimedia  obesa  Rathke,  Apherusa  bispinosa 
(Sp.  Bâte),  Dexamine  spinosa  (Montagu),  Melita  gladiosa  Sp.  Bâte,  Mcera  semiserrata  Sp.  Bâte,  Cheiro- 
cratus  Sundevalli  Rathke,  Lilljeborgia  picta  Norman,  Aora  gracilisSp.  Bâte,  Leptocheirus  pilosusZaddach, 
Lcptocheirus  guttatus  (Grube),  Amphithoe  rubricata  (Montagu),  Caprella  acanthifera  Leach,  var.  grandi- 
mana  Mayer. 

Apherusa  bispinosa  (Sp.  Bâte),  Erichthonius  abditus  (Templeton). 

Urothoe  pulchella  (Costa),  Metaphoxus  pectinatus  (Walker),  Harpinia  neglecta  G.  O.  Sars,  Harpinia  crenulata 
Boeck,  Ampelisca  tenuicornis  Lilljeborg,  Ampelisca  diadema  (Costa),  Ampelisca  brevicornis  (Costa), 
Ampelisca  spinipes  Boeck,  Haploops  tubicola  Lilljeborg,  Leucothoe  incisa  Robertson,  Halimedon  rectiros- 
tris  Délia  Valle,  Mcera  Othonis  (H.  Milne-Edwards),  Leptocheirus  pilosus  Zaddach,  Photis  longicaudata 
(Bâte  et  Westwood),  Siphonoecetes  Colletti  Boeck,  Unciola  crenatipalmata  (Sp.  Bâte),  Phtisica  marina 
Slabber. 

Tryphosites  longipes  (Sp.  Bâte),  Ampelisca  spinipes  Boeck,  Siphonoecetes  Colletti  Boeck,  Unciola  crenati- 
palmata (Sp.  Bâte). 

Ichnopns  spinicornis  Boeck,  Tryphosites  longipes  (Sp.  Bâte),  Ampelisca  spinipes  Boeck,  Epimeria  cornigera 
(Fabricius),  Eusirus  longipes  Boeck,  Mcera  Othonis  (H.  Milne-Edwards),  Mcera  semiserrata  Sp.  Bâte, 
Siphonoecetes  Colletti  Boeck,  Unciola  crenatipalmata  (Sp.  Bâte). 

Epimeria  cornigera  (Fabricius),  Melita  gladiosa  Sp.  Bâte. 

Epimeria  cornigera  (Fabricius),  Gammaropsis  maculata  (Johnston),  Siphonoecetes  Colletti  Boeck. 

Mxra  Othonis  (H.  Milne-Edwards). 

Stimpsonella  armata  (Chevreux),  Unciola  crenatipalmata  (Sp.  Bâte). 

Gammaropsis  maculata  (Johnston). 

Epimeria  cornigera  (Fabricius),  Cheirocratus  Sundevalli  (Rathke),  Lilljeborgia pallida  Sp.  Bâte,  Gammaropsis 
maculata  (Johnston). 

Melita  gladiosa  Sp.  Bâte,  Mcera  Othonis  (H.  Milne-Edwards),  Cheirocratus  Sundevalli  (Rathke),  Podoceropsis 
Sophiœ  Boeck,  Unciola  crenatipalmata  (Sp.  Bâte). 

Sophrosyne  hispana  (Chevreux), Centromedon  crenulatum  nov.  sp., Urothoe  elegans  Sp.  Bâte,  Harpinia  excavata 
Chevreux,  Ampelisca  tenuicornis  Lilljeborg,  Ampelisca  spinimana  Chevreux,  Ampelisca  uncinata  Chevreux, 
Ampelisca  amblyops  G.  O.  Sars,  Byblis  Guernei  Chevreux, Epimeria  cornigera  (Fabricius),  Nicippe  tumida 
Bruzelius,  Rhachotropis  Grimaldii  (Chevreux),  Daut\enbergia  grandimana  (Chevreux),  Bonnierella  abyssi 
(Chevreux). 

Thamneus  recurvirostris  nov.  sp. 

Hyperia  galba  (Montagu),  Thamneus  recurvirostris  nov.  sp. 


—  172 


- 

CAMPAGNE 

NUMÉRO 

LOCALITÉ 

PROFONDEUR 

des 
STATIONS 

DATE 

en 
MÈTRES 

NATURE  DU  FOND 

LATITUDE 

LONGITUDE 

85 

28  mai 

460  3l'            N. 

6°    52'               0. 

l80 

Sable  vaseux,  alênes  blanches 
et  jaunes 

90 

8  juin,  ioh  soir 

47°  20'          N. 

6°    52'               0. 

Surface 

92 

i3  juin,  midi 

430  47'          N. 

20°    5l'              O. 

Surface 

IOO 

20-21  juin 

38°  54'         N. 

3o°  o5'         0. 

Surface 

IOI 

21  juin 

38°  45'          N. 

3o°  3o'         O. 

Surface 

io3 

21-27  juin 

38°  32'  o5"  N. 

3o°  57'  45"  O. 

i5 

104 

22  juin 

Fa; 

^al 

Marée 

Roche 

1 12 

i«  juillet 

38°  34'  3o"  N. 

3o°  26'  3o"  0. 

1287 

Sable  fin 

114 

2-3  juillet 

38°  38'         N. 

3o°  28'  i5"  O. 

620 

Sable  et  gravier 

121 

8  juillet,  9hi5-9h3o  soir 

37°  45'          N. 

28°  i3'         O. 

Surface 

126 

14  juillet,  81*  soir 

38°  19'  3o"  N. 

3o°  42'  3o"  0. 

Surface 

16  juillet 

Dans  la  caldeira  de  Fayal 

129 

18  juillet,  9I1-1011  soir 

3g°  41'  06"  N. 

35°  02'         O. 

Surface 

i34 

20  juillet,  1  oh- ioh3o  soir 

40°  28'  43"  N. 

38°  52'  57"  0. 

Surface 

i36 

2i-3o  juillet 

40°  39'  22"  N. 

3g°  18'  45"  O. 

Surface 

.3/ 

21  juillet,  9h3o-ioh  soir 

40°  46'  35"  N. 

40°  09'         O. 

Surface 

i38 

22  juillet,  ioh  matin 

41°  01'  20"  N. 

41°  01'         0. 

Surface 

139 

22  juillet,  ioh  i5-nhi5  soir 

41°  3g'  34"  N. 

41°  41'  23"  O. 

Surface 

DE   1887 


173 


PROCEDE 

de 
RÉCOLTE 


ESPECES    RECUEILLIES 


Chalut 


Haveneau 
Haveneau 
Haveneau 
A  la  main 
Nasse  toile  métallique 


Chalut 

Nasse 

Filet  fin 

Haveneau 

Haveneau 
Chalut  de  surface 


Haveneau 
Chalut  de  surface 


Haveneau 
Chalut  de  surface 


Ichnopus  spinicornis  Boeck,  Tryphosites  longipes  Sp.  Bâte,  Centromedon  crenulatum  nov.  sp.,  Lepidepecreum 
clypeatum  Chevreux,  Urothoe  elegans  Sp.  Bâte,  Urothoe  marina  Sp.  Bâte,  Paraphoxus  maculâtes 
(Chevreux),  Ampelisca  brevicornis  (Costa),  Stegocephaloides  christianiensis  (Boeck),  Amphilochus  manudens 
Sp.  Bâte,  Amphilochus  anomalies  nov.  sp.,  Amphilochoides  longimanus  (Chevreux),  Gitana  Sarsi  Boeck, 
Metopa  rubroviitaia  G.  O.  Sars,  Monoculodes  gibbosus  Chevreux,  Perioculodes  longimanus  (Sp.  Bâte),  Hali- 
medon  Mùlleri  Boeck,  Stenopleustes  nodifer  G.  O.  Sars,  Eusirus  longipes  Boeck,  Melita  obtusata  (Montagu), 
Mcera  Othonis  (H.  Milne-Edwards),  Mcera  Batei  Norman,  Lilljeborgia  pallida  (Sp.  Bâte),  Lilljeborgia 
fissicornis  (M.  Sars),  Leptocheirus  hirsutimanus(Sp.  Bâte),  Gammaropsis  maculata  (Johnston),  Megamphopus 
cornutus  Norman,  Photis  longicaudata  (Bâte  et  Westwoodl,  Siphonoecetes  Collctti  Boeck,  Unciola  planipes 
Norman,  Seba  armata  (Chevreux). 

Parathcmisto  obltvia  (Krôyer). 

Vibilia  Jcangerardi  Lucas,  Vibilia  Hirondellei  nox.  sp. ,Vibilia  dentata  nov.  sp. ,  Vibilia  grandicornis  nov.  sp. 

Hyperia  galba  (Montagu),  Thamneus  recurvirostris  nov.  sp. 

Platophium  chelonophilum  (Chevreux  et  de  Guerne).  Sur  une  Tortue. 

Gammarus  locusta  Linné,  Aora  gracilis  Sp.  Bâte,  Microprotopus  maculatus  Norman,  Podocerus  JalcatuS 
(Montagu),  Erichthonius  abditus  (Templeton),  Phtisica  marina  Slabber. 

Hyale  Prevosti  (H.  Milne-Edwards),  Hyale  Stebbingi  Chevreux,  Hyale  camptonyx  (Heller),  Melita  palmata 
(Montagu),  Elasmopus  rapax  Costa,  Pleonexes  gammaroides  Sp.  Bâte,  Podocerus  falcatus  (Montagu), 
Erichthonius  abditus  (Templeton),  Caprella  acutifrons  Latreille. 

Orchomene pectinatus  G.  O.  Sars,  Melita  Richardi  nov.  sp.,  Seba  armata  (Chevreux). 

Bouvierella  carcinophila  (Chevreux),  Melita  Richardi  nov.  sp.  Sur  Geryon  affinis  Milne  Edwards  et  Bouvier. 

Urothoe  Poucheti  Chevreux. 

Corophium  acherusicum  Costa,  Hyperia  schijogeneios  Stebbing. 

Orchestia  Chevreuxi  de  Guerne. 

Hyperia  schi^ogeneios  Stebbing. 

Scina  cornigera  H.  Milne-Edwards,  Vibilia  Jeangerardi  Lucas,  Vibilia  Hirondellei  nov.  sp.,  Paraphronima 
gracilis  Claus,  Paraphronima  clypeata  Bovallius,  Phronima  atlantica  Guérin,  Phronima  Colletti 
Bovallius,  Phronimella  elongata  Claus,  Hyperia  schi^ogeneios  Stebbing,  Phrosina  semilunata  Risso, 
Anchylomera  Blossevillei  H.  Milne-Edwards,  Platyscelus  serratulus  Stebbing,  Tetrathyrus  forcipatus 
Claus,  Amphithyrus  bispinosus  Claus,  Parascelus  typhoïdes  Claus,  Tryphœna  Malmi  Boeck,  Brachyscelus 
mediterraneus  (Claus),  Lycxa  pulex  Marion,  Oxycephalus  Clausi  Bovallius,  Rhabdosoma  brevicaudatum 
Stebbing. 

Melita  palmata  (Montagu),  Sunamphithoe  pelagica  (H.  Milne-Edwards),  Vibilia  Jeangerardi  Lucas. 

Scina  cornigera  (H.  Milne-Edwards),  Vibilia  Jeangerardi  Lucas,  Vibilia  Hirondellei  nov.  sp.,  Paraphronima 
gracilis  Claus,  Paraphronima  clypeata  Bovallius,  Phronima  atlantica  Guérin,  Phronima  Colletti  Bovallius, 
Phronimella  elongata  Claus,  Hyperia  schi\ogeneios  Stebbing,  Phrosina  semilunata  Risso,  Platyscelus 
serratulus  Stebbing,  Pseudolycœa  pachypoda  Claus,  Dorycephalus  Lindstrômi  Bovallius. 

Lanceola  sayana  Bovallius. 

Paraphronima  clypeata  Bovallius,  Phronima  atlantica  Guérin,  Phronima  Colletti  Bovallius,  Phronimella 
elongata  Claus,  Hyperia  schi^ogeneios  Stebbing,  Schi\oscelus  ornatus  Claus,  Simorhynchotus  Lilljeborgi 
Bovallius,  Dorycephalus  Lindstrômi  Bovallius. 


i74  — 


CAMPAGNE 


NUMÉRO 

LOCALITÉ 

PROFONDEUR 

des 
STATIONS 

DATE 

en 
MÈTRES 

NATURE  DU  FOND 

LATITUDE 

LONGITUDE 

142 

25  juillet,  çh-gh  3o  soir 

41°    57'    3q"  N. 

42°  57'           0. 

Surface 

I45 

26  juillet,  9h  3o-ioh  soir 

41°  40'  37"  N. 

43°  48'  10"  0. 

Surface 

I48 

28  juillet,  gMo-ioMo  soir 

420  5o'  26"  N. 

45o    25'               O. 

Surface 

i5i 

3o  juillet 

440  28'  56"  N. 

460  48'  i5"  0. 

Surface 

i54 

3i  juillet,  midi  à  ih 

44°  57'  3i"  N. 

47°  04'  45"  O. 

? 

i55 

3i  juillet,  8h3o-gh3o  soir 

45°  18'  19"  N. 

460  5i'  45"  0. 

? 

i58 

i"  août 

45°  40'  49"  N. 

48°  12'  48"  O. 

? 

161 

2  août,  5k-6>i  soir 

46°  04'  40"  N. 

490  02'  3o"  0. 

1267 

Vase  grise  molle 

162 

3  août 

460  5o'  06"  N. 

5o°  11'  45"  O. 

i55 

Sable  fin,  petits  cailloux 

i63 

4  août 

470  33'          N. 

53o  28'  i5"  O. 

i5o 

Sable  et  cailloux 

164 

5- 16  août 

47°  34'          N. 

54°  54'          0. 

I7B 


DE   1887  (Suite) 


Filet  fin 


Chalut  de  surface 


Chalut  de  surface 


Haveneau 

Filet  soie  à  hélice 

Filet  soie  à  hélice 

Filet  soie  à  hélice 

Chalut 

Chalut 
Chalut  de  pêche 

Nasse  toile  métallique 


Synopia  scheeleana  Bovallius,  Paraphronima  gracilis  Claus,  Paraphronima  clypeata  Bovallius,  Phronima 
atlantica  Guérin,  Phronimella  elongata  Claus,  Phronimopsis  spinifera  Claus,  Hyperia  schi^ogeneios 
Stebbing,  Phrosina  semilunata  Risso,  Anchylomera  Blossevillei  H.  Milne-Edwards, Hemityphistenuimanus 
Claus,  Paratyphis  parvus  Claus. 

Paraphronima  gracilis  Claus,  Paraphronima  clypeata  Bovallius,  Phronima  atlantica  Guérin,  Phronimella 
elongata  Claus,  Hyperia  schijogeneios  Stebbing,  Phrosina  semilunata  Risso,  Anchylomera  Blossevillei 
H.  Milne-Edwards,  Hemityphis  tenuimanus  Claus,  Tetralhyrus forcipatus  Claus,  Eupronoe  armata  Claus, 
Streetsia  Stebbingi  nov.  sp. 

Sunamphithoe pelagica  (H.  Milne-Edwards),  Paraphronima  gracilis  Claus,  Phronima  atlantica  Guérin,  Phro- 
nimella elongata  Claus,  Phronimopsis  spinifera  Claus,  Hyperia  schi^ogeneios  Stebbing,  Phrosina  semilunata 
Risso,  Anchylomera  Blossevillei  (H.  Milne-Edwards),  Platyscelus  serratulus  Stebbing,  Paratyphis  parvus 
Claus,  Tetrathyrus  forcipatus  Claus,  Amphithyrus  bispinosus  Claus,  Parascelus  typhoïdes  Claus,  Eupronoe 
armata  Claus,  Lycœa  Bovallii  nov.  sp.,  Dorycephalus  Lindstrômi  Bovallius. 

Vibilia  Hirondellei  nov.  sp.,  Lycœa  pulex  Marion. 

Euthemisto  bispinosa  (Boeck). 

Euthemisto  compressa  (Goës). 

Euthemisto  compressa  (Goës),  Euthemisto  bispinosa  (Boeck). 

Aristias  Topsenti  nov.  sp.,  Parœdiceros  lynceus  (M.  Sars),  Ischyrocerus  megacheir  (Boeck),  Unciola  petalocera 
G.  O.  Sars. 

Aristias  tumidus  (Krôyer). 

Anonyx  nugax  (Phipps),  Onesimus  plautus  (Krôyer),  Stenothoides  Perrieri  nov.  gen.  et  sp.,  Acantho^one 
cuspidata  (Lepechin),  Melita  dentata  (Krôyer),  Ischyrocerus  commensalis  nov.  sp. 

Orchomenella  minuta  (Krôyer). 


176 


CAMPAGNE 


NUMÉRO 

LOCALITÉ 

PROFONDEUR 

des 
STATIONS 

DATE 

en 

MÈTRES 

NATURE  DU  FOND 

LATITUDE 

LONGITUDE 

i65 

25  juin 

Ile  de 

Groix 

167 

26-27  juin 
28  juin 

Palais  (Belle-Ile) 
Belle-Ile 

i3 

168 

3o  juin,  ioh48-i  ih  35  soir 

45°  01'  36"  N. 

9°  i3'  3o"  0. 

Surface 

169 

1"  juillet,  3l>45-6h23  soir 

440  42'  3o"  N. 

90  16'  3o"  O. 

494 

170 

5  juillet,  1 1 h  2  5  soir- 12b  10  matin 

440  02'  i5"  N. 

140  25'  45"  0. 

Surface 

172 

6  juillet,  5hi5-5h45  soir 

44°  06'  01"  N. 

i5o  18'  i5"  0. 

Surface 

J74 

6  juillet 

440  01'  26"  N. 

i5°  3i'         O. 

Surface 

177 

9  juillet,  4h  5c  soir 

420  38'  49"  N. 

21°  54'         0. 

Surface 

179 

9  juillet,  iob  soir 

420  35'          N. 

22°    12'               0. 

Surface 

181 

10  juillet 

420  09'  24"  N. 

23°  33'          O. 

Surface 

i83 

14  juillet,  après-midi 

40°  o5'          N. 

29°  48'          O. 

Surface 

184 

14  juillet 

40°  o5'          N. 

29°  48'         0. 

i85o 

Vase  à  globigérines 

.87 

16  juillet,  9^40-10°  25  soir 

38°  55'  5o"  N. 

3o°  37'  55"  O. 

Surface 

188 

17-18  juillet 

38°  59'          N. 

3o°  41'  12"  0. 

2000 

Vase  claire 

192 

21-22  juillet 

Cratère  de  Fayal 

i93 

22  juillet 

Baie  de  Horta,  en  dehors  de  la  jetée  du  port 

20 

Sable 

194 

22  juillet 

Baie  de  Horta 

i5 

i95 

23  juillet 

Baie  Pim  à  Fayal 

4 

Sable  fin 

196 

a3  juillet 

Horta,  en  dedans  de  la  jetée  du  port 

5-6 

197 

24  juillet 

Baie  de  Horta 

Marée 

200 

27  juillet 
3o  juillet 
3o  juillet 

?                       1                       ? 
Ribeira  das  Algares,  Flores 
Caldeira  comprida,  Flores 

Surface 

208 

3i  juillet,  gi^o-g1^  soir 
3i  juillet 
3i  juillet 

3g°  22'  i5"  N.          |          33o  32'  i5"  0. 

Hauteurs  de  Fajemzinha,  Flores 
A  l'est  de  la  Caldeira  comprida,  Flores 

Surface 

21 1 

i"  août 

3g°  18'  35"  N. 

33°  32'  i5"  0. 

1372 

Sable  vaseux,  coquilles  brisées 

212 

ier  août,  9h4o-ioh20  soir 
1"  août 

39o  17'  35"  N. 

Caldeira  se 

33°  34'  3o"  0. 
cca,  Flores 

Surface 

2  août 

Caldeira  funda  de  Lagens,  Flores 

2l5 

3  août,  2h55-3>i35  matin 

39o  34'          N. 

33°  34'  3o"  0. 

Surface 

DE   1888 


—  177 


PROCEDE 

de 
RÉCOLTE 


ESPECES    RECUEILLIES 


Nasse 
Nasse 


Chalut  de  surface 

Filet  à  ressort 
Chalut  de  surface 

Filet  fin 
Ligne  de  traîne 

Haveneau 

Filet  pélagique  a  gouvernail 

Filet  de  surface 

Chalut 

Filet  fin 

Nasse 

Drague  en  toile 
Drague  en  toile 

Drague  en  toile 
Drague  en  toile 


Filet  fin 


Filet  fin 


Chalut 
Chalut  de  surface 


Chalut  de  surface 


Gammarus  locusta  Linné,  Corophhim  acherusicum  Costa,  Caprella  acanthifera  Leach. 

Lysianax  ceratinus  Walker,  Dex  tmine  spinosa  (Montagul,  Gammarus  locusta  Linné,  Corophhim  acherusi- 
cum Costa,  Caprella  acanthifera  Leach. 

Orchestia  littorea  (Montagu). 

Parathemisto  oblivia  (Kroyer). 

Hyperioides  longipes  nov.  gen.  et  sp.,  Parathemisto  oblivia  Kroyer. 

Vibilia  grandicornis  nov.  sp. 

Corophhim  acherusicum  Costa. 

Phronhna  atlantica  Guérin,  Phrosina  semilunata  Risso,  Brachyscelus  crusculum  Sp.  Bâte.  Dans  l'estomac 
des  Germons. 

Lanceola  sayana  Bovallius. 

Hyperia  schijogeneios  Stebbing. 

Hyale  Grimaldii  Chevreux,  Corophhim  acherusicum  Costa.  Sur  une  épave. 

Lycœa  pulex  Marion. 

Ampelisca  abyssicola  Stebbing.  Dans  la  bouche  d'un  Macrurus  Gûntheri  Vaillant. 

Phronhna  atlantica  Guérin,  Hyperia  schi^ogeneios  Stebbing. 

Euryporeia  gryllus  (Mandt.). 

Orchestia  Chevreuxi  de  Guerne. 

Melita  obtusata  (Montagu),  Microdeutopus  versiculatus  Sp.  Bâte,  Gammaropsis  maculata  (Johnston),  Erich- 
thonius  abditus  (Templeton),  Phtisica  marina  Slabber. 

Stenothoe  monoculoides  (Montagu),  Perioculodes  longimanus  (Sp.  Bâte),  Microdeutopus  versiculatus  (Sp.  Bâte), 
Aora  gracilis  Sp.  Bâte,  Microprotopus  maculatus  Norman,  Amphithoe  Vaillanti  Lucas,  Erichthonius 
abditus  Templeton,  Phtisica  marina  Slabber. 

Phtisica  marina  Slabber. 

Hyale  Stebbingi  Chevreux,  Ampelisca  rubella  Costa,  Eusiroides  Sarsi  nov.  sp.,  Dexamine  spinosa  (Montagu), 
Elasmopus  rapax  Costa,  Aora  gracilis  Sp.  Bâte,  Gammaropsis  maculata  (Johnston),  Amphithoe 
Vaillanti  Lucas,  Erichthonius  abditus  (Templeton),  Phtisica  marina  Slabber,  Caprella  acutifrons 
Latreille,  Caprella  acanthifera  Leach. 

Talitrus  locusta  (Pallas),  Orchestia  littorea  (Montagu),  Orchestia  crassicornis  Costa,  Orchestia  mediterranea 
Costa,  Orchestia  Guernei  Chevreux. 

Phronhna  atlantica  Guérin. 

Gammarus  Guernei  Chevreux. 

Orchestia  Chevreuxi  de  Guerne. 

Phronhna  atlantica  Guérin,  Hyperia  schijogeneios  Stebbing. 

Orchestia  Chevreuxi  de  Guerne. 

Orchestia  Chevreuxi  de  Guerne. 

Lilljeborgia  fissicornis  (M.  Sars). 

Paraphronima  gracilis  Claus,  Phronhna  atlantica  Guérin,  Hyperia  schi^ogeneios  Stebbing,  Phrosina  semi- 
lunata Risso. 

Orchestia  Chevreuxi  de  Guerne. 

Orchestia  Chevreuxi  de  Guerne,  Gammarus  Guernei  Chevreux. 

Vibilia  Jeangerardi  Lucas,  Phronhna  atlantica  Guérin,  Hyperia  schi^ogeneios  Stebbing,  Phrosina  semilu- 
nata Risso,  Eupronoe  armata  Claus,  Lycœa  pulex  Marion. 


i78 


CAMPAGNE 

NUMERO 

LOCALITÉ 

PROFONDEUR 

des 
STATIONS 

DATE 

en 
MÈTRES 

NATURE  DU  FOND 

LATITUDE 

LONGITUDE 

216 

3  août 

39o  26'  3o"  N. 

33°  29'  i5"  O. 

Marée 

217 

3-4  août 

Rade  de  Santa  Cruz,  Flores 

40 

Sable  noir 

2l8 

4  août 

Rade  de  Santa  Cruz,  Flores 

40 

Sable  noir 

2IQ 

4-5  août 

39°  39'  37"  N. 

33°  23'  i5"  0. 

i386 

Sable  noir 

220 

5  août 

3go  42'  5g"  N. 

33°  21'  39"  0. 

1445 

Sable  noir  et  coquilles 

221 

6  août 

390  41'  35"  N. 

33°  24'  22"  0. 

Surface 

6  août 

Corvo 

Marée 

6  août 

Au  fond  de  la  caldeira  de  Corvo 

222 

6-7  août 

39°  41'  35"  N. 

33°  24'  22"  O. 

844 

Sable  et  cailloux 

224 

7  août 

39°  44'  20"  N. 

33°  25'  22"  0. 

12l3 

Roche  et  vase 

i3  août 

Baie  Pim,  Fayal 

Marée 

225 

i3- 14  août 

38°  3T          N. 

3o°  55'  5o"  0. 

129 

Gravier,  sable,  coquilles  brisées 

226 

14  août 

38°  3i'  19"  N. 

3o°  54'  45P'  0. 

i3o 

— 

230 

16-17  a°ût 

38o  21'  48"  N. 

3o°  3o"  3o"  0. 

1236 

18  août 

Baie  Pim,  Fayal 

Marée 

236 

20  août 

38»  o3'  25"  N. 

3o°  18'          O. 

Marée 

237 

20-21  août 

39°  o3'  i5"  N. 

3o°  18'  i5"  0. 

10 

Roche 

239 

21  août 

3go  01'  3o"  N. 

3o°  19'          O. 

25  août 

Fayal 

246 

29  août,  9IÏ-9I1  3o  soir 

38°  27'  45"  N. 

3o°  28'  i5"  O. 

Surface 

247 

3o  août 

38°  24'          N. 

3o°  21'  40"  0. 

3i8 

Roche 

249 

6  septembre,  9h4o-iollio  soir 

45°  38'  44"  N. 

23°  26'  i5"  0. 

Surface 

250 

6  septembre,  9h4o-ioIliosoir 

45°  38'          N. 

23°  26'          0. 

Surface 

252 

8  septembre 

47°  i5'  42"  N. 

22°  48'  40"  0. 

Surface 

253 

8  septembre,  midi  5o 

47°  38'  i3"  N. 

22°  i3'  40"  0. 

i3oo 

254 

8  septembre 

Surface 

256 

9  septembre,  ihig-2h34  soir 

48°  24'  48"  N. 

20°  38'  3o"  0. 

2200 

258 

10  septembre,  2h  34  soir 

47°  42'  41"  N. 

19°  3o'  i5"  0. 

781 

262 

i5  septembre 

47»  17'  17"  N. 

11°  58'  5i"  0. 

Surface 

263 

16  septembre 

47°  07'  26"  N. 

9°  56'          0. 

Surface 

21  septembre 

Port  militaire  de  Lorient 

—  '79  — 


DE   1888  (Suite) 


PROCEDE 

de 
RÉCOLTE 


ESPECES    RECUEILLIES 


Nasse  électrique 

Drague  en  toile 

Nasse 

Chalut 


Nasse 
Chalut 


Nasse 
Chalut 


Nasse 


Nasse 


Chalut  de  surface 
Barre  à  fauberts 

Chalut  de  surface 

Chalut  de  surface 
Ligne  de  traîne 

Filet  à  gouvernail 


Ligne  de  traîne 
Filet  à  gouvernail 

Filet  à  gouvernail 

Ligne  de  traîne 

Ligne  de  traîne 


Hyaïe  Prevosti  (H.  Milne-Edwards),  Hyale  Stebbingi  Chevreux,  Hyale  camptonyx  (Heller). 

Gammaropsis  maculata  (Johnston). 

Hyale  Prevosti  (H.  Milne-Edwardsl,  Phtisica  marina  Slabber. 

Bouvierella  carcinophila  Chevreux.  Sur  Geryon  ajjinis  Milne-Edwards  et  Bouvier. 

Phronima  sedentaria  (Forskâl). 

Platophium  cheionophitum  Chevreux  et  de  Guerne.  Sur  une  Tortue. 

Hyale   Prevosti   (H.    Milne-Edwards),   Hyale   Stebbingi   Chevreux,   Hyale   camptonyx    Heller,    Pleonexes 

gammaroides  Sp.  Bâte,   Caprella  acutifrons  Latreille. 
Orchestia  Chevreuxi  de  Guerne. 

Bouvierella  carcinophila  Chevreux.  Sur  Geryon  affmis  Milne-Edwards  et  Bouvier. 
Phronima  sedentaria  (Forskâl). 
Hyale  Stebbingi   Chevreux,   Stenothoe  marina   (Sp.   Bâte),  Elasmopus  rapax  Costa,  Sunamphithoe  pelagica 

(H.  Milne-Edwards). 
Phtisica  marina  Slabber. 
Ampelisca  rubella  Costa,  Stenothoe  marina  (Sp.  Bâte),  Stenothoe  Dollfusi  Chevreux,  Melita  gladiosa  Sp.  Bâte, 

Mœra   Hirondellei  nov.   sp.,  Gammaropsis  dentata  nov.  sp.,   Podocerus  ocius   Sp.  Bâte,   Erichthonius 

abditus  (Templeton),  Phtisica  marina  Slabber,  Protella  phasma  (Montagu). 
Hirondellea  trioculata  Chevreux. 
Stenothoe  marina  (Sp.  Bâte). 

Orchestia  littorea  (Montagu),  Melita  palmata  (Montagu). 
Sunamphithoe  pelagica  (H.  Milne-Edwards). 
Orchestia  littorea  (Montagu),   Orchestia  Chevreuxi  de  Guerne. 
Orchestia  littorea  (Montagu),  Orchestia  Chevreuxi  de  Guerne. 
Hyperia  schijogeneios  Stebbing. 
Stenothoe  Dollfusi  Chevreux. 

Vibilia  Jeangerardi  Lucas,   Vibilia  Hirondellei  nov.  sp. 
Hyperia  galba  Montagu,   Thamneus  recurvirostris  nov.  sp. 

Phrosina  semilunata  Risso,  Brachyscelus  crusculum  Sp.  Bâte.  Dans  l'estomac  d'un  Germon. 
Cyphocaris  micronyx    Stebbing,   Scina   marginata   Bovallius,   Scina   incerta   nov.  sp.,  Phronima   atlantica 

Guérin,  Hyperia  galba  (Montagu),  Hyperioides  longipes  nov.  gen.  et  sp.,  Euprimno  macropus  (Guérin), 

Brachyscelus  medilerraneus  (Claus). 
Brachyscelus  crusculum  Sp.  Bâte.  Dans  l'estomac  des  Germons. 

Orchomenopsis  abyssorum  Stebbing,  Hyperia  galba  Montagu,  Hyperioides  longipes  nov.  gen.  et  sp.,  Bra- 
chyscelus mediterraneus  (Claus). 
Scina  Rattrayi  Stebbing,  Phronima  atlantica  Guérin,  Hyperia  schiçogeneios  Stebbing,  Hyperioides  longipes 

nov.  gen.  et  sp.,  Euprimno  macropus  Guérin. 
Phronima    sedentaria   (Forskâl),    Phrosina    semilunata    Risso,    Parapronoe   crustulum    Claus,   Brachyscelus 

crusculum  Sp.  Bâte.  Dans  l'estomac  des  Germons. 
Phronima  sedentaria  (Forskâl),  Brachyscelus  crusculum  Sp.  Bâte.  Dans  l'estomac  des  Germons. 
Corophium  acherusicum  Costa,  Caprella  équilibra  Say.  Sur  une  chaîne  de  VHirondelle. 


INDEX    BIBLIOGRAPHIQUE 


i.  Abildgaard  (P.),  Zoologia  Danica  seu  animalium  Daniœ  et  Norvegiœ  rariorum  ac  minus 
notorum  descriptiones  et  historia.  Anctore  Othone  Friderico  Millier.  Descripsit  et 
tabulas  addidit  Petrus  Christianus  Abildgaard.  Havnise  1789. 

2.  Adams  (A.)  et  White  (A.),  The  Zoology  of  the  Voyage  ofH.  M.  S.  Samarang,  under 

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LEGENDE  DE  LA  PLANCHE  I 


Fig.     i.  Orchestia  Chevreuxi  de  Guerne 

i*,  <f  adulte,  vu  du  côté  gauche,  X  7  ;  ib,  o*  lèvre  postérieure  X  3i  ; 
ic,  O*  mandibule  X  3i;  id,o*  mâchoire  de  la  première  paire  X  47;  ie,  O* mâ- 
choire de  la  deuxième  paire  X  47  ;  1 l,  o*  maxillipèdes  X 3 1  ;  1  s,  gnathopode 
postérieur  d'un  mâle  de  i8mm  de  longueur,  n'ayant  pas  encore  acquis  les 
caractères  de  l'adulte,  X  12;  ih>  gnathopode  postérieur  d'un  jeune  mâle 
de  8mm  de  longueur  X  12  ;  i>,  uropode  de  la  première  paire  d'un  jeune 
mâle,  de  14mm  de  longueur,  X  22  ;  iJ,  uropode  de  la  deuxième  paire  du 
même  exemplaire  X  22  ;  ik,  uropodes  de  la  troisième  paire  et  telson  du 
même  exemplaire  X  42  ;  i1,  Ç  patte  de  la  septième  paire  X  42. 

—  2.  Orchestia  Guernei  Chevreux 

23,0*  vu  du  côté  gauche  Xio;  2b,  cf  lèvre  postérieure  X36;  2<=,  or*  man- 
dibule X  36  ;  2d,  o*  mâchoire  de  la  première  paire  X  47;  2«,  o*  mâchoire 
de  la  deuxième  paire  X  47;  2f,  o*  maxillipèdes  X  36;  2g,  o*  uropode  de  la 
première  paire  X  22  ;  2^,  o*  uropode  de'la  deuxième  paire  X  22  ;  2>,  o*  uro- 
podes de  la  troisième  paire  et  telson  X  47- 

—  3.  Hyale  Prevosti  (H.  Milne-Edwards) 

3a,  ÇJ  partie  antérieure  de  la  tête  et  antennes  X  18  ;  3b,  o*  gnathopode 
antérieur  X  16;  3=,  o*  gnathopode  postérieur  X  16;  3^,  Ç  gnathopode  an- 
térieur X  16;  3«,  Ç  gnathopode  postérieur  X  16  ;  3f,  a*  patte  de  la  sep- 
tième paire  X  12. 


Pages 


HIPODES      PL 


LEGENDE  DE  LA  PLANCHE  II 


Pages 

Fig.     i.  Hyale  Stebbingi  Chevreux 8 

ia,  cf,  vu  du  côté  gauche,  X  22  ;  ib,  cf  antenne  inférieure  X  3i  ; 
ic,  cf  lèvre  postérieure  X  66  ;  id,  cf  mandibule  X  83  ;  ie,  cf  mâchoire  de 
la  première  paire  X  88  ;  if,  a*  mâchoire  de  la  deuxième  paire  X  88  ; 
ig,  cf  maxillipèdes  X  66  ',  ih,  o*  gnathopode  antérieur  X  66;  ii,  o*  extré- 
mité d'une  patte  de  la  septième  paire  X  47;  î>,  cf  uropode  de  la  première 
paire  X  66  ;  ik,  cf  uropode  de  la  deuxième  paire  X  66  ;  i1,  o*  uropode 
de  la  troisième  paire  et  telson  X  66;  i",  Ç  antenne  inférieure  X  47; 
i",  Ç  gnathopode  postérieur  X  66. 

—  2.  Hyale  Grimaldii  Chevreux 10 

2a,  o*  vu  du  côté  droit,  X  18;  2b,  a*  lèvre  postérieure  X  66;  2c,  cf  man- 
dibule X  66  ;  2d,  o*  mâchoire  de  la  première  paire  X  66  ;  2.^,  cf  mâchoire 
de  la  deuxième  paire  X  66  ;  2f,  cf  maxillipèdes  X  47  ;  2s,  cf  gnathopode 
postérieur  X  3 1  ;  2^,0*  uropode  de  la  première  paire  X  47  ;  2',  cf  uropode 
de  la  deuxième  paire  X  47;  2J,  cf  uropode  de  la  troisième  paire  et  telson 
X  47  ;  2k,  Ç>  antennes  et  partie  antérieure  de  la  tête  X  47;  2',  9  gnatho- 
pode postérieur  X  66. 

—  3.  Hyale  camptonyx  (Heller) 12 

3a,  cf  adulte,  vu  du  côté  gauche,  X  n  ;  3b,  cf  gnathopode  postérieur 
X  22;  3c,  Ç  gnathopode  postérieur  X  35. 


- . 


LEGENDE  DE  LA  PLANCHE  III 


Pages 

Fig.     i .  Sophrosyne  hispana  (Chevreux) 1 3 

ia,  exemplaire,  vu  du  coté  gauche,  X  %7  ',  ib,  antenne  supérieure  X  88; 
ic,  antenne  inférieure  X  88;  id,  mandibule  X  180;  ie,  mâchoire  de  la 
première  paire  X  iSo;   if,  maxillipède  X  180;  ig,  gnathopode  antérieur 


X  66 
X66 
X  66 


it,  gnathopode  postérieur  X  66;  i',  patte  de  la  cinquième  paire 
u,  patte  de  la  sixième  paire  X  66  ;  ik,  patte  de  la  septième  paire 
i1,  telson  X  i36. 


—      2.  Aristias  Topsenti  nov.  sp 1 8 

2a,  Ç>,  vue  du  côté  droit,  X  33  ;  2b,  Ç  antenne  supérieure  X  55  ;  2e,  $ 
antenne  inférieure  X  55  ;  2<i,  Ç  mandibule  X  140  ;  2e,  $  mâchoire  de  la 
première  paire  X  "5;  2f,  Ç  mâchoire  de  la  deuxième  paire  X  118; 
2g,  Ç  maxillipèdes  X  118;  2h,  Ç  gnathopode  antérieur  X  55  ;  2',  $  gna- 
thopode postérieur  X  55  ;  2),  $  patte  de  la  troisième  paire  X  48  ;  2k,  Ç 
patte  de  la  septième  paire  X  48  ;  2',  Q  uropode  de  la  première  paire  X  88  ; 
2™,  Ç  urosome,  vu  du  côté  droit,  X  55  ;  2",  Ç  urosome,  vu  par  la  face 
dorsale,  X  55  ;  2°,  Ç  telson  X  1 18. 


. 


LÉGENDE  DE  LA  PLANCHE  IV 


Pages 

Fig.      i..  Hirondellea  trioculata  Chevreux 20 

ia,  9,  vue  du  côté  gauche,  X  6;  ib,  2  antenne  supérieure  X  20; 
ic,  $  antenne  inférieure  X  20;  id,  Ç  lèvre  postérieure  X  36;  ie,  2  mandi- 
bule X  36  ;  if,  Ç  mâchoire  de  la  première  paire  X  36  ;  ig,  $  mâchoire  de 
la  deuxième  paire  X  36  ;  i>\  2  maxillipède  X  36  ;  1',  2  gnathopode  anté- 
rieur X  20;  ii,  2  gnathopode  postérieur  X  20;  ik,  2  uropode  de  la 
première  paire  X  20  ;  il,  $  uropode  de  la  deuxième  paire  X  20  ;  im,  2  uro" 
pode  de  la  troisième  paire  X  20  ;  in,  2  telson  X  20. 

—      2.  Lepidepecreum  clypeatum  Chevreux 28 

a»,  2,  vue  du  côté  droit,  X  19;  2b,  2  antenne  supérieure  X  88;  2<=,  2 
antenne  inférieure  X  88;  2d,  2  mandibule  X  118;  2=,  2  mâchoire  de  la 
première  paire  X  118;  2l,  2  maxillipède  X  118  ;  2g,  2  gnathopode  anté- 
rieur X  64  ;  2*1,  2  gnathopode  postérieur  X  64  ;  2',  2  patte  de  la  sixième 
paire  X  48  ;  21,  9  patte  de  la  septième  paire  X  48  ;  2k,  2  uropode  de  la 
première  paire  X  88  ;  2',  2  uropode  de  la  deuxième  paire  X  88  ;  2",  2  uro- 
pode de  la  troisième  paire  X  88  ;  2",  2  telson  X  88. 


LEGENDE  DE  LA  PLANCHE  V 


Pages 

Fig.     i .  Lysianax  ceratinus  Walker 16 

ia,  $  partie  antérieure  de  la  tête  et  antennes  X  17  ;  ib,  9  antenne  supé- 
rieure, vue  du  côté  interne,  X  17- 

—  2.  Lysianax  longicornis  (Lucas) 16 

2a,  Ç  partie  antérieure  de  la  tête  et  antennes  X  17- 

—  3.         Centromedon  crenulatum  nov.  sp 26 

3a,  a*?,  vu  du  côté  gauche,  X  26  ;  3b,  mandibule  X  88;  3c,  mâchoire 
de  la  première  paire  X  88;  3d,  mâchoire  de  la  deuxième  paire  X  88; 
3e,  maxillipède  X  88;  3f,  gnathopode  antérieur  X  64;  3g,  gnathopode 
postérieur  X  64  ;  3k,  uropode  de  la  troisième  paire  X  88  ;  3',  telson  X  88. 

—  4.         Urothoe  Poucheti  Chevreux 3i 

4a,  a*  patte  de  la  quatrième  paire  X  36  ;  4b,  a"  patte  de  la  cinquième 
paire  X  36  ;  4c,  o"  uropode  de  la  première  paire  X  36  ;  4d,  <?  uropode  de 
la  deuxième  paire  X  36  ;  4«,  a*  uropode  de  la  troisième  paire  X  36. 

—  5.         Paraphoxus  maculatus  Chevreux 34 

5a,  $,  vue  du  côté  droit,  X  36  ;  5b,  $  antenne  supérieure  X  64  ;  5<=,  $ 
antenne  inférieure  X  64  ;  5d,  Ç)  mandibule  X  88  ;  5=,  $  gnathopode  anté- 
rieur X  64 ;  5f,  $  gnathopode  postérieur  X  64 ;  5g,  Ç  patte  de  la  quatrième 
paire  X  64;  5,t>,  Ç  patte  de  la  septième  paire  X  64  ;  5",  Ç  uropode  de  la 
première  paire  X88;  5i,  Ç  uropode  de  la  deuxième  paire  X  88;  5k,  $  uro- 
pode de  la  troisième  paire  X  88  ;  51,  $  telson  X  88. 


,ERT  Ier  PR] 


HIl'ODES        PL.V 


1.  LYSIANAX  CERAT]  iLKER      2.LYSIANAX  LONGICORNIS  (LUCA         3.ŒNTR0MED0N  CRI     ULA1 

4-UROTIIOk  ['I   CHEVKEUX       5.  PARAPH 


LEGENDE  DE  LA  PLANCHE  VI 


Pages 

Fig.     i .  Harpinia  excavata  Chevreux 37 

i",  Ç1,  vue  du  côté  gauche,  X  16;  ib,  $  antenne  supérieure  X  48  ; 
ic,  $  antenne  inférieure  X  48  ;  id,  $  gnathopode  antérieur  X  48  ;  i«,  Ç 
gnathopode  postérieur  X  48  ;  if,  $  patte  de  la  cinquième  paire  X  48  ; 
ig,  9  patte  de  la  septième  paire  X  48;  ih,  $  uropode  de  la  troisième 
paire  X  64  ;  1',  $  telson  X  64- 

—  2.  Ampelisca  spinimana  Chevreux 39 

2a,  $,  vue  du  côté  droit,  X  14  ;  2b,  9  gnathopode  antérieur  X  26  ; 
2c,  $  patte  de  la  septième  paire  X  26  ;  2d,  $  uropode  de  la  troisième 
paire  X  26  ;  2«,  Ç  telson  X  36  ;  2<,  a*  tête  et  antenne  X  26  (l'antenne  infé- 
rieure n'est  figurée  qu'en  partie);  2g,  o*  urosome,  uropodes  et  telson  X  26. 

—  3.  Ampelisca  uncinata  Chevreux 42 

3a,  $,  vue  du  côté  droit,  X  10;  3b,  Ç,  gnathopode  antérieur  X  26; 
3',  Ç  patte  de  la  septième  paire  X  26  ;  3d,  Ç  uropode  de  la  troisième 
paire  X  36  ;  3e,  9  telson  X  36;  3f,  o*?,  vu  du  côté  gauche,  X  10  ;  3g,  o"?, 
telson  X  36. 


LEGENDE  DE  LA  PLANCHE  VII 


Pages 

Fig.     i .  Byblis  Guernei  Chevreux 45 

ia,  exemplaire,  vu  du  côté  gauche,  X  26;  ib,  gnathopode  antérieur 
X  36;  is  gnathopode  postérieur  X  36;  id,  patte  de  la  troisième  paire  X  36; 
ic,  patte  de  la  quatrième  paire  X  36  ;  if,  patte  de  la  septième  paire  X  36; 
ig,  uropode  de  la  troisième  paire  X  64  ;  ih,  telson  X  64. 

—  2.  Amphilochus  anomalus  nov.  sp 48 

2a,  Ç  tête  et  antennes  X  48  ;  2b,  9  angle  postérieur  d'une  plaque  épi- 
mérale  du  troisième  segment  du  métasome  X  48  ;  2e,  Ç  lèvre  antérieure 
X  64  ;  2d,  Ç  lèvre  postérieure  X  64;  ic,  $  mandibule  X  64;  2f,  $  mâ- 
choire de  la  première  paire  X  64  ;  2g,  Ç  maxillipèdes  X  64  ;  ah,  $  gnatho- 
pode antérieur  X  48  ;  2',  $  gnathopode  postérieur  X  48  ;  2J,  $  patte  de 
la  septième  paire  d'un  autre  exemplaire  X  48  ;  2k,  9  uropode  de  la 
deuxième  paire  X  64  ;  al,  9  telson  X  64. 

—  3.  Amphilochoides  longimanus  (Chevreux) 5o 

3»,  9>  vue  du  côté  droit,  X  26  ;  3b,  9  mandibule  X  1 18  ;  3c,  9  mâchoire 
de  la  première  paire  X  1 18;  3d,  9  maxillipèdes  X  64;  3e,  9  antenne  supé- 
rieure X  64;  3f,  $  antenne  inférieure  X  64  ;  3g,  9  gnathopode  antérieur 
X  48  ;  3h,  9  gnathopode  postérieur  X  48;  3',  9  uropode  de  la  première 
paire  X  48  ;  3i,  9  uropode  de  la  deuxième  paire  X  48  ;  3k,  9  telson  X  48. 


ALBERT  \y  :   i 


l.BYBI  I1^   GUERNEI  2     i  I  >v.  SP. 

S.  AMPH  .  .  L'X  i 


LEGENDE  DE  LA  PLANCHE  VIII 


Pages 

Fig.     i .  Stenothoe  Dollfusi  Chevreux 53 

i",  Ç,  vue  du  côté  gauche,  X  26  ;  ib,  9  mandibule  X  1 18  ;  ic,  9  m^" 
choire  de  la  première  paire  X  1 18  ;  id,  9  mâchoire  de  la  deuxième  paire 
X118;  ie,  9  maxillipède  X  64;  i!,  9  gnathopode  antérieur  X  48  ;  ig,  9 
gnathopode  postérieur  X  48  ;  ih,  cf  gnathopode  postérieur  X  48;  ii,  9 
patte  de  la  cinquièmepaire  X48;  ii,  9uroP°dede  la  troisième  paire  X  88  ; 
ik,  9telson  X  88. 

—  2.  Stenothoides  Perrieri  nov.  gen.  et  sp 55 

2>,  çf  ?,  vu  du  côté  droit,  X  26  ;  2b,  lèvre  antérieure  X  88  ;  2=,  lèvre 
postérieure  X  88  ;  2d,  mandibules  X  88  ;  v,  mâchoire  de  la  première 
paire  X  88  ;  2f,  mâchoire  de  la  deuxième  paire  X  88  ;  2g,  maxillipèdes  X  88  ; 
2b,  gnathopode  antérieur  X  48  ;  21,  gnathopode  postérieur  X  36  ;  2J,  patte 
de  la  cinquième  paire  X  36  ;  2k,  patte  de  la  sixième  paire  X  36  ;  2',  patte 
de  la  septième  paire  X  36;  2m,  uropode  de  la  première  paire  X  64; 
2n,  uropode  de  la  deuxième  paire  X  64;  20,  uropode  de  la  troisième 
paire  X  64. 

—  3.  Monoculodes  gibbosus  Chevreux 5g 

3a,  9>  vue  du  côté  gauche,  X  14  ;  3b,  9  antenne  supérieure  X  36  ; 
3c,  9  mandibule  X  36  ;  3d,  9  mâchoire  de  la  première  paire  X  48  ;  3e,  9 
mâchoire  de  la  deuxième  paire  X  48  ;  3f,  9  maxillipèdes  X  36 ;  3g,  9  gna- 
thopode antérieur  X  26  ;  3h,  9  gnathopode  postérieur  X  26  ;  3',  9  uropode 
de  la  première  paire  X  26  ;  3J,  9  telson  X  48. 


:RT  \iiV  !  . 


U  IDES  1 


LEGENDE  DE  LA  PLANCHE  IX 


Pages 

Fig.     i,  Rachotropis  Grimaldii  (Chevreux) 68 

i",  Ç,  vue  du  côté  droit,  X  14;  ib,  Ç  antenne  supérieure  X  26  ;  i<=,  $  fla- 
gellum  accessoire  X  240  ;  id,  $  gnathopode  antérieur  X  26  ;  ie,  9  partie 
basale  d'un  gnathopode  postérieur  X  26  ;  if,  Ç  uropode  de  la  troisième 
paire  X  26  ;   ig,  $  telson  X  26. 

—  2.  Eusiroides  Sarsi  nov.  sp 65 

2a,  Ç,  vue  du  côté  gauche,  X  20  ;  2b,  9  plaque  épimérale  du  troisième 
segment  du  métasome  X  48  ;  2c,  9  antenne  supérieure  X  36  ;  2d,  Ç  antenne 
inférieure  X  36;  2e,  9  mandibule  X  64;  2<,  Ç  mâchoire  de  la  première 
paire  X  64  ;  2g,  Ç  gnathopode  antérieur  X  36  ;  2^,  $  gnathopode  posté- 
rieur X  36;  2',  Ç  patte  de  la  septième  paire  X  36;  2J,  $  uropode  de  la 
deuxième  paire  X  48  ;  2k,  $  uropode  de  la  troisième  paire  X  48  ;  2',  Ç 
telson  X  64. 

—  3.  Bouvierella  carcinophila  (Chevreux) 71 

3a.,  Ç,  vue  du  côté  droit,  X  i3;  3b,  Ç  lèvre  antérieure  X  64;  3c,  $  lèvre 
postérieure  X  64;  3d,  9  mandibules  X  64;  3«,  $  mâchoire  de  la  première 
paire  X  64  ;  3f,  Ç  mâchoire  de  la  deuxième  paire  X  64  ;  3g,  $  maxilli- 
pèdes  X  64  ;  3b-,  $  gnathopode  antérieur  X  48  ;  3',  $  gnathopode  posté- 
rieur X  48;  3i,  $  extrémité  d'une  patte  de  la  septième  paire  X  118; 
3k,  Ç  uropode  de  la  première  paire  X  36  ;  3',  9  uropode  de  la  deuxième 
paire  X  36  ;  3m,  9  uropodes  de  la  troisième  paire  et  telson  X  36. 


ALBERT  I1??  PRIX'  i 


LEGENDE  DE  LA  PLANCHE  X 


Pages 

Fig.     i .  Dautzenbergia  grandimana  (Chevreux) 73 

ia,  Ç,  vue  du  côté  gauche, X  t3;  ib,  Ç  lèvre  antérieure  X 48;  ic,Çlèvre 
postérieure  X  48  ;  id,  $  mandibules  X  48  ;  ie,  $  mâchoire  de  la  première 
paire  X  48  ;  if,  Ç  mâchoire  de  la  deuxième  paire  X  48  ;  ig,  $  maxilli- 
pède  X  48  ;  ih,  9  gnathopode  antérieur  X  26  ;  1',  $  gnathopode  posté- 
rieur X  26  ;  ii,  $  dactyle  d'une  patte  de  la  cinquième  paire  X  64  ;  ik,  $ 
uropodes  de  la  troisième  paire  et  telson  X  26. 

—      2.  Gammarus  Guernei  Chevreux 76 

2a,  o",  vu  du  côté  droit,  X  14  >  2b,  o"  gnathopode  antérieur  X  26; 
2S  o*  gnathopode  postérieur  X  26;  2d,  o"  patte  de  la  troisième  paire  X  26; 
2=,  à*  patte  de  la  septième  paire  X  26  ;  21,  o*  uropodes  de  la  troisième 
paire  et  telson  X  20  ;  2g,  a*  telson  X48. 

—        3.  Melita  Richardi  nov.  sp 81 

3»,  Ç,  vue  du  côté  gauche,  X  14  ;  3b,  Ç  gnathopode  antérieur  X  26  ; 
3c,  Ç  gnathopode  postérieur  X  26  ;  3d,  &  gnathopode  postérieur  X  26  ; 
3e,  $  uropode  de  la  première  paire  X  26  ;  3f,  Ç  uropode  de  la  deuxième 
paire  X  26  ;  3g,  $  uropode  de  la  troisième  paire  X  26  ;  3h,  $  telson  X  48. 


n^PRi 


TZENBERGIA  GR, 


LEGENDE  DE  LA  PLANCHE  XI 


Pages 

Fig.        I  .  M/ERA    HlRONDELLEI    nOV.   sp 84 

ia,  Ç,  vue  du  côté  droit,  X  1 3;  ib,  Ç  mandibule  X  48  ;  ic,  9  mâchoire 
de  la  première  paire  X  48;  id,  $  mâchoire  de  la  deuxième  paire  X  48  ; 
ie,  $  maxillipède  X  48;  if,  Ç  gnathopode  antérieur  X  20;  ig,  Ç  gnatho- 
pode  postérieur  X  20;  ib,Çuropode  de  la  troisième  paire  X  26;  i',9te'son 
X  48  ;  iJ,  cf  gnathopode  postérieur  X  20. 

—  2.  Leptocheirus  pilosus  Zaddach 90 

2*,  $  gnathopode  antérieur  X  88. 

—  3.  Bonnierella  abyssi  (Chevreux) 97 

3a,  cf,  vu  du  côté  gauche,  X  36  ;  3b,  cf  premier  article  du  flagellum  prin- 
cipal et  flagellum  accessoire  d'une  antenne  supérieure  X  1 18  ;  3c,  cf  mandi- 
bule X  118;  3d,  cf  mâchoire  de  la  première  paire  X  200  ;  3=,  cf  mâchoire 
de  la  deuxième  paire  X  200;  3f,  o*  maxillipède  X  118;  3g,  cf  gnathopode 
antérieur  X  64;  3h,  cf  gnathopode  postérieur  droit  X64;  3',  cf  gnathopode 
postérieur  gauche  X  64  (le  contour  du  bord  palmaire,  caché  par  le  dac- 
tyle, sur  la  figure,  est  indiqué  au  trait,  en  regard);  3i,  cf  patte  de  la  qua- 
trième paire  X  64;  3k,  cf  patte  de  la  septième  paire  X  64;  31,  cf  uropode 
de  la  première  paire  X  88;  3m,  cf  uropode  de  la  deuxième  paire  X  88; 
3n,  cf  uropode  de  la  troisième  paire  X  88  ;  3»,  cf  telson  X  1 1 8. 

—  4.  Sunamphithoe  pelagica  (H.  Milne-Edwards) 102 

(Exemplaires  des  Sargasses).  —  4a,  cf  antenne  supérieure  X  26;  4b,  ex* 
mandibule  X  64;  4e,  cf  gnathopode  postérieur  X  36;  4d,  cf  patte  de  la 
troisième  paire  X  36;  4e,  a*  patte  de  la  cinquième  paire  X  36;  4f,  cf  uro- 
pode de  la  troisième  paire  X  48;  4g,  cf  telson  X  64;  4h,  $  gnathopode 
antérieur  X  36;  4',  $  gnathopode  postérieur  X  36. 


ALBERT  !:"  IV, 


AMPH1P0DES      PL.X1 
19 


1    .V..V.!'.\   HIRi  iNDELLEl  : 

3.  BONNIERE]  LA  IITHOE   PELAG1 


LEGENDE  DE  LA  PLANCHE  XII 


Pages 

Fig.     i .  Gammaropsis  dentata  nov.  sp g3 

ia,  Ç,  vue  du  côté  droit, X  26  ;  ib,  Ç  lèvre  antérieure  X  88;  isÇ  lèvre 
postérieure  X  88  ;  id,  Ç  mandibule  X  64  ;  i«,  Ç  mâchoire  de  la  première 
paire  X  88  ;  if,  Ç  mâchoire  de  la  seconde  paire  X  88  ;  ig,  Ç  maxillipède 
X  88;  ih,  Ç  gnathopode  antérieur  X  64;  1',  Ç  gnathopode  postérieur  X  64; 
ii,  o*  gnathopode  antérieur  X  64  ;  ik,  (f  gnathopode  postérieur  X  64; 
il,  (f  urosome,  uropodes  de  la  troisième  paire  et  telson  X  64. 

2.  ISCHYROCERUS    COMMENSALIS    nOV.    Sp IO4 

2»,  (f,  vu  du  côté  gauche,  X  26;  2b,  a*  gnathopode  antérieur  X  36  ; 
2c,  a*  gnathopode  postérieur  X  36;  2d,  0"  uropodes  de  la  troisième  paire 
et  telson  X  64  ;  2»,  a*  branche  externe  d'un  uropode  de  la  troisième 
paire  X  176  ;  2f,  Ç  lèvre  antérieure  X  64  ;  2g,  Ç  lèvre  postérieure  X  64  ; 
2h,  Ç  mandibule  X  64;  2',  Ç  mâchoire  de  la  première  paire  X  64;  2i,  Ç  mâ- 
choire de  la  deuxième  paire  X  04  ;  2k,  $  maxillipède  X  64  ;  2',  Ç  gnatho- 
pode postérieur  X  36  ;  2m,  Ç  uropode  de  la  première  paire  X  64  ;  2°,  Ç  uro- 
pode de  la  deuxième  paire  X  64  ;  20,  Ç  telson  X  64. 


~î 


.UOPSIS   I 


LÉGENDE  DE  LA  PLANCHE  XIII 


Pages 

Fig.     i .  Seba  armata  (Chevreux) m 

i»,  <f,  vu  du  côté  gauche,  X  29;  ib,  o*  antenne  supérieure  X  64; 
ic,  o*  lèvre  antérieure  X  176;  id,  o*  mandibule  X  176;  Ie,  CT*  mâchoire 
de  la  première  paire  X  176;  if,  C?  maxillipède  X  118;  ti,  cr*  gnathopode 
antérieur  X  64;  ih,  o*  gnathopode  postérieur  X  64;  i',  0"  urosome,  uro- 
podes  et  telson,  vus  du  côté  droit,  X  88  ;  ii,  Ç  antenne  supérieure  X  64  ; 
ik,  9  antenne  inférieure  X  64;  i1,  $  gnathopode  antérieur  X  48  ;  im,  $ 
gnathopode  postérieur  X  48;  in,  Ç  patte  de  la  dernière  paire  X  48", 
i°,  $  uropode  de  la  dernière  paire  X  1 18  ;  ip,  Ç  telson  X  1 18. 

—      2.  Platophium  chelonophilum  (Chevreux  et  de  Guerne) . . .       n5 

2»,  a",  vu  du  côté  droit,  X 12  ;  2b,  a"  lèvre  antérieure  X  36  ;  2c,  a"  lèvre 
postérieure  X  36  ;  2d,  o*  mandibule  X  36  ;  2«,  cr*  palpe  de  la  même  man- 
dibule, vu  de  face,  X  36  ;  2f,  a*  mâchoire  de  la  première  paire  X  36  ; 
2g,  o"  mâchoire  de  la  deuxième  paire  X  36  ;  2i>,  o*  maxillipèdes  X  36  ; 
2',  à*  tête  et  antennes,  vues  par  la  face  dorsale,  X  12  ;  2),  a"  gnathopode 
antérieur  X  36  ;  2k,  0"  gnathopode  postérieur  X36;  21,  Ç  gnathopode 
antérieur  X  36  ;  2m,  Ç  gnathopode  postérieur  X  36  ;  2",  Ç  dernier  seg- 
ment du  métasome  et  urosome,  avec  leurs  appendices,  X  26  ;  20,  $ 
telson  X  36. 


BERT  I1-   I 


1.  SEBA  .  .:     .  2. 


...  .'  .  . 


LEGENDE  DE  LA  PLANCHE  XIV 


Pages 

Fig.     i .  Orchestia  littorea  (Montagu) 2 

Mâle,  grossi  2  fois. 

—  2.  Orchestia  mediterranea  Costa 5 

Mâle,  grossi  2  fois. 

—  3.  Hirondellea  trioculata  Chevreux 20 

Femelle,  grossie  3  fois  :  3a,  3b,  variétés  de  coloration. 

—  4.  Euryporeia  gryllus  (Mandt) 24 

Femelle;  4a,  exemplaire  de  46™™;  4b,  exemplaire  de  38™™. 

—  5.  Lilljeborgia  fissicornis  (M.  Sars) 88 

Femelle,  grossie  4  fois. 

—  6.  M.era  Hirondellei  nov.  sp 84 

Femelle,  grossie  5  fois. 

—  7.  Platophium  chelonophilum  (Chevreux  et  de  Guerne) 1 15 

Mâle,  grossi  5  fois. 

8.  SCINA    MARGINATA    (Bovallius) 122 

Femelle,  grossie  9  fois. 

9.  SCINA    INCERTA    nOV.   sp 123 

Mâle  :  9a,  exemplaire  mutilé,  vu  par  la  face  dorsale,  X  4,5  ;  9b,  gna- 
thopode  antérieur  X  19;  9e,  extrémité  du  même  gnathopode  X  65;  9d,gna- 
thopode  postérieur  X  19;  9e.  extrémité  du  même  gnathopode  X  65; 
9f,  patte  de  la  troisième  paire  X  19  ;  9%,  patte  de  la  cinquième  paire  X  19; 
9h,  patte  de  la  sixième  paire  X  19  ;  9',  patte  de  la  septième  paire  X  19- 

—  10.  Lanceola  sayana  Bovallius 134 

Femelle,  grossie  i,5  fois. 

—  11.  Cyphocaris  micronyx  Stebbing 1 65 

Grossi  5  fois. 

N.  B.  —  Les  figures  coloriées  de  cette  planche  ont  été  exécutées  d'après  des  aquarelles  des 
animaux  frais,  et  faites  à  bord  par  M.  M.  Borrel. 


ERTP?.R]  ■  IENT. 


IIPODES      P]   XIV 


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LEGENDE  DE  LA  PLANCHE  XV 


s 


Fig.        I .  SCINA   MARGINATA   (BovalllUS) 122 

ia,  Ç  gnathopode  antérieur  X  36;  ib,  9  gnathopode  postérieur  X  36; 
ic,  Ç  patte  de  la  cinquième  paire  X  36;  id,  $  patte  de  la  sixième  paire 
X  36;  ie,  Ç  uropode  de  la  première  paire  X  48  ;  if,  $  uropode  de  la  deu- 
xième paire  X  48;  ig,  9  uropode  de  la  troisième  paire  X  48. 

—  2.  Scina  Rattrayi  Stebbing 123 

2a,  o"  antenne  inférieure  X  43  (le  rlagellum  n'est  figuré  qu'en  partie); 
2b,  <?  gnathopodes  X  43;  v,  &  patte  de  la  cinquième  paire  X  43;  2d,  <? 
patte  de  la  sixième  paire  X43;  2«,  çf  patte  de  la  septième  paire  X  43- 

—  3.  Vibilia  Jeangerardi  Lucas 125 

3a,  entête  et  antennes  X  21;  3b,  9  tête  et  antennes  X21;  3=,  9  patte 
de  la  septième  paire  X  21  ;  3d,  9  urosome,  uropodes  et  telson  X  18. 

—  4.  Vibilia  Hirondellei  nov.  sp 126 

4a,  çf,  vu  du  côté  droit,  X  14;  4h,  o*  lèvre  antérieure  X  43;  4e,  a*  lèvre 
postérieure  X  43  ;  4d,  a"  mandibule  X43;  4e,  a*  mâchoire  de  la  première 
paire  X  43  ;  4f,  a*  mâchoire  de  la  deuxième  paire  X  43  ;  4g,  <f  maxillipèdes 
X43;  4h,  c?  gnathopode  antérieur  X  43;  4',  0^  gnathopode  postérieur 
X  43  ;  4J,  0*  patte  de  la  septième  paire  X  43  ;  4k,  o*  extrémité  du  dactyle 
de  la  même  patte  X  210;  41,  a*  urosome,  uropodes  et  telson  X  21  ; 
4m,  Çtête  et  antennes  X  26;  4",  extrémité  du  flagellum  d'une  antenne 
supérieure  d'un  jeune  exemplaire  de  4""»  de  longueur,  X  nS. 


ai.]'.       ; 


3.  V] 


LEGENDE  DE  LA  PLANCHE  XVI 


Pages 

Fig.       I  .  VlBILIA    DENTATA    nOV.   Sp 129 

ia,  Ç,  vue  du  côté  gauche,  X  18;  ib,  $  lèvre  antérieure  X  74;  ic,$lèvre 
postérieure  X  74  ;  id,  $  mandibule  X  74  ;  ie,  9  mâchoire  de  la  première 
paire  X  74  ;  if,  9  mâchoire  de  la  deuxième  paire  X  74  ;  is,  9  maxilli- 
pèdes  X  74  ;  ih,  9  gnathopode  antérieur  X  74  ;  t>,  9  gnathopode  posté- 
rieur X  74!  IJ>  9  Patte  de  la  troisième  paire  X  43  ;  ik,  9  patte  de  la 
cinquième  paire  X  43  ;  i1,  9  Patte  de  la  sixième  paire  X  43  ;  im,  9  patte 
de  la  septième  paire  X  43  ;  in,  9  urosome,  uropodes  et  telson  X  3 1 . 

2.  VlBILIA   GRANDICORNIS    I10V.  Sp 1 3 1 

2a,  cT,  vu  du  côté  droit,  X  16  ;  2b,  cr*  partie  antérieure  de  la  tête  et 
antennes  supérieures,  vues  par  la  face  dorsale,  X  3i  ;  2s  <?  antenne  infé- 
rieure X  58  ;  2d,  9  antenne  inférieure  X  58  ;  2e,  cr*  lèvre  antérieure  X  74  ; 
2f,  cr*  mandibule  X  74  ;  2g,  a*  mâchoire  de  la  première  paire  X  74  ; 
2b,  cr*  mâchoire  de  la  deuxième  paire  X74;  21,  cr*  maxillipèdes  X  74; 
2J,  cr*  gnathopode  antérieur  X  58;  2k,  cr*  gnathopode  postérieur  X  58; 
21,  0"  patte  de  la  sixième  paire  X  3i  ;  2m,  o*  patte  de  la  septième  paire 
X  3i  ;  2°,  c^pléopode  de  la  troisième  paire  X  3i  ;  20,  cr*  urosome,  uropo- 
des et  telson  X  3i. 


PL  XVI. 


I.  VIBIL1A    ! 


DIC0RN1 


LEGENDE  DE  LA  PLANCHE  XVII 


Fig.     i.  Hyperia  schizogeneios  Stebbing 139 

ia,  $,  vue  du  côté  droit,  X  28;  ib,  çf,  vu  du  côté  gauche,  X  18;  1',  çf 
pédoncule  et  premiers  articles  du  rlagellum  d'une  antenne  supérieure  X  65  ; 
id,  çf  gnathopode  antérieur  X  5o;  i«,  o*  gnathopode  postérieur  X  5o; 
if,  çf  patte  de  la  troisième  paire  X  5o;  ig,  çf  patte  de  la  cinquième  paire 
X  5o;  ib,  çf  patte  de  la  septième  paire  X  5o;  i»,  a"  urosome,  uropodes  et 
telson  X  40;  iJ,  Ç  uropode  de  la  troisième  paire  X  90;  ik,  jeune  çf  uro- 
pode  de  la  troisième  paire  X  90;  i1,  o"  presque  adulte,  uropode  de  la  troi- 
sième paire  X  90;  im,  o"  adulte,  uropode  de  la  troisième  paire  X  90. 

—       2.  Hyperioides  longipes  nov.  gen.  et  sp 143 

23,  çf,  vu  du  côté  gauche,  X12;  2b,  çf  lèvre  antérieure  X65;  2=,  çf  lèvre 
postérieure  X  65  ;  2d,  çf  mandibule  X  65  ;  2e,  çf  mâchoire  de  la  première 
paire  X  65  ;  2f,  çf  mâchoire  de  la  deuxième  paire  X  65  ;  2g,  çf  maxillipè- 
des  X  65;  2^,  çf  gnathopode  antérieur  X  5o;  2',  çf  gnathopode  posté- 
rieur X  5o;  2i,  çf  patte  de  la  cinquième  paire  X  26;  2k,  çf  patte  de  la 
sixième  paire  X  26  ;  2I,  çf  patte  de  la  septième  paire  X  26  ;  2m,  çf  urosome, 
uropodes  et  telson  X  3o;  2°,  $  tête  et  antennes  X  26;  2°,  Ç  antenne 
supérieure  X  90;  2P,  Ç  antenne  inférieure  X  90;  2?,  Ç  uropode  de  la 
troisième  paire  X  65. 


PRINCE         .       A 

î1' 


.HYPERIA  SCHIZ0GEN1  R10I1 


LEGENDE  DE  LA  PLANCHE  XVIII 


Pages 

Fig.     i.  Phorcorrhaphis  Zamboance  Stebbing 148 

i",  antenne  supérieure  X  90  ;  ib,  antenne  inférieure  X  90  ;  ic,  patte 
de  la  cinquième  paire  X  "$7  ;  id,  patte  de  la  sixième  paire  X  ^7- 

—  2.  Thamneus  recurvirostris  nov.  sp 154 

2a,  Ç  tête  et  antenne  supérieure  X  3o  ;  2b,  a*  tête  et  antennes  X  3o  ; 
2S  a*  antenne  supérieure  X  ^7  ;  2d,  &  gnathopode  antérieur  X  26  ; 
2e,  o*  derniers  articles  du  même  gnathopode  X  90  ;  2f,  <?  gnathopode 
postérieur  X  26  ;  2g,  a*  derniers  articles  du  même  gnathopode  X  90  ; 
2h,  a*  patte  de  la  sixième  paire  X  26  ;  2»,  r/  patte  de  la  septième  paire  X  26  ; 
2J,  o*  urosome,  uropodes  et  telson  X  26  ;  2k,  a*  deux  des  taches  du  méta- 
some  X  120. 

—  3.  LyCjEa  Bovallii  nov.  sp 157 

3»,  r/,  vu  du  côté  droit,  X  17;  3b,  o*  antenne  supérieure  X  5o  ; 
3c,  0"  mandibule  X  5o  ;  3d,  a"  maxillipèdes  X  5o  ;  3e,  o*  gnathopode  anté- 
rieur X  5o  ;  3f,  a*  gnathopode  postérieur  X  5o  ;  3g,  o"  patte  de  la  troi- 
sième paire  X  26  ;  3*>,  o*  patte  de  la  cinquième  paire  X  26  ;  3',  a"  patte 
de  la  sixième  paire  X  26  ;  3i,  a*  patte  de  la  septième  paire  X  26  ;  3k,  çf 
urosome,  uropodes  et  telson  X  "ij- 

—  4.  Streetsia  Stebbingi  nov.  sp 161 

4a,  Ç,  vue  du  côté  gauche,  X  8  ;  4b,  $  antenne  supérieure  X  90  ; 
4e,  Ç  gnathopode  antérieur  X  65  ;  4d,  9  gnathopode  postérieur  X  65  ; 
4<=,  Ç  patte  de  la  troisième  paire  X  $7  ;  4f,  $  patte  de  la  cinquième 
paire  X  %7  ;  4?,  $  patte  de  la  sixième  paire  X  ^7  ;  4h,  $  patte  de  la  sep- 
tième paire  X  %7  ;  4',  $  urosome,  uropodes  et  telson  X  "$7- 


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